Vade-mecum de la Bee pour se sentir bien dans ses baskets

170624-reco2

Culpabilité, quand tu t’accroches à nos baskets !

Ce matin, après avoir lu les nouvelles du jour et parcouru quelques posts matinaux qui m’ont interpellée, j’ai décidé de chausser mes baskets avant de prendre ma plume.

Courir est souvent une vraie source d’inspiration pour moi, mais j’avoue que depuis plusieurs mois, l’envie d’écrire sur un thème me démangeait.

Certains sujets restent tabou chez les coureurs.

Pourtant, depuis que je me suis remise à la course à pied il y a près de deux ans et que je discute avec plusieurs d’entre vous, je me rends compte que le running n’est pas que synonyme de bonheur et de bien-être.

Culpabilité, jalousies sournoises, pression, mauvais esprit font parfois partie de notre quotidien de runners.

Difficile de le concevoir quand on est une Bee issue de sports collectifs, où les notions de fair play, de plaisir et de solidarité sont essentielles !

Je vous rassure, je ne vais pas endosser le rôle d’un Maître Yoda du running à la sagesse avérée, mon humble expérience ne me le permettrait pas.

Mais je voulais partager avec vous quelques conseils ou astuces qui me permettent aujourd’hui d’être une Bee épanouie dans sa pratique du running, bien dans ses baskets et dans sa tête…

1. La culpabilité tu oublieras

En lisant les posts sur Instagram ce matin, un mot, « culpabilité », m’a interpellée : plusieurs coureurs évoquaient en effet le fait de culpabiliser comme ils étaient malades et qu’ils n’avaient pu aller courir depuis le premier janvier, alors qu’ils voyaient les comptes rendus d’autres sur les réseaux.

D’autres « se sentaient mal », car ils avaient l’impression d’avoir trop mangé pendant les fêtes et que les kilos accumulés allaient leur porter préjudice, s’ils ne les perdaient pas, pour leurs futurs objectifs.

Mais pourquoi cette culpabilité ?

Nous ne sommes pour beaucoup que des sportifs amateurs et notre vie professionnelle n’est pas dépendante du running.

Ce n’est pas parce que nous allons sauter un entraînement que nous n’allons pas franchir la ligne d’arrivée de notre marathon ou de notre ultra trail avec l’objectif que nous nous sommes fixé.

Que Pierre ou Paul fasse un entraînement de plus que vous n’a aucun impact sur votre vie de runner : ce n’est pas ce qui vous fera aller plus vite.

Au contraire : plus vous allez culpabiliser, plus vous risquez de perdre la notion de plaisir qui est essentielle pour la performance.

Quant à la culpabilité ressentie au sortir des fêtes et de leurs agapes, relativisons : bien des gens ne mangent pas à leur faim ou n’ont pas eu la chance de pouvoir vivre la magie de ces moments.

Gardons plutôt en tête les bons instants passés auprès de nos proches et positivons en nous disant que nous sommes des sportifs, et que même si nous avons pris quelques kilos, ils fondront lors de nos nombreux entraînements.

Il n’y a rien de pire que la frustration qui peut à la longue polluer notre mental et nous conduire à des contre-performances, voire à des blessures.

2. De vrais amis tu t’entoureras

pretes

Pour la Bee, il s’agit d’un point essentiel : il est important de s’entourer de gens positifs et de chasser les toxiques.

Quand j’ai commencé à courir, je pensais que notre communauté était une grande famille, solidaire et bienveillante.

Certainement mon côté Bisounours qui ressortait…

Mais comme dans toute communauté, tout le monde ne peut s’entendre et j’en ai encore eu la preuve avec mon expérience et les nombreux posts privés ou non que je vois circuler sur la toile : étant enseignante, je me rends compte que parfois les cours d’école n’ont rien à nous envier.

La plus rude des épreuves  – que je ne souhaite à personne – m’a fait relativiser bien des choses et comprendre que nous n’avons pas de temps à perdre : il faut avancer.

Alors hors de question de se laisser polluer par tous ces gens qui vous mettent une pression qui n’a pas lieu d’être : vous remarquerez que bien souvent ces gens ont des performances moindres que les vôtres, sont aigris, ou s’ennuient fermement dans leur vie.

Les vrais amis sont toujours là pour toi, sont essentiels et seuls leurs propos et leurs actes ont de l’importance.

Leur plus ? Ils sont une réelle source de motivation !

3. Tes propres objectifs tu te fixeras

C’est un fait avéré : malgré nos entraînements et notre volonté, nous ne sommes pas égaux devant certains challenges.

