Bien s’équiper pour rester motivé(e) en hiver

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L’hiver s’installe avec ses frimas, ses conditions météorologiques parfois extrêmes et ses soirées où le soleil décline souvent avant même que nous ne soyons sortis du travail ?

Hors de question pour une Beerunneuse passionnée de trail de se laisser abattre et de rester au coin du feu sous un plaid !

C’est au contraire l’occasion de découvrir de nouvelles sensations, des terrains de jeux déstabilisants et de couper avec une certaine routine.

J’avais décidé de me lancer un défi singulier cette année : participer à la Saintélyon – plus précisément la Saintexpress – pour remettre une basket dans les trails longs, après une période ponctuée de soucis médicaux. Un test en somme, avant de passer sur des ultras…

Pour bien des coureurs, l’hiver est une période où la motivation tend à baisser, à cause en général des conditions météorologiques et d’un manque de luminosité.

Je suis une fille du Sud, j’aime le soleil et la chaleur. Mais cette année, j’ai voulu repousser mes limites et relever un challenge dans le froid.

J’ai vite pu me rendre compte, en le préparant, que motivation et équipement étaient intimement liés : avoir les vêtements et accessoires adéquats permet d’aborder chaque sortie sereinement. Mes divers entraînements m’ont permis de tester plusieurs produits.

Vous êtes nombreux à m’avoir posé des questions sur mon équipement et mes sensations sur la Saintexpress : j’ai donc décidé dans cet article de vous présenter mes armes « anti-froid » de Beerunneuse, en fonction de cette expérience !

Quid des trois couches ?

Lorsque j’ai décidé de m’inscrire sur la Saintélyon, ma seule appréhension était les conditions climatiques. Je me suis déjà engagée précédemment sur des ultras et la distance ne m’effrayait par conséquent absolument pas.

Pour avoir discuté avec des coureurs de mon club et sur maints forums, je savais que les principales difficultés de la course seraient la météo et la nuit.

Je souffre en plus du syndrome de Raynaud, un trouble de la circulation sanguine lié au froid, qui provoque des douleurs parfois insupportables.

J’en ai fait les frais lors de mon avant-dernier entraînement à mon club avant la course, alors qu’il faisait -2°C : au bout de vingt minutes, mes mains étaient tellement douloureuses que j’ai dû partir, en pleurs. Le lendemain, mes doigts étaient encore sensibles.

Plusieurs trailers m’avaient dit que la difficulté dans ce type de trails était de « correctement » s’habiller : si le froid peut être votre pire ennemi, être trop couvert n’est pas mieux.

J’ai donc demandé conseil à diverses personnes lors de ma préparation et suis allée dans des boutiques spécialisées : la boutique KM42 à Paris où Stéphanie et Fabrice, les deux gérants experts et sympathiques, m’ont fait découvrir plusieurs options lors de testings, et chez Endurance Shop à Saint-Germain-en-Laye (78), où Alain m’a fait part de son expérience, car c’est un adepte de cette course.

Je n’avais guère eu l’occasion de courir avec trois couches lors de mes entraînements en club, car la météo avait été plutôt clémente une à deux semaines avant la course.

Mais c’était en général l’option que je choisissais quand je faisais des footings en hiver, les années précédentes. J’avais alors souvent vite chaud et il me semblait parfois difficile d’enlever des couches ensuite, d’autant plus lorsqu’on porte des gants.

X-Bionic, une marque innovante X-fois primée

J’ai découvert la marque suisse X-bionic lors d’une soirée test à la boutique KM42, qui se situe au 119, Boulevard Malesherbes à Paris – vous pouvez consulter leur page Facebook et le site http://www.km42.fr

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Il ne faisait pas particulièrement chaud lors de cette soirée et j’ai pu tester un haut et un collant de la marque.

Pour le coup, le nom « collant » correspond parfaitement, car la maille tricotée, assez épaisse, m’a fait penser aux collants que je portais, petite fille. Vous savez, ces collants en laine de toutes les couleurs ?

Eh bien j’ai eu exactement la même sensation : un confort extrême certes, mais petite fille, j’avais du mal à supporter ces collants qui me grattaient et me donnaient trop chaud – j’étais déjà une mini-Beerunneuse très active !

Lors de ce test, je n’ai pas eu envie de me gratter, mais j’ai presque trouvé les collants trop chauds. Les températures n’étaient pas aussi froides que lors de la Saintélyon, il faut bien le dire, et je pense que c’est pour cette raison.

