Une Bee au Half Marathon des Sables. Chapter 4 : un bivouac presque parfait !

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Chers Beerunners et Beerunneuses, nous nous sommes quittés la semaine dernière après l’arrivée de la deuxième étape du Half Marathon des Sables de près de 70 kilomètres, moment magique s’il en est, mais qui a eu raison de l’énergie de la Bee.

Je vous propose aujourd’hui d’ouvrir un chapitre bien particulier, avant de vous narrer la dernière étape : celui de la vie sur le bivouac.

Ayant franchi la ligne d’arrivée de l’étape longue avec un bon chrono, j’ai pu bénéficier d’une bonne partie de ma nuit et d’une journée de repos : l’occasion d’en profiter pour arranger mon cadre de vie – je pense bien évidemment à mon petit intérieur, soit mon T1bis avec moustiquaire, cuisine ouverte – et de mieux manger…

Je me suis transformée pour l’occasion en vraie petite fée du logis du désert !

Je vous propose aujourd’hui de revenir sur ces moments de temps libre que nous avons savourés à leur juste valeur, qui s’apparentaient parfois à une parodie de célèbres émissions comme « Un dîner presque parfait » ou encore « Recherche appartement ou maison »…

Chasseuse de tente parfaite

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Pourquoi aller au Club Med quand on a sous la main un bivouac 3 000 étoiles ?

S’il y a bien des moments que j’ai savourés, ce sont ceux avant le coucher du soleil : une véritable féérie.

Imaginez un plafond de constellations scintillantes…

Mais ces instants annonçaient également le moment de se coucher : il fallait parfois être motivée pour regagner ses pénates, entre le vent qui faisait claquer la toile de tente et l’humidité qui s’insinuait sournoisement.

Bien des coureurs ont eu la désagréable surprise de retrouver leur tente complètement à terre en rentrant de leurs épreuves, notamment lors de l’arrivée de l’étape longue en pleine nuit : un cauchemar après autant d’efforts et de fatigue.

Pendant mes premiers moments de temps libre, je me suis donc employée à trouver des moyens pour essayer de fixer et de tendre au maximum ma toile de tente balayée par le vent : ayant déjà fait du camping, j’avais bien sûr recouvert les bords de sable, mais je suis aussi partie à la recherche de cailloux pour bien fixer les rebords.

Une tâche difficile car d’autres coureurs avaient eu la même idée : il fallait donc aller chercher au loin les précieuses pierres fixant ma maison de fortune.

Toutefois, cet effort a été utile car il m’a apporté bien du confort pendant les nuits.

Petite astuce supplémentaire : je me servais de mon bidon d’eau et de mon sac pour ne pas avoir la toile de tente qui tombe sur la tête quand le vent soufflait un peu trop fort.

Indispensable quand on est une Bee claustro !

Ces astuces peuvent paraître anodines, mais elles évitent bien des déboires : hors de question quand on est fatiguée de dormir à l’Hôtel des Courants d’air !

Ma demeure ensablée avait des airs d’Italie : le linge ne pendait pas aux fenêtres comme dans les ruelles pittoresques de Naples, mais sur les fils de mon petit auvent.

Séchage garanti en quelques minutes !

J’ai pris mes épingles à nourrice pour attacher les vêtements…

« C’est du propre » ou les astuces hygiéniques de la Bee

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Puisqu’il est question de linge sale, laissez-moi vous donner quelques astuces pour garder un peu de féminité et de confort sur le bivouac…

Ma hantise était de sentir mauvais : je n’avais pris qu’une seule tenue et craignais de ne pas pouvoir supporter les odeurs pestilentielles de mes vêtements pendant quatre jours.

Il a donc fallu faire preuve d’ingéniosité : on se découvre sur un bivouac des talents dignes de Mac Gyver !

Prenez un bidon d’eau de 5 litres : une fois que vous en avez réservé pour votre hydratation de la journée et pour votre cuisine, il en reste toujours un peu pour faire une petite lessive.

Découpez avec votre couteau – matériel obligatoire – le fond du bidon et vous obtenez un mini lavoir idéal pour nettoyer votre linge sale.

N’oubliez pas de mettre au fond de votre sac à dos quelques savonnettes légères données à l’hôtel et le tour est joué : vous voilà propre comme une Bee neuve !

Hypocrisie, politesse ou sincérité ?

Tous les coureurs qui m’ont approchée n’ont pas été dégoûtés par d’éventuelles odeurs nauséabondes…

Mention spéciale aux gants sans eau achetés au « Vieux Campeur » : un pur bonheur pour se rafraîchir, être propre et sentir bon, après avoir transpiré pendant des kilomètres dans un sable qui vous colle au corps…

Une popote presque parfaite

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Bon, on ne peut pas dire que cet aspect ait été le plus réussi de l’aventure…

Si c’était à refaire, je n’achèterais déjà pas le même réchaud : comme je vous l’avais dit lors de la préparation de mon sac, j’en avais acheté un de la marque Esbit – comme les pastilles combustibles – ultra-léger : 14 grammes !

J’avais hésité avec un modèle plus solide et avec deux pans, qui me semblait parfaitement convenir, d’autant plus s’il y avait du vent.

Le vendeur avait fini par me convaincre d’acheter le premier modèle en me disant que c’était le plus recherché par les coureurs d’ultras : « Un gramme est un gramme sur les longues distances en autosuffisance ! »

Dans les faits, même s’il était plus lourd, le second modèle était plus adapté : difficile d’allumer un réchaud quand le vent éteint la flamme qui ne demande qu’à naître !

J’ai renoncé au café lors des petits-déjeuners, résignée…

En revanche, j’ai profité de chacun de mes temps libres pour m’offrir le luxe de manger chaud : soupes, thés et autres douceurs qu’on apprécie particulièrement dans les moments de détente…

Je suis d’ailleurs certaine que vous vous intéressez à mes retours sur les plats lyophilisés que j’ai dégustés tout au long de ce périple : il n’y a pas que ma tente qui avait des airs d’Italie, ma cuisine aussi…

J’ai élaboré spécialement pour vous un Top 5 de mes plats préférés :

– bon, on reste dans de la gastronomie de bivouac, attention !-

  • en numéro un, les pâtes poulet crème et épinards de la marque Trek’n Eat : le plat est généreux et gourmand, avec une belle texture.
  • en numéro 2, les pâtes poulet curry de la marque Décathlon : j’ai été particulièrement surprise par ce plat qui ne m’inspirait pas confiance mais qui a vraiment bon goût.
  • en numéro 3, le fameux taboulé que j’ai bien eu du mal à reconditionner au CP4, car le temps de reconstitution était trop long. Malgré ses petits pois un peu secs et ses grains de semoule durs, je l’ai particulièrement apprécié, car il était épicé comme il fallait.
  • en numéro 4, le muesli aux raisins trouvé au « Vieux Campeur »
  • en numéro 5, mes soupes Miso qui ont apporté un peu plus d’exotisme à cette aventure et ont constitué une bonne alternative quant à leur apport en sel et en hydratation.

La salle bien-être du bivouac

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Ne rêvez pas ! Nous n’avions point de masseurs ou de transats à notre disposition.

En revanche, un immense barnum rigide avait été installé et nous l’avons particulièrement apprécié pour de multiples raisons : l’après-midi, il faisait trop chaud pour se reposer dans nos tentes et cet endroit était assez frais ; certains coureurs se sont improvisés masseurs, ce qui était plutôt agréable après des épreuves difficiles ; les échanges entre coureurs étaient fréquents dans cet endroit, si on ne voulait pas rester isolé…

J’y ai fait personnellement de belles rencontres et ai beaucoup appris sur les techniques de récupération, les produits, etc.

Il est temps à présent de clore ce quatrième chapitre : je vous donne rendez-vous très rapidement pour la dernière étape de la course…

 

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Une Bee au Half Marathon des Sables. Chapter 3 : dans le silence de la nuit…

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Prêts pour embarquer sur la deuxième étape de cette belle aventure canarienne ?

Bouclez vos ceintures, je vous emmène sur les traces d’une Bee plus déterminée que jamais !

Je ne vais pas me la raconter en vous disant que j’ai abordé cette étape longue sereinement : après quelques heures de repos l’après-midi, une discussion avec les copains sur le bivouac, de nouvelles rencontres et un repas fortement apprécié – comme il a été difficile de faire du feu avec nos pastilles Esbit à cause du vent ! – je me suis juste sentie mieux.

