Jeu-concours avec la marque SiRun pour poursuivre la magie de Noël

Je vous ai annoncé en fin de semaine le lancement du nouveau site de l’une de mes marques de sport favorites, SiRun, dont je vous avais déjà parlé dans un article précédent dont voici le lien : https://beerunneuse.com/2016/04/06/mettez-du-fun-dans-vos-runs/  J’ai bien senti un peu de frustration chez certaines qui se sont dit : « Zut ! Trop tard ! Le Père Noël n’a plus de place pour moi dans sa hotte ! »

Pas de panique ! Votre Beerunneuse a pensé à vous : je vous avais promis une surprise,  souvenez-vous. Eh bien la voici !

Découvrez vite le lot à remporter !

Je vous propose de gagner le haut La Pétillante de la marque SiRun ?

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Oui, mais pas seulement !

Je vous propose de remporter une magnifique tenue complète de la nouvelle collection Hiver de la marque SiRun – oui, oui, vous avez bien lu ! – afin d’égayer vos runs nocturnes ou par temps froid.

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Je ne sais pas vous, mais personnellement, je l’adore avec ses motifs « bulles » réfléchissants qui ne sont pas sans rappeler les fines gouttelettes de champagne qui égaient nos fêtes.

Avec son tissu technique pour évacuer la transpiration et ses passe-pouces, je suis sûre que pour vous aussi, elle deviendra un must have de votre armoire de Beerunneuse.

Mais vous vous demandez certainement comment la remporter ?

Les modalités du concours

C’est simple ! Nous avons tous dans nos armoires de runneuses un tee-shirt favori ou un accessoire que nous considérons comme notre grigri ou qui a une valeur bien particulière.

Mais quel est le vôtre ?

Pour tenter de remporter cette superbe tenue SiRun, il faut :

  1. aller liker les pages Facebook Beerunneuse et Sirun
  2. liker ce post
  3. mettre en commentaire sur la page Facebook Beerunneuse ou sur ce blog, à la suite de l’article, une photo de votre tee-shirt ou accessoire favori de running en racontant en deux mots son histoire, ce qu’il représente pour vous, son importance
  4. utiliser le hastag #sirunbeerunneuse pour votre identification

Un tirage au sort aura lieu l’année prochaine, le 2 janvier 2017, pour vous départager.

C’est à vous de jouer à présent !

Mais pour celles qui comme moi ne peuvent pas attendre les étrennes, vous pouvez vous rendre sur le site http://www.sirun.fr afin de découvrir la nouvelle collection…

Bien s’équiper pour rester motivé(e) en hiver

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L’hiver s’installe avec ses frimas, ses conditions météorologiques parfois extrêmes et ses soirées où le soleil décline souvent avant même que nous ne soyons sortis du travail ?

Hors de question pour une Beerunneuse passionnée de trail de se laisser abattre et de rester au coin du feu sous un plaid !

C’est au contraire l’occasion de découvrir de nouvelles sensations, des terrains de jeux déstabilisants et de couper avec une certaine routine.

J’avais décidé de me lancer un défi singulier cette année : participer à la Saintélyon – plus précisément la Saintexpress – pour remettre une basket dans les trails longs, après une période ponctuée de soucis médicaux. Un test en somme, avant de passer sur des ultras…

Pour bien des coureurs, l’hiver est une période où la motivation tend à baisser, à cause en général des conditions météorologiques et d’un manque de luminosité.

Je suis une fille du Sud, j’aime le soleil et la chaleur. Mais cette année, j’ai voulu repousser mes limites et relever un challenge dans le froid.

J’ai vite pu me rendre compte, en le préparant, que motivation et équipement étaient intimement liés : avoir les vêtements et accessoires adéquats permet d’aborder chaque sortie sereinement. Mes divers entraînements m’ont permis de tester plusieurs produits.

Vous êtes nombreux à m’avoir posé des questions sur mon équipement et mes sensations sur la Saintexpress : j’ai donc décidé dans cet article de vous présenter mes armes « anti-froid » de Beerunneuse, en fonction de cette expérience !

Quid des trois couches ?

Lorsque j’ai décidé de m’inscrire sur la Saintélyon, ma seule appréhension était les conditions climatiques. Je me suis déjà engagée précédemment sur des ultras et la distance ne m’effrayait par conséquent absolument pas.

