
Pourquoi un week-end outdoor iodé en Finistère ? J’ai toujours aimé lier ma passion sportive outdoor avec celle de la découverte : rien de mieux qu’une bonne paire de baskets pour parcourir un territoire ou un pays, une planche de surf ou un sup pour contempler les terres sous un autre angle ou un vélo pour sillonner des routes un peu oubliées et arriver dans des villages préservés du tourisme. Quand je prends un dossard, ce n’est souvent pas l’aspect compétition qui prime, mais cette idée de vivre un réel dépaysement avec la découverte d’une culture, de terroirs, d’histoires (et d’Histoire) et de coutumes.
C’est d’ailleurs certainement cette soif d’exploration qui m’a conduite vers l’ultra trail : courir plus de 200 kilomètres te permet d’avoir un bon aperçu d’un endroit. Mais je suis parfois revenue avec une certaine frustration : même si courir de nuit en pleine nature génère des sensations et émotions indescriptibles, le sentiment de passer à côté de paysages, de rencontres et de la singularité de certains moments est souvent revenu, notamment lors des 250 kilomètres de mon Ultra Run Rajasthan ou de l’Ultra Run Raramuri au Mexique.
J’ai donc adopté une tout autre attitude depuis ces dernières années. J’aime dire que je pratique le « running touristique » : le dossard devient alors un peu le point d’orgue d’un voyage ou d’un week-end prolongé, mais n’est plus l’unique motif de mon déplacement.
Lorsque j’ai participé en octobre dernier au Grand Trail des Templiers, j’ai eu l’occasion de rencontrer, sur un stand dédié au Finistère, des personnes passionnées : les actrices de Brest Terres Océanes. Elles m’ont parlé de leur territoire avec ferveur et authenticité, du formidable terrain de jeux sportif qu’il recelait, de son terroir et de sa diversité : ces échanges ont fait écho dans mon cœur de Limousine et l’idée d’y faire un reportage a aussitôt germé.
Un an plus tard, notre projet s’est concrétisé et j’ai eu l’immense joie de découvrir cette région de Bretagne, à seulement 3 h 30 en train de Paris.
Asseyez-vous confortablement dans votre siège, je vous embarque avec moi pour un périple sportif au bout du monde…
Au bout du monde, le Finistère ?

Dernier bastion avant l’océan, le Finistère porte bien son nom : « Penn-ar-bed », littéralement « la tête » ou « le bout » du monde, tout est une question de perspective. Mon arrivée à Brest, après 3 h 30 de train depuis la Gare Montparnasse, a d’ailleurs conforté cette impression : ce terminus dévoile immédiatement cette proximité maritime, par les odeurs iodées marquées et le ballet de vents diffusant un doux crachin.

Bien des personnes imaginent Brest comme une ville essentiellement militaire, grise, avec une architecture austère d’après-guerre, où il pleut quasiment non-stop. Je ne pourrai les détromper en bien des points: la ville, devenue au XVIIe siècle l’un des principaux ports militaires du royaume, est la deuxième base navale française après celle de Toulon. L’architecture très ordonnée des villes reconstruites après-guerre transparaît. Néanmoins en chaussant mes baskets pour une petite promenade dans le centre-ville, ce sont plus les vestiges et des singularités qui ont attiré mon attention : le château de Brest et ses fortifications magnifiquement conservées malgré les tempêtes historiques et marines, la Tour Tanguy, le pont levant moderne de la Recouvrance qui franchit la Penfeld, ou encore cet improbable téléphérique qui relie les quartiers de Siam et des Capucins.

