Une séance de fitness et de natation musclée avec Fred Bousquet

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Nous n’accordons bien souvent que peu d’importance à notre préparation physique pour un trail, pensant qu’il suffit juste d’avoir des jambes rapides, un plan d’entraînement efficace et une bonne paire de baskets pour arriver au bout de sa course.

Mais lorsqu’on s’élance sur de longues distances, qui plus est en montagne, il importe d’inclure quelques séances de fitness dans sa préparation, pour renforcer les groupes musculaires importants.

Ce vendredi 23 juin 2017, j’ai eu la chance et l’honneur de pouvoir partager un intense moment sportif avec le superbe nageur Frédérik Bousquet, spécialiste des épreuves de sprint en nage libre et en papillon.

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Partenaire de l’équipementier Proform, il nous a permis de vivre une séance de préparation physique complète et personnalisée, avant de rejoindre les bassins.

Oui, je sais : plusieurs parmi vous auraient bien aimé être à notre place.

Mais ne vous y trompez pas : nous avons sué et peiné.

Retour sur une matinée enrichissante et fort musclée…

Frédérik Bousquet, un nageur émérite

 

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Qui ne connaît pas le sculptural Frédérik Bousquet, un jeune nageur au palmarès fort impressionnant ?

Né en 1981 à Perpignan, ce grand athlète de 1 mètre 88 se démarque par un nombre de titres incalculable.

Pourtant, à l’origine, Fred est amateur de ballon rond : sa passion pour la natation n’est venue qu’après un souci de santé à l’adolescence.

Ses aptitudes et son talent le propulsent en équipe de France à l’âge de 19 ans lors de sa participation aux Jeux Olympiques de Sidney : il est alors membre des relais.

Puis il partira en Alabama, plus exactement à Auburn, où il se perfectionnera et n’aura de cesse d’enchaîner les compétitions internationales.

L’année 2003 marquera une étape décisive dans sa carrière : il réalise le deuxième meilleur chrono lancé de tous les temps en 47 »03 en relais aux Championnats du Monde à Barcelone.

Il enchaînera ensuite les titres et records.

 

Un rituel fitness ludique

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Ce vendredi matin, Fred nous a proposé une autre approche de sa discipline, utile pour ma pratique de traileuse : en tant qu’ambassadeur Proform – un équipementier spécialisé dans le matériel de fitness, il a voulu nous faire découvrir son rituel quotidien, qui fait partie intégrante de sa préparation pour augmenter ses performances dans les bassins.

Il nous a rappelé avant toute chose combien ce moment était précieux dans nos pratiques, ce qu’il pouvait nous apporter en le répétant quotidiennement.

Puis il nous a livré les enchaînements de son rituel, en précisant bien que ce qui était important pour lui, c’était le côté varié et ludique des exercices : il ne doit rien y avoir de contraignant pour pouvoir répéter avec plaisir et sans lassitude les séries.

Avouons-le, cela nous a laissées un peu perplexes…

Après un réveil articulaire et musculaire, consistant en de petits mouvements de nos membres et à des rotations, nous avons commencé à faire un peu de cardio sur les vélos : 10 minutes à un rythme libre, puis quelques minutes en ajoutant un peu de résistance.

Puis nous avons enchaîné avec des exercices au sol de gainage, d’abdos, de pompes, en utilisant de nombreux accessoires fitness dont Fred nous a expliqué le fonctionnement : gym ball, ballons lestés, roue à abdos, un genre de barre remplie d’eau qui crée des déséquilibres quand on la soulève, etc.

Le tout dans une ambiance très détendue !

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En ce qui me concerne, j’ai particulièrement apprécié la série d’abdos qui permet de travailler absolument toute la sangle.

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Une mention spéciale aux crunchs portefeuille qui nous ont permis de voir toute l’étendue des dégâts : se retrouver face à un champion olympique, en train de faire des abdos, a un côté absolument surréaliste !

Alors que tu pousses des souffles liés à un effort surhumain, la machine en face de toi est complètement huilée et effectue les mouvements avec une facilité déconcertante, tout en s’amusant.

En d’autres temps, cela pourrait être agaçant, mais là, tu ne peux qu’être une Bee subjuguée par la beauté du geste… et des magnifiques abdos bien dessinés de Fred. Une réelle motivation !

Cette session m’aura aussi permis d’apprendre à bien me servir du matériel que je possède à la maison, notamment la roue à abdominaux : il s’agissait pour moi d’un véritable instrument de torture !

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Je me suis rendu compte, en ayant ce coaching privé, que je ne l’utilisais en fait pas bien : je m’allongeais trop et peinais à me relever. Fred m’a appris à m’en servir en m’aidant d’un mur, afin de trouver la bonne amplitude et de corser peu à peu la difficulté.

