Un programme sportif à la carte dans le Morvan

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Je vous ai emmenés hier sur de magnifiques parcours de trail que j’ai découverts le week-end dernier dans le Morvan, pendant un voyage de presse.

Mais je n’étais pas au bout de mes surprises : la région offre tout un tas d’autres attraits pour les sportifs et leur famille.

Pour une Bee qui aspire à croiser ses entraînements pour la préparation de ses ultras, afin de soulager ses articulations, ce territoire est un véritable paradis !

J’ai d’ailleurs immédiatement eu une pensée pour mes amis triathlètes en découvrant un spot idéal pour leurs disciplines variées : sentiers de VTT, lacs, la nature généreuse offre de multiples possibilités.

Mais ce qui m’a particulièrement plu, c’est d’avoir pu sortir de ma zone de confort en découvrant de nouvelles activités.

Le petit plus ?

Elles peuvent toutes se partager en famille, ce qui est un excellent argument pour ne pas vivre nos passions en égoïste.

Pour les plus téméraires, il y a même moyen de vivre le grand frisson.

Jugez-en par vous-même…

Au gré du courant

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Depuis quelques années, un élément m’attire indéniablement : l’eau !

J’ai en effet pu éprouver ses vertus lors de mes diverses préparations de courses et ai remarqué qu’il m’apaisait.

À mon retour du Mexique, j’ai ainsi décidé de prendre quelques cours de natation pour apprendre le crawl – qui sait, peut-être aurais-je un jour l’envie de me lancer sur un triathlon ?

Quand j’ai reçu le descriptif de notre séjour, j’ai un peu tiqué en voyant le mot « rafting » : « Encore un coup à se retrouver dans l’eau, coincée sous mon embarcation !  » me suis-je immédiatement dit.

Je ne me sens pas encore suffisamment à l’aise avec la nage pour ne pas appréhender de me retrouver dans le courant après avoir chuté de l’embarcation.

Certes, j’ai pratiqué le surf et le paddle, parfois sur une mer agitée, mais étrangement cela ne m’a jamais angoissée.

Pour tout vous dire, je n’imaginais même pas qu’il pouvait y avoir des courants aussi forts dans les rivières du Morvan.

Et pourtant…

Il faut dire que le nombre de barrages explique ce phénomène.

Deux rivières du Morvan sont réputées pour leur fort courant : le Chalaux et la Cure.

Notre GO Élodie avait choisi de nous faire découvrir l’activité avec Hervé qui travaille au sein d’une société d’activités nautiques : Angie Kayak.

Après avoir enfilé une combinaison renforcée et avoir écouté quelques consignes de sécurité, nous avons embarqué à quatre à bord d’un raft pour une balade sur le Chalaux de près de 6 kilomètres.

J’avoue ne pas avoir fait la fière, assise sur mon boudin, quand nous avons commencé à manoeuvrer l’embarcation.

Notre instructeur, fort pédagogue, nous a fait exécuter quelques manoeuvres contre les rochers et j’ai peu à peu gagné en confiance en m’apercevant que l’attache qui maintenait les pieds permettait, en étant un peu gainée, de ne pas passer par-dessus bord.

Je me suis parfois tout de même retrouvée projetée au milieu de l’embarcation, mais à aucun moment je ne suis tombée à l’eau.

J’ai même poussé le bouchon à la fin jusqu’à sauter dans le courant et à me laisser porter.

Si vous êtes plus téméraires, vous pourrez essayer l’hydro speed : équipés d’une combinaison, d’un flotteur et de palmes pour vous diriger, vous glisserez au gré du courant.

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Frissons garantis !

Je vous rassure, si faire monter votre taux d’adrénaline ne vous intéresse pas, vous pourrez essayer des activités plus calmes : nous avons pour notre part fait du pédalo le dimanche après-midi et cela peut être particulièrement physique.

Pour découvrir plus calmement les cours d’eau, il est aussi possible d’utiliser un paddle ou un canoë.

À moins que vous ne préfériez les observer de loin sur votre serviette de plage !

La tête dans les airs

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On ne présente plus ma principale phobie : j’ai nommé mon vertige !

Après l’activité assez remuante de rafting, Élodie nous avait concocté une petite surprise qui demandait un peu de prendre de la hauteur : la grimpe d’arbres.