Pas besoin de ciré, même si la grisaille dominait : la météo bretonne serait-elle une légende urbaine ?
Mais ce département ne se limite pas à la ville de Brest, même si c’est la destination qui nous vient souvent à l’esprit.
Doté d’une population d’environ 907 800 habitants, le Finistère s’étend sur 6 733 km₂ et est divisé en 4 arrondissements : Quimper, Brest, Châteaulin et Morlaix. Avec 118 communes littorales et 1 430 kilomètres de côtes (îles comprises), c’est le premier département côtier en France. Pas étonnant qu’il recèle de multitudes de criques et plages paradisiaques !
Le littoral du Finistère est délimité par la Manche, la mer d’Iroise et l’océan.
J’ai déjà eu l’occasion de parcourir en baskets plusieurs endroits de la Bretagne. Mais ce bout de terre qui semble s’avancer comme une proue vers l’océan s’impose comme un décor à part, entre côtes déchiquetées, falaises abruptes, ports pittoresques, caps désertiques et plages balayées par les vents.
Conjuguant rudesse et beauté, nature sauvage et civilisation, le Finistère a immédiatement touché en plein cœur l’amoureuse de sports outdoor que je suis. Découvrir ce territoire, c’est accepter de se mesurer à une nature brute, changeante, qui donne tout son relief à l’expérience sportive.
En prendre plein les yeux sur la route des phares

Saviez-vous que la plus grande concentration de phares au monde se trouve dans le Finistère ?
J’avais eu l’occasion de découvrir celui de la Pointe de Saint-Mathieu à Plougonvelin, lors de ma participation au Trail du bout du monde, il y a trois ans. Un endroit suspendu dans le temps, émergeant au milieu des ruines d’une ancienne abbaye.

Mais j’étais loin de me douter que ce territoire breton comptait à lui seul 20 phares d’exception (la Bretagne compte 75 % des phares de France), classés pour la plupart au titre des Monuments historiques !
Si certains sont au large, comme celui des Pierres Noires ou de la Jument, d’autres bordent nos côtes et sont accessibles. Vous pouvez d’ailleurs tous les retrouver sur le site de Brest Terres Océanes.
Il était évident que je ne pouvais passer à côté de cette découverte : j’ai donc chaussé mes baskets pour aller découvrir quelques-uns de ces joyaux de la côte…
Sorties trail dans le Finistère, entre terre et mer

Les habitants du Finistère sont conscients et fiers de leur territoire et des multitudes de terrains de jeux sportifs qu’il offre.
Ainsi, en 2022, Brest Terres Océanes a lancé un espace, Finis’Trail ®, proposant 6 circuits pour sillonner les sentiers bretons et en apprécier les paysages variés et singuliers. Aujourd’hui, ce sont 37 parcours qui sont proposés entre espaces dunaires de la Côte des légendes, terres sauvages des Abers, phares de la mer d’Iroise, espaces urbains ou semi-urbains Brest métropole, le Pays de Landerneau-Daoulas ou encore forêts de la Presqu’île de Crozon. En 2026, il devrait y en avoir plus de 50 !
Brest Terres Océanes répond donc parfaitement à l’engouement grandissant du trail, de la course à pied, du swimrun et de la randonnée.
C’est justement ce qui m’a décidée à aller découvrir ce terrain de jeux accessible depuis la région parisienne.
Je devais retrouver à Brest avec un immense plaisir des membres du Team Trail Finistère. Mais les grèves nationales en ont décidé autrement. J’ai donc chaussé mes Cascadia 18 en solo pour aller découvrir deux parcours suggérés par Brest Terres océanes.
Sortie trail du Phare du Petit Minou au phare du Portzig

