Une Saintélyon riche en émotion pour une Beerunneuse givrée

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« Tu es complètement malade ! », « Mais tu cours après quoi ? », « Tu aimes te faire mal ? »

J’avais pourtant fait attention à annoncer assez tardivement mon projet fou à mes proches, de peur d’entendre pendant des mois ces commentaires…

Pas envie d’en parler, de me mettre une quelconque pression ou de les inquiéter.

Il faut dire que je n’ai réellement repris la course qu’au mois de mars de cette année. Mais je voulais marquer le coup, car l’année dernière, à cette même période, je venais de vivre des moments fort difficiles. Le besoin de me sentir vivante et de nouveau sur les rails m’a fait franchir un cap.

Je me suis donc inscrite secrètement sur la Saintélyon il y a quelques mois, plus précisément sur la Saintexpress : je n’avais pas fait d’ultras depuis la Barjo et mon asthme m’avait sérieusement handicapée sur mon dernier trail long.

Non, j’ai préféré rester raisonnable et partir sur une distance envisageable : 44 kilomètres avec 1041 D+ et 1500 D-.

Pourquoi la Saintélyon ? Cette course me fait rêver depuis que j’ai commencé à courir sur des trails longs. Son côté mythique sans doute, ou ses inconnues liées aux conditions climatiques. Bien sûr, je trouvais aussi l’idée de courir dans la nuit et de changer ses repères assez excitante.

J’avoue que je n’aurais pas aimé faire la Saintélyon avec les conditions climatiques du week-end précédent : un grand soleil et des températures avoisinant les 10 degrés.

Non, une course digne de ce nom doit se faire dans le froid, avec des températures négatives, de la boue et pourquoi pas – je pense l’avoir espéré secrètement – de la neige. Sinon, ce n’est plus une Saintélyon !

Point de neige pour cette 63e édition, mais bien des conditions ont été remplies pour faire de cette Saintélyon 2016 un moment inoubliable.

Retour sur cette belle et périlleuse aventure…

Lumière sur la Saintélyon !

L’histoire de ce raid extrême naît en 1951, alors que des cyclotouristes stéphanois et le cyclotourisme lyonnais décident de créer une randonnée pédestre hivernale de 64 kilomètres. Elle se déroule sur deux jours, via le GR7, entre Saint-Étienne et Lyon.

L’objectif ? Les cyclotouristes veulent se maintenir en forme pendant la saison hivernale.

Puis l’épreuve évolue et devient une compétition de marcheurs, sur un parcours de 63,2 km.

Il faut attendre 1977 pour que les participants soient autorisés à courir.

Dans les années 80, la Saintélyon devient une course emblématique, classée au rang des épreuves très difficiles, puisque sur certaines éditions, seulement 40 % des participants parviennent à franchir la ligne d’arrivée !

Certaines éditions seront marquantes, comme en 1990 où la neige va inciter les organisateurs à arrêter la course : 80 concurrents décideront toutefois de poursuivre et franchiront la ligne d’arrivée à Saint-Étienne.

Puis la course évolue : création de relais, nouveaux sites de départ et d’arrivée, changement de distances, éco-événement, etc.

Elle s’installe en 2015 dans la Halle Tony Garnier de Lyon et compte près de 15 000 inscrits.

Cette année, 17 000 coureurs prenaient le départ des différentes épreuves : la Saintélyon (72 km), la Saintexpress (44 km), la Saintésprint (22 km), la Saintétic (12 km) et les relais.

Récit d’une épopée

Samedi 3 décembre 2016

19 h 30

Alea jacta est ! Plus possible de reculer !

Il est temps de rejoindre la Halle Tony Garnier à Lyon où nous attendent les navettes qui doivent nous conduire jusqu’à Sainte-Catherine.

Je jette un dernier coup d’oeil désespéré à mon lit et à ma couette moelleuse, que je serai ravie de retrouver dans quelques heures. Je pense en mon for intérieur : »Il faut quand même être bien timbrée pour aller se geler en plein milieu de la nuit ! »

Mon fils me regarde me préparer et se moque de ma tenue quelque peu bariolée : « Les gens, ils vont se demander ce que tu fais ! »

Il faut dire que j’ai l’air un peu étrange avec les deux morceaux de carton que j’ai emmenés pour pouvoir m’allonger et m’isoler du sol, lorsque nous attendrons le départ.

Certains effectivement me regarderont avec des yeux hagards déambuler dans le centre-ville de Lyon, mes cartons à la main.

Mais une fois ce quartier très fréquenté passé, je rentre dans la norme, celle des coureurs aux allures de cyclopes, avec leur frontale trônant au milieu de leur front, qui se dirigent vers leur point de ralliement.

Je rejoins les abords de la Halle Tony Garnier où sont rangées plusieurs navettes. Mon portable vibre : un ami de la région parisienne, Athaa, m’appelle afin de savoir où je me trouve. Difficile de se repérer parmi cette masse compacte de coureurs qui attendent  d’être acheminés !

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Nous y parvenons finalement, pour nous quitter de nouveau : il ne reste plus qu’une place dans le bus.

Je suis saisie par le silence solennel qui règne à l’intérieur du véhicule : instant de recueillement avant notre périple nocturne, ou stress paralysant à l’idée de savoir que nous allons être plongés dans le froid ?

Difficile en tout cas pour une Beerunneuse bavarde de ne pas partager ses impressions : nous échangeons avec mon voisin sur nos différentes expériences, plus particulièrement sur la Saintexpress qu’il court pour la énième fois.

21 heures

Quelques kilomètres plus tard, nous arrivons à Sainte-Catherine.

Après le confort des sièges moelleux du car et la chaleur des radiateurs, nous découvrons le froid mordant des monts lyonnais. Nous marchons quelques mètres dans le noir et là, stupeur !

Je m’attendais à ce que nous nous retrouvions au chaud dans un gymnase, pour patienter durant la longue attente précédent notre départ. Mais il n’en est rien : des bénévoles nous invitent à rentrer dans une tente, qui n’est pas sans me rappeler, au bout de quelques minutes, certaines foires aux bestiaux auxquelles j’ai pu assister dans le Limousin lorsque j’étais gamine.

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Par chance, des chaises sont libres à mon arrivée. Je m’installe sur l’une d’elles et décide de préparer mon matériel en attendant le départ.

Mais l’afflux des coureurs devient oppressant. On nous demande alors de nous mettre debout pour gagner de la place et faire rentrer tout le monde.

