Le Morvan, un spot de trail à découvrir

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Ce week-end, j’ai eu l’immense honneur d’être invitée en voyage presse avec une équipe de journalistes et de blogueurs pour découvrir une région à quelques encâblures de Paris : le Morvan.

Mais il ne s’agissait pas à proprement parler que d’un voyage touristique, car le fil conducteur était le trail.

Comme vous vous en doutez, inconcevable pour une Beerunneuse de répondre par la négative à une telle proposition : dès qu’il s’agit de chausser des baskets, je réponds toujours présente.

Mais je ne me doutais pas à quel point ce séjour allait être sportif, ni combien cette région avait d’intérêt pour la pile que je suis.

Prenez place, je vous emmène faire une jolie promenade, non loin de la région parisienne, dans une nature verdoyante et riante…

Une région méconnue

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J’avoue être souvent passée non loin du Morvan pour me rendre vers mes destinations estivales, mais jamais je ne m’y suis arrêtée : il n’y a pas de grands axes vraiment directs, et pourtant, cela vaut le coup de faire un petit détour !

En parlant de mon séjour à venir, plusieurs personnes m’avaient dit ne pas connaître la région ou alors que c’était un endroit superbe.

Situé en Bourgogne-Franche-Comté, le Morvan est un massif de basse montagne dont le point culminant, le Mont Folin, se situe à 901 mètres d’altitude.

Certes, on ne trouve pas de hauts sommets comme dans certaines régions de France, mais la région est très vallonnée et boisée, ce qui n’est pas pour déplaire à la Bee en quête de dénivelé.

Autre atout majeur : le réseau hydrographique est dense et la région abonde de lacs artificiels.

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Adeptes des sports nautiques, vous allez être surpris par le nombre d’activités qu’il est possible d’y pratiquer !

Mais avant d’évoquer tous les sports que nous avons essayés et ceux auxquels vous pouvez vous adonner, je vous propose de nous attarder sur ma passion, le trail, qui était le fil conducteur du week-end.

Une grande variété de terrains

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En arrivant dans ce splendide parc national, mes baskets ont tout de suite commencé à me titiller.

La Bee traileuse s’est réveillée, tandis que le réseau téléphonique disparaissait : une véritable immersion en pleine nature, loin de la modernité et de l’excès de communication dont nous sommes souvent les victimes.

Logées loin de tout dans des chalets tout en bois, nous avons eu l’espace d’un instant l’impression de nous retrouver dans le décor de « La petite maison dans la prairie » : des champs et des étangs tout autour de nous !

Nous étions accueillis, pendant toute la durée du séjour, par Arnaud et Laura qui travaillent à l’office du tourisme : ils nous ont parlé d’un énorme projet autour du trail afin d’exploiter les ressources de la région.

Neuf circuits balisés ont été créés, de distances et dénivelés différents, afin de parcourir les plus beaux sentiers du Morvan :

  • « Les grandes ventes » affiche une distance de 7,150 km pour 200 D+
  • « Les sources de l’Yonne », 15,5 km pour 477 D+
  • « À la conquête de Bibracte », 23 km pour 1000 D+
  • etc.

L’idée est à chaque fois de se faire plaisir d’un point de vue sportif, tout en découvrant des endroits touristiques ou des curiosités.

Un petit livret donne le détail du circuit et les noms des lieux et curiosités.

Vous pouvez télécharger les tracés en cliquant ici.

Accompagnés de deux traileurs de renom, nous avons découvert deux parcours somptueux autour de cascades, dont celle appelée le Saut du Gouloux, avec des terrains bien différents : des sous-bois moussus, des sentiers au milieu de feuillus avec des ornières et des cailloux, des pistes de VTT, etc.

Point de goudron dans ce cadre idyllique, mais un grand nombre de ponts et de rivières que la Bee a allègrement traversés en fredonnant l’air du « Petit pont de bois » de Yves Duteil.

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Mes impressions de Bee

Autant le dire tout de suite, je suis conquise par le projet « Morvan Trail » et par la région : inutile de rappeler que je suis une amoureuse des cadres champêtres et des coins de nature préservés.

Ce qui m’a particulièrement semblé intéressant pour des coureurs qui comme moi habitent en région parisienne, c’est le dénivelé qu’offre la région pour s’entraîner sur des ultras en montagne par exemple : quasiment 600 de D+ sur un des parcours de 13 km que nous avons fait !

Que demander de mieux à seulement deux heures et des poussières de Paris !

L’alternance forêts de pins et de feuillus n’est pas non plus sans rappeler les paysages de montagne : combien de fois me suis-je d’ailleurs fait la réflexion !

Certaines côtes et descentes m’ont paru assez techniques, notamment une que nous avons abordée juste après le pique-nique, pour descendre du Rocher du Chien et aller jusqu’au parking : le filin métallique disposé sur l’un des côtés de la descente n’était pas de trop, entre les racines et le dénivelé.

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Je suis partie un peu frustrée car je n’ai pas vraiment eu le temps de courir autour des lacs – le week-end est passé tellement vite !- mais un ami journaliste belge qui était hébergé autour du lac des Settons et qui en a fait le tour, soit 15 kilomètres, a adoré l’endroit.

Bon, c’est certes plat, mais les paysages sont juste sublimes et cela peut permettre de faire un peu de fractionné et de vitesse.

Que l’on soit traileur débutant ou confirmé, il me semble que la région permet de trouver son compte et de repartir satisfait.

Nous avons également croisé des randonneurs qui prenaient beaucoup de plaisir à arpenter à leur rythme les sentiers ombragés : les parcours me paraissent parfaitement accessibles avec des enfants.

Je me suis même projetée l’espace de quelques secondes faisant un trek avec mini Bee !

Il y a donc fort à parier que je reviendrai traîner mes guêtres – celles du Marathon des Sables peut-être d’ailleurs – dans ces forêts touffues et ressourçantes.

Avant de vous quitter et de clore cette partie trail, je tenais à vous informer qu’une course a justement lieu dans la région le week-end prochain : le Morvan Oxygène Trail.

Au programme, plusieurs distances dont un ultra de 83 kilomètres.

Alors si vous n’avez rien de prévu le 30 juin et que vous avez envie de chausser vos baskets pour découvrir en famille une magnifique région, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Je vous donne rendez-vous demain pour découvrir la suite de ce périple sportif dans le Morvan.

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« Fit body workout », un programme sportif complet à la carte

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Vous n’avez pas le temps de vous rendre dans une salle de sport, de chausser vos baskets, car vous devez rester à la maison pour garder le petit dernier ou vos horaires professionnels ne vous le permettent pas ?

Vous n’aimez pas l’idée d’aller vous exhiber dans des cours collectifs où vous avez l’impression que tout le monde se focalise sur vos imperfections ?

Vous aimeriez bien vous inscrire dans la petite salle de sport non loin de chez vous, mais les horaires des cours qui vous intéressent ne correspondent pas avec votre planning ?

La solution ? Ce serait bien évidemment d’avoir un coach à domicile, rien que pour vous, mais cela suppose un coût et vous n’êtes pas sûre d’avoir la motivation nécessaire dans la durée.

Réjouissez-vous !

Le nouveau programme « Fit body workout » ne vous propose pas un coach, mais cinq ! Tout cela sans bouger de chez vous et en variant les activités.

Cela vous interpelle, n’est-ce pas ?

Retour sur un concept novateur qui pourrait très vite séduire une bonne partie de la population…

Une palette complète d’activités

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                   Le professeur de sophrologie

« Fit body workout » est le troisième programme créé par le coach Sébastien et son équipe, afin de proposer des cours de sport en ligne interactifs et ludiques.

Si les premières éditions avaient déjà bien marché, celle-ci a encore été améliorée : la proposition est plus large car vous bénéficiez non pas d’un coach, mais de cinq coachs rien que pour vous !

Alors, heureuse ?

Qui dit cinq coachs, dit cinq activités : sur un planning en ligne, vous pourrez choisir entre des cours de sophrologie, de yoga, de musculation, de gainage ou de hiit – pour ceux qui ne connaissent pas ce terme, il s’agit de high intensity interval training, un genre d’entraînement de fractionné de haute intensité si vous préférez.

Il n’y a pas besoin de matériel spécifique pour les cours, juste d’une connexion internet qui vous permet de suivre le programme que vous souhaitez, à l’heure que vous voulez.

Vous n’aurez plus aucune excuse lors de vos déplacements ou en vacances pour ne pas faire de sport !

Quant aux mamans qui sont accaparées par leur progéniture, elles trouveront certainement pendant la sieste un moment pour faire un peu d’activité.

Informations utiles

Les coachs affichent la promesse sur leur site de tout changer en seulement huit semaines.

Vous vous demandez certainement combien coûte ce coaching sur-mesure ?

39 euros seulement pour 8 semaines, pour sept cours par semaine !

Un prix imbattable pour ce genre de prestation !

Le programme sera lancé officiellement le 22 janvier 2018.