Il faut l’accepter !

Que cherchons-nous dans le fond ? La reconnaissance des autres ou simplement nous dépasser ?

Il importe de nous fixer des objectifs réalistes pour se sentir bien dans nos baskets.

Quand j’ai commencé à courir, j’admirais les copains qui étaient capables de se lancer sur des distances extraordinaires et leurs récits me faisaient rêver.

Après ma maladie, j’ai voulu brûler les étapes en me lançant sur des défis pour lesquels je n’étais pas du tout prête, que ce soit mentalement ou physiquement, mais je me disais : « Pourquoi pas moi ? »

Avec du recul, cela me fait sourire, mais les conséquences auraient pu être vraiment dramatiques : ceux qui me connaissent auront bien évidemment à l’esprit l’hypothermie de l’Andorra Ultra Trail qui m’a valu cinq mois de soins !

Il m’aura fallu du temps, de l’énergie et un gros travail avant de jouir pleinement de la satisfaction d’arriver au bout de mon premier ultra…

4. Le stress tu chasseras

yoga.JPG

Je comprends que les professionnels soient au taquet pour leurs performances et jouent une partie de leur salaire et de leur notoriété sur certaines courses.

Mais nous ne sommes pour la plupart que des amateurs…

Oui, je trouve le stress intéressant lorsqu’il est positif.

Mais que dire quand il prend une place trop importante dans nos vies de runners et qu’une course ratée parvient à vous faire sombrer dans une déprime sans nom ?

Que dire quand il conduit à la blessure qui engendre une frustration constante dans notre quotidien ?

Combien de coureurs ai-je entendu, au départ d’une course, me dire : « Alors, tu fais un nouveau podium aujourd’hui ? Tu as prévu de faire quel temps ? Tu penses que tu vas battre ton RP ? Tu veux faire une performance ? »

Si vous ressentez du stress, arrêtez de le transmettre aux autres et laissez chacun vivre sa course comme il l’entend.

Je ne suis pas médium, mais la seule chose que je peux prédire, c’est que quand je m’inscris à une course, je viens avant tout aujourd’hui prendre du plaisir : celui de la découverte de paysages, ou celui du dépassement de soi.

Je sais que je vais tout donner en fonction de ma forme du moment, la performance n’est qu’un plus.

D’ailleurs, pour me coller encore moins de pression et prendre davantage de plaisir, j’ai arrêté de courir avec une montre !

Essayez aussi le yoga et la méditation qui permettent de se préparer au mieux pour gérer nos courses !

Et visiblement, ça ne me réussit pas trop mal…

5. Du plaisir tu prendras

170624-reco8

N’oublions pas que le running est souvent pour nous un loisir, voire une passion.

Qu’est-ce qui nous motive le plus souvent à courir ?

Je pense que nous ne sommes pas masochistes et que notre motivation première est le plaisir, même si nous aimons aussi le dépassement de soi, d’ailleurs ce ne sont pas deux sentiments contradictoires.

Alors cessons de nous torturer avec des éléments extérieurs pour ne nous consacrer qu’au moment présent, au plaisir que nous avons à nous retrouver dans la nature, en solitaire ou en groupe, au plaisir que nous avons de nous dépasser, de franchir des limites que nous ne supposions pas, au plaisir de vivre tout simplement…

Si vous souhaitez réagir à cet article, faire un commentaire ou partager votre expérience, n’hésitez pas via ce blog, via ma page Facebook Beerunneuse ou mon compte Instagram du même nom. Et n’oubliez pas, carpe diem !

Une Saintélyon riche en émotion pour une Beerunneuse givrée

affiche-saintelyon

« Tu es complètement malade ! », « Mais tu cours après quoi ? », « Tu aimes te faire mal ? »

J’avais pourtant fait attention à annoncer assez tardivement mon projet fou à mes proches, de peur d’entendre pendant des mois ces commentaires…

Pas envie d’en parler, de me mettre une quelconque pression ou de les inquiéter.

Il faut dire que je n’ai réellement repris la course qu’au mois de mars de cette année. Mais je voulais marquer le coup, car l’année dernière, à cette même période, je venais de vivre des moments fort difficiles. Le besoin de me sentir vivante et de nouveau sur les rails m’a fait franchir un cap.

Je me suis donc inscrite secrètement sur la Saintélyon il y a quelques mois, plus précisément sur la Saintexpress : je n’avais pas fait d’ultras depuis la Barjo et mon asthme m’avait sérieusement handicapée sur mon dernier trail long.