Je découvre alors qu’un coureur stressé peut être particulièrement irritable : impossible de se détendre dans le brouhaha ambiant, entre les râleurs, les joyeux drilles qui déchargent leurs batteries de smartphone en organisant des blind tests improvisés et les dormeurs-ronfleurs imperturbables – dormir dans une telle ambiance me laisse vraiment perplexe.

Je retrouve enfin Athaa : mon sourire revient. Nous échangeons quelques paroles sympathiques et faisons un ou deux selfies avant de nous souhaiter une belle course.

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Une envie bien féminine, précédant souvent les courses, devient pressante, mais j’ai bien compris qu’il risquait de se jouer une véritable partie de chaises musicales si je quittais la tente. Je décide donc de me retenir jusqu’au départ.

22 h 35

Nous décidons avec l’une de mes « copines d’attente » de nous diriger vers le départ.

Je ne manque pas de plaisanter en montrant les toilettes : le froid a du bon, car je crois bien que c’est la première fois sur une course que je ne vois aucune file d’attente ! Il faut dire, sans être trop crue, qu’il est difficile de rester très longtemps le derrière à l’air, et encore plus de remonter ses collants lorsqu’on a des gants !

Nous parvenons jusqu’à l’arche de départ. Plus qu’un quart d’heure ! Je remonte mon buff sur mon visage, car le froid est particulièrement piquant.

Les minutes semblent interminables pendant ce compte à rebours. Je décide d’ailleurs, pendant cette attente, de ne pas déclencher ma montre pour courir à la sensation. Le froid me colle suffisamment de pression, pas besoin de me rajouter celle du chronomètre !

23 h 00

Le départ est donné…

L’aventure commence…

Je ne ferai pas un récit exhaustif de chacun des moments vécus pendant cette course, ce qui pourrait être lassant et n’intéresserait que moi.

Je préfère en évoquer les grandes lignes.

Que retiendrai-je de cette Saintexpress 2016 ?

  • Les côtes interminables dès le début du parcours, notamment une remontée très sèche qui dure facilement 2 kilomètres à travers les bois et qui nous a immédiatement transportés dans l’ambiance : si on n’avait pas compris avant cela que la Saintélyon était une course exigeante, c’était chose faite ! Et que dire de la fameuse côte des aqueducs de Beau Nant qui a fini de casser le moral à certains runners éreintés, alors que nous n’étions plus qu’à 10 kilomètres de l’arrivée ?
  • Les descentes dangereuses et glissantes dans lesquelles il fallait chercher ses appuis : je pensais être plus à l’aise avec les descentes, mais je me rends compte que la nuit accentue véritablement les difficultés.
  • Mes deux chutes qui sont encore cuisantes : la première liée à un coureur excité qui dans une descente périlleuse a voulu jouer les Speedy Gonzales et m’a littéralement bousculée sans s’excuser. Bilan ? Une fesse en moins à quelques kilomètres du départ et un legging mouillé, ce qui n’est pas particulièrement agréable quand les températures sont négatives. Pour la seconde, j’ai glissé sur la route verglacée. Je suis pourtant une adepte du patin à glace !
  • Les ravitaillements encombrés et variés : il était parfois difficile de se frayer un chemin jusqu’aux tables. Dommage, car le buffet était vraiment gargantuesque à certains ravitaillements ! Ceci dit, on n’était pas là pour tailler une bavette !
  • Les gens qui te supportent dans des endroits improbables… à des heures improbables ! Franchement, au détour de chemins menant au milieu de nulle part, combien de fois me suis-je dit qu’il fallait être complètement cinglé pour venir nous encourager ! Je repense notamment à ces enfants debout au milieu d’un champ alors qu’il était environ 3 heures du matin ! Combien de fois ai-je failli m’arrêter pour leur dire : « Vous ne trouvez pas que nous sommes assez de fous à courir sur les sentiers ? »
  • L’ambiance, car courir de nuit a quelque chose de magique. On perd ses repères et on en découvre de nouveaux. Que dire de ces guirlandes mouvantes de lumières parcourant la campagne ? Une véritable féérie, indescriptible.

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  • Les conditions climatiques. Je sais qu’elles ont été à l’origine de beaucoup d’abandons. J’ai moi-même été tentée à deux reprises d’arrêter la course, tant mes doigts me faisaient mal, malgré les chaufferettes, et parce que j’ai eu envie de vomir après un ravitaillement. J’ai également senti mon visage figé, comme si j’avais reçu des injections de Botox et que je ne maîtrisais plus aucun muscle. Une Beerunneuse givrée ! Mais le pire moment de la course a certainement été quand je me suis rendu compte que je ne pouvais plus m’hydrater : l’embout de ma poche à eau était gelé quand j’ai voulu le porter à ma bouche. Cela a porté un coup à mon moral, car je me suis dit que je ne pourrais jamais terminer ma course sans eau.
  • Les moments de solitude. Je crois que c’est l’un des premiers trails où je me retrouve seule sur d’aussi longues portions. Ces instants sont très difficiles à gérer et je comprends pourquoi bien des coureurs sont en groupe. Toutefois, maintenant que l’épreuve est passée, je me dis que c’est un excellent exercice pour se forger un mental !
  • Mon arrivée ! Courir sans montre a souvent été déstabilisant, car je ne savais jamais combien il me restait de kilomètres à parcourir, j’avais juste l’heure. Néanmoins, je peux vous dire le sentiment que j’ai éprouvé en apercevant les lumières de Lyon : un genre d’extase, de mission quasiment accomplie, de but presque atteint. Une véritable euphorie qui m’a donné des ailes pour atteindre cette arche. Je me souviens d’ailleurs des deux coureurs qui m’ont dit sur les quais de Saône : « Tu es sûre que tu as fait les 44 kilomètres ? Parce que tu as une de ces patates ! » J’ai senti comme un regain d’énergie en arrivant sur la passerelle menant à la Halle Tony Garnier. J’ai eu l’impression de sprinter en abordant les derniers kilomètres, tant j’étais excitée à l’idée de passer sous l’arche. L’émotion m’a alors immédiatement submergée…
  • La gestion des sacs à l’arrivée et des douches : quand tu arrives après une Saintexpress par -6°C, tu n’as qu’une envie, prendre une douche. Mais un autre type de course commence alors : la chasse à ton sac, ou comment retrouver un sac noir parmi des milliers d’autres sacs noirs ! Je crois avoir maudit une bonne centaine de fois l’organisation, après avoir passé plus de trente minutes à cette quête désespérée. Puis est venu le moment de la douche. Que dire ? Imaginez une grande tente plantée dans le froid… Eh bien oui, il a fallu se déshabiller dans le froid, en grelottant, avant d’atteindre une pseudo tente de douches. Un véritable calvaire quand on est épuisée !