En revanche, j’avais essayé un tee-shirt X-bionic et je me rappelle mon appréhension à l’idée de sortir avec cette unique couche. Mais j’ai fait confiance à Fabrice, le gérant, et je n’ai pas été déçue !

J’avais gardé en mémoire cette marque en prévision de la Saintélyon où les températures sont en général très fraîches.

Quand j’ai rencontré Alain, gérant de Endurance Shop à Saint-Germain-en-Laye, pour parler de mon équipement pour la Saintexpress, il m’a immédiatement parlé du tee-shirt X-bionic Invent, qu’il avait lui-même porté plusieurs fois lors de cette mythique course.

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L’idée de n’avoir qu’un tee-shirt sous ma veste m’a immédiatement séduite, car sur des courses longues, on peut rapidement éprouver des gênes.

La promesse du tee-shirt X-BIONIC® INVENT ? Aider à maintenir la régulation climatique de votre corps avec précision.

Une véritable climatisation corporelle portative ultra-perfectionnée, si vous préférez ! Qui plus est, le modèle a été primé en 2012.

J’ai bien sûr testé ce vêtement lors de plusieurs entraînements : très ajusté, il s’enfile comme une seconde peau. Grâce aux nervures qui sont sur les côtés, il n’y a pas de sensation de compression.

Mais ce que j’ai le plus apprécié, c’est qu’à aucun moment lors de la course ou des entraînements je me suis demandé si j’avais chaud ou froid : je me sentais simplement bien.

Il faut dire que la marque a misé sur la technologie en intégrant un système de ventilation particulièrement efficace : l’AirCondition Channel qui permet d’évacuer très rapidement la transpiration, sans laisser de traces d’humidité.

Autre point particulièrement appréciable : la Macrosphère System, un tissage sur le devant et dans le dos du tee-shirt qui régule la température, en vous rafraîchissant s’il fait trop chaud et en apportant de la chaleur si vous avez froid.

Une véritable arme contre les conditions climatiques un peu extrêmes !

Chaque détail du vêtement a été pensé pour le confort des sportifs, des coudes avec les Expansionribs qui isolent du froid, jusqu’au tissage de chaque fil pour permettre une totale liberté de mouvement.

Le tee-shirt X-BIONIC® INVENT ne pouvait donc que devenir un must have de mon armoire de Beerunneuse !

https://www.x-bionic.fr/

Avec la veste Mizuno imperméable conseillée sur le site de la Saintélyon, j’ai pu courir mon épreuve avec un équipement optimal.

Gérer ses extrémités

Comme je l’expliquais précédemment, mon point faible reste mes mains.

J’ai profité du froid des semaines précédant la course pour tester plusieurs façons de les protéger.

Quel que soit le coureur, quand les températures baissent et sont négatives, les mains et les pieds se refroidissent. Cela peut occasionner une gêne, un inconfort certain, voire d’importantes douleurs, et vous risquez aussi de tomber malade si vos accessoires ne sont pas adaptés.

Les gants

Si vous êtes particulièrement sensible, il ne faut pas espérer un miracle : il est important d’investir dans une bonne paire de gants.

J’ai voulu lors de mes premiers entraînements avec des températures négatives utiliser des gants avec seulement une partie « coupe-vent » et imperméable : le syndrome de Raynaud est vite apparu et j’ai immédiatement vu leurs limites.

J’ai donc fait appel à un runner expérimenté ! J’ai rendu visite à Alain qui m’a conseillé des gants Windstopper de la marque GORE.

gants

Grâce à leur technologie, ils protègent du vent comme leur nom l’indique, mais permettent aussi de maintenir les mains au chaud, un atout non négligeable quand on court de nuit avec des températures négatives.

Leur plus ? Ils sont équipés d’un système qui permet d’utiliser les smartphones, ce qui est loin d’être un gadget sur une course ! Comptez une cinquantaine d’euros pour ce modèle.

Je mets toujours des gants de soie en sous-couche pour prévenir les problèmes liés au syndrome de Raynaud : on en trouve chez Décathlon pour 7,99 euros.

Les chaufferettes

Alors vous devez vous demander ce que sont les petits emballages rouges et jaunes sur le côté gauche de la photo ?

Lorsque j’ai essayé mon matériel au club, les températures étaient de -2°C le soir où il a fait le plus froid. Quand j’ai fini mon entraînement, j’avais malgré les gants de soie quelques picotements désagréables au bout de mes doigts.

En regardant la météo sur Lyon pour le week-end de la course, j’ai vu qu’ils annonçaient des températures de -6°C avec un ressenti pouvant aller jusqu’à -8°C : de vraies conditions de Saintélyon en somme !