Non, j’ai préféré rester raisonnable et partir sur une distance envisageable : 44 kilomètres avec 1041 D+ et 1500 D-.

Pourquoi la Saintélyon ? Cette course me fait rêver depuis que j’ai commencé à courir sur des trails longs. Son côté mythique sans doute, ou ses inconnues liées aux conditions climatiques. Bien sûr, je trouvais aussi l’idée de courir dans la nuit et de changer ses repères assez excitante.

J’avoue que je n’aurais pas aimé faire la Saintélyon avec les conditions climatiques du week-end précédent : un grand soleil et des températures avoisinant les 10 degrés.

Non, une course digne de ce nom doit se faire dans le froid, avec des températures négatives, de la boue et pourquoi pas – je pense l’avoir espéré secrètement – de la neige. Sinon, ce n’est plus une Saintélyon !

Point de neige pour cette 63e édition, mais bien des conditions ont été remplies pour faire de cette Saintélyon 2016 un moment inoubliable.

Retour sur cette belle et périlleuse aventure…

Lumière sur la Saintélyon !

L’histoire de ce raid extrême naît en 1951, alors que des cyclotouristes stéphanois et le cyclotourisme lyonnais décident de créer une randonnée pédestre hivernale de 64 kilomètres. Elle se déroule sur deux jours, via le GR7, entre Saint-Étienne et Lyon.

L’objectif ? Les cyclotouristes veulent se maintenir en forme pendant la saison hivernale.

Puis l’épreuve évolue et devient une compétition de marcheurs, sur un parcours de 63,2 km.

Il faut attendre 1977 pour que les participants soient autorisés à courir.

Dans les années 80, la Saintélyon devient une course emblématique, classée au rang des épreuves très difficiles, puisque sur certaines éditions, seulement 40 % des participants parviennent à franchir la ligne d’arrivée !

Certaines éditions seront marquantes, comme en 1990 où la neige va inciter les organisateurs à arrêter la course : 80 concurrents décideront toutefois de poursuivre et franchiront la ligne d’arrivée à Saint-Étienne.

Puis la course évolue : création de relais, nouveaux sites de départ et d’arrivée, changement de distances, éco-événement, etc.

Elle s’installe en 2015 dans la Halle Tony Garnier de Lyon et compte près de 15 000 inscrits.

Cette année, 17 000 coureurs prenaient le départ des différentes épreuves : la Saintélyon (72 km), la Saintexpress (44 km), la Saintésprint (22 km), la Saintétic (12 km) et les relais.

Récit d’une épopée

Samedi 3 décembre 2016

19 h 30

Alea jacta est ! Plus possible de reculer !

Il est temps de rejoindre la Halle Tony Garnier à Lyon où nous attendent les navettes qui doivent nous conduire jusqu’à Sainte-Catherine.

Je jette un dernier coup d’oeil désespéré à mon lit et à ma couette moelleuse, que je serai ravie de retrouver dans quelques heures. Je pense en mon for intérieur : »Il faut quand même être bien timbrée pour aller se geler en plein milieu de la nuit ! »

Mon fils me regarde me préparer et se moque de ma tenue quelque peu bariolée : « Les gens, ils vont se demander ce que tu fais ! »

Il faut dire que j’ai l’air un peu étrange avec les deux morceaux de carton que j’ai emmenés pour pouvoir m’allonger et m’isoler du sol, lorsque nous attendrons le départ.

Certains effectivement me regarderont avec des yeux hagards déambuler dans le centre-ville de Lyon, mes cartons à la main.

Mais une fois ce quartier très fréquenté passé, je rentre dans la norme, celle des coureurs aux allures de cyclopes, avec leur frontale trônant au milieu de leur front, qui se dirigent vers leur point de ralliement.

Je rejoins les abords de la Halle Tony Garnier où sont rangées plusieurs navettes. Mon portable vibre : un ami de la région parisienne, Athaa, m’appelle afin de savoir où je me trouve. Difficile de se repérer parmi cette masse compacte de coureurs qui attendent  d’être acheminés !

navette

Nous y parvenons finalement, pour nous quitter de nouveau : il ne reste plus qu’une place dans le bus.

Je suis saisie par le silence solennel qui règne à l’intérieur du véhicule : instant de recueillement avant notre périple nocturne, ou stress paralysant à l’idée de savoir que nous allons être plongés dans le froid ?