Le premier parcours, le circuit 31 intitulé « Pointe du Petit Minou – Les Quatre Pompes », m’a proposé un splendide aller-retour en balcon, avec des panoramas incroyables sur la Rade de Brest.
Plus de 21 kilomètres et 570 en D+, avec des portions techniques, peu de parties plates, tel est le programme qui vous attend !
Yeux hyper sensibles s’abstenir, car vous risquez comme la Bee d’être éblouis par tant de beauté offerte par Dame Nature.
La route allant de Brest au phare du Petit Minou nous rappelle constamment cette impression de se rendre au bout du monde : après quelques minutes dans Brest, la végétation se fait plus présente, un véritable changement de décor.
Un petit parking à quelques centaines de mètres en amont du phare préserve sa tranquillité. Après avoir emprunté une petite route et longé un vestige militaire, le phare apparaît isolé, dans toute sa splendeur. Un pont de pierres relie ce joyau à la terre, balayé par les vents. Avant d’aller l’emprunter, je descends les quelques marches du sentier du GR 34® sur la droite, vers une petite plage où quelques surfeurs glissent sur de jolies vagues avec ardeur. Cette image génère dans mon esprit de douces perspectives et un léger goût de « reviens-y » : j’ajoute le lieu et l’activité dans ma to-do list sportive déjà bien remplie.

Mais mon équipement sportif me sort de ma rêverie : je me rappelle bien vite que je suis venue explorer des sentiers en courant. Après avoir contemplé le géant de pierres au nez rouge haut de 26 mètres, dressé sur son énorme rocher, je me dirige vers une petite montée pour accéder au départ de mon parcours. Commence alors l’enchantement…
Me voilà partie pour un véritable voyage physique et sensoriel sur des sentiers bordant le Goulet de Brest. Ne croyez pas que la Bretagne soit un plat pays, du moins dans le Finistère ! Elle se mérite : rochers, racines, rus, bitume et marches irrégulières, c’est le terrain de jeu parfait pour se dépayser et s’entraîner pour des ultras. Petit plaisir supplémentaire : les odeurs agréables des feuillages qui deviennent par endroits de véritables voûtes de verdure.


Mais je retiens surtout de ce parcours la présence de la mer avec ses incroyables couleurs et reflets, le passage par de jolis ports insoupçonnés (dont celui du Dellec, très coloré), une jolie plage de galets vers le milieu du périple où se baignaient deux vacanciers. Faute de temps, je n’ai qu’aperçu le phare du Portzig, car mon planning nécessitait de rebrousser chemin.
Quel régal de parcourir à l’inverse ce sentier, non plus pour entrer dans le début du monde, mais pour en rejoindre le bout ! Quel privilège de découvrir le Phare du Petit Minou sous de nouvelles lumières, plus évanescentes et scintillantes ! Juste le temps de s’imprégner de cette atmosphère singulière, avant de se diriger vers l’intérieur des terres…

Circuit 45 : Landerneau

Après une belle sortie, revigorée par l’air marin, je me suis dirigée vers la jolie petite ville de Landerneau, baignée par l’Élorn. Au programme, une sortie en partie urbaine de 11 kilomètres et 200 de D+.
Je suis tombée sous le charme de cette cité bretonne riche de son histoire et de son patrimoine, avec un simple aperçu. J’appréhendais pourtant cette sortie urbaine, après avoir goûté aux merveilles du littoral.
J’ai rejoint le circuit en plein cœur de la ville : une ligne bleue traverse la ville pour en découvrir le patrimoine historique. Des panneaux et des totems apportent quelques points d’explications. J’ai suivi en partie cette ligne qui m’a menée jusqu’à la monumentale église de Saint-Houardon, reconstruite au XVIe siècle, puis déplacée au XIXe siècle. Très vite, le parcours nous fait revenir sur les quais de l’Élorn et son chemin de halage.
L’un des moments phares est certainement le passage du pont de Rohan : c’est l’un des derniers ponts habités de France et même d’Europe. Il sert de lien entre les deux rives de Landerneau, mais marque également la limite entre l’eau de mer et la rivière. Plusieurs terrasses étaient ouvertes en cette fin de journée, où les conversations allaient bon train. Il régnait une véritable ambiance de dolce vita dans la petite cité bretonne.