Pour avoir discuté avec des coureurs de mon club et sur maints forums, je savais que les principales difficultés de la course seraient la météo et la nuit.

Je souffre en plus du syndrome de Raynaud, un trouble de la circulation sanguine lié au froid, qui provoque des douleurs parfois insupportables.

J’en ai fait les frais lors de mon avant-dernier entraînement à mon club avant la course, alors qu’il faisait -2°C : au bout de vingt minutes, mes mains étaient tellement douloureuses que j’ai dû partir, en pleurs. Le lendemain, mes doigts étaient encore sensibles.

Plusieurs trailers m’avaient dit que la difficulté dans ce type de trails était de « correctement » s’habiller : si le froid peut être votre pire ennemi, être trop couvert n’est pas mieux.

J’ai donc demandé conseil à diverses personnes lors de ma préparation et suis allée dans des boutiques spécialisées : la boutique KM42 à Paris où Stéphanie et Fabrice, les deux gérants experts et sympathiques, m’ont fait découvrir plusieurs options lors de testings, et chez Endurance Shop à Saint-Germain-en-Laye (78), où Alain m’a fait part de son expérience, car c’est un adepte de cette course.

Je n’avais guère eu l’occasion de courir avec trois couches lors de mes entraînements en club, car la météo avait été plutôt clémente une à deux semaines avant la course.

Mais c’était en général l’option que je choisissais quand je faisais des footings en hiver, les années précédentes. J’avais alors souvent vite chaud et il me semblait parfois difficile d’enlever des couches ensuite, d’autant plus lorsqu’on porte des gants.

X-Bionic, une marque innovante X-fois primée

J’ai découvert la marque suisse X-bionic lors d’une soirée test à la boutique KM42, qui se situe au 119, Boulevard Malesherbes à Paris – vous pouvez consulter leur page Facebook et le site http://www.km42.fr

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Il ne faisait pas particulièrement chaud lors de cette soirée et j’ai pu tester un haut et un collant de la marque.

Pour le coup, le nom « collant » correspond parfaitement, car la maille tricotée, assez épaisse, m’a fait penser aux collants que je portais, petite fille. Vous savez, ces collants en laine de toutes les couleurs ?

Eh bien j’ai eu exactement la même sensation : un confort extrême certes, mais petite fille, j’avais du mal à supporter ces collants qui me grattaient et me donnaient trop chaud – j’étais déjà une mini-Beerunneuse très active !

Lors de ce test, je n’ai pas eu envie de me gratter, mais j’ai presque trouvé les collants trop chauds. Les températures n’étaient pas aussi froides que lors de la Saintélyon, il faut bien le dire, et je pense que c’est pour cette raison.

En revanche, j’avais essayé un tee-shirt X-bionic et je me rappelle mon appréhension à l’idée de sortir avec cette unique couche. Mais j’ai fait confiance à Fabrice, le gérant, et je n’ai pas été déçue !

J’avais gardé en mémoire cette marque en prévision de la Saintélyon où les températures sont en général très fraîches.

Quand j’ai rencontré Alain, gérant de Endurance Shop à Saint-Germain-en-Laye, pour parler de mon équipement pour la Saintexpress, il m’a immédiatement parlé du tee-shirt X-bionic Invent, qu’il avait lui-même porté plusieurs fois lors de cette mythique course.

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L’idée de n’avoir qu’un tee-shirt sous ma veste m’a immédiatement séduite, car sur des courses longues, on peut rapidement éprouver des gênes.

La promesse du tee-shirt X-BIONIC® INVENT ? Aider à maintenir la régulation climatique de votre corps avec précision.

Une véritable climatisation corporelle portative ultra-perfectionnée, si vous préférez ! Qui plus est, le modèle a été primé en 2012.

J’ai bien sûr testé ce vêtement lors de plusieurs entraînements : très ajusté, il s’enfile comme une seconde peau. Grâce aux nervures qui sont sur les côtés, il n’y a pas de sensation de compression.

Mais ce que j’ai le plus apprécié, c’est qu’à aucun moment lors de la course ou des entraînements je me suis demandé si j’avais chaud ou froid : je me sentais simplement bien.

Il faut dire que la marque a misé sur la technologie en intégrant un système de ventilation particulièrement efficace : l’AirCondition Channel qui permet d’évacuer très rapidement la transpiration, sans laisser de traces d’humidité.