Une fois le rituel terminé et après un court débrief, nous nous sommes dirigés vers les bassins.

 

Nager, c’est gainer

 

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Il était bien sûr inenvisageable de partir sans avoir fait trempette avec un tel champion : ok, j’ai bien vite compris que je ne pourrais rivaliser avec lui ni en natation – rien de bien surprenant ! – ni en tatouages.

Fred nous a proposé, de la même manière que nous l’avions fait en salle, des exercices afin de nous muscler dans l’eau : nous avons pris des planches, nos lunettes et nos bonnets, et avons enchaîné quelques longueurs sous l’eau.

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Je n’ai pas osé avouer mon piètre niveau au maestro qui a été par ailleurs très indulgent : je me suis néanmoins rendu compte que mon baptême d’apnée avec Morgan Bourc’his avait porté ses fruits, car je n’ai plus d’appréhension pour mettre la tête sous l’eau.

Nous avons beaucoup travaillé justement la tête sous l’eau : battements de jambes, abdos avec une planche, utilisation de palmes, exercices de propulsion, nage sur le dos, etc.

J’ai particulièrement apprécié ces exercices, notamment l’utilisation des palmes courtes : les cuisses, au bout de seulement quelques battements, ont vraiment brûlé, les abdos aussi quand nous sommes passés aux exercices sur le dos.

La séance s’est terminée par un lunch healthy, comme une Bee peut les aimer après avoir fourni un gros effort : un jus vert, des porridges avec des graines de chia, des clubs healthy, des scones, etc.

 

 

Mes impressions de Beerunneuse

 

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Cette session m’a rappelé combien il était important d’intégrer la préparation physique à ma pratique : je prépare un des challenges de l’UT4M cet été et ai absolument besoin de renforcer mes cuisses et les muscles de mon dos, afin d’affronter le fort dénivelé de la course.

J’en ai donc profité pour demander un maximum d’exercices à Fred, et surtout comment faire pour les varier, car je ne sais pas comment vous êtes, mais je suis une Bee qui s’ennuie très vite et a besoin de renouvellement.

Je me suis amusée et n’ai pas ressenti de lassitude.

Une semaine s’est écoulée et j’ai inclus un rituel fitness quotidien dans ma pratique, inspiré de celui vu lors de la session : Fred a su me convaincre des bienfaits d’une telle séance, surtout sur du long terme. Je n’ai toutefois pas encore assez de recul pour voir mes progrès, mais cela me semble être une évidence.

Vous êtes plusieurs à avoir eu des réactions lors de mes posts sur Facebook et Instagram : oui, il faut bien l’avouer, cette séance était très agréable d’un point de vue esthétique, mais nous n’avons pas fait qu’admirer la plastique d’un nageur, nous avons aussi travaillé de manière exigeante. Si si, foi de Bee !

Merci à la générosité de Fred pour ce beau moment de partage. Un grand bravo pour son humilité et sa gentillesse.

 

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Vos remarques sont les bienvenues…

Le défi estival de la Bee… Part II : la révélation du challenge

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« Les défis rendent la vie intéressante ; les surmonter lui donne un sens. » Joshua J. Marine

Cette citation m’a toujours interpellée, moi la Bee aventurière, qui aime bien se lancer des défis.

Dans deux mois,comme je vous l’annonçais dans un précédent article, je relèverai un nouveau défi, du moins je l’espère.

Beaucoup parmi vous ont tenté de me sonder, de savoir de quoi il retournait en prêchant parfois le faux pour savoir le vrai, mais je n’ai pas cédé : je peux être une vraie tête de mule quand il s’agit de garder un secret.

Je n’avais pas non plus envie de me mettre une pression supplémentaire, j’en aurai bien assez le moment venu.

Je dois avouer que certains m’ont plutôt impressionnée par leur esprit de déduction : il faut dire que je vous avais mis largement sur la piste, en vous parlant de mes séances d’hypnose contre le vertige.

Oh ! Certains qui me connaissent s’attendent je le sais à un nouvel ultra, une distance jamais atteinte.

À chacun ses défis : le mien pourra vous paraître humble par rapport aux vôtres, mais le dépassement de soi n’est pas que dans les kilomètres, il est parfois intérieur…

Allez, il est temps à présent de lever le voile sur mon fameux mystère…

 

Une rencontre, un défi

 

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Au mois de janvier, comme vous avez pu le suivre dans l’un de mes articles, j’ai eu l’occasion de faire un stage de trail blanc au Mont Bessat, avec Adevsport.

Une grande première pour moi qui n’avais jamais couru dans la neige et étais quelque peu fâchée, comme je vous l’avais expliqué, avec la montagne.

