Présentation de la Hierro V4

Difficile de trouver chaussures à ses pieds en trail, surtout lorsqu’on augmente les distances sur des ultras : pieds gonflés, orteils qui s’allongent, ongles noirs, irritations diverses sont en effet l’apanage d’un traileur aux baskets inadaptées. New Balance l’a bien compris en lançant sa dernière Hierro V4.

Pour amplifier ces désagréments, ajoutez des pieds de Bee un peu complexes : en effet, une jolie luxation d’un orteil depuis quelques années a généré un bel hallux valgus sur l’un de mes petits petons. Je n’ai donc pas le pied le plus facile à chausser – heureusement que je n’ai rien à voir avec Cendrillon ! – surtout en trail.

Alors le Graal pour la Bee ? Une chaussure confortable, dynamique, souple, qui limite les frottements, légère, avec un bon maintien, et cerise sur le gâteau, esthétique !

En regardant quelques comparatifs, je m’étais intéressée l’an dernier à la HIERRO de la marque New Balance. J’ai en effet déjà eu plusieurs paires de running de la marque dont j’appréciais le confort. Mais mes gros challenges étaient proches. Je suis donc partie avec d’autres chaussons que je connaissais bien.

Or cette année, lors du lancement de la HIERRO V4, je n’ai pas raté le coche.

Retour sur près de trois mois de test…

Caractéristiques de la Hierro V4

Photo devant la Seine de la Hierro V4 ede profil : on voit sa semelle épaisse, ses crampons, ses coloris tendres et le sigle New Balance
Profil de la Hierro V4

Cette petite dernière de la marque en trail affiche un beau profil :

  • poids : 285 g
  • drop : 8 mm
  • mousse Fresh Foam : une pièce de mousse sur toute la semelle pour le confort
  • semelle extérieure Megagrip Vibram : présence de petits crampons pour bien adhérer au terrain
  • Toe protect : en gomme
  • empeigne en mesh : aération maximale du pied
  • structure chausson : garantie du maintien du pied
  • coloris : bleu / mauve
  • prix : 140 euros
Dessous de la Hierro V4 avec le Megagrip Vibram

Sur le papier, cette chaussure de trail révèle des qualités certaines en termes de confort, d’adhérence et de sécurité. Mais qu’en est-il véritablement sur le terrain ?

Tests sur trails et entraînements

Les Hierro sur l’UTBCN

Si je n’ai guère pris le départ de courses en début d’année à cause d’un sérieux souci de santé, j’ai reçu ma paire de New Balance au bon moment. Elles m’ont en effet redonné de la motivation, l’envie de remettre un dossard malgré la fatigue liée à mes examens.

Je les ai donc chaussées lors de plusieurs sorties moyennes et longues en entraînement, lors de courses en France et à l’étranger sur des terrains variés et plus ou moins techniques.

Mon premier véritable test long était sur le Trail des deux amants : le parcours alternait sentiers, champs, route et escaliers en pierres. Il s’agissait d’un 55 kilomètres avec près de 2000 de D+. Pour le préparer, j’avais essentiellement testé mes baskets en région parisienne dans des sous-bois, quelques sentiers gras et secs.

Peu de temps après, je les ai testées un peu plus longuement et spécifiquement sur l’UTBCN en Espagne : le parcours était en effet bien plus technique. Rochers, pierriers, cailloux, sable ont mis à rude épreuve nos organismes et nos pieds. Ayant parcouru 71 kilomètres – dont 6 hors parcours – j’ai pu expérimenter mes nouvelles pantoufles de vair. Une excellente occasion de conforter ou d’infirmer mes premières impressions sur la HIERRO V4…

Mes impressions sur la Hierro V4 de New Balance

Quand je les ai reçues, j’ai craqué sur les coloris un peu tendres : en effet, même si on sait qu’elles vont vite changer de couleur, on reste avant tout des femmes avec un côté girly. J’ai aimé leur look un peu discret, qui change des coloris criards qu’on voit actuellement.

J’ai immédiatement repéré le pare-pierres qui est selon moi indispensable lors d’une épreuve longue sur des terrains techniques : j’ai ainsi eu quelques déboires lors de l’Ultra Run Raramuri, après avoir cogné mon pied dans un rocher, en tout début de course. Un moment d’inattention qui a failli me coûter la course ! Mon modèle de chaussures de trail n’avait qu’un petit pare-cailloux et j’ai senti passer ma douleur ! Résultat, un orteil en fort piteux état qui a nécessité plusieurs soins.

Dans les parties avec pas mal de cailloux sur l’UTBCN, j’ai un peu trébuché parfois, mais me suis sentie bien protégée sur le devant du pied avec la Hierro V4.

La Hierro V4, un modèle alliant amorti, confort et maintien.

D’un point de vue esthétique, je trouve donc le modèle réussi : la semelle extérieure est assez imposante, mais ne jure pas avec l’ensemble de la chaussure. Est-ce psychologique, mais j’ai toujours l’impression que les grosses semelles alourdissent le modèle ? En pesant la chaussure, je n’ai pourtant pas eu vraiment cette impression.

Quand j’ai chaussé pour la première fois les HIERRO V4 pour une sortie trail, j’ai été intriguée par le chausson qui remonte haut sur la cheville. J’ai en effet pensé aux guêtres qu’on porte sur les Half Marathon des Sables. Bon, il est bien plus discret, mais il assure un parfait maintien et a un côté rassurant. Il emboîte parfaitement le pied et est parfait pour empêcher le sable de pénétrer à l’intérieur de la chaussure.

Mes premières sensations ? En enfilant la première fois ma paire de Hierro, j’ai été surprise de leur confort : on se sent en effet comme dans des chaussons, tant en ce qui concerne leur largeur que leur souplesse.

Cette impression s’est confirmée par la suite lors de mes challenges : j’ai ainsi particulièrement apprécié l’amorti et cette semelle imposante qui au départ m’intriguait. Bien souvent, je trouve en effet qu’on sent les aspérités d’un terrain avec certaines chaussures. Avec celles-ci, ce n’est pas le cas.

Autre point intéressant : je ne me suis pas sentie à l’étroit pendant mes courses. Du fait de leur luxation, mes orteils sont souvent irrités sur les longues distances. Or le mesh est aéré et plutôt souple et je n’ai pas eu de soucis à ce niveau.

De plus les chaussures ont une bonne adhérence grâce à leur semelle Vibram : si les crampons me semblaient un peu petits pour une course en montagne par exemple, j’ai vite pu me rendre compte de leur efficacité sur un terrain technique – pierriers, cailloux et rochers – en Espagne. Je n’ai en revanche pas encore pu les tester sur un terrain gras.

Ma conclusion sur la Hierro New Balance V4

Pour la Bee, les essayer, c’est les adopter !

J’ai été vraiment séduite par leur confort et leur maintien. J’ai évidemment retiré les lacets pour installer une paire de ceux de mon partenaire Unchain. Je n’ai d’ailleurs eu aucun mal à les installer, les oeillets étant souples et de forme rectangulaire.

Je compte éprouver mes petits chaussons de nouveau sur d’autres types de terrains très bientôt, quand je partirai vivre mes nouvelles aventures…

Si vous souhaitez avoir plus de précisions, n’hésitez pas à me contacter. Vous pouvez évidemment laisser un commentaire si vous avez essayé le modèle et souhaitez partager votre expérience.

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