J’ai lancé un appel sur ma page Facebook aux runners expérimentés qui font des ultras ou des trails longs : ils m’ont conseillé d’utiliser des chaufferettes à glisser dans mes gants.

Cet accessoire, très utilisé lors des sports d’hiver, m’a certainement permis d’atténuer les douleurs dans mes doigts lors de la course. J’ai acheté les chaufferettes chez Décathlon, dans la gamme Aptonia : il serait bête de s’en priver ! Un paquet ne coûte que 4,99 euros !

Elles sont à usage unique : il suffit de les froisser entre les mains pour qu’elles dégagent de la chaleur. Elles ont une durée de 5 heures, ce qui est très bien tombé car j’ai couru la Saintexpress en 5 heures 05 !

Pour ceux qui ont une sensibilité au niveau des pieds, on peut trouver des chaufferettes à glisser dans les chaussures !

Des accessoires indispensables qui peuvent changer nos runs et nous motiver à sortir par tous les temps !

Un bonnet adapté

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Comme les pieds ou les mains, la tête fait partie des extrémités qu’il est important de protéger.

D’ailleurs, si vous avez remarqué, on voit souvent les têtes fumer à la fin de nos sorties – et ce n’est pas lié à l’effort intellectuel que nous avons fourni !

Il est important de trouver LE bonnet idéal pour maintenir la tête au chaud et évacuer l’humidité.

Plusieurs marques proposent des accessoires adaptés. Alain, à Endurance Shop Saint-Germain-en-Laye vend notamment des bonnets X-bionic qu’il a pu expérimenter sur des trails blancs.

J’avais pris sur la Saintexpress mon bonnet fétiche : un grigri que je mets sur bien des trails, car il est ultra-confortable et technique. J’aime aussi son ouverture spécifique pour les queues de cheval – il existait aussi pour les couettes ! Je l’avais acheté sur le village du marathon de Vienne, en Autriche, il y a 6 ans. La créatrice d’origine espagnole avait lancé un super concept.

Les messages délivrés sur chaque bonnet m’avaient séduite : le petit plus qui m’avait fait craquer !

Malheureusement, j’ai perdu la trace de cette créatrice et de ses bonnets visionnaires.

Mais promis, dès que je la retrouve, je vous en ferai part et lui consacrerai un article.

Des chaussettes de qualité, la marque française Rywan

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Depuis que j’ai testé un des modèles de chaussettes de la marque française Rywan, créé par les « frères chaussettes », sur le parcours des 25 bosses à Fontainebleau, je suis devenue une fan inconditionnelle.

Je vous renvoie à mon article à ce sujet par le biais du lien suivant : https://beerunneuse.com/2016/07/12/le-parcours-des-25-bosses-leldorado-du-trailer-en-region-parisienne/

Pour la Saintexpress, je voulais tester un nouveau modèle : je n’ai jamais froid aux pieds comme il sont en mouvement et j’avais déjà couru dans la neige, mais jamais sur cette distance.

Mon choix s’est porté sur le modèle Atmo-Trail Climasocks, car je recherchais une chaussette technique et qui tienne compte des spécificités du trail.

Je n’ai pas été déçue par les promesses de ce modèle : malgré quelques passages difficiles – mes pieds ont immédiatement été mouillés avec des passages dans de la boue -, je n’ai pas eu de sensation de gêne et je me suis sentie bien maintenue et protégée.

Ce modèle propose un effet strapping grâce à trois mailles variables. J’apprécie particulièrement leurs semelles qui donnent l’impression d’être sur des petits coussinets. Elles évacuent de plus parfaitement l’humidité.

Essayer cette marque, c’est l’adopter, car elle s’adapte aux spécificités de chaque sport, en prenant en compte les particularités.

http://www.rywan.com

Noël approche…

Vous vous dites certainement, comme moi, que notre passion a un coût ! J’en ai discuté à maintes reprises avec plusieurs coureurs.

Oui, c’est vrai ! Mais en quoi serait-elle plus critiquable qu’une autre ?

Personnellement, je ne porte pas de jugements sur les passions d’untel qui aime les cigares, ou d’un autre qui aime voyager ou les bons vins. Chacun fait avec ses moyens.

Ce qui compte, c’est de profiter de la vie et de chaque instant en s’épanouissant…

Qui sait, cet article aura peut-être donné des idées aux runners ou aux conjoints de runners qui n’ont pas encore bouclé leurs achats de Noël !

Je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes !

Si vous souhaitez réagir à cet article ou faire part de votre propre expérience, n’hésitez pas à le faire via ce blog ou sur ma page Facebook Beerunneuse.

 

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