ENQUÊTE DE TOILETTES

 

Qui a dit que les femmes étaient avantagées par la nature ?

Prenez l’exemple de la course à pied : laquelle d’entre nous, lors d’une compétition, peut se targuer de n’avoir jamais été confrontée au fameux problème des toilettes ?

Bon, je sais, il ne s’agit pas du sujet le plus glamour de l’année, mais il concerne à coup sûr une majorité, voire la totalité d’entre nous.

Pipi ante cursum

Inutile de faire un sondage ! Les résultats ne nous apprendraient rien. Notre vessie, amies Beerunneuses, est l’un de nos soucis principaux sur les courses. Laquelle d’entre nous n’a jamais eu d’appréhension avant une compétition ou ne se rend pas au moins une fois aux toilettes ? Sans parler de celles qui ont un abonnement « pipi illimited » !

Le stress, un petit déjeuner rapproché et l’hydratation prônée avant une compétition, autant de facteurs qui nous poussent vers les petites cabanes peu design et malodorantes qui bordent les villages du départ. Avez-vous remarqué comment le besoin d’uriner s’accentue cinq minutes avant le coup de feu marquant le début de la course ?

Moments de solitude

Queues interminables, toilettes sales, bouchées, aux odeurs particulièrement nauséabondes, ou pas du tout d’installations prévues pour se soulager, tel est le lot de la plupart des runneuses. Pas toujours facile d’être une femme, car contrairement à ces messieurs, il nous faut souvent faire preuve d’ingéniosité pour trouver un endroit adéquat masquant notre intimité.

Lors de l’une de nos discussions sur le trottoir de l’école où nous avons fort souvent des échanges hautement philosophiques, nous avons dernièrement partagé avec une maman runneuse nos souvenirs les plus cocasses : me sont alors revenues deux anecdotes fort représentatives du sentiment de solitude que nous pouvons parfois ressentir dans certaines situations.

La première remonte à mon premier marathon : Paris, en 2014. J’étais inscrite avec mon amie Stéphanie, traileuse invétérée, qui avait tenu à m’accompagner dans cette nouvelle expérience. Nous avions choisi cette course pour faire du long, afin de préparer l’Andorra Ultra Trail. En nous dirigeant vers l’Arc de Triomphe pour gagner le sas de départ, je ne sais quelle idée saugrenue m’est passée par la tête. En apercevant les files de coureurs amassés devant les cabines mises à disposition, je lui ai dit :

— Regarde ! Arrête-toi ! Tu te rends compte ? On va pouvoir se vanter de faire partie des rares privilégiées qui auront pu se soulager une fois dans leur vie sur la Place de l’Étoile !

Inutile de préciser que cette remarque a déclenché l’hilarité des colonnes de coureurs ! Mais heureusement que nous avions effectué cet arrêt, car nous avons vu peu de cabines pendant notre course. La foule étant plutôt nombreuse sur le parcours, impossible de songer à passer à l’acte au milieu des spectateurs, même si nous avons vu quelques postérieurs féminins plus pressés se dresser au milieu des badauds !

La seconde a eu lieu lors de la course Odyssea à Paris, en 2014. Nous avions décidé de faire les deux distances : 5 et 10 kilomètres. Prises d’une envie pressante, nous avons gagné le village, mais le nombre de coureurs qui attendaient nous a découragées. Nous avons alors décidé de chercher un arbre dans le bois de Vincennes. Notre quête ne fut pas aisée, car nous n’étions pas les seules à avoir eu cette lumineuse idée. Après avoir pénétré plus profondément dans le bois, nous trouvons enfin le coin idéal. Je me rappelle alors de la présence d’un vieil homme que j’ai tenté de chasser alors que j’étais en mauvaise posture. L’importun ne semblait guère troublé par le spectacle, bien au contraire ! Nos tentatives pour le dissuader ont été infructueuses !

Mais revenons à des choses plus sérieuses. Après cette conversation, mue par une extrême curiosité, j’ai décidé d’aller voir sur le net s’il existait des solutions pour faciliter la vie des femmes lors des courses. Une amie hôtesse de l’air, présente lors de notre échange, nous avait effectivement parlé d’un système pour les enfants commercialisé à New York. J’ai donc lancé une recherche et ai découvert avec stupéfaction qu’il existait des solutions !

Du pipi sauvage aux vespasiennes portatives…

Traileuse depuis quelques années, j’avoue ne plus trop avoir ce genre de problèmes lors de mes courses : il est en effet bien rare, lorsqu’on court en pleine nature, de ne pas pouvoir trouver un petit endroit isolé.

Mais je vais vous faire part, amies Beerunneuses, de deux des accessoires que j’ai trouvés lors de mes recherches et qui pourraient bien mettre un terme à notre quête désespérée de toilettes sur les courses. Ils n’ont pas manqué de me laisser perplexe !

Le Go Girl

Semblable à une petite canette très girly, le Go Girl affiche des promesses ambitieuses : « Facile et discret, il te permettra d’uriner où que tu sois ». Trouvé sur le site http://www.lecoindescoureuses.com, il coûte la modique somme de 19,90 euros. Il s’agit d’un genre de petit entonnoir permettant d’uriner debout. Si le discours tenu est tout à fait persuasif, j’avoue être tout de même sceptique sur le côté discret de l’acte, puisqu’il faut placer l’objet très précisément ! À conseiller à celles qui ont l’âme d’une acrobate !

Le Pisse-Debout

Comme le précédent, l’objet ressemble à un petit entonnoir jetable. Il semble néanmoins plus pratique à emporter et à utiliser. Mais il faut surtout évoquer le fait que le site ne manque pas d’humour pour présenter cet article : avec le slogan « le dream comme trou », le ton est immédiatement donné ! Et que dire du mode d’utilisation ? Notons le souhait louable de la société d’adopter une attitude écoresponsable en utilisant des matériaux biodégradables ! Pour une bonne tranche de rire et peut-être adopter ce nouvel objet, faites un tour sur le site http://www.pissedebout.fr.

Pour celles qui ne seraient toujours pas convaincues par ce genre d’articles, vous avez toujours la possibilité d’aller sur le site http://www.magic-cone.com.

Et vous, amies Beerunneuses, avez-vous trouvé des solutions miracles pour pallier ce problème ? N’hésitez pas à partager vos astuces et récits en commentaires.

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2 réflexions sur “ENQUÊTE DE TOILETTES

  1. Requia 25 mars 2016 / 9 h 57 min

    Depuis nos iscussions hautement philosophiques, figure toi que j’ai trouvé d’autres choses donc l’espagnol pipipop … Je te laisse demander à Google de quoi il s’agit !

    Aimé par 1 personne

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