 

En conclusion ?

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Quelques jours après ce beau challenge, j’ai l’impression d’être encore sur un petit nuage : je suis ravie d’avoir vaillamment relevé ce défi en 5 h 05 et de m’être bien classée. Mon arrivée sous la fabuleuse arche de la Halle Tony Garnier restera certainement l’un de mes plus forts souvenirs de course.

Une question subsiste : aurai-je la motivation pour prendre le départ de la véritable Saintélyon 2017 ?

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L’abandon, un sujet tabou chez les coureurs

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Avez-vous remarqué combien il est difficile d’aborder le sujet de l’abandon chez les coureurs ? D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si lors des conversations, seules les réussites émergent. Tel un tableau de chasse, les coureurs ont moins de mal à parler de leurs trophées que de leurs échecs.

Je me souviens lors de mes débuts en course à pied avoir souvent été impressionnée par le palmarès admirable de certains coureurs de mon club. Jamais je n’ai entendu prononcer le mot « abandon » tant redouté.

Pourtant cet aspect de la course fait bel et bien partie de la compétition. Telle une épée de Damoclès, le spectre de l’abandon plane incessamment au-dessus de nos parcours.

Si on en entend peu parler sur des courtes distances, peu de coureurs peuvent se prévaloir sur des trails longs ou des ultras de ne pas avoir connu d’abandon.

Un combat contre la raison

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Samedi 25 juin 2016. Sarzeau dans le Morbihan.

Après huit semaines de préparation, je suis dans le sas de départ pour le Trail du Morbihan. Un parcours de 57,3 kilomètres que je connais bien. Il y a trois ans, j’ai eu l’immense plaisir de faire cette course et de l’avoir remportée dans ma catégorie.

Le parcours est roulant et peu technique, les paysages sont magnifiques. Je reviens me faire plaisir avec ma GoPro, l’objectif étant de capturer un maximum d’images pour m’évader dans mes moments nostalgiques en région parisienne.

Mais le destin en a décidé tout autrement. J’avais pourtant fait réviser toute la carrosserie, vérifié tous les équipements : rien à signaler, sinon une luxation d’un orteil générant une douleur permanente. Mais c’était sans compter un problème de ventilation : je suis asthmatique ! Un détail que j’ai pourtant appris à gérer, excepté lors des pics de pollen.

Pas de chance, la semaine précédant ma course, les Yvelines connaissaient un pic très élevé : ventoline et antihistaminiques ne sont pas venus à bout de ma crise. Il me fallait donc prendre une décision : en raison de mes problèmes de souffle, ne pas prendre le départ ou tenter le tout pour le tout et aviser.

Avez-vous déjà entendu cette petite voix – je me la représente souvent sous la forme d’un runner aux sandales ailées, avec une auréole, sans doute mon attrait pour la mythologie grecque – qui vous déconseille de prendre le départ, car vous savez très bien au fond de vous que ce n’est pas raisonnable, que vous mettez votre santé en péril ?

Je ne sais pourquoi, mais « l’autre », la voix de la déraison l’a une fois de plus emporté. « Allons, tant de semaines de préparation, ce n’est tout de même pas un petit rhume des foins qui va te faire flancher ? En plus, tu as déjà réservé ton hôtel. Que va dire ta famille si tu leur annonces que tu renonces à cet objectif ? Tes amis runners ? Est-ce que tu ne t’écoutes pas un peu trop ? », semblait-elle me dire.

À 17 heures, j’étais sur la ligne de départ… Mais à entendre ma respiration, cela ressemblait plus à un championnat d’apnée qu’à un départ pour un Trail !

19 h 52. Après avoir passé le trentième kilomètre, une sensation d’étouffement et de barre au niveau de mes poumons, malgré la ventoline, m’oblige à rendre mon dossard…

De l’ambiguïté des sentiments…

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L’abandon n’est jamais une décision facile, quelle qu’en soit la raison.

Déception, remise en question, dégoût, révolte, résignation, honte parfois, sont autant de sentiments éprouvés par les runners qui ont vécu de tels moments.

Je me souviens avoir discuté avec l’un d’entre eux quand j’ai commencé à goûter à la longue distance – je précise qu’il n’avait jamais connu d’abandon, n’ayant jamais couru sur de longues distances. Victime d’une hypothermie et du mal des montagnes sur un ultra dans les Pyrénées, j’ai bien cru voir sonner ma dernière heure. Alors que j’évoquais très naturellement cet épisode – étant à demi-consciente, je n’avais comme souvenirs que ceux contés par l’amie qui m’accompagnait -, j’avoue avoir été choquée par les propos qui m’ont été tenus : « Oh ! Et tu n’es pas repartie après ? Moi, je l’aurais fait. Plutôt crever que d’abandonner ! »

J’avoue qu’une telle réaction m’a quelque peu décontenancée. Avoir de l’amour-propre est compréhensible, mais il existe selon moi d’autres priorités dans une vie. Je n’ai pas la prétention de devenir à mon âge une grande athlète, je suis juste passionnée par mon loisir. Certaines personnes donneraient tout pour avoir leurs jambes ou la santé, et de tels propos me semblent indécents.

Chacun a des raisons qui lui sont propres pour prendre une telle décision. Que ce soit un cas de force majeur (souci de santé), une déception (impossibilité d’atteindre son objectif) ou une mauvaise gestion de la course, il n’est jamais facile de se résigner. L’entourage peut avoir un rôle déterminant dans un tel choix.

Le corps n’est pas infaillible, ni l’esprit d’ailleurs. Combien de coureurs ai-je vu se rebeller contre leur organisme, malgré des signaux d’alerte, pour finir une course dans un état pitoyable, renonçant ainsi à leur passion pendant des mois pour avoir trop tiré sur la corde ?

Échec ou force ?

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Au lieu de vivre une telle décision comme un échec, ne vaudrait-il pas mieux y voir parfois un signe d’intelligence ou une expérience dont se servir pour mieux rebondir ?

Bien des coureurs et des trailers gardent en mémoire un sentiment d’échec et redoutent de prendre le départ d’une nouvelle course. En parler permettrait certainement de dédramatiser le moment et d’en faire une force pour s’élancer vers de nouvelles aventures.

