« Les Gendarmes et les Voleurs de Temps » 2017, une édition boueuse et magique

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Les années se suivent et ne se ressemblent pas…

Un an déjà…

Après une coupure un peu longue – trop à mon goût – je reprenais le Trail avec comme mot d’ordre : « Prendre du plaisir ». J’avais alors fait une première course en mars, le Trail des deux buttes (95), qui s’était soldée par une première place au scratch et m’avait surtout donné l’envie de revenir sur du plus long, mais tranquillement.

Dès la reprise, une luxation d’un orteil, difficile à calmer, m’avait un peu freinée : pas facile d’enchaîner les kilomètres avec un pied douloureux ! Heureusement, mon podologue aux doigts de fée avait ingénieusement rembourré de mousse mes semelles, atténuant quelque peu ma souffrance.

Originaire du Limousin où je descends régulièrement me ressourcer, j’avais alors décidé de participer au Trail des Gendarmes et des Voleurs de temps, un 32 kilomètres avec près de 1100m de D+. Je vous invite d’ailleurs à aller relire mon article sur la présentation de cette course en cliquant sur le lien suivant : les Gendarmes et les Voleurs de Temps 2016.

Nous avions décidé avec mon frère de réitérer cette belle expérience cette année : un rendez-vous avant tout familial, donc, lors duquel nous partageons notre passion pour le trail et notre belle région – oui, la Bee est chauvine, mais si vous venez dans les Monts d’Ambazac, vous comprendrez pourquoi !

Mais lorsque je suis arrivée le vendredi à Limoges, j’ai pu immédiatement me rendre compte que nous ne ferions pas la course dans les mêmes conditions que l’année précédente…

Un parcours détrempé et boueux

 

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Vous me direz : « Ce n’est tout de même pas une petite pluie qui va décourager un vrai traileur ? »

Si 2016 avait été une édition ensoleillée avec un terrain sec, nous avons vite compris que celle de 2017 n’aurait rien à voir !

Le samedi, des trombes d’eau et l’orage sont venus perturber quelque peu la fête.

J’ai plaint les coureurs du 20 kilomètres lorsque je suis sortie de l’autoroute et que j’ai vu tous les supporters – bravo d’ailleurs à leur courage – sous leurs parapluies pour les acclamer.

Le temps d’aller récupérer nos dossards, nous étions trempés jusqu’aux os : il n’y avait donc guère d’illusions à se faire sur l’état du terrain le lendemain.

Nous n’avons d’ailleurs pas été surpris en découvrant les grosses flaques jalonnant le parcours, les ruisseaux débordants et les travées de boue dues aux roues des tracteurs.

Si certains passages ont été extrêmement périlleux – je pense notamment à quelques descentes où certains traileurs ont pris des bains de boue  ou encore vers l’arrivée, à cette sorte de ruisseau dont on ne voit pas le fond et qui a été à l’origine de bien des chutes, la plupart des portions étaient tout de même plutôt « propres ».

On ne va pas se plaindre, non mais !

Il faut bien qu’à un moment, nous testions nos chaussures achetées avec tant d’exigences, afin de nous rendre compte qu’elles tiennent bien leurs promesses !

À ce propos, j’avais d’ailleurs chaussé mes Skechers GoTrail dont je vous ai déjà un peu parlé et j’ai été plutôt satisfaite de leur maintien et de leur accroche sur ce type de parcours.

 

Un départ magique…

 

gevchevaux

Ce qui caractérise avant tout cette course, c’est ce sublime départ avec des gendarmes en costumes d’époques, précédant les coureurs sur leurs chevaux…

Une certaine émotion emplit à chaque fois les coureurs sur la ligne du départ en voyant toute cette mise en scène.

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Même si cette année le brouillard avait envahi la plaine, donnant à l’endroit des allures de décor de film fantastique, l’ambiance était tout aussi solennelle : qu’il est bon de voir la plupart des coureurs sortir à cet instant leur portable pour immortaliser cet instant, oubliant l’espace de quelques minutes leur chrono !

Avoir de telles images en tête fait totalement oublier les quelques minutes perdues au départ.

Nous nous sommes retrouvés en groupe, mon frère, quelques membres de la Team Smart et un blogueur sur cette ligne, prêts à en découdre avec ce 32 kilomètres.

Bon, j’avoue avoir été un peu déçue en ne voyant pas cette année les manoeuvres spectaculaires des gendarmes en hélicoptère, mais comme vous vous en doutez, les conditions météorologiques ne le permettaient pas.

 

… pour une arrivée qui l’est tout autant !

