L’aventure Half Marathon des Sables 2018 – Part I : une première étape qui donne le ton !

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Je vous ai quittés hier, déterminée et enjouée à l’idée de vivre cette nouvelle aventure dans le désert de Fuerteventura.

J’avais pris mon billet d’avion un jour plus tôt afin de me reposer et de profiter des infrastructures de l’hôtel : un véritable paradis pour les triathlètes !

Le piège pour une Bee hyperactive était de ne pas s’épuiser à force de longueurs dans la piscine olympique, ou dans la salle de sport dernier cri équipée de tous les appareils à la pointe.

La rencontre avec Émilie, une traileuse de Bordeaux, m’a sauvée de cette dérive, même si le lendemain matin, nous avons décidé de nous retrouver pour faire un run tranquille – je vous rassure, seulement 3-4 kilomètres ! – et découvrir le petit village de pêcheurs de Las Playitas.

Hors de question pour nous de nous épuiser !

Un plat de pâtes aux gambas plus loin, au restau du coin, et nous avons vu affluer une masse de traileurs plus chargés les uns que les autres : pas de doute, le Half Marathon des Sables aurait bien lieu dans le coin  !

Mais avant, une première étape, et non des moindres, nous attendait…

Le juste poids…

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Le contrôle des sacs est une étape incontournable de ce type de courses : un certain nombre d’éléments obligatoires sont demandés – couverture de survie, sifflet, briquet, duvet, kit de bobologie, miroir SOS, épingles à nourrice, nourriture, crème solaire… – qui te font instantanément voyager et penser que tu vas devenir le Mike Horn du désert.

Pour le reste, chacun est libre d’emmener ce qu’il veut, mais il faut déclarer chaque chose.

Commence alors un véritable casse-tête : comment prendre l’essentiel sans trop alourdir sa charge ?

Il faut bien évidemment penser au poids du sac que nous devrons supporter pendant les 4 jours de course !

Toute une vie sur notre dos et ce n’est pas le moment d’en avoir plein le dos, comme on le dit si familièrement !

Les conversations vont bon train dans la file d’attente, on se croirait à une tombola pour gagner la bourriche : « Qui veut peser la bourriche ? Celui qui sera le plus près de son poids, gagnera… un nouveau dos ! »

Cette année, je suis surprise de la rapidité des contrôles : on ne scrute pas le nombre de calories de mes repas, ni les constituants de mon sac.

On ne le pèse pas non plus, ce qui permet pourtant une certaine équité entre les coureurs : au Marathon des Sables, votre sac doit être compris entre une fourchette de poids.

Seul le médecin pousse un peu plus loin la réflexion : je suis allergique à l’aspirine et un poinçon en forme d’étoile le signale sur mon dossard.

Dix minutes plus tard, je repars avec mon dossard et ma balise GPS en poche : l’aventure peut commencer…

Perles de sueur et panoramas enchanteurs

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Contrairement à l’année dernière, nous n’avons pas passé cette première nuit sur le bivouac, mais à l’hôtel, un luxe car nous y avons gagné le petit-déjeuner.

L’autosuffisance a donc commencé après le petit-déjeuner, en montant dans le car qui nous a conduits sur le lieu de la première étape…

Un rituel qui a fait jaillir quelques réminiscences chez la Bee…

Comme un flashback en arrivant sur cette côte et en gagnant la ligne de départ, mais cette année était un peu différente : je courais en tant qu’experte WAA et donc aussi sur le challenge équipes !

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Première petite halte pipi dans l’impudeur la plus totale – les charmes des courses dans le désert où les buissons et cactus ne sont pas légion ! – suivie d’une photo avec mes coéquipiers.

Pas de stress, juste l’impression d’être à ma place, au sein de la nature, dans mon élément…

Quelques échanges entre coureurs pour s’encourager, faire connaissance, tuer le temps…

Un petit brief de l’organisation pour nous rappeler l’importance de l’hydratation et comment bien la gérer, le profil du parcours et du terrain.

Le soleil est déjà haut dans le ciel et darde ses rayons cuisants.

9h30 : la musique démarre, le compte à rebours peut commencer…

Une Bee cavaleuse

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Je m’élance sans objectif précis sur cette étape de près de 25 kilomètres, mais je me fais vite embarquer par les premiers destriers qui s’emballent.

Une certitude s’impose alors : je ferai cavalier seul cette année.

Comme un besoin d’introspection, de me retrouver seule avec moi-même, de m’éprouver en solitaire.

Moi, la Bee si sociable, je vais m’offrir le luxe du silence, de la communion avec les éléments, de l’osmose avec la Nature !

Je ralentis rapidement l’allure, essoufflée et suant déjà au bout d’un kilomètre : je ne vais pas tenir le 4’50 au kilo, il ne faut pas rêver.

Un premier petit canyon vient d’ailleurs me rappeler à la dure réalité de la course, je sors les bâtons.

C’est étrange comme les sons, les odeurs, et bien évidemment certains éléments visuels peuvent s’imposer à votre esprit : je me rends vite compte que nous sommes en train de parcourir une partie de l’étape de nuit de l’année dernière, en me frayant un chemin à travers un genre de petit marécage.

Je souris, car nous nous y étions quelque peu perdues de nuit avec Mathilde et y avions rejoint un groupe de Français et d’Italiens.

Je cours à un bon rythme, sans trop ressentir la chaleur et la fatigue.

Je me plais à redécouvrir l’endroit en pleine lumière.

Je m’hydrate sans relâche, forte de mon expérience de l’année précédente : un coup de chaud peut vite entraîner un abandon, surtout dans ce paysage où la réverbération est importante.

Je passe les CP sans souci, mais je sue déjà à grosses gouttes : mon brushing dont je n’ai cure est déjà ruiné.

Un bruit familier, qui nous avait fortement impressionnées avec Mathilde l’an dernier, me fait alors frissonner : le fracas des vagues contre les falaises !

Je découvre alors le somptueux et vertigineux panorama que nous avions deviné avec appréhension l’année dernière.

Quelle beauté !

Je ralentis et hume l’air salé, m’immerge dans ce fracas sonore et cette ivresse sensorielle.

Je crée ma bulle pour affronter mon vertige, mais subjuguée par la vue, j’y arrive plutôt bien.

Je songe à mon ex coéquipière et m’empresse de prendre une photo pour lui faire partager ce panorama qui nous avait frustrées l’année passée…

Mais je me rends alors compte que mon téléphone est arrêté, ce qui restera d’ailleurs un grand mystère.

Une nouvelle côte et j’arrive enfin à un panneau indiquant le dernier kilomètre, interminable – à mon avis, il en faisait plutôt deux !

J’aperçois enfin le bivouac et l’arche libératrice de l’arrivée : je laisse aller mes jambes de Bee sans les freiner et finis avec bonheur cette première étape…

3h12, difficile d’établir une comparaison avec l’année dernière, car le parcours n’était pas vraiment le même, mais je suis plutôt satisfaite de mon classement…

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Rendez-vous au prochain épisode…

Si vous souhaitez réagir ou commenter ce récit, poser des questions, faites-le en commentaire via ce blog, sur ma page Facebook Beerunneuse ou sur mon compte Instagram.

Je serai ravie d’échanger avec vous…

2 réflexions sur “L’aventure Half Marathon des Sables 2018 – Part I : une première étape qui donne le ton !

    • beerunneuse 9 octobre 2018 / 16 h 03 min

      Merci Daniele, tu es Toujours d’un grand soutien et cela est motivant. J’espère que ça va.😘

      J'aime

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