Une fois arrivée dans les bois, j’ai bien vite compris ce qui m’attendait : d’épaisses cordes pendaient autour d’un gros arbre et en levant la tête, on pouvait apercevoir des hamacs.

L’idée de refuser l’activité s’est immédiatement imposée à mon esprit, mais je n’ai pas réussi à la formuler catégoriquement : quelques minutes plus tard, j’avais enfilé un harnais et m’apprêtais à vivre une expérience inouïe.

L’idée était d’aller prendre l’apéritif dans des hamacs en haut de l’arbre.

Un argument de taille me direz-vous : que ne ferait-on pas pour une bonne petite bière fraîche ?

Seul hic : il fallait se hisser à la force des bras jusqu’à ceux-ci.

Pour la Bee, ce fut mission impossible : la mienne était bien moins ambitieuse que celle des autres – je ne suis pas fan de bière de toutes les façons – et consistait à rester en l’air le plus haut possible pour gérer ma phobie.

Mission accomplie : pendant que mes comparses vidaient des bières et mangeaient le succulent pain d’épices local, j’ai fait une séance de méditation à 4 mètres au-dessus du sol.

Un pur bonheur ! Une vraie réconciliation avec les arbres et le vide !

Bon, j’ai dû en revanche attendre pour manger ma tranche de pain d’épices et prendre l’apéritif !

Plaisirs terrestres

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Mais comme je vous le disais au début de cet article, il y en a pour tous les goûts, rassurez-vous : si l’air et l’eau ne sont pas vos éléments, vous pourrez garder les pieds sur terre et pratiquer des activités plus classiques mais tout aussi intenses, comme le vélo, le VTT – il y a une multitude de parcours ! – ou encore la randonnée et l’équitation.

C’est encore trop remuant pour vous ?

Alors pourquoi ne pas s’adonner aux plaisirs de la table : les vins ont une renommée qui n’est plus à faire dans la région et la gastronomie bourguignonne est plutôt riche !

Pour tout vous dire, après être sortie de table, la Bee a parfois songé à une activité dont elle n’est pas coutumière : la sieste !

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Je vous souhaite en tout cas de prendre autant de plaisir que cela a été le cas pour moi en découvrant cette région.

Si vous souhaitez partager votre expérience ou réagir à cet article, je vous invite à le faire via ce blog, sur ma page Facebook Beerunneuse ou mon compte Instagram Beerunneuse.

 

Une Saintélyon riche en émotion pour une Beerunneuse givrée

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« Tu es complètement malade ! », « Mais tu cours après quoi ? », « Tu aimes te faire mal ? »

J’avais pourtant fait attention à annoncer assez tardivement mon projet fou à mes proches, de peur d’entendre pendant des mois ces commentaires…

Pas envie d’en parler, de me mettre une quelconque pression ou de les inquiéter.

Il faut dire que je n’ai réellement repris la course qu’au mois de mars de cette année. Mais je voulais marquer le coup, car l’année dernière, à cette même période, je venais de vivre des moments fort difficiles. Le besoin de me sentir vivante et de nouveau sur les rails m’a fait franchir un cap.

Je me suis donc inscrite secrètement sur la Saintélyon il y a quelques mois, plus précisément sur la Saintexpress : je n’avais pas fait d’ultras depuis la Barjo et mon asthme m’avait sérieusement handicapée sur mon dernier trail long.

Non, j’ai préféré rester raisonnable et partir sur une distance envisageable : 44 kilomètres avec 1041 D+ et 1500 D-.

Pourquoi la Saintélyon ? Cette course me fait rêver depuis que j’ai commencé à courir sur des trails longs. Son côté mythique sans doute, ou ses inconnues liées aux conditions climatiques. Bien sûr, je trouvais aussi l’idée de courir dans la nuit et de changer ses repères assez excitante.

J’avoue que je n’aurais pas aimé faire la Saintélyon avec les conditions climatiques du week-end précédent : un grand soleil et des températures avoisinant les 10 degrés.

Non, une course digne de ce nom doit se faire dans le froid, avec des températures négatives, de la boue et pourquoi pas – je pense l’avoir espéré secrètement – de la neige. Sinon, ce n’est plus une Saintélyon !

Point de neige pour cette 63e édition, mais bien des conditions ont été remplies pour faire de cette Saintélyon 2016 un moment inoubliable.