C’est en tout cas le parti que j’ai décidé de prendre, la course étant avant tout pour ma part un plaisir.  Restons humbles.

Si vous aussi vous avez vécu des situations semblables lors d’une course ou avez envie de faire part de vos réflexions sur le sujet, n’hésitez pas à poster un commentaire sur le blog ou sur la page Facebook.

Une recette réussie pour la soirée testing Saucony chez Endurance Shop Paris

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Les beaux jours arrivent et l’envie de gambader dans la nature devient de plus en plus pressante.

Toujours en quête de ma future paire de running pour mes sorties longues du week-end, j’ai profité du temps estival de ce jeudi 26 mai pour me rendre au testing Saucony de la boutique Endurance Shop à Paris.

Bon, je l’avoue – et je sais que plusieurs Beerunneuses pourront me comprendre – j’avais aussi envie d’étrenner mon joli haut SiRun acheté lors du Salon du running à Paris : un petit plaisir personnel que je n’avais pas encore pu m’octroyer avec le temps instable de ces dernières semaines. http://www.sirun.fr

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Laissez-moi à présent vous livrer la recette inratable du magasin Endurance Shop de Paris (XIVe) pour réussir une soirée testing !

Des habitués au rendez-vous

Prenez une vingtaine de clients habitués à ce type de sessions, avec une dose de bonne humeur. Mélangez-les à des coureurs solitaires en quête d’aventures en groupe…

Nous étions en effet une quarantaine de coureurs à participer à cet événement : la boutique organise régulièrement des testings afin de faire connaître ses nouveautés et ses marques, comme en témoignent les tee-shirts au logo de l’enseigne arborés fièrement par plusieurs aficionados.

Aménagé sur deux étages (chaussures et accessoires en rez-de chaussée, textile en sous-sol), le magasin offre une grande variété de produits de toutes marques. Les vendeurs sont tous bien évidemment des passionnés du running.

Des chaussures de qualité

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Ajoutez un équipement de qualité…

Jeudi soir, le magasin proposait de découvrir la Triumph ISO² et la Guide9 de la marque Saucony.

J’ai pour ma part testé la Triumph ISO2 présentée sur la photo ci-dessus, dans l’espoir de trouver ma compagne de footings longs du dimanche.

Les promesses tenues par ces pantoufles de vair ? Assurer un excellent amorti et confort pour pouvoir performer. Grâce à la technologie ISOFIT et au système de laçage, la tige s’adapte à la morphologie du pied, ce qui assure un excellent maintien et plus de confort. Ces chaussures sont conçues avec la mousse Everun pour apporter l’amorti nécessaire pour assurer les chocs. Mais elle possède un autre atout : elle apporte un taux de retour d’énergie de 83%, permettant ainsi une excellente relance pour plus de dynamisme.

Mes impressions ? Promesse tenue quant au confort ! On se rend vite compte de la qualité de ces chaussures en termes de bien-être, au point d’oublier qu’on les porte. Une véritable paire de chaussons ! Reste à voir leurs atouts lors d’une compétition : si j’ai bien apprécié cette sensation de confort, je n’ai pu en revanche véritablement tester le dynamisme de ces chaussures qui me semblent en tout cas parfaitement adaptées au type de sorties que je compte faire avec (footings dominicaux longs).

Affaire à suivre…

Un cadre bucolique

Arrêtez de battre les sentiers piétonniers bétonnés de Paris, pour incorporer un peu de verdure à votre run du soir.

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C’est la formule que nous ont proposée les coaches en nous amenant au Parc Montsouris dans le XIVe arrondissement.

Une véritable délectation après une journée de travail ! Des arbres aux feuillages magnifiques se dressent fièrement sur leurs parterres de verdure. On en oublierait presque les bruits et la pollution de la ville !

Des coaches ultra-qualifiés

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Prenez pour finir une équipe de trois coaches sympathiques et dynamiques et vous obtiendrez un menu complet de préparation physique généralisée.

Trois ateliers ont été proposés, qui contribuent à renforcer nos muscles et à préparer le corps à l’effort : un véritable circuit training !

Au programme :

  • du gainage

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  • du cardio (jumping jacks, squats…)
  • des exercices dynamiques (fentes, déplacements…)

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Le retour s’est effectué par groupes de niveaux (allure plus ou moins rapide) afin de contenter tous les coureurs présents.

Des efforts récompensés

Pour clore cette rencontre, les coureurs ont pu échanger autour d’un copieux buffet : viande des grisons, chips, boissons…

La surprise du chef ?  Chaque participant est reparti comblé avec des petits cadeaux de la marque Saucony.

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Un accueil chaleureux et professionnel, des ateliers de qualité et une récupération gourmande, que demander de mieux pour une Beerunneuse exténuée après une journée de travail ?

Si vous souhaitez échanger sur cette rencontre ou poser vos questions, n’hésitez pas à me contacter sur ce blog ou à l’adresse suivante : beerunneusetrail@gmail.com

#beerunneuse #enduranceshop #Saucony #testing #SiRun

 

 

 

Les run sessions conviviales du Runner de Pontoise

Plus envie de courir seul(e) ? Envie de vous mettre à la course à pied, mais vous trouvez toujours un prétexte pour ne pas vous lancer ? Vous souhaitez intégrer un groupe sympathique, sans contraintes, afin d’échanger vos expériences et de pouvoir progresser ?

Si comme moi vous êtes une véritable Beerunneuse et que vous recherchez de bons plans pour vous motiver ou faire de nouvelles rencontres sportives, je vous présenterai sur ce blog quelques groupes sympathiques que vous pourrez rejoindre pour vous détendre et vous faire plaisir.

Dans cette optique, je suis allée ce matin faire une run session à Pontoise, organisée par le magasin de running Le Runner. Retour sur une expérience fort conviviale !

Une initiative de passionnés

À l’origine, Le Runner à Pontoise est un magasin dédié au cyclisme. Ouvert depuis 2009, il propose un large choix d’articles consacrés à cette discipline.

Mais en septembre 2015, la boutique s’enrichit d’un espace running et développe toute une gamme de vêtements de différentes marques (Nike, Asics, Brooks…) pour le plus grand plaisir des adeptes de la région.

À noter d’ailleurs, amies Beerunneuses, la grande variété de textiles pour femmes, avec des modèles plus funs les uns que les autres !

Devant la forte demande de leurs clients pour organiser des sessions de running, les vendeurs, passionnés de course à pied, ont décidé en novembre de tenter l’aventure.

