L’aventure Half Marathon des Sables 2018 – Prélude…

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Il y a un an à peine…

Il y a un an déjà…

Un anniversaire, une date spéciale qui marque une étape décisive de ma vie de sportive.

Je ne réalise toujours pas ce qui s’est passé même si je me souviens du déclic, du chemin parcouru, comment j’ai soudainement décidé de franchir un cap, ce cap fatidique de l’ultra.

Mais ce qui est certain, c’est que la Bee a trouvé aujourd’hui sa place, qu’elle s’épanouit dans ce type de challenges : une mordue de l’ultra, c’est grave Docteur ?

Vous me direz qu’il y a des addictions bien plus néfastes, comme l’alcool, le tabac ou encore la drogue…

Certains rétorqueront que la pratique de la course à pied n’est pas aussi saine qu’il y paraît et qu’elle peut s’avérer néfaste ; je répondrai qu’il est doux de s’y adonner tant qu’elle nous procure du plaisir et que nous savons la gérer.

Mais après avoir cherché pendant plusieurs années ma distance, oscillant entre semis et dix kilomètres, après avoir traversé de lourdes épreuves de la vie qui me l’ont fait apprécier à sa juste valeur, après avoir conçu ma plus belle réussite, mon fils Théo alias mini Bee, je peux aujourd’hui me déclarer « ultradépendante » et je replonge à chaque fois avec délectation…

Aussi ai-je saisi sans grande résistance l’occasion de repartir à Fuerteventura pour y vivre la seconde édition du Half Marathon des Sables et assouvir ma soif de Bee aventurière.

Il faut dire que j’avais goûté chaque seconde de la première édition comme un nectar, appréciant chaque grain de sable et roche volcanique, admirant des paysages lunaires et maritimes féériques, redécouvrant les notions de chaleur humaine et de solidarité sur un bivouac.

Je vous invite d’ailleurs à lire les différents articles que j’y avais consacrés en allant sur mon blog ou en cliquant sur le lien suivant : HMDS

Aussi avais-je peur d’une redite, d’une pâle réplique de la première édition, un peu comme lorsqu’on découvre un film réalisé à partir d’un livre qu’on a adoré, mais je n’ai pas été déçue, car quels que soient les parcours, les aventures sportives et humaines ne sont jamais les mêmes.

Pourtant, les voyants n’étaient pas vraiment au vert au moment de mon départ…

 

Une mécanique enrayée

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Sujette à quelques soucis de santé au mois de juin – ô fâcheuses récidives ! – je n’avais pas abordé mon été de la meilleure des façons, tant physiquement que moralement.

Mais la préparation de mon challenge du mois d’août, le Master 100 de l’UT4M, m’avait donné de l’allant : une vraie source de motivation pour avancer et ne pas se laisser abattre.

La suite, vous la connaissez  – sinon je vous invite à relire le dernier article de mon épopée en cliquant sur ce lien : un arrêt à la base de vie du 55e kilomètre de l’UT4M, lié aux caprices d’une météo caniculaire jusqu’alors.

J’avais accepté quelques semaines plus tôt d’aller au Half de Fuerteventura.

Si l’arrêt sur l’UT4M ne m’avait pas posé de problème, en revanche la gestion des trois dernières semaines de préparation avant le Half, surtout après un abandon, était plus périlleuse : il fallait en effet rebondir avec une santé fragilisée et des doutes sur mes capacités.

Que celui qui n’a jamais douté après un abandon – bien sûr, si cette expérience a été vécue !  – lève la main !

Le mental prend une véritable bombe d’ondes négatives en pleine face, susceptible d’anéantir la moindre once de positivisme.

Difficile de se rassurer, même si vous savez que sur les longues distances, des paramètres totalement inattendus, indépendants de votre bonne volonté, peuvent venir saborder votre défi.

J’ai donc pris conseil auprès du coach trail de mon club, Les Foulées de Saint-Germain-en-Laye, afin d’aborder de la façon la plus sereine ces quelques jours de préparation.

Son verdict a été sans appel : « Il faut faire du jus ! »

Un challenge difficile pour une Bee hyperactive…

 

Une préparation réduite, mais efficace

 

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Après 55 kilomètres et une hypothermie, la machine a besoin d’un peu de repos !

J’ai donc pris quelques jours avant de rechausser les baskets.

Durant cette courte période, j’ai décidé d’intégrer mentalement comme une expérience positive ma course de l’UT4M : rien ne sert en effet de se lamenter, il faut avancer dans la vie, en tirant profit de ses échecs !

Après tout, ne s’agissait-il pas en fait d’une sortie longue classique comme j’aurais pu en faire – même si je n’excède en général pas trois heures – lors d’un week-end choc ?

J’ai vite pris rendez-vous dans mon centre de cryothérapie à Franconville afin d’accélérer le processus de récupération de ma carlingue de Bee et de me détendre.

L’idée était d’arriver la plus fraîche possible sur le challenge : j’ai misé sur le sommeil, une hygiène de vie impeccable avec l’alimentation qui va bien, des entraînements croisés et de petites sorties de 10-12 kilomètres en courant à la sensation.

Je n’ai refait qu’une seule véritable sortie longue avec le sac à dos lesté.

Mais j’ai surtout mis l’accent sur la préparation mentale, en axant notamment sur la sophrologie : j’avais en effet besoin de faire retomber toute la pression générée par cet arrêt sur l’UT4M, mais aussi le stress cumulé à la rentrée avec la reprise sur les chapeaux de roue de mes activités.

Morgane, ma sophrologue, a une fois de plus été d’un grand soutien avec ses séances axées sur la respiration et la relaxation.

Mais je vous reparlerai très bientôt d’elle lors d’une interview que j’ai réalisée.

 

Une Bee plus déterminée que jamais…

 

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À la veille de mon départ pour Fuerteventura, j’étais contre toute attente détendue et déterminée.

Je n’avais qu’une idée en tête : vivre pleinement mon aventure.

Zéro pression à l’horizon !

Mais un soupçon de ce qu’on appelle familièrement « la gnaque » commençait à poindre : j’étais certaine, sans pouvoir l’expliquer, que j’irais au bout de cette aventure.

J’aurais pu alors faire comme les enfants à qui on lance des défis, et répondre : « Même pas peur ! »

Je n’avais qu’une envie : en découdre avec ces 120 kilomètres !

Aucun objectif de temps, simplement passer l’arrivée pour conjurer le sort et repartir dans une dynamique positive…

Aucune anticipation jusque dans la logistique : j’ai fait et refait mon sac à dos en dernière minute, je n’ai pas programmé si j’allais courir seule ou non, je n’ai préparé aucun timing pour les points de contrôle…

Je voulais juste m’ouvrir à l’aventure et la savourer…

Mais je ne me doutais pas alors qu’elle allait prendre des proportions plus incroyables que je ne les aurais imaginées…

Affaire à suivre…

 

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2 réflexions sur “L’aventure Half Marathon des Sables 2018 – Prélude…

  1. Pignard Dominique 4 octobre 2018 / 20 h 28 min

    Un super texte . Bien résumé .
    Une volonté , tu te fais plaisir et c’est cela le plus important . Tu t’epanouis Dans ce sport qui te donne un certain équilibre de vie ,
    En tout les cas bravo et bonne continuation dans tes projets . 👍👍💪💪✌️✌️👏👏👏

    Aimé par 1 personne

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