Mais ce stage avait été une vraie révélation : ok, nous n’avons pas escaladé des sommets, ni couru sur des crêtes « à la façon Killian Jornet », mais le froid et la neige étaient pour moi déjà toute une aventure…

Un rappel du traumatisme vécu lors de l’Andorra Ultra Trail…

Parmi les intervenants de ce stage se trouvait un ultra traileur, Nicolas – je vous brosserai très bientôt son portrait – qui venait nous présenter ses jus verts, mais aussi nous parler d’une course dont il était ambassadeur.

J’avoue, par confort, m’être plus intéressée à ses jus qu’à sa course qui me semblait inaccessible, au vue de mes appréhensions, de mon traumatisme et de ma phobie du vide.

Mais au fur et à mesure du stage, nous avons sympathisé et en nous quittant, Nicolas m’a dit : « J’ai trouvé ton défi : tu vas venir cet été sur ma course. »

Ma réaction ? Je lui ai ri au nez, en lui répondant : « Tu veux ma mort ? Je deviens hystérique quand je suis confrontée au vide. »

Quelques semaines plus tard, en nous revoyant sur le Salon du running, Nicolas n’avait pas oublié le projet…

Moi non plus d’ailleurs, mais l’idée avait fait son bonhomme de chemin, cédant la place à l’excitation : et s’il était possible de vaincre cette phobie qui me gâche la vie et me prive de certains plaisirs ?

Un petit tour sur le stand de cette course et ma décision était prise…

Mais quelle est donc cette course mystère dont je tais encore le nom ?

 

En route vers les sommets…

 

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Eh bien oui, vous l’avez bien deviné, j’ai décidé de faire une tentative de réconciliation avec la montagne !

Mais pas avec brutalité, comme ce fut le cas en Andorre : non, une Bee a besoin parfois de douceur, d’être mise en confiance.

Outre le défi physique, il me faudra relever celui lié au psychologique, ce qui est loin d’être gagné : dans certaines situations, je me suis retrouvée face au vide comme paralysée, réagissant violemment et sans contrôle.

Alors pourquoi cette envie de me mettre soudain en danger ?

Je me suis rendu compte que je n’arrivais pas à partager certaines activités avec mon fils un peu casse-cou, lui qui est pourtant ouvert à ma passion. J’ai envie de lui prouver que la détermination peut venir à bout de tout.

Nicolas a réussi à gagner ma confiance, en m’entraînant sur l’un des parcours de la course dont il est ambassadeur : l’UT4M.

 

L’UT4M, un événement sportif majeur

 

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Ce nom est bien connu dans le monde des ultra traileurs : pour ceux qui le découvriraient, il s’agit de l’Ultra Tour des 4 Massifs.

Alors qu’on se rassure, je ne me lancerai pas – du moins cette année – dans le parcours de l’UT4M160 Xtrem, une épreuve titanesque où les traileurs parcourent en des temps records plus de 169 km et 11 000m de D+ !

Sachez pour information que cette épreuve demande d’enchaîner 4 kilomètres verticaux et de réaliser des descentes de plus de 2000m de dénivelé négatif d’une traite !

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Un des ultras parmi les plus durs au monde !

Mais c’est aussi la découverte de paysages de 4 massifs à couper le souffle : Belledonne, le Vercors, Taillefer et la Chartreuse.

Ce qui est séduisant dans cet événement, c’est que chacun peut y trouver sa place, du traileur version Iron-Man au sportif de haut niveau, de l’amateur jusqu’aux enfants.

Plusieurs courses sont en effet proposées :

  • « Ut4M 160 Xtrem »pour les Ultra-trailers. 169 kms, 11 000 m de dénivelé, d’une seule traite.
  • « Ut4M 160 Challenge » (NEW) 169 kms, 4 jours, 1 massif par jour pour profiter des paysages de jour.
  • « Ut4M 100 Master » 100 km pour aller un peu plus loin et parcourir 2 massifs d’une traite,
  • « Ut4M 160 relais » 168 km en relais pour la convivialité, mais pas que !
  • « Ut4M Vertical », pour découvrir le maintenant célèbre « mur » de Rioupéroux qui participe à la réputation de l’un des Ultra trails les plus difficiles
  • « Ut4M Graine de Traileurs » pour que les enfants soient aussi de la fête !

Mais il est possible également de faire sa course à la carte en sélectionnant les massifs que l’on souhaite gravir ! Un vrai plus !

 

Le défi de la Bee ?

 

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Quoi ? Je ne vous ai pas encore annoncé le défi que je souhaitais entreprendre ?

Je vous rassure, je ne prendrai tout de même pas le départ de la course « enfants ».