Un partenaire nutrition est venu s’ajouter à la petite équipe : Foodvisor, une application qui vous permet de connaître la composition de votre assiette en la photographiant.

Elle permet de suivre l’alimentation, de prendre en photo votre assiette, de vous créer un profil et d’avoir des recommandations et des conseils.

Du sport, de la nourriture, du bien-être et du lâcher prise, tous les ingrédients semblent réunis pour concrétiser la promesse de tout changer en 8 semaines.

Mes impressions de Bee

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Se muscler, faire du gainage et du yoga est essentiel dans la vie d’une Bee adepte des ultra trails : ces activités permettent d’éviter un grand nombre de blessures.

J’ai eu l’occasion d’avoir un échantillon des cours prodigués par chacun des coachs et je n’ai pas été déçue : dynamisme, dépassement de soi, bonne humeur, exigences, lâcher-prise et bien-être sont au rendez-vous.

On a envie d’aller au-delà de ses limites grâce à la bienveillance et au professionnalisme des coachs.

Mention spéciale au coach sophrologue – une discipline que je connais un peu moins bien – qui a réussi en à peine quelques minutes à emmener mon esprit sur un lac avec un bateau, ce qui est un exploit quand on connaît ma nature de Bee « pile électrique » : un moment de pur bien-être…

Je n’ai pas encore assez de recul pour juger de la qualité du programme, mais je trouve le principe très intéressant : pouvoir choisir son cours et son horaire est une option non négligeable qui peut changer la vie de bien des gens et les inciter à se dépenser, sans avoir recours à des prétextes douteux.

Prêts pour 8 semaines de challenges ?

Si vous souhaitez vous inscrire et suivre ce programme, sachez que j’ai une bonne nouvelle pour vous : par le biais de ce blog, vous bénéficierez d’une réduction en utilisant le code promotionnel « beerunfbw ».

Vos huit semaines vous reviendront à 29 euros au lieu de 39 !

Vous n’avez à présent plus aucun prétexte pour ne pas vous inscrire.

Rendez-vous sur http://www.fitbodyworkout

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Bon programme à tous !

Le défi estival de la Bee : part I

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Comme vous avez pu le constater ces dernières semaines, il plane un certain mystère autour de ma vie de Bee…

Je vous propose de découvrir, sous la forme d’un feuilleton en plusieurs épisodes, le ou plutôt les défis que je me suis lancé pour cette fin de saison…

Mais quelle guêpe a bien pu me piquer pour aller consulter un hypnothérapeute et lui parler de mon vertige ? Ai-je un projet en tête ou simplement l’envie de prendre un peu de hauteur ?

Un peu des deux certainement, mais vous découvrirez bientôt cela au fil des semaines à venir…

Avant toute chose, il convient de revenir sur l’aventure qui a déclenché véritablement ma phobie du vide, ainsi que ma frayeur de la montagne…

 

Un ultra cauchemardesque

 

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Vouloir se dépasser dans la vie est une bonne chose : le trail m’a souvent donné cette possibilité et m’a permis de gagner en assurance et en force.

Mais j’ai aussi découvert qu’il fallait garder une certaine mesure : quand on commence à bien courir et à avoir des chronos satisfaisants, on se sent pousser des ailes et on veut toujours repousser plus loin ses limites.

Mais certains défis nécessitent une préparation évidente et une certaine expérience…

Je l’ai découvert à mes dépens, après m’être embarquée dans une aventure qui relevait de l’inconscience…

C’était en 2014, au mois de juillet. Nous nous étions inscrites avec une amie sur le Celestrail en Andorre : 87 kilomètres et un peu plus de 5000 de D+.

Je n’étais jamais allée à la montagne auparavant – je parle de haute montagne, que ce soit pour skier ou randonner. Quant à y courir…

Mais j’avais fait quelques podiums sur certains trails – 1ère de ma catégorie sur le 57 km du Morbihan, 3ème sur le Trail des cerfs, etc.

Chance de la débutante ? Je ne faisais du trail que depuis un an et demi à ce moment-là.

Ce qui est certain, c’est que je ne me suis pas posé de questions quand mon amie m’a proposé de faire ce trail en Andorre : j’étais pourtant déjà sujette au vertige…

Tout me semblait réalisable et facile, un peu comme ces élèves qu’on voit évoluer sans travailler pendant plusieurs années et qui un jour, sans comprendre pourquoi, se heurtent à un mur.

Notre préparation avait été relativement légère : le marathon de Paris et quelques sorties en mode rando-course. Nous n’avions pas spécialement fait de dénivelé en conséquence, ni pris le temps d’aller faire un week-end d’adaptation à la montagne.

Nous ne voulions pas faire un chrono – il ne faut tout de même pas exagérer ! L’objectif était de passer un week-end tranquille entre copines.

Nous avons donc débarqué à Ordino, fraîches comme des fleurs, avec nos shorts et nos baskets. Mais c’était sans compter sur la neige qui s’est invitée en plein mois de juillet, comme nous avons pu l’apprendre lors du brief…

En arrivant sur place, j’ai pris conscience de l’ampleur du challenge : j’ai eu une sensation de malaise immédiatement en apercevant certains sommets.Notre coach trail nous avait prévenues de notre inconscience et de notre manque de préparation.

Croyez-vous que cela aurait pu m’arrêter ? Eh bien non ! Même si j’ai fait part à mon amie d’une vague appréhension, j’étais tout de même sur la ligne de départ, à minuit, le jour de la course.

Dix kilomètres plus loin, nous commencions l’ascension du premier col, d’une hauteur de 2 740 mètres, à la frontale.

Un véritable périple, lors duquel il a fallu nous changer, entre la traversée d’un glacier et la neige qui tombait ! Nos shorts ont vite fait grise mine et nos jambes ont réclamé du long.

Nous sommes-nous changées trop tard ou est-ce notre manque d’expérience qui nous a valu un abandon ?

Toujours est-il que nous sommes arrivées au sommet en ressentant un froid extrême : j’ai alors commencé à avoir des hallucinations et l’envie de me jeter dans le vide. Je ne voyais plus que des genres de nuages de part et d’autre de la crête.

Mon angoisse s’est alors amplifiée en suivant un sentier le long d’une paroi rocheuse : impossible de me concentrer sur la course et je ne ressentais plus aucun plaisir. J’avais juste une forte envie de vomir.

J’ai un peu perdu la raison ensuite, me plaquant contre la paroi et signifiant à mon amie mon déplaisir lié à la difficulté du parcours : le mal des montagnes a priori.

Le premier ravitaillement est apparu au bout de 5 heures de course : nous y sommes arrivées gelées jusqu’aux os, et moi dans un état second, puisque je ne me souviens plus de rien, sinon de la soupe aux champignons qui m’avait été servie et que je n’ai pu garder…

Après, plus rien : une perte de conscience et une sensation de froid extrême…

J’ai fait une hypothermie sévère…

Comme les conditions climatiques ne permettaient pas aux hélicoptères de nous secourir, nous avons dû attendre le petit matin pour redescendre dans la vallée. Un pur cauchemar quand on divague encore !

Je partais quelques jours après aux Canaries et ai dû bénéficier d’une aide médicale assez lourde, puisque les symptômes ont persisté longtemps…

Cette aventure m’a servi de leçon, tant sur le plan physique que psychologique.

J’ai ensuite cessé la course à pied en club, ne prenant pendant plusieurs mois plus aucun plaisir.

Mais ce qui m’a le plus gênée, c’est l’accentuation de mon vertige…

 

Une prise en charge à retardement

 

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Inutile de vous dire que je ne voulais plus entendre parler de montagne, et encore moins de course en altitude !

Mais l’été 2016 m’a rappelée à l’ordre : une amie m’a invitée à son mariage à Châtel.

Comme il n’était pas concevable de ne pas courir pendant quatre jours – la fameuse addiction de la Bee – j’ai embarqué mes baskets avec moi, entre ma robe cocktail et mes talons ! Juste au cas où…

Le charme a opéré, puisque j’ai fait deux sorties avec un peu d’appréhension, mais surtout beaucoup de plaisir. Bon, je n’ai pas dépassé les 2000 mètres d’altitude !

La seule fausse note ? Les passages un peu escarpés qui m’ont tétanisée…

J’ai oublié de vous dire que cette phobie allait jusqu’à handicaper mon quotidien : difficile pour moi de monter sur une chaise ou encore de faire certaines visites, comme la Tour Eiffel, sous peine de devenir hystérique !

Il fallait donc vite faire quelques chose, d’autant plus que je me privais d’un certain nombre de courses à cause de cette phobie, pas seulement en montagne…

J’ai fait une rencontre lors de mon stage de trail blanc en janvier 2017 qui a été déterminante, un véritable déclencheur à ma prise en charge…

Mais je vous en parlerai en temps voulu…

Il y a deux semaines, j’ai poussé la porte d’une hypnothérapeute, prête à en découdre avec mon vertige…

Quelques jours après, je me retrouvais au deuxième étage de la Tour Eiffel, l’un des endroits qui m’impressionnent le plus : la Tour eiffel.