Retour sur cette belle et périlleuse aventure…

Lumière sur la Saintélyon !

L’histoire de ce raid extrême naît en 1951, alors que des cyclotouristes stéphanois et le cyclotourisme lyonnais décident de créer une randonnée pédestre hivernale de 64 kilomètres. Elle se déroule sur deux jours, via le GR7, entre Saint-Étienne et Lyon.

L’objectif ? Les cyclotouristes veulent se maintenir en forme pendant la saison hivernale.

Puis l’épreuve évolue et devient une compétition de marcheurs, sur un parcours de 63,2 km.

Il faut attendre 1977 pour que les participants soient autorisés à courir.

Dans les années 80, la Saintélyon devient une course emblématique, classée au rang des épreuves très difficiles, puisque sur certaines éditions, seulement 40 % des participants parviennent à franchir la ligne d’arrivée !

Certaines éditions seront marquantes, comme en 1990 où la neige va inciter les organisateurs à arrêter la course : 80 concurrents décideront toutefois de poursuivre et franchiront la ligne d’arrivée à Saint-Étienne.

Puis la course évolue : création de relais, nouveaux sites de départ et d’arrivée, changement de distances, éco-événement, etc.

Elle s’installe en 2015 dans la Halle Tony Garnier de Lyon et compte près de 15 000 inscrits.

Cette année, 17 000 coureurs prenaient le départ des différentes épreuves : la Saintélyon (72 km), la Saintexpress (44 km), la Saintésprint (22 km), la Saintétic (12 km) et les relais.

Récit d’une épopée

Samedi 3 décembre 2016

19 h 30

Alea jacta est ! Plus possible de reculer !

Il est temps de rejoindre la Halle Tony Garnier à Lyon où nous attendent les navettes qui doivent nous conduire jusqu’à Sainte-Catherine.

Je jette un dernier coup d’oeil désespéré à mon lit et à ma couette moelleuse, que je serai ravie de retrouver dans quelques heures. Je pense en mon for intérieur : »Il faut quand même être bien timbrée pour aller se geler en plein milieu de la nuit ! »

Mon fils me regarde me préparer et se moque de ma tenue quelque peu bariolée : « Les gens, ils vont se demander ce que tu fais ! »

Il faut dire que j’ai l’air un peu étrange avec les deux morceaux de carton que j’ai emmenés pour pouvoir m’allonger et m’isoler du sol, lorsque nous attendrons le départ.

Certains effectivement me regarderont avec des yeux hagards déambuler dans le centre-ville de Lyon, mes cartons à la main.

Mais une fois ce quartier très fréquenté passé, je rentre dans la norme, celle des coureurs aux allures de cyclopes, avec leur frontale trônant au milieu de leur front, qui se dirigent vers leur point de ralliement.

Je rejoins les abords de la Halle Tony Garnier où sont rangées plusieurs navettes. Mon portable vibre : un ami de la région parisienne, Athaa, m’appelle afin de savoir où je me trouve. Difficile de se repérer parmi cette masse compacte de coureurs qui attendent  d’être acheminés !

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Nous y parvenons finalement, pour nous quitter de nouveau : il ne reste plus qu’une place dans le bus.

Je suis saisie par le silence solennel qui règne à l’intérieur du véhicule : instant de recueillement avant notre périple nocturne, ou stress paralysant à l’idée de savoir que nous allons être plongés dans le froid ?

Difficile en tout cas pour une Beerunneuse bavarde de ne pas partager ses impressions : nous échangeons avec mon voisin sur nos différentes expériences, plus particulièrement sur la Saintexpress qu’il court pour la énième fois.

21 heures

Quelques kilomètres plus tard, nous arrivons à Sainte-Catherine.

Après le confort des sièges moelleux du car et la chaleur des radiateurs, nous découvrons le froid mordant des monts lyonnais. Nous marchons quelques mètres dans le noir et là, stupeur !

Je m’attendais à ce que nous nous retrouvions au chaud dans un gymnase, pour patienter durant la longue attente précédent notre départ. Mais il n’en est rien : des bénévoles nous invitent à rentrer dans une tente, qui n’est pas sans me rappeler, au bout de quelques minutes, certaines foires aux bestiaux auxquelles j’ai pu assister dans le Limousin lorsque j’étais gamine.