Cette impression n’a cessé de croître en parcourant les chemins de halage, puis le centre nautique, où j’ai croisé un grand nombre de badauds et de membres de clubs de course à pied. Nul doute que ces berges soient largement prisées pour les pratiques sportives, l’endroit est clairement bucolique. J’y aurais probablement déposé mon tapis de yoga pour une petite pratique du soir, si la lumière du jour n’avait pas été sur le point de baisser. J’ai terminé ce parcours par une montée sur les hauteurs de Landerneau, en suivant le clapotis d’un petit cours d’eau et en longeant une jolie forêt. J’ai mis dans un coin de ma tête la possibilité de revenir découvrir les sentiers le long de l’Élorn, en baskets ou à vélo.
Découvrir le Finistère sur l’eau

Venir dans cette région sans l’explorer sur l’eau est juste impensable quand on sait que les activités nautiques font partie de mon ADN. Il serait vraiment dommage de se priver des panoramas qu’offre la rade : si j’ai certes pu constater la présence plutôt discrète de certains bateaux militaires au détour de criques, je retiens plus la beauté de cette immense étendue d’azur, ses reflets irisés sous le soleil et la blancheur surprenante de la ville de Brest. Je peux en effet vous certifier qu’elle n’est pas grise quand on l’observe depuis les rivages opposés ou la mer.
J’ai choisi de poursuivre cette exploration en mer en stand up paddle. J’ai eu la chance d’être guidée par Nicolas Locussol, gérant et coach de l’École Locusport sur Brest et Crozon, mais également champion de France de sup surf.

Nous avions rendez-vous aux aurores dans la Grève du Yelen, à Logonna-Daoulas. Il y règne une sérénité incroyable, loin du tumulte de la ville, et pourtant, nous n’en sommes qu’à quelques kilomètres. La plage est jonchée de coquilles d’huîtres. Seuls deux pêcheurs viennent apporter un peu de mouvement avec leurs lignes à la surface de l’eau. J’ai la sensation d’être au bord d’un lac immense, dont la surface est incroyablement lisse. Pourtant l’endroit fait bien partie des 180 kilomètres carrés de la Rade, une surface équivalente à celle de la ville de Paris.
Après avoir préparé les planches, reçu les recommandations de Nicolas et chaussé mes aquashoes (un indispensable pour accéder à la mise à l’eau sans se couper les pieds sur les coquilles), je trouve mon équilibre sur ma planche. J’évolue dans cette bulle apaisante et préservée. Mon œil est tout de suite attiré par les falaises jaunes de la côte : la teinte chaude de cette pierre typique du coin, appelée « pierre de Logonna » ou « pierre du Roz », s’illumine sous les rais du soleil qui commence à poindre à travers les nuages. Je ne ressens pas l’envie de performance, mais savoure chaque instant de glisse, portée par les éléments. La falaise devient plus abrupte et nous parvenons à la pointe du Bendy que nous contournons.

Très vite, le décor et les conditions changent : nous évoluons avec le vent de face et des vagues se sont formées, qui viennent un peu plus nous déstabiliser. Cette avancée minérale semble marquer la limite de deux environnements très différents. Comme le dit l’expression familière, on a « deux salles, deux ambiances ». Les bras forcent davantage. Nous nous arrêtons pour une pause dans une petite crique abritée du vent. Heureusement, le retour de cette sortie de près de 6 kilomètres sera facilité par le vent de dos. Mes impressions sur cette escapade sur l’eau ? Une aventure absolument incroyable, où tu as pleinement cette sensation d’être un minuscule point au milieu d’une vaste étendue.
Entre terre et mer sur la Presqu’Île de Crozon

Après cette escapade sur l’eau, mon programme prévoyait une randonnée sur la Presqu’île de Crozon. L’occasion de découvrir les paysages aperçus de l’autre côté de la rade la veille. J’ai donc pris la route pour Roscanvel, une commune un peu à l’écart et qui a la particularité de former elle-même une presqu’île au sein de celle de Crozon. L’architecture est clairement bretonne et la place centrale, avec son église imposante, ne manque pas de charme.
En complémentarité à ma course du lendemain, j’ai pris le départ sous le soleil du « circuit du Moulin du Seigneur » : une randonnée de 14 kilomètres, suivant un balisage extrêmement bien tracé entre terre et mer. Il faut compter environ 3 à 4 heures pour effectuer ce parcours qui nous plonge littéralement au cœur de l’histoire.