Autre point particulièrement appréciable : la Macrosphère System, un tissage sur le devant et dans le dos du tee-shirt qui régule la température, en vous rafraîchissant s’il fait trop chaud et en apportant de la chaleur si vous avez froid.

Une véritable arme contre les conditions climatiques un peu extrêmes !

Chaque détail du vêtement a été pensé pour le confort des sportifs, des coudes avec les Expansionribs qui isolent du froid, jusqu’au tissage de chaque fil pour permettre une totale liberté de mouvement.

Le tee-shirt X-BIONIC® INVENT ne pouvait donc que devenir un must have de mon armoire de Beerunneuse !

https://www.x-bionic.fr/

Avec la veste Mizuno imperméable conseillée sur le site de la Saintélyon, j’ai pu courir mon épreuve avec un équipement optimal.

Gérer ses extrémités

Comme je l’expliquais précédemment, mon point faible reste mes mains.

J’ai profité du froid des semaines précédant la course pour tester plusieurs façons de les protéger.

Quel que soit le coureur, quand les températures baissent et sont négatives, les mains et les pieds se refroidissent. Cela peut occasionner une gêne, un inconfort certain, voire d’importantes douleurs, et vous risquez aussi de tomber malade si vos accessoires ne sont pas adaptés.

Les gants

Si vous êtes particulièrement sensible, il ne faut pas espérer un miracle : il est important d’investir dans une bonne paire de gants.

J’ai voulu lors de mes premiers entraînements avec des températures négatives utiliser des gants avec seulement une partie « coupe-vent » et imperméable : le syndrome de Raynaud est vite apparu et j’ai immédiatement vu leurs limites.

J’ai donc fait appel à un runner expérimenté ! J’ai rendu visite à Alain qui m’a conseillé des gants Windstopper de la marque GORE.

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Grâce à leur technologie, ils protègent du vent comme leur nom l’indique, mais permettent aussi de maintenir les mains au chaud, un atout non négligeable quand on court de nuit avec des températures négatives.

Leur plus ? Ils sont équipés d’un système qui permet d’utiliser les smartphones, ce qui est loin d’être un gadget sur une course ! Comptez une cinquantaine d’euros pour ce modèle.

Je mets toujours des gants de soie en sous-couche pour prévenir les problèmes liés au syndrome de Raynaud : on en trouve chez Décathlon pour 7,99 euros.

Les chaufferettes

Alors vous devez vous demander ce que sont les petits emballages rouges et jaunes sur le côté gauche de la photo ?

Lorsque j’ai essayé mon matériel au club, les températures étaient de -2°C le soir où il a fait le plus froid. Quand j’ai fini mon entraînement, j’avais malgré les gants de soie quelques picotements désagréables au bout de mes doigts.

En regardant la météo sur Lyon pour le week-end de la course, j’ai vu qu’ils annonçaient des températures de -6°C avec un ressenti pouvant aller jusqu’à -8°C : de vraies conditions de Saintélyon en somme !

J’ai lancé un appel sur ma page Facebook aux runners expérimentés qui font des ultras ou des trails longs : ils m’ont conseillé d’utiliser des chaufferettes à glisser dans mes gants.

Cet accessoire, très utilisé lors des sports d’hiver, m’a certainement permis d’atténuer les douleurs dans mes doigts lors de la course. J’ai acheté les chaufferettes chez Décathlon, dans la gamme Aptonia : il serait bête de s’en priver ! Un paquet ne coûte que 4,99 euros !

Elles sont à usage unique : il suffit de les froisser entre les mains pour qu’elles dégagent de la chaleur. Elles ont une durée de 5 heures, ce qui est très bien tombé car j’ai couru la Saintexpress en 5 heures 05 !

Pour ceux qui ont une sensibilité au niveau des pieds, on peut trouver des chaufferettes à glisser dans les chaussures !

Des accessoires indispensables qui peuvent changer nos runs et nous motiver à sortir par tous les temps !

Un bonnet adapté

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Comme les pieds ou les mains, la tête fait partie des extrémités qu’il est important de protéger.

D’ailleurs, si vous avez remarqué, on voit souvent les têtes fumer à la fin de nos sorties – et ce n’est pas lié à l’effort intellectuel que nous avons fourni !