Un indice : « Chi va piano, va sano et lontano ».

Je vous en ai déjà dit beaucoup et on m’a souvent conseillé de garder une part de mystère pour faire durer le plaisir…

Hors de question de me coller une pression supplémentaire, quelle qu’elle soit !

Sachez à ce jour que je poursuis ma thérapie contre le vertige et que ma préparation a commencé : je vais d’ailleurs très vite avoir l’occasion de tester in situ si les séances ont été efficaces, puisque Nicolas m’a programmé un week-end choc – mon Dieu, mais c’est cette semaine ! – pour me mettre en situation.

Ce sera alors l’occasion de vous révéler définitivement le défi que j’ai choisi, si je survis à l’entraînement !

Affaire à suivre…

 

Je suis en tout cas ravie de partager cette expérience avec vous et vous proposerai chaque semaine de suivre l’évolution de mon entraînement, en espérant aller au bout de cette aventure.

Je suis bien évidemment preneuse de tous les conseils utiles… ou futiles concernant la PPG, la nutrition, le matériel, les aspects pratiques, etc.

N’hésitez pas à me contacter ou à laisser vos commentaires sur ce blog ou sur ma page Facebook Beerunneuse.

À très vite pour le troisième volet de cette aventure…

 

 

 

« Les Gendarmes et les Voleurs de Temps » 2017, une édition boueuse et magique

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Les années se suivent et ne se ressemblent pas…

Un an déjà…

Après une coupure un peu longue – trop à mon goût – je reprenais le Trail avec comme mot d’ordre : « Prendre du plaisir ». J’avais alors fait une première course en mars, le Trail des deux buttes (95), qui s’était soldée par une première place au scratch et m’avait surtout donné l’envie de revenir sur du plus long, mais tranquillement.

Dès la reprise, une luxation d’un orteil, difficile à calmer, m’avait un peu freinée : pas facile d’enchaîner les kilomètres avec un pied douloureux ! Heureusement, mon podologue aux doigts de fée avait ingénieusement rembourré de mousse mes semelles, atténuant quelque peu ma souffrance.

Originaire du Limousin où je descends régulièrement me ressourcer, j’avais alors décidé de participer au Trail des Gendarmes et des Voleurs de temps, un 32 kilomètres avec près de 1100m de D+. Je vous invite d’ailleurs à aller relire mon article sur la présentation de cette course en cliquant sur le lien suivant : les Gendarmes et les Voleurs de Temps 2016.

Nous avions décidé avec mon frère de réitérer cette belle expérience cette année : un rendez-vous avant tout familial, donc, lors duquel nous partageons notre passion pour le trail et notre belle région – oui, la Bee est chauvine, mais si vous venez dans les Monts d’Ambazac, vous comprendrez pourquoi !

Mais lorsque je suis arrivée le vendredi à Limoges, j’ai pu immédiatement me rendre compte que nous ne ferions pas la course dans les mêmes conditions que l’année précédente…

Un parcours détrempé et boueux

 

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Vous me direz : « Ce n’est tout de même pas une petite pluie qui va décourager un vrai traileur ? »

Si 2016 avait été une édition ensoleillée avec un terrain sec, nous avons vite compris que celle de 2017 n’aurait rien à voir !

Le samedi, des trombes d’eau et l’orage sont venus perturber quelque peu la fête.

J’ai plaint les coureurs du 20 kilomètres lorsque je suis sortie de l’autoroute et que j’ai vu tous les supporters – bravo d’ailleurs à leur courage – sous leurs parapluies pour les acclamer.

Le temps d’aller récupérer nos dossards, nous étions trempés jusqu’aux os : il n’y avait donc guère d’illusions à se faire sur l’état du terrain le lendemain.

Nous n’avons d’ailleurs pas été surpris en découvrant les grosses flaques jalonnant le parcours, les ruisseaux débordants et les travées de boue dues aux roues des tracteurs.

Si certains passages ont été extrêmement périlleux – je pense notamment à quelques descentes où certains traileurs ont pris des bains de boue  ou encore vers l’arrivée, à cette sorte de ruisseau dont on ne voit pas le fond et qui a été à l’origine de bien des chutes, la plupart des portions étaient tout de même plutôt « propres ».

On ne va pas se plaindre, non mais !

Il faut bien qu’à un moment, nous testions nos chaussures achetées avec tant d’exigences, afin de nous rendre compte qu’elles tiennent bien leurs promesses !

À ce propos, j’avais d’ailleurs chaussé mes Skechers GoTrail dont je vous ai déjà un peu parlé et j’ai été plutôt satisfaite de leur maintien et de leur accroche sur ce type de parcours.