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Par chance, des chaises sont libres à mon arrivée. Je m’installe sur l’une d’elles et décide de préparer mon matériel en attendant le départ.

Mais l’afflux des coureurs devient oppressant. On nous demande alors de nous mettre debout pour gagner de la place et faire rentrer tout le monde.

Je découvre alors qu’un coureur stressé peut être particulièrement irritable : impossible de se détendre dans le brouhaha ambiant, entre les râleurs, les joyeux drilles qui déchargent leurs batteries de smartphone en organisant des blind tests improvisés et les dormeurs-ronfleurs imperturbables – dormir dans une telle ambiance me laisse vraiment perplexe.

Je retrouve enfin Athaa : mon sourire revient. Nous échangeons quelques paroles sympathiques et faisons un ou deux selfies avant de nous souhaiter une belle course.

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Une envie bien féminine, précédant souvent les courses, devient pressante, mais j’ai bien compris qu’il risquait de se jouer une véritable partie de chaises musicales si je quittais la tente. Je décide donc de me retenir jusqu’au départ.

22 h 35

Nous décidons avec l’une de mes « copines d’attente » de nous diriger vers le départ.

Je ne manque pas de plaisanter en montrant les toilettes : le froid a du bon, car je crois bien que c’est la première fois sur une course que je ne vois aucune file d’attente ! Il faut dire, sans être trop crue, qu’il est difficile de rester très longtemps le derrière à l’air, et encore plus de remonter ses collants lorsqu’on a des gants !

Nous parvenons jusqu’à l’arche de départ. Plus qu’un quart d’heure ! Je remonte mon buff sur mon visage, car le froid est particulièrement piquant.

Les minutes semblent interminables pendant ce compte à rebours. Je décide d’ailleurs, pendant cette attente, de ne pas déclencher ma montre pour courir à la sensation. Le froid me colle suffisamment de pression, pas besoin de me rajouter celle du chronomètre !

23 h 00

Le départ est donné…

L’aventure commence…

Je ne ferai pas un récit exhaustif de chacun des moments vécus pendant cette course, ce qui pourrait être lassant et n’intéresserait que moi.

Je préfère en évoquer les grandes lignes.

Que retiendrai-je de cette Saintexpress 2016 ?

  • Les côtes interminables dès le début du parcours, notamment une remontée très sèche qui dure facilement 2 kilomètres à travers les bois et qui nous a immédiatement transportés dans l’ambiance : si on n’avait pas compris avant cela que la Saintélyon était une course exigeante, c’était chose faite ! Et que dire de la fameuse côte des aqueducs de Beau Nant qui a fini de casser le moral à certains runners éreintés, alors que nous n’étions plus qu’à 10 kilomètres de l’arrivée ?
  • Les descentes dangereuses et glissantes dans lesquelles il fallait chercher ses appuis : je pensais être plus à l’aise avec les descentes, mais je me rends compte que la nuit accentue véritablement les difficultés.
  • Mes deux chutes qui sont encore cuisantes : la première liée à un coureur excité qui dans une descente périlleuse a voulu jouer les Speedy Gonzales et m’a littéralement bousculée sans s’excuser. Bilan ? Une fesse en moins à quelques kilomètres du départ et un legging mouillé, ce qui n’est pas particulièrement agréable quand les températures sont négatives. Pour la seconde, j’ai glissé sur la route verglacée. Je suis pourtant une adepte du patin à glace !
  • Les ravitaillements encombrés et variés : il était parfois difficile de se frayer un chemin jusqu’aux tables. Dommage, car le buffet était vraiment gargantuesque à certains ravitaillements ! Ceci dit, on n’était pas là pour tailler une bavette !
  • Les gens qui te supportent dans des endroits improbables… à des heures improbables ! Franchement, au détour de chemins menant au milieu de nulle part, combien de fois me suis-je dit qu’il fallait être complètement cinglé pour venir nous encourager ! Je repense notamment à ces enfants debout au milieu d’un champ alors qu’il était environ 3 heures du matin ! Combien de fois ai-je failli m’arrêter pour leur dire : « Vous ne trouvez pas que nous sommes assez de fous à courir sur les sentiers ? »
  • L’ambiance, car courir de nuit a quelque chose de magique. On perd ses repères et on en découvre de nouveaux. Que dire de ces guirlandes mouvantes de lumières parcourant la campagne ? Une véritable féérie, indescriptible.