Ma plus grande crainte était d’avoir les classiques courbatures post course de la première étape : en prévention, j’avais pris un gel cryo et du baume du tigre avec lequel je m’étais massée.

Je craignais les 70 kilomètres annoncés après l’étape de 30 kilomètres – course et marche cumulées – de la veille, surtout le dénivelé et la nature du terrain.

Croyez-moi, nous n’avons pas été déçus : j’ai eu l’impression de vivre en une étape un condensé de tous les trails que j’avais pu faire ces derniers temps…

Un road book qui annonce la couleur

Initiation natation et fitness (15)

Après une nuit un peu plus calme – les rafales de vent étaient moins fortes – et un soupçon de sommeil, je me suis réveillée déterminée à affronter cette étape tant redoutée.

On nous avait conseillés la veille d’essayer de faire ce challenge en binômes, certains passages étant assez compliqués, mais surtout parce qu’une partie de la course s’effectue de nuit : la barrière horaire était de 25 heures, il fallait donc gérer le repas du soir et éventuellement songer à une pause récupération.

Dormir en plein milieu d’immensités de sable balayées par le vent ne m’enchantait guère, je préférais encore retrouver ma tente qui me paraissait alors être un palais doré !

Avec Mathilde, nous avons décidé de faire l’étape ensemble et de marcher pendant une bonne partie du trajet.

Après notre cheminement quotidien de près de trois kilomètres pour rejoindre les bus, nous avons reçu notre nouveau road book qui a conforté nos choix : nous avons découvert avec stupeur qu’il y aurait près de 1900 mètres de dénivelé et qu’un passage se ferait sur une chaîne de crêtes.

J’ai oublié de vous dire que nous avons pris chaque jour le départ à l’heure où le soleil tape le plus fort, soit entre onze heures et midi : un paramètre qui explique aussi la difficulté des étapes, les déshydratations et parfois les perfusions.

Ce jour-là, certains ont eu la chance d’apercevoir des robinets d’eau sur le chemin et en ont généreusement profité, mais il fallait faire partie des chanceux, car l’organisation qui n’avait pas pensé qu’une horde de coureurs verraient la tuyauterie miraculeuse et en profiteraient pour abondamment s’arroser, a vite fait fermer les conduits porteurs de fraîcheur.

J’ai fait partie des heureux élus et ai généreusement mouillé ma chevelure pour me rafraîchir en attendant le départ…

Un parcours avec des terrains variés

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Oueds, falaises, tunnels, monts et dunes se sont succédé tout au long de cette étape…

Une véritable balade touristique si l’effort physique n’était pas aussi intense !

Nous avons décidé avec Mathilde de mettre en place une stratégie afin d’arriver au bout de cette interminable étape : la première partie était une succession de collines sablonneuses en plein soleil, il nous a semblé préférable de marcher un maximum pour s’économiser avant d’aborder les monts et les crêtes.

La chaleur tombe vers 17h30 sur l’île et il nous paraissait judicieux de courir plutôt à ce moment là.

Mention spéciale à un horrible tunnel assez long dans lequel il a fallu allumer nos frontales : j’ai eu une énorme frayeur, car nous avancions le dos courbé et en me redressant, j’ai senti une chose gluante sur mes cheveux.

Nous avons préféré ne pas savoir de quoi il s’agissait, même si nous avons aperçu des formes collées sur le plafond.

Nous avions également prévu de franchir le CP4 avant la nuit dans le meilleur des cas, car la chaîne de crêtes s’étendait entre le CP3 et 4 : nous avions un peu d’appréhension à l’idée de gravir les collines pierreuses de nuit.

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Nous avons réussi cet objectif fort heureusement, car les sentiers étaient plutôt escarpés à certains endroits, voire périlleux.

Portée par mon envie d’en finir avant la nuit avec ces monts, j’en ai oublié mon vertige et le dénivelé.

Une Bee déterminée en oublie ses phobies !

Nous avons traversé de somptueux paysages pendant la journée, dont des falaises majestueuses qui se détachaient au bord d’une mer turquoise.

Un pur plaisir visuel !

Une Bee sous la nuit étoilée

L’organisation avait demandé à chaque coureur d’allumer sa frontale et de fixer des bâtonnets lumineux sur le sac à partir de 19h30, sous peine de pénalités.

Nous étions au sommet du dernier mont à ce moment là, nous avons donc effectué toute la descente dans une semi-obscurité.

Le CP4 a enfin pointé le bout de son nez…

La difficulté sur une étape longue est de gérer l’alimentation : je ne mange jamais beaucoup sur les courses, mais pour avoir suffisamment d’énergie pour aborder la nuit, une pause repas était nécessaire.

J’ai dégusté le meilleur taboulé lyophilisé au monde !

Certes, je n’ai pas pris le temps de le réhydrater complètement – les petits pois étaient encore croquants – mais je l’ai savouré jusqu’au dernier grain.

Après une vingtaine de minutes, nous avons repris la route, fermement décidées à arriver le plus vite possible.

Quelques passages nous ont un peu effrayées : la traversée d’une route avec des voitures qui arrivaient assez vite, l’entrée d’une ville où des épouvantails squelettiques trônaient sur des vélos, des brouettes et autres objets, nous avons longé une falaise et n’arrivions pas à estimer sa hauteur en entendant le bruit des vagues qui se fracassaient contre les parois.

Petit épisode mémorable : une pause pipi derrière un rocher d’où est sorti un crabe !

A-t-il été ébouillanté ? J’ai vite détalé sans attendre la réponse…

La toute dernière partie dans les dunes nous a semblé interminable : nous apercevions le bivouac au loin et quand nous avions l’impression de l’atteindre, il s’éloignait de plus en plus. Illusion d’optique ?

Nous avons franchi main dans la main la ligne d’arrivée à 1h15 du matin, éreintées mais heureuses d’avoir atteint notre objectif…

Mes impressions de Bee

bivouac matin

Dire que cette étape a été une partie de plaisir serait prétentieux : elle a été source d’abandon pour un certain nombre de coureurs.

Mais j’ai néanmoins apprécié sa diversité, son côté technique qui la rendait particulièrement exigeante.

Vous connaissez mon goût pour les courses de nuit, alors bien sûr, j’ai été comblée : courir sous les étoiles a un charme particulier, j’aime ce silence, cette ambiance singulière…

Dans un désert, c’est encore une autre dimension, rien à voir avec l’esprit d’une Saintélyon où l’on n’est jamais seule, ou d’un trail de nuit classique.

J’ai aussi apprécié les diverses rencontres tout au long du parcours : nous avons échangé sur nos vies avec un coureur français, refait le monde avec un duo d’Anglais, ri en traversant un genre de forêt de buissons avec un groupe…

La magie du trail a une nouvelle fois opéré chez la Bee et ces images fortes sont celles qui resteront ancrées dans ma mémoire, bien au-delà de la fatigue que j’ai pu ressentir…

Cette fameuse nuit, après notre arrivée, je n’ai pas eu l’envie de faire des chichis de toilette ou autres : j’ai directement plongé dans mon duvet sans chercher à attendre le marchand de sable qui était d’ailleurs certainement passé depuis belle lurette…

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Je vous donne très vite rendez-vous pour la suite…

 

Une Bee au Half Marathon des Sables. Chapter 2 : une première étape déroutante

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Mon premier chapitre s’est clos avec mon installation sur le bivouac et le fameux barbecue d’accueil qui constitue le dernier « véritable » repas avant l’autosuffisance.

Si l’ambiance est en apparence détendue, le stress commence à monter et la fatigue se fait sentir : c’est l’occasion de discuter avec quelques coureurs de leurs expériences respectives et de voir comment ils abordent ce périple.

J’ai notamment pu recroiser Gloria avec laquelle j’avais longuement discuté et sympathisé dans l’avion : elle a à son actif un palmarès incroyable, puisqu’elle a déjà participé à cinq Marathons des Sables !

Comme vous pouvez vous en douter, nous n’avons pas traîné nos guêtres – c’est le cas de le dire ! – très longtemps : la plupart des coureurs ont regagné leur tente assez tôt afin de bénéficier des bienfaits d’une nuit réparatrice…

Mais c’était sans compter sur le climat particulier de l’île…

Une première nuit agitée

premier jour

Fuerteventura est une île des Canaries balayée par le vent : j’avais eu l’occasion d’y séjourner une quinzaine de jours il y a quelques années et j’avais le souvenir de magnifiques spots dédiés au kite-surf.

Plusieurs championnats s’y déroulent : j’avais assisté à des démonstrations et me souviens d’un pratiquant qui s’était blessé en retombant fortement sur les flots.