Pari gagné, puisque tous les samedis, à 9h30, une vingtaine d’aficionados (parfois le double !) répondent présent à l’appel des run sessions.

Objectif ? Prendre du plaisir !

La petite carte de visite du magasin est suffisamment éloquente :

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Je ne démentirai pas ces informations ! Au programme de la run session de ce 30 avril 2016, de la bonne humeur, de la convivialité, des échanges, mais aussi beaucoup de respect et d’attentions !

Le but de ces sessions ? Que chacun rentre chez lui en ayant pris du plaisir et en ayant envie de revenir.

Une team organisée et motivée

Le départ des run sessions est donné à 9h30 chaque samedi devant le magasin. Nous étions une vingtaine ce matin, malgré le temps humide et les vacances.

Une orientation était donnée à la session : il s’agissait d’une séance de fractionné (le ton avait déjà était donné sur la page Facebook du Runner, je n’ai donc pas eu de surprise !).

Mais ce qui est appréciable, c’est que toute l’équipe s’adapte aux personnes présentes et tient compte des niveaux de chacun : nous avons donc été répartis dans trois groupes, selon nos niveaux et attentes :

  • le premier était sous la houlette du coach Julien, qui a proposé de faire une séance de fractionné 10×1 minute avec une récupération de 1 minute sur 12 kilomètres
  • le deuxième est parti pour une dizaine de kilomètres avec Héloïse pour la même séance de fractionné
  • le troisième, encadré par Salomé et Marie, a réuni essentiellement des coureuses (désolée, il y avait aussi un runner !) qui ont commencé la course à pied il y a peu : elles se sont dépassées et ont couru un kilomètre et demi de plus que la semaine dernière !

Courir dans la bonne humeur

Préparant un trail long et ayant dans mon plan une sortie de fractionné, j’ai opté pour le premier groupe et je n’ai pas été déçue : la séance a été exigeante et d’un bon niveau (nous avons fait de belles pointes de vitesse !), tout en respectant les allures de chacun.

Un seul mot d’ordre : personne ne reste seul, quitte à ce que le groupe revienne chercher les moins rapides.

Quelles que soient les épreuves favorites de chacun, Julien a proposé pendant le retour un véritable échange sur nos expériences, ce qui était très intéressant et enrichissant.

Petit plus : à l’arrivée, chacun d’entre nous avait sa petite bouteille d’eau ! Une attention appréciable de la part des organisateurs.

Avis aux Beerunneuses que cela pourrait intéresser : la prochaine session est samedi prochain à 9h30 !

Si vous souhaitez contacter le magasin Le Runner, vous pouvez le faire sur le site http://www.lerunner.fr

Si vous connaissez ou faites partie d’un groupe qui organise des sessions de running et que vous souhaitez en parler, n’hésitez pas à me contacter sur ce blog ou à beerunneusetrail@gmail.com

Les dessous de Brooks

Désolée Messieurs, mais cet article sera dédié aujourd’hui essentiellement aux Beerunneuses, même si vous aussi vous connaissez quelques déboires avec vos mamelons !

Ayant acheté dernièrement mes chaussures de trail au stand Brooks du Salon du running, j’ai pu bénéficier d’une promotion qui m’a permis de découvrir leur collection Moving Comfort de dessous de sport.

L’occasion pour moi de revenir sur un problème qui touche pratiquement toutes les Beerunneuses : le choix de nos soutiens-gorge ou de nos brassières de sport pour courir confortablement.

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Affaire de taille ?

Lorsque j’ai commencé à courir, j’avoue avoir accordé moins d’importance à mes pectoraux qu’à mes pieds. N’étant pas une blonde à forte poitrine, je me suis dit que j’aurais un problème de taille en moins.

J’ai donc investi dans une brassière bon marché et sans maintien spécifique, mais ai pu rapidement constater que même les petits seins pouvaient être sensibles aux tressautements de la course à pied.

De l’importance du maintien

Une gêne et des douleurs liées à mon équipement inadapté sont rapidement survenues, à tel point que je suis allée consulter un spécialiste. Son verdict a été sans appel : sachant que le poids des seins peut tripler, voire quintupler lors d’impacts en course à pied, il m’a exhortée à reléguer ma brassière au placard pour investir dans des dessous fiables et confortables.

Il convient de rappeler que les seins sont des masses graisseuses et fragiles. Selon certains spécialistes, porter un soutien-gorge inadapté peut dans le temps endommager les ligaments de Cooper qui maintiennent les glandes mammaires. Impossible de faire l’impasse si l’on veut conserver une belle poitrine !

Dessus ou dessous ?

Sur les ultras, j’ai rapidement pu constater l’importance d’avoir un bon maintien et un certain confort. J’ai donc essayé plusieurs dessous de différentes marques (Anita, Odlo…) que je porte régulièrement et que j’apprécie pour leur qualité.

Grâce à l’achat de mes chaussures de trail au Salon du running, j’ai bénéficié d’une promotion : Brooks offrait une brassière de sa collection Moving Comfort pour un euro de plus, l’occasion de découvrir leurs produits.

Plusieurs modèles étaient proposés en fonction de l’intensité de la pratique sportive et du confort recherché.

Le petit plus ? La gamme affiche de jolis imprimés et des couleurs pétillantes, à tel point que l’on serait presque tentées de porter les modèles dessus plutôt que dessous ! L’occasion de se faire plaisir tout en portant une attention particulière au maintien.

Confort et respirabilité

J’ai bien sûr opté pour une brassière pour les activités sportives d’intensité forte : le modèle women’s sureshot racer sports.

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Les arguments de vente de cette brassière sont ses hautes qualités de confort, de légèreté et de respirabilité.

Je l’ai déjà testée lors de plusieurs sorties et ce qui est certain, c’est qu’elle suit si naturellement nos mouvements qu’on en oublierait presque son existence ! Contrairement à plusieurs modèles que j’avais testés, je ne me suis pas sentie oppressée ou gênée par la compression. La poitrine est parfaitement maintenue grâce à la simplicité de la coupe et aux bretelles croisées dans le dos.

Aucun problème d’irritation ou de frottement à signaler ! Un pur bonheur !

Autre atout fort appréciable : son prix ! Elle ne coûte en effet que 35 euros.

Une collection à conseiller à toutes les Beerunneuses qui ont à cœur de prendre soin de leur féminité tout en portant des dessous de sport raffinés !

#Beerunneuse #Brooks #brassière #course à pied #trail #sport

 

Dernière ligne droite !