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  • Les conditions climatiques. Je sais qu’elles ont été à l’origine de beaucoup d’abandons. J’ai moi-même été tentée à deux reprises d’arrêter la course, tant mes doigts me faisaient mal, malgré les chaufferettes, et parce que j’ai eu envie de vomir après un ravitaillement. J’ai également senti mon visage figé, comme si j’avais reçu des injections de Botox et que je ne maîtrisais plus aucun muscle. Une Beerunneuse givrée ! Mais le pire moment de la course a certainement été quand je me suis rendu compte que je ne pouvais plus m’hydrater : l’embout de ma poche à eau était gelé quand j’ai voulu le porter à ma bouche. Cela a porté un coup à mon moral, car je me suis dit que je ne pourrais jamais terminer ma course sans eau.
  • Les moments de solitude. Je crois que c’est l’un des premiers trails où je me retrouve seule sur d’aussi longues portions. Ces instants sont très difficiles à gérer et je comprends pourquoi bien des coureurs sont en groupe. Toutefois, maintenant que l’épreuve est passée, je me dis que c’est un excellent exercice pour se forger un mental !
  • Mon arrivée ! Courir sans montre a souvent été déstabilisant, car je ne savais jamais combien il me restait de kilomètres à parcourir, j’avais juste l’heure. Néanmoins, je peux vous dire le sentiment que j’ai éprouvé en apercevant les lumières de Lyon : un genre d’extase, de mission quasiment accomplie, de but presque atteint. Une véritable euphorie qui m’a donné des ailes pour atteindre cette arche. Je me souviens d’ailleurs des deux coureurs qui m’ont dit sur les quais de Saône : « Tu es sûre que tu as fait les 44 kilomètres ? Parce que tu as une de ces patates ! » J’ai senti comme un regain d’énergie en arrivant sur la passerelle menant à la Halle Tony Garnier. J’ai eu l’impression de sprinter en abordant les derniers kilomètres, tant j’étais excitée à l’idée de passer sous l’arche. L’émotion m’a alors immédiatement submergée…
  • La gestion des sacs à l’arrivée et des douches : quand tu arrives après une Saintexpress par -6°C, tu n’as qu’une envie, prendre une douche. Mais un autre type de course commence alors : la chasse à ton sac, ou comment retrouver un sac noir parmi des milliers d’autres sacs noirs ! Je crois avoir maudit une bonne centaine de fois l’organisation, après avoir passé plus de trente minutes à cette quête désespérée. Puis est venu le moment de la douche. Que dire ? Imaginez une grande tente plantée dans le froid… Eh bien oui, il a fallu se déshabiller dans le froid, en grelottant, avant d’atteindre une pseudo tente de douches. Un véritable calvaire quand on est épuisée !

 

En conclusion ?

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Quelques jours après ce beau challenge, j’ai l’impression d’être encore sur un petit nuage : je suis ravie d’avoir vaillamment relevé ce défi en 5 h 05 et de m’être bien classée. Mon arrivée sous la fabuleuse arche de la Halle Tony Garnier restera certainement l’un de mes plus forts souvenirs de course.

Une question subsiste : aurai-je la motivation pour prendre le départ de la véritable Saintélyon 2017 ?

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L’abandon, un sujet tabou chez les coureurs

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Avez-vous remarqué combien il est difficile d’aborder le sujet de l’abandon chez les coureurs ? D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si lors des conversations, seules les réussites émergent. Tel un tableau de chasse, les coureurs ont moins de mal à parler de leurs trophées que de leurs échecs.

Je me souviens lors de mes débuts en course à pied avoir souvent été impressionnée par le palmarès admirable de certains coureurs de mon club. Jamais je n’ai entendu prononcer le mot « abandon » tant redouté.

Pourtant cet aspect de la course fait bel et bien partie de la compétition. Telle une épée de Damoclès, le spectre de l’abandon plane incessamment au-dessus de nos parcours.

Si on en entend peu parler sur des courtes distances, peu de coureurs peuvent se prévaloir sur des trails longs ou des ultras de ne pas avoir connu d’abandon.

Un combat contre la raison

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Samedi 25 juin 2016. Sarzeau dans le Morbihan.