Je me suis tapie sous ma tente, espérant y trouver un peu de sérénité après une première journée intense…

Mais j’ai bien vite compris qu’il allait être difficile de sombrer dans les bras de Morphée

Ma toile de tente, fouettée par le ballet incessant du vent, n’a cessé de claquer toute la nuit, ma balise a clignoté : je n’avais pas de matelas sous mon duvet, mais n’ai pas ressenti d’inconfort contrairement à d’autres coureurs.

J’ai eu plus jeune un accident de voiture qui m’a contrainte à dormir longtemps sur du dur et ne suis pas incommodée par ce type de contrainte.

Mais le pire restait à venir : deux grosses averses, contre toute attente, sont venues mouiller nos toiles, les rendant humides et créant un genre de condensation.

Des gouttes se sont formées à l’intérieur des tentes, mouillant les duvets.

Inutile de vous dire qu’entre le vent et l’humidité, la Bee a peu dormi…

Mon estimation de temps de sommeil ? Une heure, dixit ma montre TomTom !

Ce n’est pourtant pas le genre de périple sur lequel il faut partir épuisée !

Nous avons été réveillés à 7 heures – du moins j’aurais aimé que ce soit un vrai réveil ! – par une musique et après quelques préparatifs sommaires, nous avons émergé de nos tentes : je ne sais si c’est réconfortant, mais une bonne partie du bivouac avait passé la même nuit que moi.

Après avoir avalé un petit-déjeuner gastronomique – un muesli lyophilisé au chocolat – et healthy, nous avons rejoint le point de départ des cars où on nous a remis le roadbook de notre première étape.

Une première étape exigeante

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Nous sommes un peu restés perplexes en découvrant le profil de cette première étape : nous nous attendions à une immersion en douceur, mais il n’en a rien été.

Ok, je sais ce que vous allez vous dire : « Oh, le dénivelé n’est pas aussi important que sur certaines courses de montagnes, comme l’UT4M ».

Certes, mais il ne faut pas oublier plusieurs paramètres : la chaleur – il faisait 42 degrés, le poids du sac, le terrain technique et bien d’autres surprises.

Notre périple a commencé par une ascension assez longue en plein cagnard, avant de redescendre sur la somptueuse et immense plage de Cofete : lors du brief, on nous avait prévenus qu’il fallait essayer d’atteindre le seizième kilomètre avant un certain timing, car la marée recouvrait ensuite la plage.

premier jour 2

J’ai bien un petit détail croustillant à vous raconter, mais je n’ai pas de photos à l’appui, désolée : arrivée sur la plage, j’ai cru pendant quelques instants que je souffrais de déshydratation et que cela générait des hallucinations !

J’ai aperçu au loin des silhouettes aux contours flous…

J’ai cru rêver, mais non ! Il s’agissait bel et bien de nudistes !

Ce petit détail nous a bien fait rire avec mes adversaires mexicaine et espagnole : nous avons en effet eu bien du mal à avancer tant nos jambes étaient rendues lourdes par le sable, nous devançant chacune à tour de rôle.

Au bout de cette interminable mais somptueuse plage a commencé une nouvelle ascension, dans un genre de petit canyon.

Mais le plus difficile restait à venir : l’ascension d’une immense dune au sommet de laquelle se trouvait le CP 2.

Pendant quelques instants, je me suis dit qu’il s’agissait d’une transposition du mythe de Sisyphe, sauf que dans notre cas, il n’y avait pas de rocher, juste du sable !

Un véritable cauchemar !

À peine montions-nous d’un pas que nous redescendions de deux…

Pour corser le tout, la dune était en plein soleil, bien sûr.

Mais la Bee est rusée, et plutôt que d’aborder la dune de front, j’ai fait une ascension en diagonale : j’ai malgré tout perdu énormément d’énergie et les deux litres d’eau, en arrivant au sommet, n’ont pas été de trop !

Les derniers kilomètres m’ont semblé interminables jusqu’au bivouac, mais je m’en suis plutôt bien sortie, sans déshydratation ni coup de chaud…

Le bilan de cette première étape

J’ai terminé l’étape 1 à la quatrième place – chez les féminines – et ai pourtant eu l’impression de ne pas avancer…

Je crois que cette arrivée a été pour moi la plus intense : en franchissant le portique, les larmes sont montées.

J’ai pris conscience, je pense, de ce que j’étais en train de vivre, du chemin que j’avais parcouru depuis quelques années, depuis ma maladie qui m’avait privée de toute activité physique.

Vivre une telle expérience permet de relativiser bien des choses…

Ne vous y trompez pas, Half Marathon des Sables ne signifie pas « difficultés revues à la baisse » : seule la distance est raccourcie, mais plusieurs coureurs, qui avaient disputé le MDS, ont trouvé que le parcours était tout aussi exigeant.

Le taux d’abandons sur cette première journée a d’ailleurs été assez important : de telles courses nécessitent un minimum de préparation, sans compter les conditions climatiques et les autres paramètres.

Je consacrerai un chapitre entier à nos occupations sur le bivouac lors de notre temps libre, afin de ne pas me répéter.

Je vous donne rendez-vous très bientôt pour le prochain chapitre…

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Une Bee au Half Marathon des Sables. Chapter 1 : installation

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Ce chapitre pourrait bien ressembler à celui d’Alphonse Daudet et de ses fameuses Lettres de mon moulin dont je vous parlais cet été…

Mais il ne sera pas question de lapins !

Inutile de revenir sur les motivations qui m’ont poussée à vivre cette aventure, je vous en ai déjà longuement parlé en amont.

Aussi je vous propose de revivre mon aventure à partir du moment où nous sommes descendus du car qui nous a conduits jusqu’à l’hôtel de La Pared à Fuerteventura, point de départ de notre périple.

J’ai volontairement découpé en plusieurs chapitres les divers moments de la course pour vous donner l’aperçu le plus précis possible de ce qui pourrait vous attendre si vous décidez de signer l’année prochaine.

Prêts à embarquer ? Go !

Rencontres et affinités

départ

J’avais décidé de venir à Fuerteventura un jour avant la course afin de m’acclimater, mais aussi de me reposer après une semaine de travail éprouvante.

Ce fut l’occasion de rencontrer de nombreux runners qui avaient eu la même idée que moi et de sympathiser : nous avons ainsi papoté, nagé et partagé quelques repas avec Mathilde, ce qui nous a permis de voir que nous avions quelques affinités.

Cette étape peut paraître anodine, mais elle permet déjà en amont de constituer un peu la configuration du bivouac, surtout quand on part seule à l’aventure.

Pour une Bee, malgré son côté sauvage, il est essentiel d’avoir un environnement amical positif : le relationnel fait partie intégrante de la course à mon sens.

Un car nous a conduits le lundi matin avant le départ de la course jusqu’à l’hôtel La Pared où ont eu lieu toutes les formalités et où nous a été servi un gigantesque buffet.

Contrôles et choix de dernière minute

Cette première partie n’est pas la plus amusante, mais elle est nécessaire : à notre arrivée, nous avons tous reçu un roadbook très général afin de nous présenter les grands principes et les règles de la course.

Nous avons ensuite patienté – zut ! Je n’avais pas gardé mon maillot de bain sur moi pour profiter de la belle piscine de l’hôtel ! – avant de nous rendre vers les points de contrôle.

Il a fallu en premier lieu récupérer le combustible pour nos réchauds – un mail nous avait informés que plusieurs compagnies aériennes n’autorisaient pas le transport des pastilles Esbit – que nous avions acheté via le site de la course.

Puis nous avons déposé nos valises renfermant les derniers vestiges de notre confort – adieu vêtements frais aux senteurs de lessive, produits de beauté, chaussures… – avant de nous rendre sur les points de contrôles.

Ce challenge nécessite des examens médicaux spécifiques : un certificat médical propre à la course et un électrocardiogramme au repos.

Tout est contrôlé au premier poste : attention, si vous êtes comme moi asthmatique, veillez à bien faire préciser à votre médecin que vous êtes susceptibles d’utiliser de la Ventoline et ayez une ordonnance que vous remettrez – ce produit peut être dopant !

Je n’en ai heureusement pas eu besoin, mais il vaut mieux prévenir que guérir comme le dit l’adage.

Le deuxième poste concernait le poids du sac – on vous indique une fourchette sur le site, ce qui occasionne en général de belles surprises : j’ai découvert que le mien pesait 7,5 kilos.