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Ça y est ! Nous abordons la dernière ligne droite de notre challenge green smoothies.

Lorsque j’ai reçu le mail de Jen et Jadah, j’avoue avoir été un peu triste : ce petit rendez-vous hebdomadaire commençait à bien me plaire. En fait, j’avais simplement peur de ne pas pouvoir m’organiser pour préparer mon green smoothie tous les matins. Mais c’est plutôt rapide et nous avons pris du plaisir à les déguster en famille.

Alors c’est décidé ! Après trois semaines de succulents breuvages et une certaine vitalité retrouvée, je poursuis le challenge. En fait, je ne sais pas pour vous, mais ce rituel est devenu pour moi incontournable lors du petit déjeuner. Ce serait vraiment stupide de ne pas poursuivre une démarche aussi healthy, tout en se faisant plaisir ! Même mon fils de 7 ans en redemande !

Les recettes de la dernière semaine

Je vous livre à présent les recettes proposées pour cette dernière ligne droite :

CHAZBERRY

  • 2 tasses d’épinards
  • 2 tasses d’eau
  • 2 tasses de cerises
  • 1 tasse de framboises

BERRY PROTEINES BASH

  • 2 tasses d’épinards
  • 2 tasses de lait d’amande
  • 1 tasse de fraises
  • 1 tasse de myrtilles
  • 1 banane
  • 1 demi-tasse d’amandes (trempées dans de l’eau pendant la nuit

AMANDES BEURRE CUP

  • 2 tasses d’épinards
  • 2 tasses de lait d’amande
  • 2 bananes
  • 3 c. à s. de cacao
  • 2 c. à s. de beurre d’amande

DOUX REVE

  • 2 tasses d’épinards
  • 2 tasses de lait d’amande
  • 2 tasses de mangues
  • 1 banane
  • 2 c. à s. de beurre d’amande
  • 1 c. à c. de cannelle
  • 1 quart de c. à c. de poivre de Cayenne

CHERRY TART

  • 2 tasses d’épinards
  • 2 tasses d’eau
  • 1 tasse d’ananas
  • 1 tasse de cerises
  • 1 banane

Il faut bien sûr suivre les recommandations données lors du premier article.

https://beerunneuse.com/2016/03/31/demain-on-se-met-au-vert/

Votre liste de courses

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  • 1 barquette de myrtilles
  • 6 bananes
  • des cerises
  • 3 mangues
  • 1 ananas
  • 1 barquette de framboises
  • des fraises
  • 2 sacs d’épinards frais

  • 2 bouteilles de lait d’amande
  • beurre d’amande
  • amandes
  • poivre de Cayenne
  • cannelle en poudre

Affaire à suivre…

Comme je vous le disais, ce challenge aura été l’occasion pour moi de découvrir un rituel healthy que je compte bien poursuivre, car il s’intègre parfaitement dans mon alimentation de Beerunneuse. Il existe même des green smoothies pour la récupération après les compétitions !

Comme ceux qui me connaissent s’en doutent, je me suis largement documentée sur le sujet et je vous ferai part régulièrement de mes nouvelles recettes et de leurs bienfaits.

N’oubliez pas que ce blog reste aussi un lieu d’échanges. Alors n’hésitez pas, amies Beerunneuses, à communiquer vos meilleures recettes ou à faire part de vos sensations.

Marie, Beerunneuse fraîchement marathonienne

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Lorsque Marie évoque le souvenir de son marathon, un sourire radieux illumine son beau visage et ses yeux pétillent de joie.

Mère de deux enfants de 12 et 7 ans, cette Conflanaise a pris le départ de son premier marathon le 3 avril dernier à Paris, malgré une blessure gênante à la cuisse et une bronchite qui l’a profondément affaiblie.

Mais elle l’a fait, et avec un plaisir qui ne cesse de transparaître dans ses propos.

Retour sur le parcours d’une Beerunneuse déterminée

Courir contre le stress

Travaillant au sein d’un cabinet d’avocats, Marie subit énormément de pression au quotidien, un stress qui la ronge profondément au point de consulter il y a deux ans une nutritionniste qui lui conseille de se mettre à la course à pied. Cette perspective ne la réjouit alors absolument pas !

Mais elle décide de tenter l’aventure, malgré sa peur de manquer de souffle. Elle commence par parcourir cinq kilomètres, puis renouvelle l’expérience en s’apercevant qu’elle gère parfaitement la distance.

Une affaire de couple

Peu à peu, des amis mettent Marie et son conjoint Lionel au défi de courir ensemble. Ils relèvent le challenge, prenant plaisir à partager des moments bien à eux.

Ils s’inscrivent à leur première course, la Course du Souffle à Paris, dont les fonds sont reversés à Vaincre la mucoviscidose, une cause qui leur tient à cœur. Marie s’inscrit aux 5 kilomètres et fait un podium, tandis que Lionel est sur le 10.

Mais la véritable victoire pour Marie est de se sentir mieux, de réussir à prendre du recul en courant, de parvenir à distinguer sphère professionnelle et personnelle.

Zoom sur un planning chargé

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Difficile pour cette maman Beerunneuse de trouver du temps pour sa nouvelle passion, mais pas impossible !

Si elle met un point d’honneur à profiter au maximum de sa famille en dehors de ses horaires de travail, elle a su organiser et optimiser son temps pour se réserver des plages d’entraînement : avant le réveil des enfants très tôt le matin, sur le temps du déjeuner le midi ou encore lorsqu’elle accompagne son fils à ses cours de tennis. Ses sorties longues le week-end, notamment avec le groupe « Bougeons sur Conflans », sont également sacrées !

Éprise de liberté, elle n’a jamais envisagé de s’inscrire en club : elle n’aime pas les contraintes et a besoin de temps pour elle, pour se sentir apaisée, détendue et ne pas laisser le stress s’immiscer dans son cercle familial. Courir est un exutoire qui lui permet de revenir plus disponible auprès des siens.

Pourquoi un marathon ? Pourquoi Paris ?

Bien qu’elle n’ait que très peu de courses à son actif (le Semi de Cernay  et de Marrakech en janvier 2016, puis les 20 kilomètres de Paris), l’idée de courir un marathon est née dans l’esprit de Marie en 2015 : l’une de ses amies, professeur de fitness, était alors inscrite sur l’épreuve. Marie l’a accompagnée sur quinze kilomètres pour la soutenir. Elle s’est sentie immédiatement portée par l’ambiance et a apprécié la vision qu’elle a eue de Paris :

« Un jour de marathon, Paris semble t’appartenir. »

Mais Lionel s’est blessé et Marie a dû se résigner à préparer l’épreuve seule. Enfin, c’est quelque peu inexact, puisque son conjoint s’est investi à cent pour cent comme coach !