 

Un départ magique…

 

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Ce qui caractérise avant tout cette course, c’est ce sublime départ avec des gendarmes en costumes d’époques, précédant les coureurs sur leurs chevaux…

Une certaine émotion emplit à chaque fois les coureurs sur la ligne du départ en voyant toute cette mise en scène.

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Même si cette année le brouillard avait envahi la plaine, donnant à l’endroit des allures de décor de film fantastique, l’ambiance était tout aussi solennelle : qu’il est bon de voir la plupart des coureurs sortir à cet instant leur portable pour immortaliser cet instant, oubliant l’espace de quelques minutes leur chrono !

Avoir de telles images en tête fait totalement oublier les quelques minutes perdues au départ.

Nous nous sommes retrouvés en groupe, mon frère, quelques membres de la Team Smart et un blogueur sur cette ligne, prêts à en découdre avec ce 32 kilomètres.

Bon, j’avoue avoir été un peu déçue en ne voyant pas cette année les manoeuvres spectaculaires des gendarmes en hélicoptère, mais comme vous vous en doutez, les conditions météorologiques ne le permettaient pas.

 

… pour une arrivée qui l’est tout autant !

 

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Quand vous évoquez cette course avec des gens qui l’ont déjà faite, deux moments forts reviennent immanquablement : le départ spectaculaire et la montée vers la chapelle, peu avant l’arrivée.

Un véritable casse-pattes qui fait frémir les coureurs rien qu’en pensant à la souffrance endurée pour monter les marches après 30 kilomètres de parcourus, dont trois grosses côtes.

Mais elle est aussi symbole d’une émotion de joie paradoxale : imaginez-vous certains passages du Tour de France où les touristes scandent le nom des cyclistes et forment un minuscule boyau pour les encourager. Certains vont même jusqu’à les pousser dans le dos pour les seconder dans leur effort.

Eh bien là, c’est un peu le même contexte : on entend de loin une foule amassée autour des coureurs crier des encouragements.

L’effet secondaire de cet attroupement ?

Vous retrouvez une deuxième vigueur : fierté ? Orgueil ? Même si vous marchiez, éreinté, quelques mètres auparavant, vous vous mettez à courir d’un coup, comme si les encouragements des spectateurs vous forçaient à faire imprimer un rythme à vos jambes.

Et que dire du tapis rouge sorti pour les derniers mètres de ce périple !

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La montée des marches à Cannes peut sembler à certains bien fade après avoir foulé ce tapis…

 

Mes impressions de Beerunneuse

 

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Je vous rassure, la Bee n’est pas somnambule ! C’est vrai qu’en regardant cette photo, cela prête à confusion. Il faut dire qu’à quelques centaines de mètres de l’arrivée, le cerveau ne répond plus !

J’ai adoré cette deuxième expérience, malgré le terrain plus gras et périlleux.

L’organisation est au top : on trouve des ravitaillements tous les cinq kilomètres, des gendarmes assurent le balisage du parcours et sont placés aux endroits stratégiques, il y a de nombreux postes de secours et les bénévoles sont accueillants et ont toujours un mot pour vous faire plaisir.

Une mention spéciale aux deux petits jeunes qui ont pris un malin plaisir à m’arroser au dernier ravitaillement : j’ai terminé ma course avec une jupette dégoulinante et un brushing dégommé.

Ceci dit, je n’étais pas là pour faire un concours de beauté !

J’aurais peut-être pu gagner celui des pieds crottés en revanche, ou encore celui de la plus jolie grimace, comme en témoigne la photo suivante.

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Malgré la fatigue, j’ai beaucoup apprécié la nature, particulièrement le tapis de tourbe dans lequel on a l’impression de délicatement s’enfoncer.

Pour les contemplateurs et les amoureux de la nature, cette course est un pur enchantement : vous traversez des forêts de feuillus divers, avec différentes senteurs et végétations. Un des luxes réservés au trail !

J’avais décidé une fois de plus de courir à la sensation pour profiter de chaque instant et j’ai pris un réel plaisir, marchant sur certaines portions plus exigeantes.

J’ai attendu avec impatience cette dernière montée vers la chapelle, me rappelant les souvenirs de l’édition passée : une fois de plus, je n’ai pas été déçue !

Les encouragements des spectateurs m’ont portée jusqu’au tapis de l’arrivée, me donnant une sorte de hargne. Malgré la fatigue, mes jambes ont repris un rythme. régulier après ce passage, jusqu’à l’arrivée.

J’ai fini cette course en 3h14 et neuvième de ma catégorie. Une belle surprise, car j’ai gagné quasiment un quart d’heure sur l’année dernière, malgré des conditions plus difficiles.