Inutile de préciser que le sac, sur ce type de courses, représente un vrai handicap : il n’est pas aisé de courir avec trop de poids, surtout quand on a le gabarit d’une Bee !

Mais il est trop tard, il fallait y penser avant : votre valise est déjà récupérée et vous devez conserver les denrées avec l’énergie demandée pour les quatre jours !

Je ne vous cache pas que pour ma prochaine expérience, je serai plus légère !

Mais nous aurons l’occasion d’en reparler.

Après les contrôles, c’est la pose de la balise et la remise des dossards : fixez bien l’un et l’autre, car leur perte entraîne de nombreux points de pénalités.

Petite remarque : la balise clignote et cela m’a sensiblement gênée sous la tente pendant la nuit. Si j’ai la chance d’aller un jour sur le MDS, je prévoirai un petit cache.

En route pour le bivouac !

vers le bivouac

Une fois les formalités accomplies, un photographe immortalise le moment : souvenirs souvenirs…

Puis il est l’heure de partir vers le bivouac : une petite randonnée de plus de 7 kilomètres dans le sable afin de s’habituer à ce qui nous attend.

Je pense que nous avons tous à ce moment là réalisé l’envergure du challenge qui nous attendait, entre la chaleur, le poids du sac, le type de terrain et le dénivelé.

Quelques dunes plus tard et nous apercevions enfin le bivouac…

Installation

bivouac

Imaginez un champ de tentes sur une étendue désertique, comme un décor de film d’anticipation…

Du sable, des dunes, juste quelques pales d’éoliennes pour nous rappeler que la civilisation n’est pas si loin…

Les tentes sont disposées par îlots de six ou sept : après avoir pris votre bidon de 5 litres d’eau, on vous demande alors d’en choisir une que vous conserverez jusqu’à la fin de votre aventure.

Autant vous prévenir, point de loi Carrez pour votre logement de la semaine !

Mais n’allons pas nous apitoyer : cela fait partie de l’aventure !

Mention spéciale pour le traitement de la toile qui confère une obscurité absolue…

Certes, elles ne sont pas conçues pour les grands : mon mètre soixante-seize a un peu souffert, mais j’ai redécouvert les bienfaits de la position foetale…

Une fois l’installation terminée a lieu un brief avec les organisateurs du Half Marathon des Sables dont Patrick Bauer, une vraie messe solennelle dont nous ne ratons pas une miette, en bons disciples.

Un grand barbecue y succède afin de marquer le début de l’aventure et de l’autosuffisance alimentaire : le vent, le froid et peut-être l’appréhension du lendemain font que personne ne s’est éternisé ce soir là sous le barnum géant…

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Je vous retrouve rapidement pour découvrir la deuxième journée de ce périple avec la première étape…

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Half Marathon des Sables, dans le sac de la Bee ! Part II : kit santé et « beauté »

sac hmds

S’il est bien un point qui va être délicat sur le Half Marathon des Sables, pour la Bee girly que je suis, c’est l’hygiène !

Impossible de m’imaginer une seule seconde avec des cheveux gras et la peau sale et malodorante pendant quatre jours !

Je suis donc partie en quête d’accessoires et d’idées susceptibles de m’aider dans mon périple pour garder un minimum de féminité, même si ce ne sera pas ma préoccupation première.

Mais l’affaire est des plus compliquées, dans la mesure où un paramètre essentiel est à prendre en compte : le poids du sac !

J’ai donc lu un maximum de comptes rendus et ai surtout découvert une caverne d’Ali Baba extraordinaire : le quartier de Paris comprenant toutes les boutiques de « Au Vieux Campeur ».

Comme je suis une Bee partageuse, je vous fais part de quelques-unes de mes trouvailles…

Ma trousse à bobos

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Certains accessoires sont obligatoires lors d’une telle course, comme un antiseptique cutané : pour un maximum de gain de place, j’ai découvert qu’il en existait en format pipettes.

J’ai également lu dans de nombreux comptes rendus que le problème majeur des courses dans le sable étaient les pieds : certains coureurs abandonnent à cause de grosses ampoules douloureuses, de pieds en sang, etc.

Chacun essaye de trouver des astuces pour les protéger : certains les entourent de bandes Elastoplast, d’autres les tannent des semaines avant…

J’ai pour ma part fait coudre des bandes Velcro sur mes chaussures pour y accrocher des guêtres, mais je sais que cela ne sera pas suffisant : un kit Compeed pour les ampoules ne sera pas de trop !

Lors de mes essais, je me suis rendu compte que mon sac allait me poser quelques problèmes : il est certes lourd, mais il a généré des brûlures dans mon dos.

J’ai décidé d’emporter un tube de Vaseline pour éviter tout problème lié à des frottements.

Une ultra traileuse expérimentée avec laquelle j’ai discuté, Cécile Bertin, m’a conseillé d’emporter de l’Hépafix : certains coureurs en utilisent en prévention.

Il s’agit d’un genre de bandes en tissu autocollantes.

Mais mon accessoire santé indispensable restera indéniablement mon baume du tigre qu’une amie m’a spécialement ramené de Chine : je l’utilise pour tous mes soucis musculaires et apprécie son odeur camphrée.

Je me dis que ce sera aussi un excellent moyen de parfumer ma tente !

J’emporterai également quelques médicaments et des tubes d’arnica.

Le vanity outdoor de la Bee

Comme je l’écrivais précédemment, l’idée de rester dans mon jus pendant quatre jours ne m’enthousiasme guère.

J’ai donc pris les devants et ai fait des recherches sur internet pour voir s’il existait des accessoires peu encombrants et légers pour m’aider à rester un minimum féminine.

gant

Le Vieux a exaucé mon voeu et j’ai découvert qu’il existait des gants prêts à l’emploi spécialement conçus pour la randonnée et les activités outdoor.

Ils sont très légers et trouveront aisément leur place dans mon sac, cette nouvelle m’a d’ailleurs réjouie.

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Quand on a des cheveux longs, il paraît également difficile de rester plusieurs jours sans les laver : les attacher me permettra de ne pas me rendre compte de l’étendue des dégâts, mais j’emmène au cas où il me prendrait l’envie de les couper un petit flacon de shampooing sec.

Je n’envisage pas non plus de me passer de brosse à dents, mais je connaissais déjà l’existence des pliantes : certaines offrent même la possibilité de mettre un tube de dentifrice dans leur étui.

Un petit flacon de bain de bouche mentholé apportera un peu de fraîcheur après les repas lyophilisés pantagruéliques que nous ferons sur le bivouac.

Nous devons avoir une crème solaire sur nous : pour ne pas trop m’encombrer, j’ai choisi d’emmener tous mes produits de beauté sous forme d’échantillons.

Même si ce n’est pas la priorité, notre peau va souffrir et si quelques grammes supplémentaires peuvent lui permettre d’avoir un peu de réconfort, alors je signe…

Je sais ce que certains qui lisent ces lignes et qui ont dernièrement découvert mon portrait sur le site d’une marque sportswear doivent se dire : « Mais que va faire la Bee sans son eyeliner ? »

Comme vous vous en doutez, il trouvera certainement sa place dans un recoin de mon joli sac de 20 litres !

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Half Marathon des Sables : dans le sac de la Bee ! Part I : le garde-manger

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Envie de découvrir les petits trésors qui se cachent dans mon joli sac de Bee du Marathon des Sables ?

Comme je vous l’annonçais dans l’un de mes derniers posts, je vous propose cette semaine de découvrir les différents éléments que je vais porter dans ma maison de fortune, pendant quatre jours, sur mon dos.

Je sens que je vais vous faire rêver : comme dirait l’autre, « Âmes sensibles s’abstenir ».

J’ai choisi de vous présenter aujourd’hui les petites douceurs que je grignoterai pendant ma course.

Je tiens à préciser que ce sont mes propres choix. Je remercie par ailleurs sincèrement les marques qui ont décidé de m’accorder leur confiance.

Plusieurs paramètres sont à prendre en compte pour une Bee :

  • le poids : il ne faut pas oublier qu’outre le matériel obligatoire, nous devons porter un sac de couchage, nos affaires personnelles, etc. Il faut donc limiter les emballages lourds et les produits,
  • une alimentation naturelle : cette semaine s’annonce sur ce point une véritable épreuve. J’ai certaines intolérances depuis l’enfance et dois faire attention. Je fais également la chasse aux substances chimiques qui composent les produits énergétiques,
  • le plaisir gustatif : les efforts vont être intenses, il sera donc important d’avoir à la fois des produits qui fournissent de l’énergie, mais qui procurent aussi un certain plaisir.

