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Cela fait plusieurs semaines – huit exactement – que je vous parle de mes entraînements pour un ultra trail de 100 kilomètres, sans en révéler la destination.

Plusieurs événements dans ma vie et peut-être une forme de superstition ont fait que je ne me suis guère épanchée sur ce défi, sinon auprès de mes proches.

Ce sera normalement mon premier ultra de la saison et je voulais me faire plaisir, choisir une destination que je ne connaissais pas forcément, me retrouver dans un cadre naturel, vivre une nouvelle aventure à taille humaine.

Après avoir surfé longuement sur le net pendant mes longs week-ends d’hiver, mon choix s’est naturellement porté sur l’UTBCN, l’Ultra Trail de Barcelone si vous préférez : l’occasion pour moi de passer quelques jours en famille et de me faire plaisir en me lançant un nouveau challenge.

Si je connais un peu la ville très festive de Barcelone, pour y avoir passé quelques week-ends et avoir rendu visite à des membres de ma famille dans la jolie petite ville d’Abrera, je n’ai jamais fait attention aux alentours, n’ayant guère de temps pour jouer les touristes.

Je me suis donc dit que ce serait l’occasion d’endosser de nouveau mon habit de globe traileuse à la découverte de sites naturels.

Mais laissez-moi vous présenter cette course ibérique qui, sur le papier, n’a pas manqué d’arguments pour me séduire…

À la découverte du Parc naturel du Garraf

photo bord de mer

J’ai déjà eu l’occasion de découvrir quelques villes côtières non loin de Barcelone, comme Sitges, mais n’ai jamais trouvé le temps d’aller explorer le parc montagneux du Garraf.

100 kilomètres, ça me paraît parfait pour me faire une idée des richesses que recèle ce massif naturel.

Situé dans les régions de Baix Llobregat, Alt Penedès et Garraf, dans la zone sud-ouest de la cordillère côtière catalane, le parc s’étend sur 12 820 hectares et n’est guère accessible en transports.

Une immersion en pleine nature, un premier atout non négligeable dans mes critères de Bee !

A priori, la nature devrait nous offrir un spectacle somptueux si le temps est de la partie : la course commence de nuit et nous aurons droit à un lever de soleil qui risque de rester gravé dans mes souvenirs de Bee.

Sachant que le massif est formé de deux grandes unités géologiques, une aux roches calcaires et dolomites et une assez petite avec des grès rougeâtres, nous devrions avoir droit à un festival de couleurs contrastant avec la mer.

Des paysages changeants baignés de lumière, un deuxième argument de choix pour une Bee contemplatrice !

Certaines parties du parc sont un vrai gruyère, puisqu’on recense plus de 300 cavités souterraines ou « simas » : un paradis pour les spéleologues !

Les plus hauts sommets sont la Morella (594 m) et le Rascler (572 m) qui surplombent la mer et offrent un panorama unique : ce ne seront pas les plus élevés que j’aurais gravis, mais le parcours sera vallonné et technique.

Mais il est temps pour moi de vous présenter le profil de mon challenge à venir…

Un ultra rapide et exigeant

montée utbcn

Le départ de la course sera donné à Begues à minuit, le 5 mai 2019, ce qui justifie la présence d’une frontale dans le matériel obligatoire.

Je cherchais une course un peu intime qui me permette de vivre une vraie aventure : le nombre d’inscrits sur l’épreuve sera au maximum de 200, ce qui est parfait pour moi qui tend à fuir les grands événements.

Le parcours traversera tout le parc du Garraf, soit 101,7 kilomètres, afin d’en découvrir les points emblématiques, mais à l’heure où j’écris, la trace n’est pas encore disponible sur le site.

Ce challenge rapportera quelques points pour l’UTMB aux finishers.

Neuf points de ravitaillements jalonneront le parcours, proposant une alimentation solide et liquide selon les endroits.

Ce qui est certain, c’est que nous passerons certainement par quelques sommets, car l’organisation a annoncé un dénivelé positif de 3198 mètres.

Certes, cela peut ne pas paraître énorme, mais la véritable difficulté va résider dans les barrières horaires : pour relever le challenge, il faut être assez rapide, car nous devons finir la course en moins de vingt heures.

Le terrain parfois technique, le D+ même modéré, la distance et la chaleur, peuvent devenir de vrais freins pour franchir cette fameuse ligne d’arrivée et obtenir la médaille.

J’ai donc dû tenir compte de ces aspects dans ma préparation…

Une préparation complexe

bee prete.jpg

Si vous me suivez sur Instagram ou Facebook, je vous ai livré, à quelques entraînements près, le détail de ma préparation depuis sept semaines.

Chaque semaine comporte dans l’idéal :

  • une séance de fractionné : il est important de travailler la vitesse au vu des barrières horaires sur ce challenge ;
  • une séance avec un travail en côtes ;
  • une sortie longue ;un à deux footings plaisir à la sensation ;
  • deux à trois séances de natation ;
  • un rituel yoga quotidien ;
  • de la PPG.

J’ai croisé les activités pour deux raisons essentielles : je suis inscrite depuis novembre dans un club de nage en eau libre, car j’ai eu un déclic depuis que j’ai fait un stage de natation avec mon fils, un vrai coup de coeur pour la discipline. J’ai d’ailleurs quelques projets en tête depuis l’année dernière qui ne demandent qu’à voir le jour.

Mais j’ai aussi remarqué en rentrant de mon ultra trail au Mexique que nager me détendait, renforçait mon dos, me permettait de me sentir mieux et de soulager mes articulations.

Je ne sais s’il y a un rapport, mais j’ai moins de crises d’asthme également.

J’ai intégré trois blocs intermédiaires dans ma préparation :

  • un trail de 14 kilomètres en Bretagne en février, « le trail de Trégastel » qui a un peu marqué le début de ma préparation ;
  • un week-end un peu « choc »en mars, avec un travail de D+ ;
  • un trail de 55 kilomètres, « le Trail des deux amants » pour accompagner une amie et faire du volume, le 7 avril 2019.

À l’aube de mon trail de 55 kilomètres, je me sens plutôt bien physiquement, même si je ressens un peu de fatigue liée à mon rythme professionnel et certainement aux entraînements.

Mais l’aspect préparation mentale m’inquiète plus, même si je reste positive : ayant d’importants soucis depuis plusieurs semaines, j’ai un peu de mal à me concentrer sur mon objectif.

J’ai intégré davantage de séances de méditation et d’hypnose pour tenter de prendre le dessus : le trail long de dimanche sera un excellent test pour voir où j’en suis.

Affaire à suivre…