Il est important de trouver LE bonnet idéal pour maintenir la tête au chaud et évacuer l’humidité.

Plusieurs marques proposent des accessoires adaptés. Alain, à Endurance Shop Saint-Germain-en-Laye vend notamment des bonnets X-bionic qu’il a pu expérimenter sur des trails blancs.

J’avais pris sur la Saintexpress mon bonnet fétiche : un grigri que je mets sur bien des trails, car il est ultra-confortable et technique. J’aime aussi son ouverture spécifique pour les queues de cheval – il existait aussi pour les couettes ! Je l’avais acheté sur le village du marathon de Vienne, en Autriche, il y a 6 ans. La créatrice d’origine espagnole avait lancé un super concept.

Les messages délivrés sur chaque bonnet m’avaient séduite : le petit plus qui m’avait fait craquer !

Malheureusement, j’ai perdu la trace de cette créatrice et de ses bonnets visionnaires.

Mais promis, dès que je la retrouve, je vous en ferai part et lui consacrerai un article.

Des chaussettes de qualité, la marque française Rywan

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Depuis que j’ai testé un des modèles de chaussettes de la marque française Rywan, créé par les « frères chaussettes », sur le parcours des 25 bosses à Fontainebleau, je suis devenue une fan inconditionnelle.

Je vous renvoie à mon article à ce sujet par le biais du lien suivant : https://beerunneuse.com/2016/07/12/le-parcours-des-25-bosses-leldorado-du-trailer-en-region-parisienne/

Pour la Saintexpress, je voulais tester un nouveau modèle : je n’ai jamais froid aux pieds comme il sont en mouvement et j’avais déjà couru dans la neige, mais jamais sur cette distance.

Mon choix s’est porté sur le modèle Atmo-Trail Climasocks, car je recherchais une chaussette technique et qui tienne compte des spécificités du trail.

Je n’ai pas été déçue par les promesses de ce modèle : malgré quelques passages difficiles – mes pieds ont immédiatement été mouillés avec des passages dans de la boue -, je n’ai pas eu de sensation de gêne et je me suis sentie bien maintenue et protégée.

Ce modèle propose un effet strapping grâce à trois mailles variables. J’apprécie particulièrement leurs semelles qui donnent l’impression d’être sur des petits coussinets. Elles évacuent de plus parfaitement l’humidité.

Essayer cette marque, c’est l’adopter, car elle s’adapte aux spécificités de chaque sport, en prenant en compte les particularités.

http://www.rywan.com

Noël approche…

Vous vous dites certainement, comme moi, que notre passion a un coût ! J’en ai discuté à maintes reprises avec plusieurs coureurs.

Oui, c’est vrai ! Mais en quoi serait-elle plus critiquable qu’une autre ?

Personnellement, je ne porte pas de jugements sur les passions d’untel qui aime les cigares, ou d’un autre qui aime voyager ou les bons vins. Chacun fait avec ses moyens.

Ce qui compte, c’est de profiter de la vie et de chaque instant en s’épanouissant…

Qui sait, cet article aura peut-être donné des idées aux runners ou aux conjoints de runners qui n’ont pas encore bouclé leurs achats de Noël !

Je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes !

Si vous souhaitez réagir à cet article ou faire part de votre propre expérience, n’hésitez pas à le faire via ce blog ou sur ma page Facebook Beerunneuse.

 

Une Saintélyon riche en émotion pour une Beerunneuse givrée

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« Tu es complètement malade ! », « Mais tu cours après quoi ? », « Tu aimes te faire mal ? »

J’avais pourtant fait attention à annoncer assez tardivement mon projet fou à mes proches, de peur d’entendre pendant des mois ces commentaires…

Pas envie d’en parler, de me mettre une quelconque pression ou de les inquiéter.

Il faut dire que je n’ai réellement repris la course qu’au mois de mars de cette année. Mais je voulais marquer le coup, car l’année dernière, à cette même période, je venais de vivre des moments fort difficiles. Le besoin de me sentir vivante et de nouveau sur les rails m’a fait franchir un cap.

Je me suis donc inscrite secrètement sur la Saintélyon il y a quelques mois, plus précisément sur la Saintexpress : je n’avais pas fait d’ultras depuis la Barjo et mon asthme m’avait sérieusement handicapée sur mon dernier trail long.