Je ne vous dirai pas que je me suis sentie particulièrement à l’aise, mais un premier pas était franchi dans cette aventure…

(la suite au prochain épisode…)

 

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Bures-sur-Yvette, le Trail aux portes de Paris

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Depuis mon arrivée en région parisienne, je souffre un peu d’une « adénivelite » – traduisez ce néologisme formé d’un préfixe et d’un suffixe grec par « absence de dénivelé », ce qui ira plus vite.

Il n’est pas toujours aisé de trouver des parcours combinant sentiers en pleine nature et terrains techniques avec du dénivelé : certes, nous avons de jolies forêts avec quelques bosses, mais nous sommes loin de pouvoir gambader sur des parcours tels que l’on peut en trouver dans ma région natale, le Limousin, ou encore dans des endroits plus escarpés.

Combien de fois ai-je entendu des trailers se plaindre de ne pouvoir préparer dans de bonnes conditions leurs ultras en montagne, ou se moquer gentiment de moi lorsque je leur dis que je suis traileuse et que j’habite en région parisienne ?

Partir tous les week-ends en province nécessite un budget !

Alors telle une Lara Croft – la comparaison me semblait plus flatteuse que Dora l’exploratrice, j’explore les coins des Yvelines et des alentours à la recherche du parcours de trail en or…

L’an dernier, dans un article, je vous parlais des « 25 bosses à Fontainebleau », mais même si le parcours présente des points techniques intéressants, je ne le trouvais pas entièrement satisfaisant : il manque un peu pour moi de parties « roulantes ».

Aussi, lorsque j’ai reçu l’invitation du groupe The North Face pour aller découvrir la station de Trail de Bures-sur-Yvette, mon sang de Beerunneuse n’a fait qu’un tour : je ne pouvais bien évidemment qu’accepter.

Pouvoir s’exercer sur de nouveaux terrains de jeux, aux portes de Paris, ne pouvait qu’exciter ma curiosité.

Retour sur un concept et une expérience très nature…

L’essor des stations de Trail

 

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Il y a des stations de métro, de ski, et sont apparues depuis 2011 les stations de Trail.

Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Il s’agit de lieux entièrement dédiés au Trail, offrant des parcours, des installations (douches, vestiaires, etc.), mais aussi des outils, pour faire découvrir la pratique aux débutants ou aider les trailers plus expérimentés à préparer leurs futures courses.

Cette idée a germé dans l’esprit de Benoît Laval, un ultra-trailer dont le palmarès ne peut laisser que béat d’admiration : il a couru plus de 200 Trails à travers le monde, était en équipe de France de Trail en 2010, vice-champion de France, 2ème au Grand Raid de la Réunion, 9ème au Marathon des Sables, a obtenu des victoires à l’Annapurna Mandala Trail, au Défi de l’Oisans, et bien d’autres…

Mais il est également fort connu pour être le fondateur de la marque Raidlight en 1999, pionnière en France dans les produits sportifs spécialisés dans le Trail.

Une marque que j’affectionne tout particulièrement, car elle est extrêmement fonctionnelle et légère – comme son nom l’indique. Je vous en avais d’ailleurs parlé lors de l’une de mes courses dans le Morbihan.

C’est donc tout naturellement qu’il en est venu à penser à tester le matériel dans des conditions in situ.

Un premier bâtiment avec des douches et des vestiaires a été implanté dans le massif de Chartreuse en 2011 : la première station de Trail était née.

Les stations de Trail fleurissent aujourd’hui en France et à l’étranger, puisqu’on en dénombre 30, avec plus de 300 parcours !

Un véritable succès !

Le concept des stations de Trail

 

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Chaque station de Trail est conçue afin d’apporter un certain confort aux pratiquants débutants ou expérimentés :

  • Elle propose un bâtiment pour l’accueil des trailers, plutôt convivial : vestiaires, douches, présentation de produits, bornes d’informations, etc. et certaines stations sont même équipées d’une salle de fitness et d’un espace de vente.
  • Elle offre différents parcours qui sont clairement balisés : plusieurs paramètres entrent en compte, dont la distance et le niveau de difficulté. Chaque parcours possède un chiffre et un code couleur, en fonction de son dénivelé et de l’aspect technique (sa difficulté en fait, comme pour les pistes de ski).
  • On peut trouver des ateliers techniques conçus par un coach, afin d’améliorer certains points de sa pratique : endurance, vitesse, côtes, etc.

Le site internet, extrêmement bien fait, http://www.stationdetrail.com, propose des cartes avec le parcours et le dénivelé. Il suffit juste de s’inscrire.

Vous pouvez même télécharger une application, si vous êtes une Beerunneuse qui a peur de se perdre et de passer sa journée à butiner dans la nature, afin d’avoir des indications pendant votre sortie Trail.

Tout est conçu pour vous encadrer et faire de ce moment un instant privilégié, entièrement dédié à votre pratique sportive.

La station de Trail de Bures-sur-Yvette

 

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Vous n’avez jamais entendu parlé de Bures-sur-Yvette ?

Rassurez-vous, moins non plus, avant de chercher des endroits où m’entraîner sérieusement pour préparer mes trails.

J’étais en revanche allée plusieurs fois dans la vallée de Chevreuse, verdoyante et ressourçante quand on aime la nature.

Bures-sur-Yvette n’est qu’à une vingtaine de kilomètres de Paris et se situe dans le département de l’Essonne (91). La commune est d’ailleurs directement desservie par le RER, ce qui est plutôt pratique quand on n’est pas véhiculé.

Je ne suis pas vraiment étonnée qu’on ait eu l’idée d’y faire une station de trail, car la région est plutôt vallonnée et verdoyante.

La station propose sept parcours allant de 8,7 kilomètres à 32 kilomètres. L’endroit est parfait pour s’entraîner, quelle que soit la distance.

Pourquoi ne pas enchaîner plusieurs parcours en vue d’un ultra ?

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Nos coachs avaient choisi de nous faire découvrir celui d’Aigrefon, soit 16,3 kilomètres avec 449m de D+, enfin ils ont rajouté un certain nombre de séries de côtes, soit 18 kilomètres au total. La difficulté était de 4.

Mes impressions de Beerunneuse

 

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Quel plaisir de se retrouver avec un groupe motivé, sympathique, et deux coachs au top !

J’ai surtout eu le plaisir de retrouver des copines et d’en rencontrer de nouvelles : vive la communauté du running pour tous ces partages !

Après un brief, la session a commencé : nous avons eu la surprise de faire en supplément quelques séries de côtes et de descentes sur le parcours : le coach avait peur que nous trouvions la sortie trop accessible !

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J’avais déjà partagé un entraînement avec ce groupe et n’ai pas été déçue : les séances sont exigeantes et les coachs donnent de bons conseils. Ce sont des amoureux de la montagne et du trail, avec une grande expérience.

Chaque sortie est ponctuée d’exercices de renforcement musculaire.

Le parcours m’a plutôt séduite : nous avons traversé de nombreux sous-bois dans une partie assez vallonnée. Quatre grosses côtes ont mis nos cuisses à rude épreuve. Les quatre derniers kilomètres sont plutôt roulants.

Le temps était de la partie pour cette immersion en pleine nature, ce qui était fort appréciable.

J’ai en revanche trouvé le parcours un peu trop « propre »: les sentiers sont parfaitement dessinés et il n’y a guère de parties techniques.Où sont la boue, les branches, les caillasses ?

Bon, cela ne m’a pas empêchée de faire un vol plané dans une côte : je n’ai pas vu une racine et suis tombée la tête la première.

Par chance, plus de peur que de mal : une douleur lancinante dans la main ne m’a pas quittée jusqu’à la fin de la session et mon genou était douloureux.

Côté balisage, je suis plus sceptique : ok, les Beerunneuses ne sont pas des reines de l’orientation. Mais le fait d’être en groupe n’aide pas : entre papotages et contemplation, je n’ai guère fait attention au signalement mis en place.

À chaque intersection se trouve une indication : je ne les ai pas toutes vues pour être franche, et plusieurs personnes, plus concentrées et disciplinées que moi, ont fait la même remarque.

Alors, inattention ou repérage difficile ? Bon, l’application fonctionne en tout cas très bien, en cas de besoin.

Si je reviens dans cette station, je pense que je choisirai un parcours un peu plus technique – le 32 kilomètres ? -, que je couplerai à un plus court et plus roulant pour la vitesse.

J’ai particulièrement apprécié le fait qu’il y ait des installations, même si je ne les ai pas utilisées : savoir que l’on peut prendre une douche avant de reprendre la route est un plus. Les lieux sont d’ailleurs très propres.

Quel plaisir en tout cas de savoir qu’il existe, non loin de chez soi, un petit écrin de verdure où gambader sereinement !

Alors, prêts à tenter l’aventure ?

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#beerunneuse #trail #trailrunning #run #running #courseapied #sport #stationdetrail #runners #nature #raidlight

 

Le cross training, un excellent complément au running

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Ce jeudi 29 septembre 2016, j’ai découvert une activité qui excitait ma curiosité depuis longtemps : le cross training.