 

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Quand vous évoquez cette course avec des gens qui l’ont déjà faite, deux moments forts reviennent immanquablement : le départ spectaculaire et la montée vers la chapelle, peu avant l’arrivée.

Un véritable casse-pattes qui fait frémir les coureurs rien qu’en pensant à la souffrance endurée pour monter les marches après 30 kilomètres de parcourus, dont trois grosses côtes.

Mais elle est aussi symbole d’une émotion de joie paradoxale : imaginez-vous certains passages du Tour de France où les touristes scandent le nom des cyclistes et forment un minuscule boyau pour les encourager. Certains vont même jusqu’à les pousser dans le dos pour les seconder dans leur effort.

Eh bien là, c’est un peu le même contexte : on entend de loin une foule amassée autour des coureurs crier des encouragements.

L’effet secondaire de cet attroupement ?

Vous retrouvez une deuxième vigueur : fierté ? Orgueil ? Même si vous marchiez, éreinté, quelques mètres auparavant, vous vous mettez à courir d’un coup, comme si les encouragements des spectateurs vous forçaient à faire imprimer un rythme à vos jambes.

Et que dire du tapis rouge sorti pour les derniers mètres de ce périple !

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La montée des marches à Cannes peut sembler à certains bien fade après avoir foulé ce tapis…

 

Mes impressions de Beerunneuse

 

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Je vous rassure, la Bee n’est pas somnambule ! C’est vrai qu’en regardant cette photo, cela prête à confusion. Il faut dire qu’à quelques centaines de mètres de l’arrivée, le cerveau ne répond plus !

J’ai adoré cette deuxième expérience, malgré le terrain plus gras et périlleux.

L’organisation est au top : on trouve des ravitaillements tous les cinq kilomètres, des gendarmes assurent le balisage du parcours et sont placés aux endroits stratégiques, il y a de nombreux postes de secours et les bénévoles sont accueillants et ont toujours un mot pour vous faire plaisir.

Une mention spéciale aux deux petits jeunes qui ont pris un malin plaisir à m’arroser au dernier ravitaillement : j’ai terminé ma course avec une jupette dégoulinante et un brushing dégommé.

Ceci dit, je n’étais pas là pour faire un concours de beauté !

J’aurais peut-être pu gagner celui des pieds crottés en revanche, ou encore celui de la plus jolie grimace, comme en témoigne la photo suivante.

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Malgré la fatigue, j’ai beaucoup apprécié la nature, particulièrement le tapis de tourbe dans lequel on a l’impression de délicatement s’enfoncer.

Pour les contemplateurs et les amoureux de la nature, cette course est un pur enchantement : vous traversez des forêts de feuillus divers, avec différentes senteurs et végétations. Un des luxes réservés au trail !

J’avais décidé une fois de plus de courir à la sensation pour profiter de chaque instant et j’ai pris un réel plaisir, marchant sur certaines portions plus exigeantes.

J’ai attendu avec impatience cette dernière montée vers la chapelle, me rappelant les souvenirs de l’édition passée : une fois de plus, je n’ai pas été déçue !

Les encouragements des spectateurs m’ont portée jusqu’au tapis de l’arrivée, me donnant une sorte de hargne. Malgré la fatigue, mes jambes ont repris un rythme. régulier après ce passage, jusqu’à l’arrivée.

J’ai fini cette course en 3h14 et neuvième de ma catégorie. Une belle surprise, car j’ai gagné quasiment un quart d’heure sur l’année dernière, malgré des conditions plus difficiles.

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Mais mon plus grand plaisir a certainement été de partager un moment fort avec mon frère à l’arrivée : quelle fierté de le voir franchir cette ligne, lui qui se bat depuis des années avec une maladie orpheline et ne se plaint jamais !

Ces émotions nous font relativiser bien des choses dans nos vies et nous rappellent combien il est essentiel de goûter le moment présent…

Ah, j’allais oublier : courir à Ambazac, c’est aussi l’occasion de commencer un joli service en porcelaine, un incontournable dans la région. Pour ma part, j’en suis à ma quatrième assiette, mais j’ai un peu triché en en achetant deux…

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Vous voulez savoir si je compte rempiler sur l’édition 2018 ? À votre avis ?

 

Si vous souhaitez réagir à cet article ou partager votre expérience, n’hésitez pas à le faire via ce blog ou sur la page Facebook Beerunneuse…

 

2 réflexions sur “« Les Gendarmes et les Voleurs de Temps » 2017, une édition boueuse et magique

    • beerunneuse 15 juin 2017 / 16 h 29 min

      Je te la conseille vivement si tu es un adepte de la nature, des sous-bois et de la verdure. Il y a toujours une ambiance géniale.😉

      Aimé par 1 personne

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