Depuis plusieurs mois, je teste des aliments et des boissons sur mes différentes courses. J’ai eu de véritables coups de coeur : je les trouve excellents, gourmands, et les assimile vraiment bien. Ils semblent de plus m’apporter toute l’énergie dont j’ai besoin.

J’ai donc tout naturellement voulu les emporter dans ce périple…

Fruit4fit, des snacks sains et naturels

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J’ai découvert ces petits snacks à l’occasion du Salon du fitness : en parcourant les allées, je ne voyais que des produits dédiés à la gonflette, hyper protéinés et fort chimiques.

Le stand a immédiatement attiré mon attention, car le mot « naturel » se démarquait.

Un accueil chaleureux, des réponses à mes questions pressantes, une dégustation variée, il n’en fallait pas plus pour séduire mes papilles de Bee !

Ces snacks, élaborés avec l’aide de nutritionnistes et de coaches, répondent aux besoins des sportifs et respectent les principes de la chrono-nutrition.

Ce que j’aime par-dessus tout, c’est leur composition : ils correspondent en tous points à ce que consomme une Bee !

Des fruits, des légumes, des oléagineux, des graines, des épices et des super-aliments, que demander de mieux ?

Leur plus ? Ils ne sont pas trop sucrés, contrairement à bien des produits énergétiques proposés.

La marque Fruit4fit propose trois gammes en fonction de nos objectifs de sportifs : muscu, endurance et slim. Chaque snack se consomme à un moment précis en fonction des efforts fournis.

Des pictogrammes très simples nous aident à respecter ces principes.

J’apprécie particulièrement le format de ces snacks, faciles à emporter et à ouvrir.

Leur goût est exceptionnel : mention spéciale au « refuel » pour la récupération et à « l’IG Control » qui sont mes petits chouchous !

Faciles à déguster, je suis certaine qu’ils m’apporteront réconfort, satiété et énergie lors de mon périple…

Mulebar, un plaisir gourmand

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Quel comble pour une Bee qui sera chargée comme une mule d’avoir la chance de pouvoir déguster des produits Mulebar !

Hors de question de partir sans ces barres que j’ai découvertes il y a plusieurs mois et dont je vous ai déjà parlé dans l’un de mes articles dont voici le lien : cliquez ici.

J’ai en revanche sélectionné certains parfums que j’apprécie particulièrement : « lemon and ginger », « apple strudel » et « raspberry blackcurrant ».

J’avais testé quelques barres en récupération qui seront ma petite récompense gustative après chacune des étapes !

Les goûts inédits et les textures avaient séduit mon palais de Beerunneuse.

Les étuis colorés des produits ne manqueront pas de me redonner du peps dans les étendues désertiques de Fuerteventura !

Mé-Mé, des boissons qui n’ont rien de pépère

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Ne vous y fiez pas, le nom est trompeur !

Il ne s’agit pas de la dernière tisane à la mode consommée par les cercles de seniors, mais de boissons saines et biologiques pour les sportifs et les actifs.

Elles sont toutes élaborées à base de thé vert Matcha, d’eaux végétales ou de sources et très légèrement dosées en fructose pour booster et détoxifier l’organisme avant, pendant et après une séance de sport ou tout au long de la journée.

Je sais ce que vous allez me dire : « Mais ça va être lourd à porter pendant quatre jours ? »

Je vous rassure, j’ai choisi seulement deux d’entre elles, en fin stratège :

  • l’endurante : elle se consomme fraîche environ une heure avant la course. Je la boirai donc avant le départ de la première étape et en emporterai une bouteille pour le jour de l’étape longue. Elle est composée de menthe et de sucre de raisin : j’apprécie particulièrement sa fraîcheur.
  • l’hydratante : composée à 97% d’eau de bouleau, elle a un effet détox et favorise l’élimination de l’acide lactique, elle est donc excellente en récupération.

J’adore le thé Matcha et apprécie donc ces boissons aux goûts originaux.

Ce sera un réel plaisir de les déguster avant et après l’effort !

Je vous ai livré mes premiers petits secrets de Bee qui seront tassés dans mon sac d’aventurière.

Je vous donne rendez-vous demain pour vider une autre partie de mon sac…

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S’alimenter sur le Half Marathon des Sables, une interview exclusive de Nicolas Aubineau

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Dans quelques semaines, nous serons environ 500 à prendre le départ du Half Marathon des Sables, la première édition très attendue d’un ultra trail à Fuerteventura, une des îles Canaries.

Nous parcourrons plus de 120 kilomètres sur des étendues désertiques : sable, cailloux, montagnes, chaque aventurier trouvera son compte lors de cette magnifique expérience.

Mais depuis plusieurs jours, une question existentielle taraude la Bee, plus que sa condition physique : l’alimentation.

N’ayant en effet connu aucune expérience de ce type, la perspective de passer quatre jours en complète autonomie m’effraie : nous devons respecter un nombre de calories qui sera contrôlé chaque jour, gérer notre quantité d’eau…

Nous devons anticiper les quatre jours, car le principe de cette course est que notre sac contiendra tout notre garde-manger : point de ravitaillement prévu sur ce challenge à étapes.

Pour aborder au mieux ce défi, je me suis donc rapprochée d’un professionnel de la nutrition que j’avais déjà interviewé : Nicolas Aubineau.

Auteur de plusieurs livres consacrés à la nutrition du sportif, j’ai pensé que c’était la personne idéale pour répondre à quelques-unes des questions d’une Bee un peu perdue…

Une interview riche en conseils

Pour aider votre lecture, j’ai mis mes questions en bleu et en gras : elles sont bien entendu suivies des réponses de Nicolas.

Nicolas, quel type d’alimentation conseillerais-tu sur une telle course ?

Il faut tenir compte de plusieurs paramètres, notamment du poids du sac qui va contenir déjà un certain nombre d’éléments obligatoires : réchaud, popote, boussoles, sac de couchage…

Il importe donc de ne pas trop se charger. Il faudra d’ailleurs certainement reconditionner les plats achetés pour gagner quelques centaines de grammes.

Je conseillerais plutôt les plats lyophilisés qui sont un peu plus chers que les déshydratés, mais qui ont une durée de stockage plus importante et une qualité des vitamines intéressante.

On garde le goût et la texture des aliments, il n’y a pas de déformation des produits.

L’hydratation est essentielle sur cette course, mais comment la gérer au mieux ?

Sur les courses de ce type, l’alimentation est essentiellement liquide : il faut compter entre 1 à 2 litres par heure, entre la chaleur et le vent.

Le reste de l’alimentation sera constitué pendant la course surtout de barres et de fruits secs. Il est important aussi d’essayer de manger des oléagineux qui apportent des nutriments intéressants.

Sur de telles épreuves, on perd énormément de sodium et de potassium, il faut donc faire des apports en conséquence : les boissons de l’effort peuvent être intéressantes car elles sont bien calibrées. On peut éventuellement y ajouter de la fleur de sel pour compenser les pertes.

Certains coureurs utilisent des pastilles de sel pendant l’effort, mais il ne faut pas trop en abuser.

Pour les pertes en potassium, il peut aussi être intéressant d’amener des bananes séchées sur la course.

Quel menu type quotidien conseillerais-tu sur une telle épreuve ?

Il faut prendre des forces pour aborder les épreuves et faire attention car un nombre de calories journalier est demandé.

Manger un muesli le matin, une ou deux heures avant le départ, est intéressant : c’est digeste, souvent enrichi et bourré de vitamines.

Selon les goûts et pour en faire un moment plaisir et gourmand, on peut y ajouter des fruits secs ou des graines. On en trouve dans certaines marques enrichis en vitamines et en protéines.

Pendant la course, l’alimentation sera donc essentiellement liquide comme nous l’avons dit précédemment.

À l’arrivée, il faut essayer de prendre un genre de collation ou un repas.

Le soir, on peut faire un repas « normal ».

As-tu quelques astuces à nous donner ?

viande

Il existe un produit intéressant : la  viande séchée. Non seulement c’est un bon produit, gourmand, mais il permet des apports en protéines et sel.

Sinon, je propose un certain nombre de recettes dans mon nouvel ouvrage « Trail, Coaching nutrition.

Je conseille également de prendre des probiotiques avant ce type de compétition pour éviter les troubles digestifs qui pourraient survenir.

Merci Nicolas pour toutes ces astuces bien utiles !

Vous pouvez également retrouver d’autres conseils sur le site de Nicolas Aubineau qui a consacré tout un article sur la nutrition pendant le Marathon des Sables.