Mais le temps manque souvent aux Beerunneuses qui butinent à droite et à gauche, entre leur vie professionnelle, leurs responsabilités de maman et leurs loisirs.

Domyos, la gamme fitness, gymnastique et danse de Décathlon, organisait justement une session avec des ambassadeurs de Marcq-en-Baroeul dans le Décathlon Porte de Montreuil, l’occasion de découvrir cette activité.

Mon verdict est sans appel : j’ai vraiment été emballée par cette activité qui me semble être un complément intéressant à ma pratique du running et de l’ultra-trail.

À propos du cross training…

J’en avais souvent entendu parler – ainsi que du cross fit, mais il s’agit d’une appellation spécifique à Reebok – et je me devais de participer à cette session pour voir de quoi il s’agissait exactement.

Mais peut-être n’avez-vous aucune idée de ce qu’est cette activité : il s’agit d’un programme d’entraînement physique regroupant des exercices dans différentes disciplines afin d’améliorer la performance globale.

Son plus ? C’est une activité à la portée de tous !

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                         Box improvisée au Décathlon de la Porte de Montreuil

Aussi le cross training a-t-il vraiment eu un accueil « tornade », puisqu’une nouvelle Box – espace dédié à l’activité – ouvre chaque semaine : on compte environ 200 000 pratiquants en France en 2016, et plus de 3 000 000 à travers le monde.

Il s’agit donc d’une véritable tendance sociétale et il est aisé de le comprendre : dans nos vies bien remplies, nous avons peu de temps à consacrer à nos activités. L’avantage du cross training, c’est que l’on peut faire une bonne séance n’importe où et en une demi-heure.

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Avant toute chose, il faut bien différencier ces deux activités : le bodybuilding s’adresse à des personnes qui souhaitent prendre de la masse musculaire. On accorde également de l’importance à l’esthétique.

Le cross training quant à lui s’adresse à ceux qui veulent un corps athlétique, être en bonne santé et prendre du plaisir dans leurs activités. Le côté nutritionnel intervient surtout lors de la récupération.

Il faut savoir que cette activité est pratiquée autant par les hommes que par les femmes.

La success story du cross training

Comment expliquer un tel succès pour cette pratique ?

Il s’agit avant tout d’un travail en endurance : on enchaîne des répétitions qui permettent de gagner en force.

Le côté pratique est aussi intéressant : on peut en faire sans matériel, avec son poids de force. Pas besoin d’installer chez soi une salle de sport high tech au milieu de la salle à manger pour le pratiquer !

Le cross training est intimement lié à une philosophie de vie : celle du « mieux être » au quotidien, notamment par le biais de l’alimentation.

Mais le véritable atout qui s’est dégagé de cette session, c’est qu’on le pratique en général à plusieurs, ce qui a pour effet de décupler notre motivation : il est intéressant de se lancer des challenges par équipes et d’encourager ses partenaires dans l’effort.

La philosophie Domyos

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Domyos s’est positionné rapidement sur cette activité en prônant une véritable philosophie : celle de training partner.

Deux Domyos Clubs ont d’ailleurs ouvert dans le Nord à Marcq-en-Baroeul et Lille où sont dispensés des cours de cross training avec les ambassadeurs qui ont animé notre session.

Les grandes lignes de cette philosophie ?

l’accessibilité : il est important pour Domyos de faire connaître la pratique au plus grand nombre

le partage : il s’agit de rendre le moment ludique et motivant

l’efficacité : renforcement musculaire et travail cardio sont à l’honneur, ce qui explique la complémentarité de l’activité avec de nombreux sports

la santé : les clients doivent être coachés s’ils souhaitent garder la forme et surtout il faut apprendre à bien s’étirer.

Actuellement, cette activité rassemble dans les Domyos Clubs 50% de femmes et elle est pratiquée à tous les niveaux.

Une large palette de produits

Plusieurs produits Domyos, qui permettent de pratiquer l’activité chez soi par exemple, m’ont paru vraiment intéressants.

Leur plus ? Leurs prix accessibles et leur fonctionnalité. Tout est pensé dans les moindres détails : ergonomie, utilisation facile au quotidien, durabilité, etc.

Après les avoir découverts, vous n’aurez plus d’excuses pour ne pas faire de sport chez vous.

Le DST ou Domyos Strap Training

FITNESS Fitness Fitness, Musculation - Domyos Strap Training DOMYOS - Matériel Musculation

Il est accessible au néophyte comme au sportif confirmé, car on travaille avec le poids du corps.

Le principe est assez simple : plus on s’incline, plus l’exercice est difficile.

Cet accessoire permet de travailler le cardio, mais aussi le haut et le bas du corps.

Son plus ? Son côté pratique : on peut l’attacher à une porte, à un arbre, à une balançoire, etc.

Il est fourni dans un petit sac pour le transporter, avec un poster pour montrer les divers exercices : une véritable salle de fitness ambulante !

On ne peut donc plus trouver de prétexte pour ne pas faire de sport !

Il s’agit d’un produit emblématique de la gamme Domyos, qui est proposé à un prix intéressant : on le trouve actuellement à 30 euros.

Pour ceux qui souhaitent trouver d’autres exercices, un code QR permet d’accéder à une application Domyos : on retrouve bien là la philosophie de training partner de Domyos, qui propose un coaching à distance. http://videos.domyos.fr/exos

http://www.decathlon.fr/kettlebell-8kg-id_8354815.html

La Kettlebell

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Si l’objet n’est pas sans nous rappeler les fameuses cloches des vaches des alpages, il faut savoir qu’il fait un tabac : il s’agit d’un poids traditionnel russe qui est muni d’une poignée de prise fixe.

Ergonomique, il s’adapte à toutes les prises de mains et permet le renforcement musculaire et un travail cardio grâce à un mouvement de balistique.

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Il existe en plusieurs poids : 4, 8, 12, 16 et 20 kg.

Son plus ? L’intégration de rubber pour éviter d’abîmer les sols quand vous le reposez.

Son prix ? 9,99 euros pour le modèle de 4 kg.

http://www.decathlon.fr/kettlebell-8kg-id_8354815.html

Le Weighted Bag

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Comme son nom l’indique, il s’agit d’un sac lesté qui existe en 10, 15 ou 20 kg. Il permet de travailler l’ensemble du corps : exercices d’épaulé-jeté, de fentes dynamiques, etc.

Le training Foam Roller

Si au premier aperçu cet accessoire peut paraître très « plastique » et barbare, il n’en est pas moins efficace : il est essentiellement utilisé pour la récupération, mais peut aussi servir à l’échauffement ou pour renforcer sa sangle abdominale.

Il m’a paru vraiment intéressant pour ma pratique du running, car il permet de prévenir les tendinites et le fameux syndrome de l’essuie-glace.

Son prix ? 19 euros 99.

http://www.decathlon.fr/training-foam-roller-38-cm-id_8348800.html

Ma séance de cross training

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Notre groupe était composé de 10 filles, un coach pour superviser la séance et deux autres coachs du Domyos Club qui ont fait les exercices avec nous.

Chaque séance se déroule de la façon suivante pour un atelier d’environ une heure :

→ une discussion avec le coach pour expliquer la séance

→ un échauffement

→ une explication des exercices

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→ un circuit complet, puis un deuxième et un challenge

saut-corde

→ une récupération

Plusieurs ateliers étaient proposés avec divers accessoires : corde à sauter, DST, Kettlebell, Weighted bag, pompes, gainage, etc.

Nous avons expérimenté sur une musique très rythmée chacun d’entre eux par binômes.

Puis on a fait un challenge par équipes avant la récupération.

Mes impressions ?

J’ai adoré cette séance ! L’ambiance était vraiment géniale, motivante et les exercices particulièrement physiques : on a sué, ri, peiné, mais toujours avec le sourire et en s’encourageant.

La musique est vraiment un plus : elle contribue à la motivation du groupe.

Pratiquer du cross training en plein coeur du magasin avait un côté décalé que j’ai bien apprécié.

Je me suis découvert une passion pour la corde à sauter et la Kettlebell.

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Ne pouvant pas m’inscrire à une salle de sport comme mon planning est chargé – ou alors il me faudrait une deuxième vie -, cette session m’a vraiment donné envie de me procurer des accessoires pour compléter ma mini-salle de fitness à moindre coût à la maison.

Je pense également que je participerai avec un peu plus de sérieux aux séances de PPG de mon club, maintenant que j’ai pris conscience de l’importance du renforcement musculaire dans ma pratique de runneuse.

Un grand merci aux coachs souriants et dynamiques qui m’ont fait découvrir cette activité et à Domyos.

Respect au coach de mon équipe qui a fait tous les exercices avec un gilet lesté de 10 kg !

Si vous souhaitez réagir à cet article ou donner vos impressions sur cette pratique, vous pouvez le faire sur ce blog ou sur la page Facebook Beerunneuse.

Plus nous serons à partager, plus nos pratiques évolueront.