Forte de ce soutien et de l’adhésion de ses enfants à ce projet, Marie a pu vivre une expérience inoubliable dans une ville mythique.

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Du plaisir et de l’émotion

Pour Marie, ce qui compte avant tout lorsqu’elle court, c’est de prendre du plaisir, et c’est exactement ce qui s’est passé ce 3 avril 2016.

Plusieurs émotions se sont entremêlées durant cette mythique distance : les frissons dans le sas du départ, lorsque l’adrénaline monte et que le cœur s’emballe, les instants magiques où Marie a aperçu sa famille qui l’encourageait, la fierté de voir son fils Lucas courir avec elle pendant quatre kilomètres, ou encore la joie quand l’une de ses collègues l’a accompagnée, l’honneur de pouvoir taper dans les mains des enfants admiratifs sur le parcours et sourire aux gens qui scandent son prénom comme s’ils croyaient en elle, la jouissance en franchissant la ligne d’arrivée et en recevant la médaille de finisher !

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Pensées d’une Beerunneuse pendant sa course

Le marathon, une souffrance ? Pas vraiment pour Marie, qui même si elle a connu quelques moments de fatigue, ne retient pour sa première grande course que les moments positifs !

Malgré sa blessure à la cuisse au mois de février, elle a décidé de prendre le départ, quitte à s’arrêter si la douleur devenait trop insupportable.

Dotée d’un fort mental, elle a pensé tout au long de sa préparation, puis de son parcours, aux conseils avisés des gens qui l’entourent, repoussant volontairement les propos négatifs. Les paroles de son cousin ont ainsi résonné dans sa tête : « Surtout, ne te crame pas jusqu’au 25ème kilomètre, car il faut garder des forces », ainsi que celles de son amie : « Tu vas voir, c’est que du bonheur ! »

Dans les moments difficiles, comme le passage du 37ème kilomètre, penser à sa tante gravement malade l’a également beaucoup aidée.

Si c’était à refaire ?

Aucune hésitation pour Marie !

Euphorique après sa course, elle a attendu avec impatience le mercredi matin suivant pour se connecter sur le site des inscriptions aux courses : dès 8 heures, elle était en possession d’un dossard pour l’édition 2017 du marathon de Paris !

Quelques conseils de notre Beerunneuse du jour

  • Croire en soi et ne pas se laisser impressionner par les propos des gens de notre entourage : chacun vit son marathon de façon différente.
  • Bien s’hydrater tout au long du parcours, s’arrêter à tous les ravitaillements.
  • Prendre du plaisir avant tout !

 

Si vous voulez réagir à ce témoignage, ou si vous voulez partager votre expérience sur vos courses, laissez un commentaire sur ce blog ou n’hésitez pas à me contacter à beerunneusetrail@gmail.com.

#Beerunneuse #marathon de Paris #témoignage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le challenge green smothies continue !

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Prêtes pour la troisième semaine du chalenge green smoothies ?

Alors, comment vous sentez-vous, amies Beerunneuses ? Plus dynamiques ? Plus positives ? Avez-vous ressenti un regain de vitalité ?

Pour ma part, je me sens plus légère, moins fatiguée et surtout très positive ! J’ai repris la compétition avec beaucoup d’enthousiasme et d’énergie. Ça a du bon de voir la vie en vert !

Découvrez les nouvelles recettes

Pour varier les plaisirs, découvrez les nouvelles recettes de la semaine : les noms sont prometteurs !

MANGO ORANGE MADNESS

  • 2 tasses d’épinards
  • 2 tasses d’eau de coco
  • 1 orange pelée
  • 1 tasse de mangue
  • 1 banane

RAINBOW LOVE

  • 2 tasses d’épinards
  • 2 tasses d’eau
  • 1 orange pelée
  • 1 tasse de fraises
  • 1 demi-tasse de myrtilles
  • 1 banane

LEMON CLEANSER

  • 2 tasses de kale
  • 2 tasses d’eau
  • 2 tasses de mangue
  • 1 demi-citron pelé
  • 1 banane

SIMPLY CHERRY

  • 2 tasses d’épinards
  • 2 tasses d’eau
  • 2 tasses de cerises
  • 1 banane

CITRUS BANG

  • 2 tasses de kale
  • 2 tasses d’eau de coco
  • 1 orange pelée
  • 1 demi-concombre
  • 2 tasses d’ananas
  • 1 demi-citron pelé

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Votre liste de courses

Que faut-il mettre dans votre panier cette semaine ?

  • 5 bananes
  • des myrtilles
  • des cerises
  • 1 concombre
  • 2 citrons
  • 5 mangues
  • 4 oranges
  • 1 ananas
  • des fraises
  • 1 sachet d’épinards
  • 1 sachet de kale
  • 1 bouteille d’eau de coco

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Votre avis…

N’oubliez pas de laisser un commentaire pour donner vos impressions concernant ce challenge, ou nous faire part de votre recette préférée. Peut-être avez-vous inventé votre propre green smoothie. Si c’est un pur délice, faites-le-nous découvrir, amies Beerunneuses !

Un élan de solidarité à la No Finish Line

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Quoi de plus gratifiant que de concilier sa passion avec une cause utile ? Courir revêt parfois un côté individualiste : beaucoup cherchent la performance, le dépassement de soi ou à « faire un chrono ».

Mais certains trouvent un tout autre plaisir en transformant les kilomètres parcourus en dons pour des associations. Or nombre de courses proposent aujourd’hui ce type de challenges.

C’est le cas de la No Finish Line où nous nous sommes retrouvées hier entre Beerunneuses, après le travail.

Hum ! Ce n’est pas tout à fait exact, puisque nous étions accompagnées d’un Beerunner : Gwenaël.

Courir par solidarité

Vous avez certainement lu les différents articles consacrés à cette course sur la page Facebook de Beerunneuse.

Pour ceux qui n’y auraient pas prêté attention (j’ai pourtant bombardé d’informations les différents réseaux), je vous rappelle rapidement le principe : cette manifestation a lieu sur le Champ-de-Mars à Paris, depuis le 9 avril 2016. Elle est ouverte à tous : adultes, enfants, animaux, monstres (si si ! On a vu un vampire et un être indescriptible !)…

Chaque participant marche ou court le long d’un circuit d’environ 1300m, ouvert 24/24h. En vous inscrivant (10 euros pour les adultes, 5 € pour les moins de 10 ans), on vous fournit une puce qui permet de comptabiliser le nombre de tours parcourus.