Non, j’ai préféré rester raisonnable et partir sur une distance envisageable : 44 kilomètres avec 1041 D+ et 1500 D-.

Pourquoi la Saintélyon ? Cette course me fait rêver depuis que j’ai commencé à courir sur des trails longs. Son côté mythique sans doute, ou ses inconnues liées aux conditions climatiques. Bien sûr, je trouvais aussi l’idée de courir dans la nuit et de changer ses repères assez excitante.

J’avoue que je n’aurais pas aimé faire la Saintélyon avec les conditions climatiques du week-end précédent : un grand soleil et des températures avoisinant les 10 degrés.

Non, une course digne de ce nom doit se faire dans le froid, avec des températures négatives, de la boue et pourquoi pas – je pense l’avoir espéré secrètement – de la neige. Sinon, ce n’est plus une Saintélyon !

Point de neige pour cette 63e édition, mais bien des conditions ont été remplies pour faire de cette Saintélyon 2016 un moment inoubliable.

Retour sur cette belle et périlleuse aventure…

Lumière sur la Saintélyon !

L’histoire de ce raid extrême naît en 1951, alors que des cyclotouristes stéphanois et le cyclotourisme lyonnais décident de créer une randonnée pédestre hivernale de 64 kilomètres. Elle se déroule sur deux jours, via le GR7, entre Saint-Étienne et Lyon.

L’objectif ? Les cyclotouristes veulent se maintenir en forme pendant la saison hivernale.

Puis l’épreuve évolue et devient une compétition de marcheurs, sur un parcours de 63,2 km.

Il faut attendre 1977 pour que les participants soient autorisés à courir.

Dans les années 80, la Saintélyon devient une course emblématique, classée au rang des épreuves très difficiles, puisque sur certaines éditions, seulement 40 % des participants parviennent à franchir la ligne d’arrivée !

Certaines éditions seront marquantes, comme en 1990 où la neige va inciter les organisateurs à arrêter la course : 80 concurrents décideront toutefois de poursuivre et franchiront la ligne d’arrivée à Saint-Étienne.

Puis la course évolue : création de relais, nouveaux sites de départ et d’arrivée, changement de distances, éco-événement, etc.

Elle s’installe en 2015 dans la Halle Tony Garnier de Lyon et compte près de 15 000 inscrits.

Cette année, 17 000 coureurs prenaient le départ des différentes épreuves : la Saintélyon (72 km), la Saintexpress (44 km), la Saintésprint (22 km), la Saintétic (12 km) et les relais.

Récit d’une épopée

Samedi 3 décembre 2016

19 h 30

Alea jacta est ! Plus possible de reculer !

Il est temps de rejoindre la Halle Tony Garnier à Lyon où nous attendent les navettes qui doivent nous conduire jusqu’à Sainte-Catherine.

Je jette un dernier coup d’oeil désespéré à mon lit et à ma couette moelleuse, que je serai ravie de retrouver dans quelques heures. Je pense en mon for intérieur : »Il faut quand même être bien timbrée pour aller se geler en plein milieu de la nuit ! »

Mon fils me regarde me préparer et se moque de ma tenue quelque peu bariolée : « Les gens, ils vont se demander ce que tu fais ! »

Il faut dire que j’ai l’air un peu étrange avec les deux morceaux de carton que j’ai emmenés pour pouvoir m’allonger et m’isoler du sol, lorsque nous attendrons le départ.

Certains effectivement me regarderont avec des yeux hagards déambuler dans le centre-ville de Lyon, mes cartons à la main.

Mais une fois ce quartier très fréquenté passé, je rentre dans la norme, celle des coureurs aux allures de cyclopes, avec leur frontale trônant au milieu de leur front, qui se dirigent vers leur point de ralliement.

Je rejoins les abords de la Halle Tony Garnier où sont rangées plusieurs navettes. Mon portable vibre : un ami de la région parisienne, Athaa, m’appelle afin de savoir où je me trouve. Difficile de se repérer parmi cette masse compacte de coureurs qui attendent  d’être acheminés !

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Nous y parvenons finalement, pour nous quitter de nouveau : il ne reste plus qu’une place dans le bus.

Je suis saisie par le silence solennel qui règne à l’intérieur du véhicule : instant de recueillement avant notre périple nocturne, ou stress paralysant à l’idée de savoir que nous allons être plongés dans le froid ?

