Stéphanie, une Beerunneuse au mental d’acier

Il n’est pas toujours facile de concilier sa vie professionnelle, familiale et ses loisirs. Stéphanie en est le parfait exemple : orthophoniste libérale, elle a décidé malgré un planning professionnel chargé et des contraintes familiales importantes de préparer le marathon de Madrid.

Retour sur une expérience avec de multiples rebondissements…

Une passion de jeunesse

La passion de Stéphanie pour la course à pied date de son adolescence : elle pratiquait alors l’athlétisme, plus particulièrement le 800 mètres.

Elle a cessé les entraînements lorsqu’elle a eu ses enfants et n’a repris qu’en 2005, après sa séparation. Elle faisait alors deux ou trois footings par semaine.

Puis elle a franchi une nouvelle étape en 2008, en s’inscrivant à la section « loisirs » du club des Foulées de Saint-Germain-en-Laye : elle suivait alors les entraînements du mercredi soir et faisait une sortie seule le dimanche. Elle intègrera un peu plus tard la section « compétition » du club.

Sun, run et tapas !

Pour Stéphanie, l’idée de préparer un marathon a longuement mûri : il n’était pas forcément évident d’envisager de franchir ce cap, entre une vie professionnelle très remplie et une organisation familiale assez compliquée.

Mais c’est sans compter sur la détermination de notre Beerunneuse du jour qui a entraîné son conjoint Michel avec elle dans cette aventure, une démarche sans aucun doute facilitatrice !

Pour des questions d’organisation, le couple a préféré choisir un marathon pendant les vacances scolaires, mais il souhaitait une course qui ne soit pas trop « classique » pour cette première expérience : leur choix s’est arrêté sur le « Rock’n’Roll Madrid Marathon » en Espagne qui a eu lieu le 24 avril 2016.

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Limité à 13 000 coureurs chaque année, ce marathon emprunte un parcours urbain ayant pour arrivée le Parque de El Retiro, qui permet de découvrir la trépidante capitale castillane.

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Une préparation chaotique

Pour préparer ce marathon dans les meilleures conditions, Stéphanie, Michel et Alain (un membre du club) avaient décidé de suivre un plan d’entraînement de 11 semaines.

Mais un événement dramatique et inattendu est venu rompre l’euphorie des premiers jours de la préparation : le lundi de la deuxième semaine, en se réveillant, Stéphanie a fait une très grave chute dans ses escaliers.

Sa première pensée, en se relevant, a été pour son marathon : « Chouette ! Je n’ai rien de cassé ! Je vais pouvoir le faire ! »

Mais les douleurs et les multiples ecchymoses (jambe noire de la fesse au genou, bosse sur la cuisse…) la poussent à se rendre aux urgences.

Après deux jours d’arrêt, Stéphanie reprend son travail avec des béquilles, mais les douleurs devenues trop intenses l’empêchent de s’asseoir. Le samedi suivant, à la suite d’un malaise vagal, elle revient aux urgences : elle est mise sous perfusion de morphine et de nouveaux examens sont préconisés.

 

Un diagnostic plombant

Lorsque Stéphanie apprend le diagnostic le lundi suivant, une chape de plomb semble s’abattre sur elle : il s’agit d’un décollement de Morel-Lavallée – pour celles et ceux qui ne sauraient pas de quoi il est question, c’est lorsque la peau de la cuisse se décolle du muscle – avec un hématome de plus de dix centimètres.

En se documentant, Stéphanie découvre alors que ce type d’hématome peut entraîner une infection avec des complications. Peu rassurée, elle consulte un orthopédiste marathonien qui prend la décision de l’opérer en urgence et sous anesthésie générale, afin d’enlever le fameux hématome.

Le bémol ? Stéphanie devra attendre une quinzaine de jours avant de pouvoir recourir. Son moral s’effondre à l’idée de devoir renoncer au seul gros challenge de son année !

Mais au bout de dix jours après son intervention, elle décide de faire un essai pour voir ses sensations : elle court trois fois une heure, seule. Si les douleurs sont vives la première demi-heure, elles semblent s’estomper ensuite. L’espoir renaît, mais avec des ambitions à la baisse : il ne reste que quatre semaines et demie de préparation !