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Mais mon plus grand plaisir a certainement été de partager un moment fort avec mon frère à l’arrivée : quelle fierté de le voir franchir cette ligne, lui qui se bat depuis des années avec une maladie orpheline et ne se plaint jamais !

Ces émotions nous font relativiser bien des choses dans nos vies et nous rappellent combien il est essentiel de goûter le moment présent…

Ah, j’allais oublier : courir à Ambazac, c’est aussi l’occasion de commencer un joli service en porcelaine, un incontournable dans la région. Pour ma part, j’en suis à ma quatrième assiette, mais j’ai un peu triché en en achetant deux…

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Vous voulez savoir si je compte rempiler sur l’édition 2018 ? À votre avis ?

 

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« L’Hivernale des Templiers », une première édition fort attendue

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Certains noms, comme celui des « Templiers », font écho dans nos petites poitrines de traileurs, suscitant en général une émotion évidente – certains iront même jusqu’à verser une petite larme à cette évocation.

En effet, le Grand Trail des Templiers est un peu un incontournable sur un CV de traileur digne de ce nom, un genre d’accomplissement de son parcours sportif.

Mais ne vous y méprenez pas : je suis bien là pour vous parler de « l’Hivernale des Templiers », et non pas du « Festival des Templiers ».

Comme vous vous en doutez en étant abonné à ce blog, il est toutefois bien question de trail : j’ai en effet l’honneur de vous présenter une toute nouvelle course qui aura lieu le 3 décembre 2017 et qui devrait bien vite s’imposer comme une référence, si l’on en croit déjà les bruits qui courent…

Préparez-vous à en prendre plein les yeux, amis traileurs ! Terroir et traditions seront au rendez-vous.

Quatre parcours fabuleux, ouverts à différents niveaux, seront proposés :

 

L’Astragale Trail, 61 km et 2600 m D+

 

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Envie de vous lancer sur un parcours de 60 km chargé d’histoire ?

Avec ses 2600 m de D+, l’Astragale Trail est le défi à relever.

500 participants auront l’honneur de prendre le départ à 6h45, au niveau des remparts de la cité Templière de la Couvertoirade, avant de rejoindre les petits hameaux isolés des Enfrux, Canals, puis Mas Raynal. Ils traverseront ensuite le plateau du Larzac par le Guilhaumard.

Fermes et jasses abandonnées, lavognes, anciens sentiers utilisés autrefois par les bergers, se succèderont tout au long du parcours, pour le plus grand plaisir des participants.

Par la suite, des descentes et montées interviendront sur les flancs de la vallée du Cernon, le ravin des Arinies, la grotte des Maquisards et le Roc de Fabre.

L’arrivée se fera en bas des spectaculaires falaises au pied desquelles Roquefort a été construite.

L’Orchis Marathon Trail, 36 km et 1900 de D+

 

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Vous avez envie de vous frotter aux bosses du Causse ?

Ce trail de 36 kilomètres et de 1900 de D+ est fait pour vous !

Le départ de ce trail, fixé à 9h00 à Roquefort, verra 600 participants qui commenceront par la découverte de la grande pointe de Causse.

Après avoir contourné les impressionnantes falaises de Roquesquatres, ils plongeront dans la vallée du Cernon jusqu’à Mouzet. De là, débutera la première difficulté du tracé, avec la remontée sur le petit hameau perché de Montclarat pour accéder au plateau du Larzac avec passage aux rochers et chaos de Roucangel.

Par la suite, ils regagneront l’ancienne voie ferrée du Larzac et le village perché de Labastide, avant d’entamer la belle traversée du Marcorelles, pour rejoindre un nouveau village typique: Lapanouse deCernon. Ensuite, débutera la sensationnelle montée sur le Causse par la vieille gare de Lapanouse.

Les coureurs basculeront alors dans la descente de la grotte des Maquisards, pour remonter ensuite par le sentier pointant le Roc de Fabre. Pour finir, ils mettront le cap sur le cirque rocheux de Tournemire, magnifique enclave parée de belles falaises, avant de terminer par la montée sur le Combalou et d’arriver sur Roquefort.

 

L’Adonic Trail, 22 km et 1300 de D+

 

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Envie d’en prendre plein les mirettes et de contempler le Larzac à perte de vue ?

Prenez le départ à Roquefort, à 10h45, avec 500 traileurs sur l’Adonic Trail !

Les participants débuteront par une descente afin de rejoindre le petit pont qui enjambe le Soulzon. Puis ils basculeront sur l’autre versant de la vallée pour s’offrir la belle montée sur le village perché de Montclarat et ses vieilles demeures. Par la suite, ils grimperont sur le Larzac et les rochers de Rocangel.