#beerunneuse #trail #trailrunning #running #run #runners #runaddcit #fitness #Domyos #Décathlon #kettlebell #cordeasauter #gainage #renforcement #cardio #crosstraining

La plus belle Seine de fitness du monde

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Ce dimanche 25 septembre, la marque Reebok et Les Mills organisaient un événement hors du commun : faire vivre à des adeptes une journée de fitness au grand air dans des lieux d’exception.

L’idée m’a immédiatement séduite, mais en voyant la sélection, mon cœur de Beerunneuse s’est emballé : imaginez trois immenses salles de fitness en plein air au cœur de la capitale !

Le Quai de Bercy, Notre Dame et la Tour Eiffel ! Il n’y avait que l’embarras du choix.

J’ai donc décidé de m’intéresser avant tout aux cours proposés : avant de me tourner vers le running, j’ai longtemps fréquenté les salles de sport où je pratiquais diverses activités et suivais des cours collectifs.

Je n’ai donc pas hésité une seule seconde lorsque j’ai vu « RPM » sur le planning.

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L’endroit n’a fait que conforter mon choix : la Tour Eiffel ! Un monument qui me fascine depuis toujours…

J’ai donc rejoint le point de rendez-vous fixé sur les quais au pied de la Dame de Fer, excitée comme une puce !

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Affoler le cardio avec le RPM

Vous vous demandez peut-être, si vous n’êtes pas adepte des salles de sport, ce qu’est le RPM ?

Le RPM – « Round per minut » – est un programme de vélo en salle qui s’effectue en groupe, sur une musique en général entraînante, comme une chorégraphie.

Dimanche, quatre coaches survoltés orchestraient ce programme de trente minutes, en faisant alterner les positions et en augmentant ou non la résistance du vélo : la cadence est en général rythmée par la musique et change donc au fur et à mesure des mélodies.

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Cette activité est un parfait exercice de cardio qui permet de brûler énormément de calories : on estime qu’un cours de 45 minutes permettrait d’en perdre 670 !

Chaque séance se déroule en général ainsi :

  • une phase d’échauffement pour permettre de réveiller les muscles en douceur, ainsi que le système cardiovasculaire

 

  • le cœur de la séance où on alterne des phases de vitesse, de résistance et où on expérimente des courses variées : montagne, course contre la montre, etc.

 

  • la récupération active qui permet d’évacuer l’acide lactique et les toxines et de pratiquer quelques étirements.

Inutile de préciser qu’on transpire énormément ! Ajoutez à cela une ambiance survoltée et une musique explosive et vous vous laissez embarquer dans une course intense.

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Je ne sais quel mont nous avons parcouru, tantôt assis, tantôt debout, mais nos cuisses ont brûlé et le cardio s’est affolé !

Je suis redescendue de mon vélo vidée, mais avec une sensation indéniable de légèreté et de bien-être.

La Seine, un cadre d’exception

Dimanche, ce cours était pourtant singulier : j’avais déjà pratiqué le RPM en salle, mais j’avais parfois l’impression de faire du sport en discothèque. Nous étions dans un environnement obscur, avec des enceintes qui crachaient une playlist en boucle, tentant de gagner le sommet du Ventoux ou imaginant des paysages vallonnés.

Mais ce dimanche, la « magie Paris » a opéré : difficile de se concentrer quand on se trouve au centre d’un tel cadre !

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Imaginez une cinquantaine de vélos posés sur les quais, une scène le long de la Seine et la Tour Eiffel en toile de fond !

Malgré ma fatigue – j’avais fait une sortie longue de 21 kilomètres le matin -, mon âme de Beerunneuse ne savait plus où donner de la tête. Que faire ? Contempler ce superbe spectacle en faisant abstraction de la séance ? Pédaler avec la tête dans le guidon ? Profiter de l’ambiance survoltée et me laisser porter ?

Portée par les coaches, j’ai donné toute l’énergie qui me restait, savourant chaque minute de la séance.

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Ce qui est certain, c’est que j’ai véritablement eu la sensation de vivre un moment privilégié, un de ces instants qu’on aimerait suspendre…

La motivation peut intimement être liée au cadre dans la pratique d’un sport, cette expérience me l’a une fois de plus prouvé.

J’en viens à rêver d’un prochain cours au premier étage de la Tour Eiffel…

#beerunneuse #fitness #rpm #sport #healthy #lifestyle #athleisure #carpediem

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Parenthèse zen avec le Yoga Bikram

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Les vacances d’été sont souvent l’occasion de faire la fameuse coupure indispensable à notre organisme pour récupérer.

Pour faire cette transition en douceur, je m’octroie tous les ans, depuis quelques années, une semaine où je pratique le Yoga Bikram.

En bonne Beerunneuse que je suis – une pile branchée sur du 100 000 volts ! -, je ne me suis pas tournée spontanément vers le yoga : je jugeais, sans la connaître, cette discipline trop passive et j’avais l’impression que je m’ennuierai vite.

J’ai en effet besoin d’un effort intense pour me sentir bien après une journée sous pression – une Beerunneuse a du mal à « se poser ». Je souhaitais toutefois essayer une activité pour me recentrer.

En faisant une recherche sur Internet, j’ai découvert qu’il existait des formes de yoga plus « physiques », qui semblaient complémentaires avec la pratique du running.

La découverte du Yoga Bikram a été une vraie révélation.

Historique du Yoga Bikram

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Peut-être n’avez-vous jamais entendu parler de cette pratique moderne de yoga que je vais vous présenter : il a été créé par un Indien, Bikram Choudury, qui s’est inspiré des postures du Hatha-Yoga.

Alors qu’il avait été victime d’un accident, les médecins lui avaient annoncé qu’il ne pourrait remarcher.

Bikram Choudury, qui pratiquait le yoga depuis l’âge de 4 ans, a poursuivi ses enchaînements de postures avec détermination : au bout de six mois, il avait retrouvé une santé parfaite.

Fort de cette expérience, il est alors parti aux États-Unis : il a créé ses premières écoles à Hawaï et en Californie, afin de transmettre son savoir.

Yoga Bikram ou « hot yoga »

 

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La seconde appellation est plus explicite, vous allez vite comprendre pourquoi.

Un cours de Yoga Bikram se déroule dans une salle chauffée à 40,6 degrés, avec un taux d’humidité de 40 %, pour reproduire les conditions climatiques exactes dans lesquelles Bikram Choudury travaillait en Inde.

Pendant quatre-vingt-dix minutes, il s’agit d’enchaîner vingt-six postures bien précises et deux exercices de respiration. L’environnement chauffé doit permettre de faciliter les mouvements d’assouplissements.

Vous allez me dire : « C’est un truc de malade ! Coup de chaleur assuré ! »

Il faut bien avouer que le premier cours n’est pas le plus simple, car il faut s’habituer à cet environnement. Comme vous pouvez vous en douter, on transpire beaucoup ! Mais on dispose, en plus de son tapis, de serviettes et d’une bouteille d’eau qui s’avère une alliée indispensable dans cette pratique.

Il faut aussi s’équiper d’une tenue adaptée : je recommande de se vêtir d’une brassière et d’un short – certaines personnes viennent même en maillot de bain. Trop se couvrir, ou avec un coton assez lourd, peut vite devenir inconfortable.

En ce qui me concerne, je porte souvent une brassière et un legging SiRun dont le tissu confortable et technique permet d’évacuer la transpiration.

Des promesses séduisantes

En vous renseignant sur la toile, vous constaterez qu’une telle pratique a ses adeptes et ses détracteurs.

Quels sont les bienfaits prônés ?

Une meilleure oxygénation du sang, un massage du système lymphatique, l’élimination des toxines et donc une réduction des risques de blessures musculaires, le renforcement des muscles, tendons et articulations, l’élimination du stress, l’amélioration de l’équilibre…

Impressions et conseils

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Il est important de bien choisir le studio dans lequel vous souhaitez pratiquer. J’ai fait plusieurs tests en région parisienne et l’hygiène et le professionnalisme ne sont pas toujours au rendez-vous : salles malodorantes (l’humidité génère du moisi), douches vétustes, espace exigu, cours surchargés, peuvent venir à bout de votre détermination.

J’apprécie particulièrement le studio de Yoga Bikram Rive Gauche, rue Campagne Première (XIVe arrondissement de Paris) : dès l’entrée, je me sens plongée dans une sorte de zénitude. Le cadre est sobre et soigné, les structures sont aérées et adaptées – mention spéciale pour les nombreuses douches et les sanitaires très bien entretenus. http://www.bikramrivegauche.com/

Les professeurs, professionnels et dynamiques, n’hésitent pas à prodiguer des conseils pendant les cours et à corriger les mauvaises postures.

Ne pouvant pratiquer régulièrement ce type de yoga, j’ai parfois du mal à exécuter certaines postures et ai eu quelques moments de solitude très vite oubliés : si au début on fait attention aux autres et on a peur de paraître ridicule – tout le monde n’est pas doté de la même souplesse ! -, on oublie très vite l’environnement pour se focaliser sur soi et écouter son corps.