Difficile en tout cas pour une Beerunneuse bavarde de ne pas partager ses impressions : nous échangeons avec mon voisin sur nos différentes expériences, plus particulièrement sur la Saintexpress qu’il court pour la énième fois.

21 heures

Quelques kilomètres plus tard, nous arrivons à Sainte-Catherine.

Après le confort des sièges moelleux du car et la chaleur des radiateurs, nous découvrons le froid mordant des monts lyonnais. Nous marchons quelques mètres dans le noir et là, stupeur !

Je m’attendais à ce que nous nous retrouvions au chaud dans un gymnase, pour patienter durant la longue attente précédent notre départ. Mais il n’en est rien : des bénévoles nous invitent à rentrer dans une tente, qui n’est pas sans me rappeler, au bout de quelques minutes, certaines foires aux bestiaux auxquelles j’ai pu assister dans le Limousin lorsque j’étais gamine.

tente.jpg

Par chance, des chaises sont libres à mon arrivée. Je m’installe sur l’une d’elles et décide de préparer mon matériel en attendant le départ.

Mais l’afflux des coureurs devient oppressant. On nous demande alors de nous mettre debout pour gagner de la place et faire rentrer tout le monde.

Je découvre alors qu’un coureur stressé peut être particulièrement irritable : impossible de se détendre dans le brouhaha ambiant, entre les râleurs, les joyeux drilles qui déchargent leurs batteries de smartphone en organisant des blind tests improvisés et les dormeurs-ronfleurs imperturbables – dormir dans une telle ambiance me laisse vraiment perplexe.

Je retrouve enfin Athaa : mon sourire revient. Nous échangeons quelques paroles sympathiques et faisons un ou deux selfies avant de nous souhaiter une belle course.

athaa.jpg

Une envie bien féminine, précédant souvent les courses, devient pressante, mais j’ai bien compris qu’il risquait de se jouer une véritable partie de chaises musicales si je quittais la tente. Je décide donc de me retenir jusqu’au départ.

22 h 35

Nous décidons avec l’une de mes « copines d’attente » de nous diriger vers le départ.

Je ne manque pas de plaisanter en montrant les toilettes : le froid a du bon, car je crois bien que c’est la première fois sur une course que je ne vois aucune file d’attente ! Il faut dire, sans être trop crue, qu’il est difficile de rester très longtemps le derrière à l’air, et encore plus de remonter ses collants lorsqu’on a des gants !

Nous parvenons jusqu’à l’arche de départ. Plus qu’un quart d’heure ! Je remonte mon buff sur mon visage, car le froid est particulièrement piquant.

Les minutes semblent interminables pendant ce compte à rebours. Je décide d’ailleurs, pendant cette attente, de ne pas déclencher ma montre pour courir à la sensation. Le froid me colle suffisamment de pression, pas besoin de me rajouter celle du chronomètre !

23 h 00

Le départ est donné…

L’aventure commence…

Je ne ferai pas un récit exhaustif de chacun des moments vécus pendant cette course, ce qui pourrait être lassant et n’intéresserait que moi.

Je préfère en évoquer les grandes lignes.

Que retiendrai-je de cette Saintexpress 2016 ?

  • Les côtes interminables dès le début du parcours, notamment une remontée très sèche qui dure facilement 2 kilomètres à travers les bois et qui nous a immédiatement transportés dans l’ambiance : si on n’avait pas compris avant cela que la Saintélyon était une course exigeante, c’était chose faite ! Et que dire de la fameuse côte des aqueducs de Beau Nant qui a fini de casser le moral à certains runners éreintés, alors que nous n’étions plus qu’à 10 kilomètres de l’arrivée ?
  • Les descentes dangereuses et glissantes dans lesquelles il fallait chercher ses appuis : je pensais être plus à l’aise avec les descentes, mais je me rends compte que la nuit accentue véritablement les difficultés.
  • Mes deux chutes qui sont encore cuisantes : la première liée à un coureur excité qui dans une descente périlleuse a voulu jouer les Speedy Gonzales et m’a littéralement bousculée sans s’excuser. Bilan ? Une fesse en moins à quelques kilomètres du départ et un legging mouillé, ce qui n’est pas particulièrement agréable quand les températures sont négatives. Pour la seconde, j’ai glissé sur la route verglacée. Je suis pourtant une adepte du patin à glace !
  • Les ravitaillements encombrés et variés : il était parfois difficile de se frayer un chemin jusqu’aux tables. Dommage, car le buffet était vraiment gargantuesque à certains ravitaillements ! Ceci dit, on n’était pas là pour tailler une bavette !
  • Les gens qui te supportent dans des endroits improbables… à des heures improbables ! Franchement, au détour de chemins menant au milieu de nulle part, combien de fois me suis-je dit qu’il fallait être complètement cinglé pour venir nous encourager ! Je repense notamment à ces enfants debout au milieu d’un champ alors qu’il était environ 3 heures du matin ! Combien de fois ai-je failli m’arrêter pour leur dire : « Vous ne trouvez pas que nous sommes assez de fous à courir sur les sentiers ? »
  • L’ambiance, car courir de nuit a quelque chose de magique. On perd ses repères et on en découvre de nouveaux. Que dire de ces guirlandes mouvantes de lumières parcourant la campagne ? Une véritable féérie, indescriptible.