Après huit semaines de préparation, je suis dans le sas de départ pour le Trail du Morbihan. Un parcours de 57,3 kilomètres que je connais bien. Il y a trois ans, j’ai eu l’immense plaisir de faire cette course et de l’avoir remportée dans ma catégorie.

Le parcours est roulant et peu technique, les paysages sont magnifiques. Je reviens me faire plaisir avec ma GoPro, l’objectif étant de capturer un maximum d’images pour m’évader dans mes moments nostalgiques en région parisienne.

Mais le destin en a décidé tout autrement. J’avais pourtant fait réviser toute la carrosserie, vérifié tous les équipements : rien à signaler, sinon une luxation d’un orteil générant une douleur permanente. Mais c’était sans compter un problème de ventilation : je suis asthmatique ! Un détail que j’ai pourtant appris à gérer, excepté lors des pics de pollen.

Pas de chance, la semaine précédant ma course, les Yvelines connaissaient un pic très élevé : ventoline et antihistaminiques ne sont pas venus à bout de ma crise. Il me fallait donc prendre une décision : en raison de mes problèmes de souffle, ne pas prendre le départ ou tenter le tout pour le tout et aviser.

Avez-vous déjà entendu cette petite voix – je me la représente souvent sous la forme d’un runner aux sandales ailées, avec une auréole, sans doute mon attrait pour la mythologie grecque – qui vous déconseille de prendre le départ, car vous savez très bien au fond de vous que ce n’est pas raisonnable, que vous mettez votre santé en péril ?

Je ne sais pourquoi, mais « l’autre », la voix de la déraison l’a une fois de plus emporté. « Allons, tant de semaines de préparation, ce n’est tout de même pas un petit rhume des foins qui va te faire flancher ? En plus, tu as déjà réservé ton hôtel. Que va dire ta famille si tu leur annonces que tu renonces à cet objectif ? Tes amis runners ? Est-ce que tu ne t’écoutes pas un peu trop ? », semblait-elle me dire.

À 17 heures, j’étais sur la ligne de départ… Mais à entendre ma respiration, cela ressemblait plus à un championnat d’apnée qu’à un départ pour un Trail !

19 h 52. Après avoir passé le trentième kilomètre, une sensation d’étouffement et de barre au niveau de mes poumons, malgré la ventoline, m’oblige à rendre mon dossard…

De l’ambiguïté des sentiments…

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L’abandon n’est jamais une décision facile, quelle qu’en soit la raison.

Déception, remise en question, dégoût, révolte, résignation, honte parfois, sont autant de sentiments éprouvés par les runners qui ont vécu de tels moments.

Je me souviens avoir discuté avec l’un d’entre eux quand j’ai commencé à goûter à la longue distance – je précise qu’il n’avait jamais connu d’abandon, n’ayant jamais couru sur de longues distances. Victime d’une hypothermie et du mal des montagnes sur un ultra dans les Pyrénées, j’ai bien cru voir sonner ma dernière heure. Alors que j’évoquais très naturellement cet épisode – étant à demi-consciente, je n’avais comme souvenirs que ceux contés par l’amie qui m’accompagnait -, j’avoue avoir été choquée par les propos qui m’ont été tenus : « Oh ! Et tu n’es pas repartie après ? Moi, je l’aurais fait. Plutôt crever que d’abandonner ! »

J’avoue qu’une telle réaction m’a quelque peu décontenancée. Avoir de l’amour-propre est compréhensible, mais il existe selon moi d’autres priorités dans une vie. Je n’ai pas la prétention de devenir à mon âge une grande athlète, je suis juste passionnée par mon loisir. Certaines personnes donneraient tout pour avoir leurs jambes ou la santé, et de tels propos me semblent indécents.

Chacun a des raisons qui lui sont propres pour prendre une telle décision. Que ce soit un cas de force majeur (souci de santé), une déception (impossibilité d’atteindre son objectif) ou une mauvaise gestion de la course, il n’est jamais facile de se résigner. L’entourage peut avoir un rôle déterminant dans un tel choix.

Le corps n’est pas infaillible, ni l’esprit d’ailleurs. Combien de coureurs ai-je vu se rebeller contre leur organisme, malgré des signaux d’alerte, pour finir une course dans un état pitoyable, renonçant ainsi à leur passion pendant des mois pour avoir trop tiré sur la corde ?

Échec ou force ?