Après avoir quitté la Place de l’Église, il faut suivre la petite venelle de Penker sur 200 mètres, avant de gravir un chemin de terre. Plusieurs sentiers, parfois herbeux, conduisent jusqu’au fameux Moulin du Seigneur qui a donné le nom au circuit. Le parcours jusqu’à la Pointe des Espagnols est particulièrement agréable et ombragé.
Il débouche sur une vue imprenable sur le Goulet et le Port de Brest. Un arrêt s’impose sur cette pointe haute de 65 mètres, pour observer la batterie puissante qui a joué un rôle important pour défendre Brest. Le lieu est parfaitement entretenu et permet d’avoir une vision de la stratégie militaire défensive de la ville.

Un immense canon trône sur la batterie haute, unique exemplaire restant d’une série de 52 construits entre 1870 et 1884 en Charente-Maritime. Puis après le fortin commence une sente particulièrement raide qui nous ramène au niveau de la mer, après avoir franchi un petit pont en bois.

Les paysages deviennent alors incroyables, entre la couleur de l’eau et les falaises recouvertes de bruyères. J’ai longtemps eu en ligne de mire un amer (repère fixe servant à la navigation maritime), surplombant fièrement la mer au milieu des bruyères violettes et des ajoncs.
Puis la randonnée se poursuit le long d’un ensemble de fortifications qui rappellent la vocation défensive de la presqu’île à travers les siècles. Les divers matériaux utilisés en témoignent : briques, pierres de taille… qui sont devenus aujourd’hui les repaires humides et sombres des chauves-souris. Il est facile de percevoir, en longeant cette route herbeuse bordée de ces imposantes murailles, le pôle stratégique que représentait cette partie de la presqu’île.

Peu avant l’arrivée à la Pointe des Capucins, le sentier bifurque vers l’intérieur des terres. Un chemin empierré conduit ensuite vers le village de Kerguinou. J’ai ensuite pris quelques chemins forestiers puis des sentes pour rejoindre mon point de départ. Cette partie de la presqu’île vaut largement le détour, tant au niveau de sa flore que de la promenade historique qu’elle propose. J’ai d’ailleurs croisé plusieurs randonneurs munis de guides sur mon parcours, tous émerveillés par ce mélange improbable entre une nature sauvage et les vestiges de la sauvagerie humaine.
Quelques bonnes adresses
La restauration
Aller en Bretagne sans découvrir les produits de son terroir serait un sacrilège. Entre poissons frais, galettes de sarrasin et autres mets, il est possible de ravir ses papilles avec des plats de qualité.
Voici quelques adresses coups de cœur :
« Mêmes Tra »
40, Quai de la Douane, 29200 Brest

Ce restaurant sur les quais du port de Brest respire l’âme du Finistère. Son nom est déjà une invitation à cette découverte culinaire bretonne, puisque « mêmes tra » signifie en breton « la même chose », une expression qui s’entend couramment dans les cafés. Ici on ne cuisine que les produits de saison et on veille même à utiliser un maximum de produits recyclés et écologiques. Le choix des plats est donc réduit et le menu change régulièrement, mais la qualité est de fait toujours au rendez-vous. Les présentations sont superbes et les propositions originales, comme ce dos de lieu cuisiné sur un dahl avec un curry iodé que j’ai eu l’occasion de déguster. Un délice pour les papilles ! Mention spéciale à l’assiette d’assortiments de desserts très fins du chef et au serveur passionné qui transmet avec ferveur tout l’amour de la cuisine et des produits régionaux que l’on retrouve dans l’assiette. Une vraie promenade culinaire raffinée dans le Finistère !
« Le Ruffé »
1bis, rue Yves Collet, 29200 Brest
En plein centre-ville de Brest, le Ruffé est une véritable institution. L’établissement qui existe depuis 1988 valorise les circuits courts et encourage la biodiversité. Il cherche à promouvoir l’excellence et le goût du terroir, en sublimant les produits du terroir. Mettre la Bretagne (et plus particulièrement le Finistère) à l’honneur est sa promesse.
Plusieurs plats typiques sont ainsi proposés à la carte, comme le fameux kig ha farz ou le légumaj ar farz, et d’autres sont revisités avec les produits du coin. Les assiettes sont généreuses, mais repartent vides en cuisine. Une adresse incontournable.
La crêperie « Ty Billig »
4, Place de l’Eglise, 29570 Roscanvel