Chacun exécute les mouvements en fonction de son rythme et de ses capacités.

Ai-je ressenti des bienfaits ? Oui, puisque je continue à m’octroyer cette parenthèse.

Cette pratique semble m’apaiser en faisant baisser mon niveau de stress : je ne prévois jamais une soirée dans la foulée, car j’ai souvent l’impression d’être vidée !

J’ai également remarqué que je respirais mieux : étant asthmatique, j’avais peur de l’environnement chaud. Mais les exercices respiratoires proposés, ainsi que l’introspection corporelle, m’aident à mieux gérer mon souffle. Un vrai complément au running !

Cerise sur le gâteau : on ressort de ce cours avec une peau toute douce !

En revanche, il est important de bien se démaquiller avant, si l’on ne veut pas ressembler à une star de Hard rock ! Effet maquillage coulant garanti !

Pour aller plus loin…

Le planning des cours étant réduit pendant l’été, j’ai fortuitement essayé un cours de Fierce Grace : il s’agit d’une forme dérivée du Yoga Bikram, combinant les poses du Hatha Yoga, du Power et du Hashtanga Yoga, avec un fond musical pour libérer son mental.

Pendant 90 minutes, il s’agit d’effectuer 49 poses dans une salle chauffée à 37°.

L’objectif ? Une remise en forme totale et une meilleure santé.

N’ayant essayé qu’un seul cours, je n’ai pas encore assez de recul pour témoigner des bienfaits, mais j’ai trouvé la pratique a priori plus difficile. L’ensemble du corps est sollicité et cette séance m’a semblé plus « physique ». Mais est-ce lié à la découverte de la pratique ?

Affaire à suivre…

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#beerunneuse #trail #yoga #yogabikram #bikramchoudury #serenite #hotyoga #respiration #postures #introspection #carpediem #zen #lifestyle

Le parcours des 25 bosses, l’Eldorado du trailer en région parisienne

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Difficile quand on pratique des trails longs ou des ultras de trouver en région parisienne un dénivelé suffisant pour préparer par exemple une épreuve de montagne !

Certes, on trouve quelques côtes et escaliers en cherchant bien, qui ne nous permettent toutefois pas de nous entraîner dans des conditions optimales. Une frustration assurée pour les Beerunneuses assoiffées de dénivelé !

J’avoue pourtant être plutôt bien lotie, comme j’habite au-dessus des carrières de Conflans-Sainte-Honorine et que plusieurs sentes – dont la fameuses Sente des Laveuses qui est intégrée dans la course des « Berges de Conflans » – permettent d’avoir quelques montées sympathiques. Mais elles sont rarement très longues et ne sont pas techniques.

On peut également trouver son bonheur dans quelques forêt avoisinantes, comme celle de l’Hautil, celle de Marly ou encore celle de Montmorency.

Mais après avoir parlé avec plusieurs personnes de mon club, j’ai constaté qu’un nom revenait souvent : les 25 bosses !

L’Eldorado du trailer existe donc bel et bien en région parisienne !

Mue par ma curiosité et mon envie de me frotter à de nouveaux terrains de jeux, j’ai décidé de rejoindre un groupe afin de découvrir ce fameux circuit.

Retour sur une belle expérience, riche en émotions.

Concilier sa vie de famille et sa passion pour le trail

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Pas question de me lancer sur le circuit seule pour ce baptême des 25 bosses ! Je ne veux en revanche pas donner de grain à moudre à ceux qui pourraient penser que les femmes n’ont aucun sens de l’orientation. Pure intox, du moins en ce qui me concerne !

Le temps annoncé était estival : après une discussion en famille, nous avons décidé d’aller camper du côté de Fontainebleau. Mon fils de 7 ans n’avait pas encore vécu cette expérience et était tout enjoué.

Le choix de l’endroit ne s’est bien évidemment pas fait par hasard – une Beerunneuse a toujours de la suite dans les idées. Une dizaine de jours auparavant, j’avais vu un événement organisé par Ali de Runhappy que je suis depuis un certain temps sur sa page Facebook : ce passionné de sport, gérant du magasin Cazoc Sport à Rueil-Malmaison, crée en effet du lien entre les coureurs.

Il proposait une sortie « Trail et fun » sur le circuit des 25 bosses que je brûlais de découvrir. J’ai donc fait d’une pierre deux coups !

L’équipe du jour comptait six personnes, une parité absolue puisqu’elle était composée de trois hommes et trois femmes. Le hasard fait parfois bien les choses, car notre groupe s’est révélé plutôt homogène.

Un parcours exigeant et technique

Une question vous brûle certainement les lèvres : pourquoi le circuit des 25 bosses ?

N’allez pas chercher trop loin : le parcours compte simplement 25 bosses – tout le monde n’a toutefois pas l’air d’accord sur le chiffre et je vous avoue que ma motivation pour les compter s’est estompée au fur et à mesure que la fatigue gagnait du terrain. Mais je vous livre la carte du dénivelé, qui se passe de commentaires.

Résultat d’images pour carte dénivelé circuit 25 bosses

Destiné exclusivement à la randonnée ou à la course pédestre, ce sentier, créé par la bande à Puck en 1970, propose un dénivelé total d’environ 830 m positif. Il ne faut pas se laisser abuser par sa longueur qui paraît tout à fait abordable – 16 kilomètres pour le grand tour – mais qui compte de nombreuses difficultés.

Ce parcours balisé par un trait rouge, alternant sentiers boisés, passages étroits entre les rochers, chemins sablonneux, montées et descentes escarpées, est en effet particulièrement technique : il faut parfois escalader de gros blocs de grès et oublier le running pour se transformer en une véritable Lara Croft !

Mais la récompense est à couper le souffle : sur certains plateaux, on peut admirer des étendues impressionnantes de sable blanc et l’immense et verdoyante Forêt des Trois Pignons et de Fontainebleau.

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Pour ceux qui s’ennuieraient ou qui seraient victimes d’hallucinations dues à la chaleur, il est même possible d’imaginer des formes aux rochers que l’on trouve tout au long du parcours : celui présenté sur la photo ci-dessous est nommé « la tortue ».

tortue

Mais lors des déplacements, la contemplation n’est pas toujours de mise. Il faut en effet une attention sans faille : les rochers sont souvent glissants, les racines sont nombreuses, et la fatigue s’installant rapidement, on n’est pas à l’abri d’une chute – nous en avons dénombré trois.

Mais quel plaisir de se retrouver au milieu de cette nature verdoyante, de se sentir vivante et envahie par de telles émotions !

De l’importance de l’équipement

Le mercure affichait 30 bons degrés ce dimanche à l’ombre dans la Forêt des Trois Pignons. Pour vivre sereinement une telle aventure, il convient de bien s’équiper. J’ai pu ainsi tester l’efficacité de mes accessoires.

Une bonne paire de chaussures de Trail

Le terrain étant très technique, il paraît inconcevable – voire inconscient, même si certains ont tenté l’aventure, ce qui a occasionné des chutes – de faire le parcours avec une simple paire de running. Entre le sable et les rochers, les glissades sont monnaie courante : une bonne paire de chaussures de Trail s’impose !

Mes fidèles compagnes, les Cascadia 11 de chez Brooks, que j’avais baptisées les « Sepulveda » en raison de leurs semelles, ont parfaitement fait l’affaire : un modèle tout à fait adapté à ce type de terrains, tant pour leur accroche que leur amorti. https://beerunneuse.com/2016/04/02/on-the-trails-again-again/

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Ma carapace Raidlight

Sac à dos gilet Responsiv 8L Lady - Made In France

Je veux bien évidemment parler de mon gilet Responsiv de la marque Raidlight -mille mercis Alain, gérant du magasin Endurance Shop à Saint-Germain-en-Laye, pour tes conseils ! – qui est une pure merveille : une véritable seconde peau !

Malgré la chaleur étouffante et l’effort, il a bien tenu ses promesses : ce n’est pas sans raison qu’il a été primé trois fois en 2015 !

Grâce à son Mesh 3 D hyper aéré et à son système de réglage à boucles micrométriques, je n’ai ressenti aucun inconfort, mon dos étant parfaitement ventilé.

Pas de soucis non plus au niveau hydratation : la poche à eau est pratique et suffisante.

http://www.raidlight.com

Des accessoires à la pointe de la technologie

On ne parle jamais assez des accessoires qui sont pourtant fondamentaux en Trail !

Une armure pour les pieds

S’il y a bien une chose à laquelle je fais particulièrement attention, ce sont mes pieds ! La première raison est évidente : ce sont eux qui nous font avancer et assurent notre stabilité.

Mais on peut aussi être Beerunneuse et coquette : pas question pour moi de passer un été sans mettre de vernis ou dénuder mes pieds ! J’ai une véritable phobie de l’ongle noir ou de celui qui se décolle !

Cet incident étant survenu lorsque j’ai commencé le Trail, j’ai immédiatement pris conscience de l’importance du choix des chaussettes : plus question de peinturlurer la peau d’un ongle manquant !