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Au lieu de vivre une telle décision comme un échec, ne vaudrait-il pas mieux y voir parfois un signe d’intelligence ou une expérience dont se servir pour mieux rebondir ?

Bien des coureurs et des trailers gardent en mémoire un sentiment d’échec et redoutent de prendre le départ d’une nouvelle course. En parler permettrait certainement de dédramatiser le moment et d’en faire une force pour s’élancer vers de nouvelles aventures.

C’est en tout cas le parti que j’ai décidé de prendre, la course étant avant tout pour ma part un plaisir.  Restons humbles.

Si vous aussi vous avez vécu des situations semblables lors d’une course ou avez envie de faire part de vos réflexions sur le sujet, n’hésitez pas à poster un commentaire sur le blog ou sur la page Facebook.

Les run sessions conviviales du Runner de Pontoise

Plus envie de courir seul(e) ? Envie de vous mettre à la course à pied, mais vous trouvez toujours un prétexte pour ne pas vous lancer ? Vous souhaitez intégrer un groupe sympathique, sans contraintes, afin d’échanger vos expériences et de pouvoir progresser ?

Si comme moi vous êtes une véritable Beerunneuse et que vous recherchez de bons plans pour vous motiver ou faire de nouvelles rencontres sportives, je vous présenterai sur ce blog quelques groupes sympathiques que vous pourrez rejoindre pour vous détendre et vous faire plaisir.

Dans cette optique, je suis allée ce matin faire une run session à Pontoise, organisée par le magasin de running Le Runner. Retour sur une expérience fort conviviale !

Une initiative de passionnés

À l’origine, Le Runner à Pontoise est un magasin dédié au cyclisme. Ouvert depuis 2009, il propose un large choix d’articles consacrés à cette discipline.

Mais en septembre 2015, la boutique s’enrichit d’un espace running et développe toute une gamme de vêtements de différentes marques (Nike, Asics, Brooks…) pour le plus grand plaisir des adeptes de la région.

À noter d’ailleurs, amies Beerunneuses, la grande variété de textiles pour femmes, avec des modèles plus funs les uns que les autres !

Devant la forte demande de leurs clients pour organiser des sessions de running, les vendeurs, passionnés de course à pied, ont décidé en novembre de tenter l’aventure.

Pari gagné, puisque tous les samedis, à 9h30, une vingtaine d’aficionados (parfois le double !) répondent présent à l’appel des run sessions.

Objectif ? Prendre du plaisir !

La petite carte de visite du magasin est suffisamment éloquente :

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Je ne démentirai pas ces informations ! Au programme de la run session de ce 30 avril 2016, de la bonne humeur, de la convivialité, des échanges, mais aussi beaucoup de respect et d’attentions !

Le but de ces sessions ? Que chacun rentre chez lui en ayant pris du plaisir et en ayant envie de revenir.

Une team organisée et motivée

Le départ des run sessions est donné à 9h30 chaque samedi devant le magasin. Nous étions une vingtaine ce matin, malgré le temps humide et les vacances.

Une orientation était donnée à la session : il s’agissait d’une séance de fractionné (le ton avait déjà était donné sur la page Facebook du Runner, je n’ai donc pas eu de surprise !).

Mais ce qui est appréciable, c’est que toute l’équipe s’adapte aux personnes présentes et tient compte des niveaux de chacun : nous avons donc été répartis dans trois groupes, selon nos niveaux et attentes :

  • le premier était sous la houlette du coach Julien, qui a proposé de faire une séance de fractionné 10×1 minute avec une récupération de 1 minute sur 12 kilomètres
  • le deuxième est parti pour une dizaine de kilomètres avec Héloïse pour la même séance de fractionné
  • le troisième, encadré par Salomé et Marie, a réuni essentiellement des coureuses (désolée, il y avait aussi un runner !) qui ont commencé la course à pied il y a peu : elles se sont dépassées et ont couru un kilomètre et demi de plus que la semaine dernière !

Courir dans la bonne humeur

Préparant un trail long et ayant dans mon plan une sortie de fractionné, j’ai opté pour le premier groupe et je n’ai pas été déçue : la séance a été exigeante et d’un bon niveau (nous avons fait de belles pointes de vitesse !), tout en respectant les allures de chacun.

Un seul mot d’ordre : personne ne reste seul, quitte à ce que le groupe revienne chercher les moins rapides.