Une fois au sommet, les coureurs passeront au pied du fameux rocher pédonculaire, symbole de l’Hivernale des Templiers, pour ensuite prendre la direction des splendides pistes forestières du Louzel et du Caoumels. Ils atteindront alors le point culminant de la course, le Roc de Fabre. Ils mettront enfin le cap sur le cirque de Tournemire qu’ils descendront directement par le sentier avec un final haletant dans les marnes.

 

La Carline Trail, 11 km et 545 m de D+

 

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Ce parcours est fait pour vous, si vous souhaitez vous lancer sur une distance plus accessible.

Le départ, donné à 11h30, vous entraînera sur une descente jusqu’en bas de Roquefort pour rejoindre Carcan et arriver sur la première bosse de ce circuit.

Ensuite, les 500 participants contourneront la grande falaise de Roquesquatres puis descendront en forêt jusqu’au hameau de Nouzet. De là, ils entameront une sublime montée pour rejoindre le joli petit village perché de Montclarat, encerclé par des vallons encaissés et dominant lui-même la vallée du Cernon.

Ils prendront ensuite un sentier technique permettant de remonter sur le Larzac et la pointe de la falaise de Roquesquatres.

Ensuite, ils longeront le petit ruisseau du Soulzon par un sentier aménagé de belles passerelles. Il ne restera alors plus qu’à attaquer la remontée sur Roquefort par les nombreux escaliers et voûtes, afin de finir en beauté l’épreuve dans les ruelles de la cité du fromage.

 

Je ne sais ce que vous en pensez, mais cette première édition s’annonce particulièrement bien.

À l’heure où je vous écris, j’apprends qu’une course a été rajoutée, de 7 kilomètres, afin de goûter aux joies du trail.

Le seul hic me direz-vous ? C’est que cette course tombe le même week-end que la Saintélyon.

Le choix s »avère donc compliqué !

Pour vous motiver un peu plus, je vous mets en lien le teaser de présentation de la course !

Dépêchez-vous avant qu’il ne soit trop tard ! Voici le lien pour vous inscrire : https://www.hivernaledestempliers.com/

Alors, quelle épreuve allez-vous choisir ?

 

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Le défi estival de la Bee : part I

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Comme vous avez pu le constater ces dernières semaines, il plane un certain mystère autour de ma vie de Bee…

Je vous propose de découvrir, sous la forme d’un feuilleton en plusieurs épisodes, le ou plutôt les défis que je me suis lancé pour cette fin de saison…

Mais quelle guêpe a bien pu me piquer pour aller consulter un hypnothérapeute et lui parler de mon vertige ? Ai-je un projet en tête ou simplement l’envie de prendre un peu de hauteur ?

Un peu des deux certainement, mais vous découvrirez bientôt cela au fil des semaines à venir…

Avant toute chose, il convient de revenir sur l’aventure qui a déclenché véritablement ma phobie du vide, ainsi que ma frayeur de la montagne…

 

Un ultra cauchemardesque

 

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Vouloir se dépasser dans la vie est une bonne chose : le trail m’a souvent donné cette possibilité et m’a permis de gagner en assurance et en force.

Mais j’ai aussi découvert qu’il fallait garder une certaine mesure : quand on commence à bien courir et à avoir des chronos satisfaisants, on se sent pousser des ailes et on veut toujours repousser plus loin ses limites.

Mais certains défis nécessitent une préparation évidente et une certaine expérience…

Je l’ai découvert à mes dépens, après m’être embarquée dans une aventure qui relevait de l’inconscience…

C’était en 2014, au mois de juillet. Nous nous étions inscrites avec une amie sur le Celestrail en Andorre : 87 kilomètres et un peu plus de 5000 de D+.

Je n’étais jamais allée à la montagne auparavant – je parle de haute montagne, que ce soit pour skier ou randonner. Quant à y courir…

Mais j’avais fait quelques podiums sur certains trails – 1ère de ma catégorie sur le 57 km du Morbihan, 3ème sur le Trail des cerfs, etc.

Chance de la débutante ? Je ne faisais du trail que depuis un an et demi à ce moment-là.

Ce qui est certain, c’est que je ne me suis pas posé de questions quand mon amie m’a proposé de faire ce trail en Andorre : j’étais pourtant déjà sujette au vertige…

Tout me semblait réalisable et facile, un peu comme ces élèves qu’on voit évoluer sans travailler pendant plusieurs années et qui un jour, sans comprendre pourquoi, se heurtent à un mur.

Notre préparation avait été relativement légère : le marathon de Paris et quelques sorties en mode rando-course. Nous n’avions pas spécialement fait de dénivelé en conséquence, ni pris le temps d’aller faire un week-end d’adaptation à la montagne.