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J’ai découvert une marque qui m’a vraiment paru intéressante : Rywan.

Créée depuis 1986 par ceux que l’on nomme « les frères chaussettes » (il s’agit d’une entreprise familiale), cette société propose un large choix adapté à différents sports, mais aussi à différentes professions (pompiers, gendarmes…) et loisirs (pêche, chasse…).

Son slogan est d’ailleurs évocateur : « une chaussette pour chaque sport ».

J’ai pu tester à maintes reprises le modèle Bi-Climasocks® Trail que je trouve vraiment parfait sur des longues distances.

Son plus ? Il s’agit d’une double chaussette qui évite les frottements sur le pied, puisque celui-ci s’exerce entre les deux chaussettes : celle qui est intérieure, en Coolmax®, est si fine qu’on a l’impression d’une seconde peau, avec celle qui est extérieure, en polypropylène microfibre Dryarn®, et qui retient la transpiration. Elle est plus résistante afin de protéger nos petons. Vive la technologie !

Sur l’emballage, la marque annonce la couleur :« Stop ampoules ».

Mon verdict ? Pour les avoir utilisées lors de plusieurs sorties, tout en continuant à badigeonner mes pieds de crème Nok, je n’ai pas eu de mauvaises surprises et ai apprécié leur confort.

Elles sont devenues un accessoire indispensable, une véritable armure contre les désagréments survenant lors des courses !

http://www.rywan.com

Une paire de lunettes technique

Sensible à la luminosité et souffrant d’allergies, je ne peux sortir sans une paire de lunettes adaptée pour parcourir mes sentiers préférés.

Le soleil étant au beau fixe dimanche, les sentiers de sable blanc généraient parfois une réverbération gênante.

Par chance, j’étais équipée de ma paire de lunettes technique TIFOSI PRO ICS, mon accessoire fétiche et incontournable de cet été. Il s’agit d’une marque américaine à laquelle je consacrerai très prochainement un article. http://www.tifosioptics.com

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En route pour l’aventure !

Bien équipées et en ayant un peu préparé ce périple, vous ne pourrez, amies Beerunneuses, qu’apprécier les magnifiques panoramas de cette belle forêt où la nature semble avoir conservé ses droits.

Résultat d’images pour circuit des 25 bosses

Je vous y souhaite une sortie Trail tout aussi agréable que la mienne !

Si vous souhaitez partager votre expérience, apporter des précisions ou réagir à cet article, n’hésitez pas à laisser un commentaire sur le blog ou la page Facebook Beerunneuse. Vous pouvez aussi me contacter sur http://www.beerunneuse.com si vous avez des questions.

Gérer la préparation d’un ultra quand on est Beerunneuse

5 h 30. Le réveil vient de sonner. Vous devez penser : « Un horaire normal en région parisienne pour se lever et aller au travail. »

Point du tout ! Nous sommes samedi, une journée dont certains profitent pour lézarder. Pour ma part, il s’agit de retrouver Marie et Nicolas pour aller courir aux étangs du Corra à Conflans, avant de retrouver nos familles et de partager de doux moments.

C’est également pour moi une façon de ne pas suivre seule mon plan pour l’Ultra Marin qui aura lieu le samedi 25 juin dans le Morbihan.

https://i2.wp.com/www.raid-golfe-morbihan.org/upload/document/flyer-2016-379.jpg

Courir un ultra n’est jamais facile, mais toute la logistique en amont (organisation, suivi du plan, nombre d’entraînements, garde des enfants…) relève parfois d’un véritable parcours du combattant, surtout quand on est une Beerunneuse qui ne veut rien lâcher !

Alors comment concilier la préparation d’un ultra (ou d’un trail long) quand on est une maman Beerunneuse avec des contraintes familiales et professionnelles ?

Voici un article qui prouve qu’avec quelques astuces on peut y arriver. Je vous livre, avec ma modeste expérience, quelques conseils sérieux… et d’autres moins !

1. Se fixer un objectif raisonnable

Avant toute chose, il faut être réaliste : entre les enfants à gérer, les contraintes professionnelles, la fatigue engendrée, etc. il convient de se fixer un objectif réalisable.

Nous n’avons rien à prouver à personne : s’engager sur un 100 kilomètres alors qu’on sait qu’on n’arrivera pas à dégager le temps nécessaire pour s’entraîner et qu’on n’a jamais dépassé la distance du semi-marathon relève de l’inconscience.

Il importe également de tenir compte de sa forme du moment, de son expérience et de ses éventuels problèmes.

2. Ne pas paniquer !

Quand on reçoit son plan pour préparer une course longue, il est important de rester zen. S’engager sur un ultra ou un trail long ne demande pas la même préparation qu’un 10 kilomètres, cela semble évident.

Je vous livre, à titre d’exemple, le plan que l’organisation de l’Ultra Marin nous a communiqué cette année :

PLAN TRAIL 56KM 2016
SEMAINE 1 du 25 avril au 1 mai
30′ Footing échauff.+3X6X35″/25″  sur plat. R: 2′. RC:10′ FARTLEK 1H15′ OU REPOS. Abdos et dorsaux ou 1H VTT.  SPECIFIQUE TRAIL: 30′ footing+2X(5′ rapide+10′ AS allure spécifique sur terrain souple+ 5′ allure rapide) R: 2′  RC:10′ allure lente MATIN:  COURSE 2H allure lente.  APM: 1H Marche rapide ou vélo.
SEMAINE 2 du 2 au 8 mai
30′ Footing échauff.+2X10Xcôtes 100M FC max. Récup descente R:3′ RC:10′ Footing 1H allure lente ou 1H velo FARTLECK 2H fin de journée si possible. Course à la sensation. Allure libre. Test frontale. RANDO COURSE 3H (alterner course allure lente et marche rapide en côtes ou pour ravito)
SEMAINE 3 du 9 au 15 mai
30′ Footing échauff.+2X8X1′ FC maxi sur terrain avec difficultés r:30″ allure lente. R: 2′. RC:10′  SPECIFIQUE TRAIL: 30′ footing+2X(5′ allure rapide+ 20′ AS allure spécifique sur terrain souple+ 5′ allure rapide) R: 2′  RC:10′ allure lente Footing 1H allure lente ou 1H velo RANDO COURSE 3H ou Trail test faible dénivelé 20Km à 30Km.
SEMAINE 4 du 16 au 22 mai
REPOS OU VELO 1H FARTLEK 1H15′ OU REPOS Footing 1H allure lente + 10X100M rapide sur terrain souple                          ou 1H vélo SORTIE LONGUE 1H30′ allure lente.
SEMAINE 5 du 23 au 29 mai 
30′ Footing échauff.+2X10Xcôtes+descentes 80M. Récup plat 50M R:3′ RC:10′ Footing 1H allure lente. Finir 5′ rapide. Abdos et dorsaux  SPECIFIQUE TRAIL: 30′ footing+30′ allure soutenue sur terrain souple+ 10′ rapide RC:10′  RANDO COURSE 30Km environ conditions course (terrain, dénivelé). Ravito, test bâtons, frontale…
SEMAINE 6 du 30 mai au 5 juin
Footing 1H allure lente + 10X100M rapide sur terrain souple                          ou 1H velo FARTLEK 1H15′ Abdos et dorsaux ou repos si fatigue. RANDO COURSE 2H sur terrain souple sans difficulté. Matin:RANDO COURSE 3H ou 3H VTT. APM: 1H course allure lente ou marche rapide.
SEMAINE 7 du 6 au 12 juin
30′ Footing échauff.+15X30″/30″ FC max sur plat.  RC:10′ FARTLEK 1H15′ Abdos et dorsaux  SPECIFIQUE TRAIL: 30′ footing+2X(10′ allure spécifique sur terrain souple+ 5′ rapide)R:2′ RC:10′ MATIN:  COURSE 2H allure lente.  APM: 1H Marche rapide ou vélo.
SEMAINE 8 du 13 au 19 juin
REPOS OU VELO 1H FARTLEK 1H OU REPOS Footing 1H allure lente + 10X100M rapide sur terrain souple                          ou 1H velo SORTIE LONGUE 1H30′ allure lente.
SEMAINE 9 du 20 au 26 juin
Footing 1H allure lente + 10X100M rapide sur terrain souple Footing 30′ allure lente + 4 ou 5 accélérations. Ou REPOS TRAIL 56KM REPOS 10 jours minimum
Prévoir un jour de repos obligatoire entre deux séances de qualité sauf pour le bloc de fin de semaine. SORTIE NECESSAIRE
 Sorties longues allure lente (possibilité de parler, ne pas dépasser 80% de sa FC max). SEMAINE RELACHEMENT
R: récupération entre les séries. RC: retour au calme, footing allure lente. Etirements sur muscle « tiède ».
AS: Allure spécifique pour le trail, capable d’être maintenue longtemps sur chemin plat sans difficulté.