Avant une jolie randonnée dans la presqu’île de Crozon, c’est l’endroit idéal pour faire une halte : dans cette crêperie, située près de l’église de Roscanvel, l’ambiance est chaleureuse et la cuisine conviviale. Le cadre est très agréable et l’établissement jouit d’une grande terrasse. Quant aux crêpes, elles sont de taille et généreusement garnies.
L’hébergement
L’hôtel Mercure Brest Centre Les Voyageurs
2, rue Yves Collet, 29200 Brest
Les points forts de l’établissement ? Sa proximité avec la gare (à seulement cinq minutes) et avec les points d’intérêts et commodités : le port, le château, le téléphérique, les Capucins… Il est extrêmement bien desservi par les transports en commun. Les chambres sont calmes et confortables et le personnel est aux petits soins pour que le séjour soit réussi. Mention spéciale pour le petit-déjeuner varié et de qualité.
Le Relais de la Place
7, Place aux Foires, 29590 Le Faou
Ici, on se sent un peu comme chez soi. L’emplacement est central et permet de découvrir le superbe centre historique du Faou, labellisé Petites cités de caractère. Les chambres sont plutôt classiques, mais très confortables. L’établissement propose une formule en demi-pension, avec une cuisine traditionnelle savoureuse entre saveurs de la terre et de la mer. L’endroit est central pour découvrir la presqu’île et parfait pour participer à la course du Grand Raid du Finistère. Mention spéciale aux patrons qui sont vraiment très sympathiques et arrangeants : ils ont adapté le menu de veille de course, ont été conciliants pour les horaires au niveau des repas, notamment pour le matin de mon départ. Une adresse coup de cœur !
Quelques dates sportives dans le Finistère, à caler dans votre agenda

Vous souhaitez combiner découverte et objectif sportif ? Voici quelques dates pour vous aider à vous décider :
- avril 2026 : Trail de l’Aber Wrac’h au Folgoët
- avril 2026 : Brest Urban Trail à Brest
- mai 2026 : Trail de l’Elorn à la Roche Maurice
- mai 2026 : La presqu’îlienne à Crozon
- juin 2026 : La Transléonarde et le Trail des Naufrageurs de Kerlouan à Guissény
- juillet 2026 : Trail du Bout du Monde
- septembre 2026 : Grand Raid du Finistère à Telgruc
Le mot de la fin de la Bee

Ceux qui me connaissent savent mon mot favori : ralentir !
Le Finistère m’a comblée à ce niveau, même si le week-end était particulièrement riche en activités. J’ai été séduite par ces terres sauvages, Brest où on sent la douceur de vivre, les sentiers entre terre et mer qui jalonnent le territoire.
Ce reportage n’est que le début d’une succession, car je compte bien revenir humer l’air iodé et les ajoncs de la région.
Merci à tous mes interlocuteurs, à Terres Brest Océanes, et à tous ceux qui ont rendu ce séjour exceptionnel.
Vous pouvez consulter : https://finistrail.bzh/ et https://www.brest-terres-oceanes.fr/fr/ pour plus d’informations.
Si vous souhaitez plus d’informations ou apporter un commentaire, vous êtes les bienvenus.
A venir : mon compte rendu de ma participation au Grand raid du Finistère…