Difficile en tout cas pour une Beerunneuse bavarde de ne pas partager ses impressions : nous échangeons avec mon voisin sur nos différentes expériences, plus particulièrement sur la Saintexpress qu’il court pour la énième fois.

21 heures

Quelques kilomètres plus tard, nous arrivons à Sainte-Catherine.

Après le confort des sièges moelleux du car et la chaleur des radiateurs, nous découvrons le froid mordant des monts lyonnais. Nous marchons quelques mètres dans le noir et là, stupeur !

Je m’attendais à ce que nous nous retrouvions au chaud dans un gymnase, pour patienter durant la longue attente précédent notre départ. Mais il n’en est rien : des bénévoles nous invitent à rentrer dans une tente, qui n’est pas sans me rappeler, au bout de quelques minutes, certaines foires aux bestiaux auxquelles j’ai pu assister dans le Limousin lorsque j’étais gamine.

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Par chance, des chaises sont libres à mon arrivée. Je m’installe sur l’une d’elles et décide de préparer mon matériel en attendant le départ.

Mais l’afflux des coureurs devient oppressant. On nous demande alors de nous mettre debout pour gagner de la place et faire rentrer tout le monde.

Je découvre alors qu’un coureur stressé peut être particulièrement irritable : impossible de se détendre dans le brouhaha ambiant, entre les râleurs, les joyeux drilles qui déchargent leurs batteries de smartphone en organisant des blind tests improvisés et les dormeurs-ronfleurs imperturbables – dormir dans une telle ambiance me laisse vraiment perplexe.

Je retrouve enfin Athaa : mon sourire revient. Nous échangeons quelques paroles sympathiques et faisons un ou deux selfies avant de nous souhaiter une belle course.

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Une envie bien féminine, précédant souvent les courses, devient pressante, mais j’ai bien compris qu’il risquait de se jouer une véritable partie de chaises musicales si je quittais la tente. Je décide donc de me retenir jusqu’au départ.

22 h 35

Nous décidons avec l’une de mes « copines d’attente » de nous diriger vers le départ.

Je ne manque pas de plaisanter en montrant les toilettes : le froid a du bon, car je crois bien que c’est la première fois sur une course que je ne vois aucune file d’attente ! Il faut dire, sans être trop crue, qu’il est difficile de rester très longtemps le derrière à l’air, et encore plus de remonter ses collants lorsqu’on a des gants !

Nous parvenons jusqu’à l’arche de départ. Plus qu’un quart d’heure ! Je remonte mon buff sur mon visage, car le froid est particulièrement piquant.

Les minutes semblent interminables pendant ce compte à rebours. Je décide d’ailleurs, pendant cette attente, de ne pas déclencher ma montre pour courir à la sensation. Le froid me colle suffisamment de pression, pas besoin de me rajouter celle du chronomètre !

23 h 00

Le départ est donné…

L’aventure commence…

Je ne ferai pas un récit exhaustif de chacun des moments vécus pendant cette course, ce qui pourrait être lassant et n’intéresserait que moi.

Je préfère en évoquer les grandes lignes.

Que retiendrai-je de cette Saintexpress 2016 ?