Qu’à cela ne tienne ! S’il n’est plus question pour elle de finir son marathon en 3 h 40 comme elle l’avait initialement prévu, il reste important de prendre le départ et de terminer sa course ! 

Elle décide de revoir son plan, tout en l’adaptant à celui de Michel et Alain. Après quelques ajustements, elle parvient à enchaîner les entraînements et les sorties longues.

C’est résignée mais fermement déterminée à prendre le départ qu’elle s’envole pour Madrid.

Jouir de l’instant présent

Lorsqu’elle prend le départ de son marathon le 24 avril 2016 à 9 heures, c’est avec un seul objectif en tête : profiter et prendre ce qui vient !

Hors de question pour elle de se coller une quelconque pression avec le chronomètre après tout ce qu’elle vient de vivre !

Aussi ne serez-vous pas surpris si je vous raconte qu’elle s’est lancée dans son aventure avec un ticket de métro dans sa poche, une pièce de 2 euros et son portable !

Après un départ donné dans une ambiance festive et spectaculaire (musique et hélicoptère avec des parachutistes), Stéphanie a particulièrement apprécié le parcours, s’arrêtant à tous les ravitaillements à partir du cinquième kilomètre pour boire et pour manger. Elle s’est sentie plutôt bien, à sa place, et ses rares moments de stress ont été pour Michel, son conjoint : comme c’est elle qui l’a entraîné dans cette aventure, elle appréhendait un peu ses réactions et ses sensations.

Penser aux gens qui l’ont soutenue tout au long de cette expérience l’a véritablement aidée. Le marathon de Madrid n’étant pas très roulant, elle n’a pas pris de risques – elle s’est même arrêtée pour faire une pause pipi ! -.

Mais en arrivant au 41ème kilomètre, prenant conscience de la proximité de la ligne d’arrivée, elle accélère la cadence : elle finit ainsi son marathon à la vitesse incroyable de 4 minutes 20 au kilomètre ! Un véritable pied de nez au regard de sa préparation !

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Heureuse et fière d’être allée au bout de sa démarche, elle a pu ensuite profiter de son séjour en visitant Madrid sous le soleil, en mangeant des tapas et en sirotant des sangrias au marché San Miguel.

Un parcours de Beerunneuse qui force une fois de plus l’admiration, surtout lorsqu’on sait qu’elle a fini son marathon en moins de 4 heures !

Les conseils de Stéphanie pour réussir son marathon

Éviter de prendre les escaliers le lundi matin, le temps de la préparation !

Plus sérieusement, il faut penser à bien s’hydrater dès les premiers kilomètres et ne pas attendre la sensation de soif. Se préparer quelques jours avant, en buvant du Malto, peut être judicieux. Il est primordial également de bien gérer son alimentation : les ravitaillements ne proposaient que des bouts de bananes à partir du 21ème kilomètre !

Combiner le challenge sportif avec la découverte d’une ville et de sa culture est un point qui a particulièrement plu à Stéphanie.

Si c’était à refaire ?

La réponse ne se fait pas attendre : elle n’hésiterait pas, en évitant bien évidemment la chute lors de la préparation, et en enlevant les deux grosses ampoules sur ses pieds, malgré les applications de Nok !

Elle est d’ailleurs inscrite sur un trail avec son club et songe déjà à un nouveau marathon qui pourrait lui permettre de découvrir une belle ville.

Cette expérience laisse toutefois Stéphanie perplexe : quelle est en effet le temps de préparation idéal ? 11 semaines, n’est-ce pas un peu trop long ?

 

Si vous voulez réagir ou faire part de vos remarques vis-à-vis de cette expérience de Beerunneuse, vous pouvez le faire en laissant un commentaire sur ce blog.

Une réflexion sur “Stéphanie, une Beerunneuse au mental d’acier

  1. marievielle 11 mai 2016 / 10 h 36 min

    vraiment Stephanie meritait de terminer , merci pour cet article Christele

    Aimé par 1 personne

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