Quelles que soient les épreuves favorites de chacun, Julien a proposé pendant le retour un véritable échange sur nos expériences, ce qui était très intéressant et enrichissant.

Petit plus : à l’arrivée, chacun d’entre nous avait sa petite bouteille d’eau ! Une attention appréciable de la part des organisateurs.

Avis aux Beerunneuses que cela pourrait intéresser : la prochaine session est samedi prochain à 9h30 !

Si vous souhaitez contacter le magasin Le Runner, vous pouvez le faire sur le site http://www.lerunner.fr

Si vous connaissez ou faites partie d’un groupe qui organise des sessions de running et que vous souhaitez en parler, n’hésitez pas à me contacter sur ce blog ou à beerunneusetrail@gmail.com

Les dessous de Brooks

Désolée Messieurs, mais cet article sera dédié aujourd’hui essentiellement aux Beerunneuses, même si vous aussi vous connaissez quelques déboires avec vos mamelons !

Ayant acheté dernièrement mes chaussures de trail au stand Brooks du Salon du running, j’ai pu bénéficier d’une promotion qui m’a permis de découvrir leur collection Moving Comfort de dessous de sport.

L’occasion pour moi de revenir sur un problème qui touche pratiquement toutes les Beerunneuses : le choix de nos soutiens-gorge ou de nos brassières de sport pour courir confortablement.

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Affaire de taille ?

Lorsque j’ai commencé à courir, j’avoue avoir accordé moins d’importance à mes pectoraux qu’à mes pieds. N’étant pas une blonde à forte poitrine, je me suis dit que j’aurais un problème de taille en moins.

J’ai donc investi dans une brassière bon marché et sans maintien spécifique, mais ai pu rapidement constater que même les petits seins pouvaient être sensibles aux tressautements de la course à pied.

De l’importance du maintien

Une gêne et des douleurs liées à mon équipement inadapté sont rapidement survenues, à tel point que je suis allée consulter un spécialiste. Son verdict a été sans appel : sachant que le poids des seins peut tripler, voire quintupler lors d’impacts en course à pied, il m’a exhortée à reléguer ma brassière au placard pour investir dans des dessous fiables et confortables.

Il convient de rappeler que les seins sont des masses graisseuses et fragiles. Selon certains spécialistes, porter un soutien-gorge inadapté peut dans le temps endommager les ligaments de Cooper qui maintiennent les glandes mammaires. Impossible de faire l’impasse si l’on veut conserver une belle poitrine !

Dessus ou dessous ?

Sur les ultras, j’ai rapidement pu constater l’importance d’avoir un bon maintien et un certain confort. J’ai donc essayé plusieurs dessous de différentes marques (Anita, Odlo…) que je porte régulièrement et que j’apprécie pour leur qualité.

Grâce à l’achat de mes chaussures de trail au Salon du running, j’ai bénéficié d’une promotion : Brooks offrait une brassière de sa collection Moving Comfort pour un euro de plus, l’occasion de découvrir leurs produits.

Plusieurs modèles étaient proposés en fonction de l’intensité de la pratique sportive et du confort recherché.

Le petit plus ? La gamme affiche de jolis imprimés et des couleurs pétillantes, à tel point que l’on serait presque tentées de porter les modèles dessus plutôt que dessous ! L’occasion de se faire plaisir tout en portant une attention particulière au maintien.

Confort et respirabilité

J’ai bien sûr opté pour une brassière pour les activités sportives d’intensité forte : le modèle women’s sureshot racer sports.

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Les arguments de vente de cette brassière sont ses hautes qualités de confort, de légèreté et de respirabilité.

Je l’ai déjà testée lors de plusieurs sorties et ce qui est certain, c’est qu’elle suit si naturellement nos mouvements qu’on en oublierait presque son existence ! Contrairement à plusieurs modèles que j’avais testés, je ne me suis pas sentie oppressée ou gênée par la compression. La poitrine est parfaitement maintenue grâce à la simplicité de la coupe et aux bretelles croisées dans le dos.

Aucun problème d’irritation ou de frottement à signaler ! Un pur bonheur !

Autre atout fort appréciable : son prix ! Elle ne coûte en effet que 35 euros.

Une collection à conseiller à toutes les Beerunneuses qui ont à cœur de prendre soin de leur féminité tout en portant des dessous de sport raffinés !

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