photo_generale_13174170.jpg

  • Les conditions climatiques. Je sais qu’elles ont été à l’origine de beaucoup d’abandons. J’ai moi-même été tentée à deux reprises d’arrêter la course, tant mes doigts me faisaient mal, malgré les chaufferettes, et parce que j’ai eu envie de vomir après un ravitaillement. J’ai également senti mon visage figé, comme si j’avais reçu des injections de Botox et que je ne maîtrisais plus aucun muscle. Une Beerunneuse givrée ! Mais le pire moment de la course a certainement été quand je me suis rendu compte que je ne pouvais plus m’hydrater : l’embout de ma poche à eau était gelé quand j’ai voulu le porter à ma bouche. Cela a porté un coup à mon moral, car je me suis dit que je ne pourrais jamais terminer ma course sans eau.
  • Les moments de solitude. Je crois que c’est l’un des premiers trails où je me retrouve seule sur d’aussi longues portions. Ces instants sont très difficiles à gérer et je comprends pourquoi bien des coureurs sont en groupe. Toutefois, maintenant que l’épreuve est passée, je me dis que c’est un excellent exercice pour se forger un mental !
  • Mon arrivée ! Courir sans montre a souvent été déstabilisant, car je ne savais jamais combien il me restait de kilomètres à parcourir, j’avais juste l’heure. Néanmoins, je peux vous dire le sentiment que j’ai éprouvé en apercevant les lumières de Lyon : un genre d’extase, de mission quasiment accomplie, de but presque atteint. Une véritable euphorie qui m’a donné des ailes pour atteindre cette arche. Je me souviens d’ailleurs des deux coureurs qui m’ont dit sur les quais de Saône : « Tu es sûre que tu as fait les 44 kilomètres ? Parce que tu as une de ces patates ! » J’ai senti comme un regain d’énergie en arrivant sur la passerelle menant à la Halle Tony Garnier. J’ai eu l’impression de sprinter en abordant les derniers kilomètres, tant j’étais excitée à l’idée de passer sous l’arche. L’émotion m’a alors immédiatement submergée…
  • La gestion des sacs à l’arrivée et des douches : quand tu arrives après une Saintexpress par -6°C, tu n’as qu’une envie, prendre une douche. Mais un autre type de course commence alors : la chasse à ton sac, ou comment retrouver un sac noir parmi des milliers d’autres sacs noirs ! Je crois avoir maudit une bonne centaine de fois l’organisation, après avoir passé plus de trente minutes à cette quête désespérée. Puis est venu le moment de la douche. Que dire ? Imaginez une grande tente plantée dans le froid… Eh bien oui, il a fallu se déshabiller dans le froid, en grelottant, avant d’atteindre une pseudo tente de douches. Un véritable calvaire quand on est épuisée !

 

En conclusion ?

spurire arrivée.jpg

Quelques jours après ce beau challenge, j’ai l’impression d’être encore sur un petit nuage : je suis ravie d’avoir vaillamment relevé ce défi en 5 h 05 et de m’être bien classée. Mon arrivée sous la fabuleuse arche de la Halle Tony Garnier restera certainement l’un de mes plus forts souvenirs de course.

Une question subsiste : aurai-je la motivation pour prendre le départ de la véritable Saintélyon 2017 ?

Si vous souhaitez réagir à cet article ou faire part de votre expérience, n’hésitez pas à le faire via ce blog ou sur ma page Facebook Beerunneuse.

#beerunneuse #trail #trailrunning #run #running #runners #runaddict #sport #fit #fitness #motivation #saintelyon #saintexpress #carperunem #carpenoctem #fun #friends #athleisure #healthy #healthylifestyle #carpediem #laviestbelle