  • Les côtes interminables dès le début du parcours, notamment une remontée très sèche qui dure facilement 2 kilomètres à travers les bois et qui nous a immédiatement transportés dans l’ambiance : si on n’avait pas compris avant cela que la Saintélyon était une course exigeante, c’était chose faite ! Et que dire de la fameuse côte des aqueducs de Beau Nant qui a fini de casser le moral à certains runners éreintés, alors que nous n’étions plus qu’à 10 kilomètres de l’arrivée ?
  • Les descentes dangereuses et glissantes dans lesquelles il fallait chercher ses appuis : je pensais être plus à l’aise avec les descentes, mais je me rends compte que la nuit accentue véritablement les difficultés.
  • Mes deux chutes qui sont encore cuisantes : la première liée à un coureur excité qui dans une descente périlleuse a voulu jouer les Speedy Gonzales et m’a littéralement bousculée sans s’excuser. Bilan ? Une fesse en moins à quelques kilomètres du départ et un legging mouillé, ce qui n’est pas particulièrement agréable quand les températures sont négatives. Pour la seconde, j’ai glissé sur la route verglacée. Je suis pourtant une adepte du patin à glace !
  • Les ravitaillements encombrés et variés : il était parfois difficile de se frayer un chemin jusqu’aux tables. Dommage, car le buffet était vraiment gargantuesque à certains ravitaillements ! Ceci dit, on n’était pas là pour tailler une bavette !
  • Les gens qui te supportent dans des endroits improbables… à des heures improbables ! Franchement, au détour de chemins menant au milieu de nulle part, combien de fois me suis-je dit qu’il fallait être complètement cinglé pour venir nous encourager ! Je repense notamment à ces enfants debout au milieu d’un champ alors qu’il était environ 3 heures du matin ! Combien de fois ai-je failli m’arrêter pour leur dire : « Vous ne trouvez pas que nous sommes assez de fous à courir sur les sentiers ? »
  • L’ambiance, car courir de nuit a quelque chose de magique. On perd ses repères et on en découvre de nouveaux. Que dire de ces guirlandes mouvantes de lumières parcourant la campagne ? Une véritable féérie, indescriptible.

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  • Les conditions climatiques. Je sais qu’elles ont été à l’origine de beaucoup d’abandons. J’ai moi-même été tentée à deux reprises d’arrêter la course, tant mes doigts me faisaient mal, malgré les chaufferettes, et parce que j’ai eu envie de vomir après un ravitaillement. J’ai également senti mon visage figé, comme si j’avais reçu des injections de Botox et que je ne maîtrisais plus aucun muscle. Une Beerunneuse givrée ! Mais le pire moment de la course a certainement été quand je me suis rendu compte que je ne pouvais plus m’hydrater : l’embout de ma poche à eau était gelé quand j’ai voulu le porter à ma bouche. Cela a porté un coup à mon moral, car je me suis dit que je ne pourrais jamais terminer ma course sans eau.
  • Les moments de solitude. Je crois que c’est l’un des premiers trails où je me retrouve seule sur d’aussi longues portions. Ces instants sont très difficiles à gérer et je comprends pourquoi bien des coureurs sont en groupe. Toutefois, maintenant que l’épreuve est passée, je me dis que c’est un excellent exercice pour se forger un mental !
  • Mon arrivée ! Courir sans montre a souvent été déstabilisant, car je ne savais jamais combien il me restait de kilomètres à parcourir, j’avais juste l’heure. Néanmoins, je peux vous dire le sentiment que j’ai éprouvé en apercevant les lumières de Lyon : un genre d’extase, de mission quasiment accomplie, de but presque atteint. Une véritable euphorie qui m’a donné des ailes pour atteindre cette arche. Je me souviens d’ailleurs des deux coureurs qui m’ont dit sur les quais de Saône : « Tu es sûre que tu as fait les 44 kilomètres ? Parce que tu as une de ces patates ! » J’ai senti comme un regain d’énergie en arrivant sur la passerelle menant à la Halle Tony Garnier. J’ai eu l’impression de sprinter en abordant les derniers kilomètres, tant j’étais excitée à l’idée de passer sous l’arche. L’émotion m’a alors immédiatement submergée…
  • La gestion des sacs à l’arrivée et des douches : quand tu arrives après une Saintexpress par -6°C, tu n’as qu’une envie, prendre une douche. Mais un autre type de course commence alors : la chasse à ton sac, ou comment retrouver un sac noir parmi des milliers d’autres sacs noirs ! Je crois avoir maudit une bonne centaine de fois l’organisation, après avoir passé plus de trente minutes à cette quête désespérée. Puis est venu le moment de la douche. Que dire ? Imaginez une grande tente plantée dans le froid… Eh bien oui, il a fallu se déshabiller dans le froid, en grelottant, avant d’atteindre une pseudo tente de douches. Un véritable calvaire quand on est épuisée !

 

En conclusion ?

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Quelques jours après ce beau challenge, j’ai l’impression d’être encore sur un petit nuage : je suis ravie d’avoir vaillamment relevé ce défi en 5 h 05 et de m’être bien classée. Mon arrivée sous la fabuleuse arche de la Halle Tony Garnier restera certainement l’un de mes plus forts souvenirs de course.

Une question subsiste : aurai-je la motivation pour prendre le départ de la véritable Saintélyon 2017 ?

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