Pour être honnête, j’ai d’abord été hyper excitée par la perspective de cette préparation, puis en parcourant les dates, mon instinct de mère-ménagère a repris le dessus : « Oh non ! Mince ! C’est le week-end où on reçoit untel. Des sorties de trois heures, comment vais-je faire ? » ou encore « Ah non ! Il va falloir décaler l’invitation des X, j’ai deux sorties longues à faire ! »

Alors surtout, ne pas céder à la panique : il y a une solution à tout ! J’espère du moins vous en apporter quelques-unes.

3. Impliquer la famille

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Bien sûr, cette préparation va bouleverser quelque temps toute l’organisation de votre petite famille : pour éviter les tensions, il importe de discuter avec son conjoint de toutes les conséquences générées par une telle préparation.

Les sorties longues du dimanche ne vous permettront peut-être pas toujours d’assurer derrière les fourneaux pour recevoir belle-maman ! Vous ne serez pas toujours présente pour faire les devoirs avec les enfants le week-end !

Mais il est possible d’impliquer tout le monde dans votre préparation : pourquoi ne pas faire ensemble une partie de la sortie ? Votre conjoint et vos enfants peuvent vous suivre ou vous devancer à vélo, tandis que vous courez ? Une façon agréable de partager un moment sportif en famille.

J’ai pour ma part opté pour cette solution et mon fils n’est jamais le dernier à sortir son vélo !

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4. Trouver des créneaux « creux »

Vos proches ont tendance à préférer faire la grasse matinée au lieu de vous suivre dans vos délires sportifs ?

Qu’à cela ne tienne ! Profitez de ces moments « creux » pour vous lever un peu plus tôt (ou très tôt) et faire vos sorties longues. Vous pourrez ainsi déjeuner ensemble à votre retour et pourquoi pas, ramener les croissants ! Vous verrez que vos proches s’habitueront très rapidement à ces petites attentions et vous inciteront même à aller courir parfois !

Vos enfants ont leurs cours de piano, de judo ou de théâtre le mercredi après-midi ? Au lieu de les attendre mollement sur un banc, pourquoi ne pas en profiter pour aller faire une partie de votre plan, sans que cela ne gêne ensuite votre organisation ?

5. L’entraînement biquotidien

Difficile d’enchaîner sur un même week-end deux sorties longues de deux et trois heures pour boucler son plan hebdomadaire !

Ayant été invitée chez des amis en week-end avec cette configuration, j’ai dû réfléchir à des solutions pour ne pas paraître complètement asociale en leur disant : « Désolée, mais je prépare un trail long et j’ai deux sorties longues à faire ce week-end ! Je sais, ça tombe mal, ça fait trois ans que je ne vous ai pas vus ! »

Une discussion avec mon podologue m’a permis d’entrevoir une solution : l’entraînement biquotidien !

Ok, à première vue, ça ne fait pas rêver ! Mais ça permet au moins de se déculpabiliser. Je me suis renseignée sur le sujet. L’argument de pouvoir augmenter son total de kilomètres courus chaque semaine, en découpant les séances longues et épuisantes pour l’organisme, a immédiatement fait mouche !

Pour une séance de trois heures, plus besoin de se lever à 5 ou 6 heures pour arriver avant le réveil des enfants ! On peut ainsi gagner une heure de sommeil (ce qui n’est pas négligeable dans ce type de plan). Quant à la séance en fin de journée, elle peut intervenir lors d’un moment « creux » (pendant la douche des enfants par exemple) sans que vos hôtes ne s’en offusquent.

Avouons-le, il n’est pas toujours évident de rechausser les baskets en fin de journée. L’idéal est de pouvoir faire une micro-sieste dans la journée pour récupérer un peu.

6. Avoir un groupe d’amis runners motivés

Soit vous avez la chance de partager votre passion pour le long avec des amis ou des membres de votre club, soit vous passez pour une extraterrestre et vous devez vous résigner à faire vos entraînements longs seule, ce qui n’est parfois pas très motivant.

Connaissant quelques coureurs d’ultra, j’ai pu partager certaines séances avec eux. Mais quand ils n’étaient pas disponibles, j’ai trouvé d’autres solutions : vous pouvez par exemple demander à des amis de vous accompagner sur une séance d’une heure, et poursuivre avec des personnes différentes, etc.

En conclusion ?

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Tout est question d’organisation  et de volonté.

Combien de fois ai-je entendu : « Mais tu es complètement folle ! Comment vas-tu faire avec ton fils ? Où trouves-tu le temps de t’entraîner ? »

Je peux répondre aujourd’hui que quand on est déterminée, on est capable de tout mettre en œuvre pour parvenir à ses fins !

Et vous, quelles sont vos astuces pour réussir à concilier votre vie privée et vos loisirs ?

Coup de froid chez les runners

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Lorsque nous nous blessons, nous avons souvent le réflexe d’appliquer du froid sur le traumatisme afin d’anesthésier la douleur. Souffrant depuis plusieurs mois d’une luxation de l’orteil, j’ai profité d’un court séjour à Cabourg pour tester une séance de cryothérapie.

J’avais déjà entendu parler de cette technique qui me laissait, pour être honnête, assez perplexe (je n’avais guère envie de ressembler à un steak dans un congélateur !), mais dont on m’avait vanté les nombreuses vertus : soulagement des douleurs, diminution du temps de récupération, tonicité physique…

Qu’à cela ne tienne ! Mon âme de Beerunneuse téméraire n’a fait qu’un tour et j’ai pris rendez-vous le lendemain matin au centre de thalassothérapie de Cabourg.

Aux origines de la cryothérapie

L’utilisation du grand froid remonte à l’Antiquité : ses vertus pour soulager les douleurs n’étaient alors plus à prouver.

Il a fallu attendre les années 70 pour voir apparaître la technique de la cryothérapie corps entier au Japon, avant qu’elle ne traverse les continents et ne vienne s’installer dans les pays européens. Les scientifiques s’y sont d’abord intéressés, puis les médecins du sport.

À qui s’adresse la cryothérapie ?

La cryothérapie corps entier s’adresse aussi bien à des sportifs qu’à des personnes sujettes à des réactions inflammatoires (rhumatismes…), au stress ou encore à des troubles du sommeil.

L’objectif est de stimuler le corps de façon à déclencher des réflexes de lutte contre le froid extrême. On entraîne ainsi une augmentation et une accélération des défenses de l’organisme.

Cette pratique est bien entendu déconseillée à des personnes enceintes, souffrant d’asthme sévère, allergiques au froid…

Déroulement d’une séance

J’ai donc pris rendez-vous dans un centre de thalassothérapie : il faut prévoir un maillot de bain sec. La séance coûte 50 euros (le prix varie selon les centres).

La personne qui m’a prise en charge a vérifié que je n’avais aucune contre-indication. J’ai ensuite signé une fiche de consentement, avant de me diriger vers la cabine.

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Il faut bien l’avouer, le matériel est assez impressionnant, voire futuriste : je rassure tout de suite les Beerunneuses claustrophobes, on a la tête qui sort du caisson !

La cabine est équipée d’un sol mobile qui s’adapte à la hauteur de chaque utilisateur : on est debout, immergé jusqu’aux épaules avec la tête au-dessus du niveau des gaz froids, ce qui permet de respirer pleinement l’air ambiant.

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Après avoir ajusté le sol mobile, la séance commence : la personne qui en est en charge refroidit la cabine et est présente jusqu’au bout. Le corps est alors exposé à des températures extrêmes, allant de – 120 degrés à – 180 sur un court laps de temps (de 1 minute 30 à 3 minutes).

Vous vous interrogez bien évidemment sur les sensations ?

Cette première expérience a été assez étrange : j’étais particulièrement stressée à l’idée d’avoir froid et de ne pas le supporter. Mais la séance passe vite et il n’y a pas de sensations telles.

J’ai en revanche eu l’impression de suffoquer lors du premier palier de froid (ce qui explique que vous n’aurez pas de photos de moi à l’intérieur, une idée saugrenue qui ne m’a d’ailleurs pas traversé l’esprit !).

Ma respiration s’est ensuite régulée au fur et à mesure. Je suis sortie de la cabine au bout de 3 minutes, avec une sensation de légèreté plaisante. Je n’étais pas frigorifiée et n’ai pas eu de mal à me réadapter à la température ambiante, les sensations étaient vraiment agréables.

Petit conseil : pensez à protéger vos extrémités (doigts, orteils…) si vous êtes sensible au froid pour éviter les cloques ou les engelures.

Les bénéfices de la séance

Après avoir fait cette séance, j’ai immédiatement ressenti un certain bien-être, une sorte de légèreté et de tonicité.

Le lendemain, j’ai constaté une nette diminution de la douleur au niveau de mon orteil : la promesse de diminuer le processus inflammatoire a donc été tenue ! J’ai fait plusieurs sorties depuis et pour le moment, la douleur ne s’est pas réveillée !

J’ai l’impression que cette séance m’a redonné de l’énergie et que mes muscles sont moins en souffrance.

Si vous souhaitez avoir des précisions, n’hésitez pas à me contacter via ce blog ou sur beerunneusetrail@gmail.com

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