Un ouvrage riche en conseils

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Je suis allée immédiatement après notre entretien téléphonique faire ma curieuse : j’ai découvert le livre très complet de Nicolas sur la nutrition des traileurs.

Aurélia Truel, membre de l’équipe de France championne du monde de trail, a co-écrit l’ouvrage.

Le sommaire est riche et propose d’aborder la nutrition du traileur avant, pendant et après la course.

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Ce que j’aime dans cette collection de livres sur la nutrition, c’est que chacun peut y trouver son compte : il n’y a pas de vérité unique, mais des conseils variés, chaque coureur étant bien différent.

Une mention spéciale pour les recettes qui sont saines et naturelles.

Deux chapitres ont attiré immédiatement mon attention de Bee : celui sur « le placard idéal » du traileur et celui sur l’hydratation.

À découvrir absolument pour revoir ses fondamentaux !

 

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Mes accessoires coups de coeur sur l’UT4M

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Bien des photos des équipements dont nous nous servons circulent sur la toile avant nos courses, mais nos chers accessoires ont rarement la vedette après nos frasques.

Pourtant, ils contribuent bien souvent à nos victoires personnelles, à notre confort et à notre plaisir : est-ce parce qu’ils arrivent crottés ou que nous oublions rapidement leur importance jusqu’à la course suivante, pour savourer notre but atteint et goûter un peu de repos ?

J’ai décidé de rendre un petit hommage à trois de ces équipements et accessoires qui m’ont été bien utiles pendant mon challenge, pour certains sur plusieurs courses.

Je ne suis pas fétichiste, mais ai apprécié réellement ce qu’ils m’ont apporté et sais déjà qu’ils deviendront les fidèles compagnons de mes prochains périples…

Focus sur mes trois accessoires et équipements UT4M phares…

En confiance avec les bâtons Guidetti

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Je n’étais jusqu’à présent pas une adepte des bâtons de trail : j’en avais gagné lors de mon podium sur l’Ultra Marin que j’avais entreposés, telles des reliques, dans mon armoire à matériel.

Pour tout vous dire, je m’y suis intéressée au retour de mon week-end choc : mon ami ultra traileur, Nicolas, en avait pris pour la reconnaissance du parcours de l’UT4M.

Il m’avait prêté des bâtons de la marque Leki, avec des dragonnes et des poignées : une référence dans le monde du trail.

Je m’étais vite rendu compte de leur importance sur un dénivelé aussi fort, mais j’avais ressenti une irritation au niveau de mes mains et je ne m’étais pas sentie à l’aise avec le gantelet : je me suis même demandé si ma chute – je vous avais raconté que mes bâtons s’étaient emmêlés – n’était pas liée à ce détail ?

Les bâtons que j’avais gagnés étaient encore sous plastique et me semblaient surtout collectors : un peu lourds, avec des images des éditions précédentes collées dessus et beaucoup d’éléments en plastique.

Je comptais donc sur mes vacances dans le Sud pour trouver bâtons à ma convenance : j’ai trouvé un magasin spécialisé en accessoires running et trail à Aubagne, « Passion Course » et ai été conseillée par Richard.

Ce qui m’a immédiatement plu, c’est qu’il a pris le temps de m’écouter, de jauger ma petite expérience avant de me conseiller : il en a déduit que j’étais certainement gênée par la poignée et le gantelet.

Il m’a alors orientée vers la marque Guidetti, pour laquelle il a d’excellents retours.

Je n’en avais jamais honnêtement jamais entendu parler, mais ai apprécié qu’elle soit française, qui plus est de la région grenobloise.

Je suis fan d’anecdotes et aime l’histoire de cette marque : Pascal Guidetti aurait eu l’idée de créer ses bâtons de randonnée télescopiques après avoir acheté une table à repasser.

Est-ce un signe – pas la table à repasser ! -, mais en me renseignant, j’ai appris qu’une partie de la conception de ces bâtons s’était passée dans une usine près du Massif de La Chartreuse !

Ils étaient donc faits pour moi !

Après en avoir essayé plusieurs de différentes marques, mon choix s’est orienté vers le modèle Guidetti F-Light Carbon au design très girly : il s’agit de bâtons trois brins télescopiques, légers – 205 g – et facilement réglables.

Ils sont équipés d’un système Easy Lock qui permet de facilement les bloquer une fois qu’ils sont ajustés.

La poignée en mousse R-Go Light, pensée et designée par GUIDETTI, apporte confort et légèreté au bâton : je n’ai ressenti aucune irritation au niveau de mes mains et ai trouvé qu’elle était ergonomique et douce.

J’ai immédiatement apprécié la prise en mains.

Leur coût ? 99 euros.

Lors de ma course, je n’ai à aucun moment été gênée par mes bâtons, allant même jusqu’à les oublier.

J’ai utilisé leur fonction télescopique dans quelques descentes et ai apprécié la rapidité et la facilité d’utilisation : un simple clic permet de les réduire et de les bloquer.

Je me suis sentie en confiance, avec de bons appuis, ce qui n’était pas gagné avec la météo de la veille : des orages et de la pluie.

Ils m’ont servi à braver la boue et les pierres glissantes.

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Merci Richard pour tes excellents conseils !

Les multiples gains de la tasse Salomon Soft Cup Speed

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Avant de descendre en vacances, je n’avais pas pensé à prendre mon éco tasse Raidlight.

J’avais pris un gobelet simple, rigide, mais ai commencé à m’inquiéter du poids de mon sac en voyant le matériel obligatoire.

J’ai alors découvert, au détour d’un rayon, un produit merveilleux, qui se plie, s’accroche, est hyper léger et compressible : ma tasse Salomon Soft Cup Speed – disponible sur le site http://www.irun.fr notamment.

Elle ne tient absolument pas de place dans le sac, comme elle est pliable et permet de vite s’hydrater : je l’avais accrochée en haut de mon sac pour pouvoir m’en emparer sans perdre de temps aux ravitaillements.

Elle a fini par arriver dans l’une des poches de ma tenue Waa : compacte, je l’ai pliée rapidement.

Je n’ai pas eu de souci non plus en buvant : je ne sais en revanche si ce gobelet peut s’utiliser avec du chaud, sous peine de se brûler.

Ce qui est certain, c’est qu’il m’accompagnera dans mon aventure sur le Half Marathon des Sables : un gain de place et de poids !

Les GoTrail de la marque Skechers, un véritable coup de foudre

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Inutile je pense de revenir sur l’importance du confort des pieds lors d’une course : malmenés, ils sont soumis à des déconvenues et peuvent même être source d’abandon.

Depuis que j’ai recommencé à vraiment courir, il y a presque deux ans, j’accorde une attention particulière à mes chaussures, ayant eu une luxation d’un orteil dès ma reprise et une déformation.

Quand je suis allée au Salon du Running en avril, je suis passée par le stand Skechers.

J’avais déjà testé une paire de runnings – la GoRun 4 – que j’avais trouvée très confortable et légère.

Je voulais voir ce que la marque américaine proposait en termes de chaussures de trail.

Je m’apprêtais alors à courir un trail de 24 kilomètres en Vendée et j’étais inscrite également en juin sur la course des « Gendarmes et des Voleurs de Temps » dans ma région natale, un trail de 32 kilomètres.

Le commercial que j’ai rencontré m’a alors proposé la GoTrail : bien sûr, j’ai tout de suite apprécié ses couleurs girly, mais je n’ai rien à vous apprendre, vous savez déjà que la Bee est sensible aux coloris et à ce qui est féminin.

Ce qui m’a vraiment étonnée, c’est sa légèreté – 270 grammes !- et sa souplesse : on peut la tordre sans problème, ce qui n’était pas le cas de chaussures que j’avais eues auparavant, assez rigides.

Dotée d’un drop de 4 mm – 24 mm d’épaisseur au talon, 20 mm sous l’avant-pied – elle est de hauteur moyenne.

Elle est au prix de 105 euros, ce qui est plutôt abordable par rapport à d’autres marques.

Elle a un fin pare-pierres sur le devant et des crampons d’un peu plus de 3 mm.

Ce que j’ai immédiatement apprécié en les chaussant, c’est leur confort : une vraie pantoufle qui englobe bien le pied, sans être trop large – j’ai le pied fin.

Mais attention, elles cachent bien leur jeu, car elles sont très dynamiques et ont une bonne accroche.

Quand j’en ai parlé à certains de mes amis traileurs, ils n’ont pas été convaincus : la marque américaine jouit encore dans l’hexagone d’une réputation plutôt sportswear et bon marché.

