L’aventure Half Marathon des Sables 2018 – Part III : une journée de repos mise à profit !

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Je vous ai quittés après mon étape longue, une bonne douche, la dégustation d’un smoothie réconfortant et les retrouvailles avec mon cher duvet, dans lequel Cham s’est empressé de se glisser…

Je m’attendais à sombrer dans un sommeil paisible et récupérateur, mais non !

Morphée a eu du mal à s’inviter, repoussé par l’euphorie énergisante de la Bee : j’ai sorti mon lecteur mp3 pour écouter un peu de musique relaxante et suis parvenue, une bonne heure plus tard, à lâcher prise pour glisser dans un doux sommeil.

Mais pensez-vous que la Bee a profité de cette journée pour faire une grasse mat’ ?

Point du tout ! À 7 heures pétantes, je commençais déjà à vaquer à mes petites activités sur le bivouac.

Cette journée tant attendue m’a permis de lier davantage connaissance avec les trailers présents sur le bivouac, mais aussi d’avoir un peu de confort et de trouver de nouveaux trucs et astuces que je partagerai au fur et à mesure…

 

Des retrouvailles chargées en émotions

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La première chose qui te vient à l’esprit quand tu te réveilles, c’est de vérifier si tous les copains sont eux aussi bien arrivés.

L’étape longue est à l’origine de maints abandons et j’ai croisé sur mon parcours des coéquipiers qui ont dû abandonner.

Je jette un oeil aux tentes alentour : a priori, mes compagnons d’alvéole sont arrivés à bon port, mais dorment encore.

Je m’extirpe sans trop de mal de ma tente et constate avec étonnement que mes jambes n’ont pas trop de courbatures, ni de bobos : miracle de l’arnica ?

En revanche, mes pieds ont souffert : ampoules et hématomes décorent mes ongles et orteils, de vraies blessures de guerre !

Je vous rassure, je ne prends jamais ce genre de souvenirs en photos : je ne vois pas l’intérêt de publier des photos peu ragoûtantes afin d’apparaître dans un top ten du petit musée des atrocités de la course à pied !

Mais l’heure n’est pas aux soins : je cherche les tentes de mes coéquipiers WAA et constate avec bonheur qu’ils sont là.

J’ai l’impression de passer mes troupes en revue : j’aperçois avec joie Émilie, ma copine d’aventure, puis Emma et d’autres filles de la team Lady WAA.

Pas de carnage au sein de mes connaissances, quasiment tout le monde est là, mais nous recensons les mêmes bobos : grosses ampoules, pieds brûlés, courbatures pour certains.

Je discute un peu plus longuement avec Valérie et Delphine, deux connaissances parisiennes : j’apprends que Delphine a souffert de déshydratation et a dû être perfusée, mais grâce à un mental d’acier, elle a quand même fini l’étape !

Les conversations vont bon train sur le bivouac, au milieu des ronflements de coureurs emportés dans les bras de Morphée.

Un petit-déjeuner collectif s’improvise, lieu d’échanges et de partage. Nous revenons bien sûr sur l’étape de la veille et racontons à tour de rôle les petites anecdotes qui ont émaillé ce périple.

L’ambiance est sereine, détendue…

 

Une fée du logis des sables

 

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Le rôle de la petite ménagère, même au milieu d’un désert, l’emporte très vite sur l’aventurière !

Même si certains points ne sont pas ma priorité sur un ultra, je souffre assez vite de l’absence de propreté : en sentant mes vêtements collants, je rêve de douche, de machine à laver et plus simplement, d’odeurs de propre !

Comme l’an dernier, je suis venue avec ma savonnette prise à l’hôtel : l’ouverture du sachet, avec l’odeur qui s’en dégage, m’évoque immédiatement, dans un autre registre, les fameuses madeleines de Proust !

J’ai l’impression d’avoir emporté un diamant odorant dans mon sac !

Je coupe mon bidon à la moitié, à l’aide de mon couteau, puis râpe la savonnette pour en faire de petits copeaux. Il ne me reste plus qu’à laisser tremper.

J’ai emporté cette année un accessoire peu encombrant et léger, mais qui m’avait manqué : deux pinces à linge pour maintenir les vêtements humides sur le cordage de la tente.

C’est fou ce que l’expérience nous apprend et combien un petit objet devient soudainement indispensable !

Je rentre dans mon petit chez moi pour l’aérer et faire un peu de rangement : l’air est encore un peu frais et je décide de prendre mon carnet pour écrire la suite de mon aventure, afin de n’oublier aucun détail…

 

Un après-midi bien rempli

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Pas question de s’ennuyer sur un bivouac du Half Marathon des Sables !

De petits événements sont prévus pour ponctuer la journée des coureurs, après une grosse sieste, cela va de soi…

Et le nec plus ultra, c’est d’avoir pu bénéficier de fatboys pour faire notre récup, un pur délire : imaginez-vous en plein désert, confortablement installés, après avoir enquillé près de 90 kilomètres ! Un luxe !

Mais le moment certainement le plus attendu est l’arrivée des bouteilles de Coca frais pour chaque coureur ! Un pur moment de bonheur, même pour ceux qui ne sont pas des aficionados du breuvage !

Un cours de yoga pour s’étirer, des danses locales, tout est prévu pour essayer de distraire les coureurs, car il faut le dire, une journée sans rien faire, c’est long, foi de Bee qui ne tient pas en place !

Après mes déconvenues mexicaines, j’ai préféré pour ma part faire un atelier d’un tout autre genre : les premiers soins des pieds, ceux qui te permettent de pouvoir rechausser tes baskets pour l’ultime étape.

La tente médicale était tellement bondée – l’an dernier, je n’avais pas souffert de ces problèmes – que nous avons eu un cours collectif donné par un médecin : j’ai découvert le traitement des ampoules à l’aide d’une seringue et d’une pipette d’éosine !

Impressionnant, mais rudement efficace, car sans cela, je pense que je n’aurais pas aussi bien couru la dernière étape.

Quelques straps et conversations plus loin, il a fallu songer à raviver notre foyer afin de déguster l’ultime plat chaud lyophilisé de ce périple : pour ma part, une brandade de morue délicieuse !

Mais je consacrerai plus tard un article à mon alimentation…

Dois-je préciser notamment que j’ai passé toute cette journée à bien m’hydrater, entre boissons de récup, eau et smoothies ? Même Cham a eu droit à des petites attentions…

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Le vent s’est levé en fin de soirée, et frissonnant de froid et de fatigue, nous avons regagné nos tentes pour ranger notre sac à dos pour l’étape du lendemain, et surtout, dormir !

À bientôt pour le récit de la dernière étape…

 

Si vous souhaitez réagir à ce récit, donner vos impressions ou apporter un commentaire, vous pouvez le faire via ce blog, sur ma page Facebook ou mon compte Instagram Beerunneuse. Je vous répondrai avec plaisir…

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