Nous ne voulions pas faire un chrono – il ne faut tout de même pas exagérer ! L’objectif était de passer un week-end tranquille entre copines.

Nous avons donc débarqué à Ordino, fraîches comme des fleurs, avec nos shorts et nos baskets. Mais c’était sans compter sur la neige qui s’est invitée en plein mois de juillet, comme nous avons pu l’apprendre lors du brief…

En arrivant sur place, j’ai pris conscience de l’ampleur du challenge : j’ai eu une sensation de malaise immédiatement en apercevant certains sommets.Notre coach trail nous avait prévenues de notre inconscience et de notre manque de préparation.

Croyez-vous que cela aurait pu m’arrêter ? Eh bien non ! Même si j’ai fait part à mon amie d’une vague appréhension, j’étais tout de même sur la ligne de départ, à minuit, le jour de la course.

Dix kilomètres plus loin, nous commencions l’ascension du premier col, d’une hauteur de 2 740 mètres, à la frontale.

Un véritable périple, lors duquel il a fallu nous changer, entre la traversée d’un glacier et la neige qui tombait ! Nos shorts ont vite fait grise mine et nos jambes ont réclamé du long.

Nous sommes-nous changées trop tard ou est-ce notre manque d’expérience qui nous a valu un abandon ?

Toujours est-il que nous sommes arrivées au sommet en ressentant un froid extrême : j’ai alors commencé à avoir des hallucinations et l’envie de me jeter dans le vide. Je ne voyais plus que des genres de nuages de part et d’autre de la crête.

Mon angoisse s’est alors amplifiée en suivant un sentier le long d’une paroi rocheuse : impossible de me concentrer sur la course et je ne ressentais plus aucun plaisir. J’avais juste une forte envie de vomir.

J’ai un peu perdu la raison ensuite, me plaquant contre la paroi et signifiant à mon amie mon déplaisir lié à la difficulté du parcours : le mal des montagnes a priori.

Le premier ravitaillement est apparu au bout de 5 heures de course : nous y sommes arrivées gelées jusqu’aux os, et moi dans un état second, puisque je ne me souviens plus de rien, sinon de la soupe aux champignons qui m’avait été servie et que je n’ai pu garder…

Après, plus rien : une perte de conscience et une sensation de froid extrême…

J’ai fait une hypothermie sévère…

Comme les conditions climatiques ne permettaient pas aux hélicoptères de nous secourir, nous avons dû attendre le petit matin pour redescendre dans la vallée. Un pur cauchemar quand on divague encore !

Je partais quelques jours après aux Canaries et ai dû bénéficier d’une aide médicale assez lourde, puisque les symptômes ont persisté longtemps…

Cette aventure m’a servi de leçon, tant sur le plan physique que psychologique.

J’ai ensuite cessé la course à pied en club, ne prenant pendant plusieurs mois plus aucun plaisir.

Mais ce qui m’a le plus gênée, c’est l’accentuation de mon vertige…

 

Une prise en charge à retardement

 

lunettes tifosi

Inutile de vous dire que je ne voulais plus entendre parler de montagne, et encore moins de course en altitude !

Mais l’été 2016 m’a rappelée à l’ordre : une amie m’a invitée à son mariage à Châtel.

Comme il n’était pas concevable de ne pas courir pendant quatre jours – la fameuse addiction de la Bee – j’ai embarqué mes baskets avec moi, entre ma robe cocktail et mes talons ! Juste au cas où…

Le charme a opéré, puisque j’ai fait deux sorties avec un peu d’appréhension, mais surtout beaucoup de plaisir. Bon, je n’ai pas dépassé les 2000 mètres d’altitude !

La seule fausse note ? Les passages un peu escarpés qui m’ont tétanisée…

J’ai oublié de vous dire que cette phobie allait jusqu’à handicaper mon quotidien : difficile pour moi de monter sur une chaise ou encore de faire certaines visites, comme la Tour Eiffel, sous peine de devenir hystérique !

Il fallait donc vite faire quelques chose, d’autant plus que je me privais d’un certain nombre de courses à cause de cette phobie, pas seulement en montagne…

J’ai fait une rencontre lors de mon stage de trail blanc en janvier 2017 qui a été déterminante, un véritable déclencheur à ma prise en charge…

Mais je vous en parlerai en temps voulu…

Il y a deux semaines, j’ai poussé la porte d’une hypnothérapeute, prête à en découdre avec mon vertige…

Quelques jours après, je me retrouvais au deuxième étage de la Tour Eiffel, l’un des endroits qui m’impressionnent le plus : la Tour eiffel.

Je ne vous dirai pas que je me suis sentie particulièrement à l’aise, mais un premier pas était franchi dans cette aventure…

(la suite au prochain épisode…)

 

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