J’ai donc testé mes GoTrail sur le TRail de l’Auzance en Vendée, des sentiers assez propres avec quelques passages de ruisseaux, et sur les Gendarmes et les Voleurs de Temps où il y avait un peu de boue et quelques passages rocailleux : j’ai été conquise !

J’ai souvent mal aux pieds à la fin de mes compétitions et n’ai qu’une envie : quitter mes chaussures crottées.

Là, ce n’a pas été le cas : l’amorti est très bien réparti dans la chaussure et j’ai ressenti un certain confort pendant toute ma course.

Quand je suis partie pour l’UT4M, je me suis posé la question du choix de mes baskets : n’ayant jamais véritablement fait de haute montagne, je me suis dit qu’il me fallait une paire avec une bonne accroche.

Mais j’ai eu du mal à renoncer à mes Skechers qui m’avaient apporté tant de confort : en plein été, je me suis dit que le terrain serait certainement sec et qu’elles conviendraient, même si les crampons me paraissaient un peu justes.

Malheureusement, la veille du challenge, il y a eu de gros orages et nous avons appris que les sentiers étaient très glissants et que la course serait vraisemblablement modifiée.

Mon ami Nicolas, sur la ligne de départ, m’a aussi prévenue qu’il valait mieux être équipée, car après le passage des premiers, on risquait d’être sur une patinoire.

Mais il était trop tard et j’ai pris le départ un peu soucieuse…

Cela n’a pas duré : en retrouvant les mêmes sensations que sur mes courses avec un dénivelé moins fort, j’ai vite été rassurée.

Certains passages ont été un peu plus compliqués, mais quelle que soit la marque, cela n’avait rien à voir avec les chaussures : que peut-on faire contre une coulée de boue !

Quand j’ai franchi la ligne d’arrivée et que je suis allée au pôle de récupération, je me rappelle avoir rencontré une connaissance Facebook, Vincent, à qui j’ai dit que j’étais vraiment ravie de ma paire de GoTrail : il se trouve que lui aussi en portait et avait les mêmes impressions.

Le seul bémol, pour ma part, est l’espèce de pare-pierres qui n’est pas assez renforcé : en tapant dans les cailloux, il s’est décollé et abîmé.

J’ai aussi ouï dire qu’il valait mieux ne pas trop courir sur le bitume, car les crampons s’usaient vite.

Mais ce qui est certain, c’est que ce modèle est mon vrai coup de coeur depuis quelques mois et qu’il n’a pas démérité sur l’UT4M.

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Mon duathlon avec une déficiente visuelle, une autre vision du sport

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J’ai souvent couru pour une association ou pour une cause, estimant que j’ai la chance d’avoir mes deux jambes et une santé qui me le permet.

Il me semble donc naturel de penser parfois à ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir pratiquer une activité sportive telle que la mienne et de partager la joie que j’éprouve.

Quand on m’a proposé d’accompagner un déficient visuel sur le duathlon de Chantilly, j’ai immédiatement eu envie de répondre positivement.

Puis après un temps de réflexion, je me suis dit que je n’étais pas prête pour une telle expérience : je n’ai jamais fait de duathlon, ni de triathlon et faire du tandem n’a rien à voir avec le vélo. Quant à conduire une personne non-voyante !

J’adore les défis, donner du plaisir aux gens et leur transmettre ma bonne humeur et ma joie de vivre, mais accompagner un aveugle est une lourde responsabilité : il faut devenir ses yeux et être attentive à chacune de ses réactions.

Je ne maîtrisais pas suffisamment le cyclisme – que dire du tandem ! – pour me sentir suffisamment à l’aise.

Mais mon amie triathlète Sandra a fini par me convaincre de venir faire un essai, qui a été transformé comme vous vous en doutez…

Retour sur une aventure humaine que je ne suis pas prête d’oublier…

L’ISVHN, une passerelle entre handicap et sport

stand ISVHN

L’ISVHN est une association qui existe depuis le 19 novembre 2012.

Son objectif ? Permettre à des personnes atteintes d’un handicap de pouvoir participer à des projets sportifs.

Des personnes atteintes de cécité se réunissent avec des pilotes pour faire du tandem : l’idée est de réaliser un réseau national avec une devise : « Un tandem et des yeux pour deux ».

Une équipe dynamique, composée de plusieurs bénévoles, oeuvre pour sélectionner les pilotes, organiser des entraînements et des projets pour donner du plaisir aux personnes en situation de handicap.

J’en profite pour en citer deux dont l’implication force l’admiration : Marc et Nadège.

J’ai été à leur contact pendant plusieurs semaines, car accompagner une personne atteinte de cécité ne s’improvise pas.

Un essai concluant

L’idée a fini par faire son chemin : je brûlais d’envie d’aider une personne, mais ne voulais pas la mettre en difficulté.

Je suis donc allée au mois de juin au Bois de Vincennes pour faire un test, voir si j’étais capable de devenir les yeux d’une autre personne.

J’ai demandé au responsable, Marc, de me dire en toute franchise, à la fin de la session, si j’en étais capable.

Malheureusement, ce soir-là, la personne que je devais accompagner, Céline, n’était pas présente : j’ai donc joué le pilote de Marc, l’organisateur de l’événement, afin qu’il se rende compte de ma façon de conduire un tandem et de mon aisance pour guider un non-voyant.

Mon baptême de tandem a été épique : je n’étais jamais montée sur un tel engin !

Pas facile de coordonner ses gestes avec son partenaire. Certaines manoeuvres ne sont pas évidentes.

Marc a essayé à plusieurs reprises de déséquilibrer notre vélo afin de voir mes réactions.

Il m’a aussi donné des consignes pour m’indiquer comment accompagner pour le mieux un déficient visuel : il faut dire absolument tout ce qu’on voit, anticiper ce qui va se passer pour coordonner les gestes, être rassurant et très à l’écoute.

J’ai ensuite accompagné Pierre, un non-voyant, sur quelques centaines de mètres en course à pied avec une longe : je me suis dit que ce serait plus facile, étant donné que je maîtrise la discipline.

Mais la démarche n’est pas du tout la même : il faut s’adapter à la personne pour l’accompagner au mieux, trouver les bons mots pour la rassurer et la guider.

À la fin de cette soirée, Marc m’a annoncé que mon test était réussi, mais qu’il faudrait bien sûr faire d’autres entraînements et surtout, rencontrer la personne que je devais accompagner sur le duathlon. La notion de confiance est indispensable.

Malheureusement, la période des grandes vacances ne m’a pas permis de rencontrer Céline : nous nous sommes appelées pour en apprendre plus l’une sur l’autre et j’ai essayé de la rassurer sur notre challenge à venir…

 

Le duathlon de Chantilly, une double première

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De ma vie, je n’ai jamais fait de duathlon ou de triathlon : pour mes préparations sur des ultras, je croise les entraînements afin de soulager mes articulations et de faire des activités portées.

Je ne suis donc pas une novice en cyclisme et en natation, même si quelques cours vont s’imposer avant de me lancer sur une vraie compétition : ma façon de nager laisse quelque peu à désirer, même si je reste plutôt rapide et endurante.

Pour ma partenaire, Céline, c’était aussi une grande première !

Mais laissez-moi vous la présenter : cette jeune femme de 23 ans, pétillante, pratique l’aviron.

Positive et pleine d’humour, elle s’est façonné un petit univers autour de son compagnon attentionné, Guillaume, et de son fidèle Zed, un magnifique chien guide d’aveugle.

La Bee adore les animaux et n’a pu qu’être séduite par Zed. C‘est le chien dont tout le monde peut rêver : attentif, protecteur, doux, un tantinet têtu et glouton.

Après avoir recueilli les sensations de Céline, nous avons réglé notre tandem et parlé de notre objectif du jour : simplement franchir la ligne d’arrivée, mais en ayant pris du plaisier.

Je dois bien l’avouer, la pression était à son comble pour moi – allais-je être capable de conduire Céline, de la rassurer, de la mener au bout de ce challenge ? – et comme à mon habitude, j’ai décidé de plaisanter un peu pour détendre l’atmosphère.

En selle pour l’aventure !

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Nous avons gagné le parc à vélos déterminées, après avoir reçu les consignes de Marc.

Après un départ plutôt difficile car plusieurs personnes dans le parc à vélos n’ont pas compris qu’il y avait des déficients visuels et nous ont poussées et parfois sévèrement interpelées, nous nous sommes donné le signal pour monter en selle.