Pour chaque kilomètre parcouru, 1 € est reversé à une association pour soutenir des projets en faveur d’enfants défavorisés ou malades (Samusocial de Paris, Chaîne de l’Espoir ou NFL International). Chacun choisit sa distance et le temps qu’il souhaite consacrer. Ici, point de chrono !

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Coureurs éclectiques et ambiances variées

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Nous nous étions donné rendez-vous après notre travail pour partager un moment convivial entre Beerunneuses : nous n’avons pas été déçues ! Un Beerunner s’est joint à nous. Comme vous pourrez le constater, nous étions d’humeur… colorée !

Après avoir été accueillis par des bénévoles sympathiques, nous avons parcouru une première boucle. Un seul mot d’ordre sur le parcours comme dans le village: convivialité !

Tout le monde (parents, enfants) participe à sa façon et selon ses capacités : la magie de la solidarité opère ! Boutades, déguisements, plaisanteries, sourires, embrassades sont à l’honneur.

Un accueil de qualité

Pour le confort des marcheurs et des coureurs, plusieurs stands ont été montés : des sanitaires, un ravitaillement généreux, un poste de la Croix-Rouge, un point de restauration.

Une scène érigée pour l’occasion accueille diverses animations qui permettent de divertir les marcheurs et les coureurs qui parcourent inlassablement leur boucle. Impossible de s’ennuyer entre les diverses conversations qui se nouent et l’ambiance musicale déversée par les haut-parleurs !

Quant au décor, quel plus beau spectacle que la Tour Eiffel qui, à la tombée de la nuit, revêt ses habits de lumière, scintillant de mille feux ?

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Avis aux retardataires !

Point de regrets ! Si vous n’avez pas encore pu chausser vos baskets pour venir fouler les sentiers du Champ-de-Mars et contribuer à une bonne cause, sachez qu’il vous reste encore jusqu’à ce soir pour vous décider. Après 20h, il sera trop tard !

Pour les Beerunneuses qui seraient intéressées (pourquoi ne pas envisager cette sortie avec les enfants ?), vous pouvez trouver plus d’informations sur le site : http://nofinishlineparis.com/

Si vous avez participé à cette aventure, n’hésitez pas à partager vos impressions sur ce blog !

Un dimanche matin au vert…

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Dimanche matin rime souvent avec grasse matinée pour les uns, promenade de santé pour les autres, déjeuner chez belle-maman ou encore flânerie sur le marché…

J’ai pour ma part renoué ce week-end avec l’un de mes petits plaisirs dominicaux, qui n’est certes pas très glamour, mais qui procure un sentiment de bien-être intense : le trail !

Ma rentrée trail

Qui n’a jamais ressenti la veille d’une course ce petit picotement dans le ventre, lié à la fois à l’excitation de vivre un moment intense, de dépassement de soi, mais aussi au stress de ne pas y arriver, à ce doute qui vient s’insinuer au plus profond de vos entrailles ? Suis-je bien préparé(e) ? Serai-je finisher ? Vais-je être en forme et prendre du plaisir ? Autant de questions sans réponses qui nous font avancer…

Après une longue pause pour créer mon entreprise, j’avais oublié tout cela. J’ai éprouvé hier les mêmes sensations que celles d’un enfant qui attend sa rentrée scolaire : j’ai préparé mon petit Camelbak, mon corsaire de trail Kalengi et ma nouvelle paire de Brooks que j’avais bichonnée.

À moi la boue, les flaques et les côtes !

J’étais inscrite sur le Trail des deux buttes à Marines, le 32 kilomètres, mais un souci de santé et le petit ange de ma conscience (incarné par Robin, un ami) m’ont fait changer d’avis et j’ai bifurqué sur le 22 kilomètres (en fait 23).

Je pourrais écrire un récit de course « traditionnel », mais je n’en ai pas envie aujourd’hui.

Laissez-moi plutôt vous conter le plaisir que l’on peut ressentir en découvrant des sentiers parsemés de rosée, les sous-bois aux odeurs chargées des lendemains de pluie, les champs que l’on foule en pensant être les premiers, les animaux que l’on peut rencontrer au détour d’un pré ou dans les forêts, les liens qui se tissent entre trailers et cette sorte de solidarité qui n’est propre qu’à cette discipline, et enfin les échanges avec les bénévoles qui n’ont de cesse d’accueillir les coureurs par des paroles réconfortantes, encourageantes et bienveillantes.

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Une véritable promenade bucolique me direz-vous ?

Oui, si l’on veut, mais pimentée par de petits imprévus qui boostent notre adrénaline : des côtes avec des dénivelés qui donnent parfois le vertige, des terrains glissants et boueux délicats à franchir, des descentes qu’on oserait parfois ne même pas prendre en luge, des racines qui viennent vous rappeler que ce n’est pas le moment de vous endormir !

Bref, tous les ingrédients qui vous amènent à vous dépasser et qui font de chaque trail un moment inoubliable !

« Tu es vraiment taré(e) ! »

Qui n’a jamais eu droit à cette petite réflexion par les collègues ou amis en racontant son dernier périple sur les sentiers escarpés d’une montagne ou dans les champs défoncés par les roues de tracteurs ? « Tu cherches quoi à la fin ? »

Alors oui, parfois je me dis que nous sommes une communauté de fous, quand je vois mes habits et mes chaussures au retour d’une course (la preuve en image, elle date de ce matin), mais je me dis aussi que c’est une folie qui a du bon et qu’elle ne fait de mal à personne.

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Quel plaisir de se dépasser, d’aller au bout de ses forces, de pouvoir se dire : « Je l’ai fait ! » ! Quel privilège de pouvoir parcourir des endroits inaccessibles, de communier avec la nature, de se recentrer sur soi le temps d’une course !

Petit clin d’œil de Beerunneuse

J’ai aussi appris ce matin qu’il fallait parfois s’écouter (comme quoi nous ne sommes pas complètement déraisonnables !).

Mon changement de parcours m’a permis de faire un podium, mais là n’est pas le sujet.

Je ne pouvais finir cet article sans vous parler de la récompense attribuée, digne d’une Beerunneuse !

Je vous laisse la découvrir en image :

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Une sacrée coïncidence, vous ne trouvez pas ? 😉