Un moment crucial et délicat, car si la coordination est mauvaise, c’est la chute assurée et je savais que c’était un peu la hantise de Céline – elle avait fait un cauchemar à ce sujet dans la semaine.

Après quelques tours de pédales un peu hésitants, je me suis sentie à l’aise, mais un paramètre est venu quelque peu gâcher la fête : le bruit des voitures.

La circulation ne pouvait être interrompue sur  23 kilomètres : par moments, nous étions sur une file, parfois sur deux.

Céline a mal vécu le passage des véhicules, leur bruit et était anxieuse à l’idée d’être percutée.

Je me suis rapidement rendu compte que je ne parlais pas assez et qu’il fallait davantage la rassurer, car chaque sursaut provoquait un déséquilibre du vélo.

Le pilote doit alors rééquilibrer le tandem pour ne pas chuter.

J’ai vite compris que si je ne faisais rien, cette expédition allait virer au cauchemar pour Céline : j’ai donc commencé à lui parler de ma vie, de mon fils, pour lui changer les idées, en lui disant que j’étais une maman très protectrice et que je ne mettrais jamais personne en danger, puis je lui ai posé des questions sur la sienne.

L’atmosphère étant plus détendue, nous avons alors imprimé un certain rythme, dépassant même certains compétiteurs.

J’ai décrit à Céline tout ce que je voyais, anticipant les ronds-points, les virages, pour ne pas la déstabiliser.

Nous avons trouvé que les kilomètres défilaient plutôt vite et nous avons même réussi à plaisanter à un moment où Céline a lâché les pédales : les pédaliers n’étant pas dissociés, nous aurions pourtant pu chuter.

Le plus ? Céline a été grandement encouragée sur le parcours, par des spectateurs mais aussi des coureurs, et elle a répondu aux remarques : je l’ai sentie heureuse d’être là, en toute humilité et simplicité, dans un beau moment de partage. Cela m’a donné des ailes.

Nous sommes arrivées sans encombres au parc, avons rapidement déposé notre tandem et entamé l’épreuve de la course à pied.

Quatre kilomètres ce n’est rien quand on est un coureur entraîné et voyant.

Mais pour Céline, un véritable calvaire a commencé : après 300 mètres de course, elle a voulu s’arrêter car elle avait une douleur au genou. Je lui ai alors dit qu’il n’y avait pas de problème, qu’il fallait se sentir bien et que nous reprendrions quand elle le sentirait.

Céline m’a avoué qu’elle ne courait jamais et qu’elle n’aimait pas cela : je lui ai dit que c’était aussi mon cas quand j’ai débuté, car je courais avec une personne qui ne faisait pas comme il fallait.

Au fur et à mesure de la discussion, une confiance s’est installée et Céline m’a demandé à certains moments de reprendre la course sur les portions où il n’y avait pas de réelles difficultés et où le  sentier était assez large, pour ne pas sentir les coureurs la frôler.

Si l’épreuve lui a paru difficile, j’ai essayé de la motiver jusqu’au bout, lui faisant entrevoir la satisfaction qu’elle aurait de franchir la ligne d’arrivée devant les yeux admiratifs de son compagnon et de son chien.

Elle l’a  fait !

Vous dire notre chrono ? Je n’en sais absolument rien : la victoire est là, c’est le principal.

Je vous parle souvent de franchir son Everest : celui de Céline était cette ligne et elle y est parvenue, c’est le seul résultat qui compte…

Mes impressions de Bee ?

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Nous avons franchi la ligne avec le sourire, mais celui de Céline était rayonnant à souhait.

J’en ai encore des frissons, rien qu’en me rappelant l’émotion palpable ressentie sur mon bras.

Je crois que c’est le plus beau cadeau que j’ai jamais reçu lors d’une course, plus parlant qu’une médaille ou une coupe : le simple « merci » de Céline a illuminé ma journée.

Je suis fière d’elle et extrêmement admirative : quelle détermination !

Certains auraient baissé les bras, mais elle, elle a tout donné, bravant son handicap et ses peurs. Une véritable championne !

Nous avons vécu un moment de partage exceptionnel, empreint de confiance et de simplicité.

Notre binôme a parfaitement fonctionné : nous avons de nombreux points communs.

J’ai bien évidemment envie de continuer, mais j’ai aussi apprécié l’épreuve et son ambiance : l’envie de tester le triathlon recommence à me démanger. L’ambiance des épreuves était magique.

Cette épreuve donne une belle leçon de vie : bien des coureurs se plaignent et ne sont jamais satisfaits de leurs temps, etc.

Bien des handicapés aimeraient simplement avoir la possibilité de courir, de pratiquer normalement leurs activités, de ressentir de la joie…

Ayons conscience de la chance que nous avons et restons humbles…

 

Merci à l’association IVSHN pour sa confiance et le privilège qu’elle m’a accordé en me faisant vivre un tel moment.

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Le défi estival de la Bee. Final part : « Veni, vidi, vici »… Amavi !

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Challenge réussi ! J’ai gravi mon Everest !

Je ne pouvais que reprendre des paroles de César pour faire écho à l’épisode précédent, même si je les ai quelque peu détournées.

Les larmes me viennent en réalisant le parcours que j’ai accompli : un pari fou, quelques séances d’hypnose pour soigner une phobie liée à un traumatisme, des semaines d’entraînement pour devenir une Beerunneuse qui puisse faire concurrence aux chamois – enfin là, il y a encore du travail ! – et des heures sacrifiées à ma famille.

Mais aujourd’hui, le résultat est là, avec une performance inespérée : je suis finisher, 122ème au  classement et 4e V1F en 7 heures 26 !

finisher

Pourtant, si on remonte à la veille de la course, toutes les conditions étaient loin d’être réunies.

Retour sur une aventure extraordinaire qui représente pour moi une véritable victoire intérieure…

J-1 : une météo apocalyptique

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Étonnamment, je me suis trouvée relativement détendue cette veille de course.

Sachant que je n’allais pas profiter de mon Loulou le lendemain, j’avais décidé d’aller passer l’après-midi au Lac de la Terrasse avec lui.

Bien mal m’en a pris, car je ne savais pas que le lac disposait de structures gonflables qu’il faut escalader, dévaler, etc.

Pour mon Loulou, adepte du jeu Ninja Warriors, pas de problème ! Mais pour une Bee censée se reposer et garder son énergie, ce n’est pas la même histoire !

C’était sans compter l’arrivée d’un gros orage qui m’a bien contrariée…

Imaginez : cela faisait trois jours que les épreuves de l’UT4M avaient commencé, avec une météo des plus clémentes.

On dirait parfois que cela le fait exprès : je n’avais pourtant pas besoin de ce stress supplémentaire.

J’ai commencé à paniquer, pas à cause de l’instant présent, même si les orages en montagne sont très impressionnants.

Non, j’ai pensé bien évidemment à la course du lendemain et plus particulièrement à un endroit qui était pour moi le point délicat de l’épreuve : la montée vers Chamechaude.

En arrivant sur Grenoble pour le retrait des dossards, je suis anxieuse : un écran diffuse un film des éditions antérieures.

Comme bien des coureurs une veille de compétition, je me demande alors ce que je fais là.

Je me maudis intérieurement : « Te voilà bien avec ton vertige ! Quand est-ce que tu cesseras de sauter sur tous les défis qu’on te propose ? Et tes chaussures, sont-elles adaptées à un terrain de montagne glissant ? D’ailleurs, comment une traileuse qui s’entraîne en région parisienne, qui plus est sujette au vertige, peut-elle espérer arriver au bout d’une course avec un tel dénivelé ? Tu vas avoir l’air fin avec tes bâtons parmi des montagnards expérimentés ! »

Bref, un very bad trip que j’oublie très vite en arrivant au contrôle du matériel : je me rends compte à ce moment-là qu’on est bien loin des trails avec un faible dénivelé auxquels je suis habituée.

Plus de 2750 de D+, une météo incertaine et des sentiers étroits, je commence à comprendre pourquoi on nous demande autant de matériel.

J’avoue avoir été sceptique pour la frontale – en pleine journée, quel intérêt ? – mais en voyant la brume et la pluie qui tombe dru, je commence à saisir l’importance de chaque accessoire.

bénévoles

Rien n’est laissé au hasard et les bénévoles contrôlent scrupuleusement chaque sac : j’en profite pour demander si un brief aura lieu en raison de la météo. Une des bénévoles m’annonce alors que le parcours a été modifié, raccourci, et que la montée vers Chamechaude n’est pas maintenue. Me voilà rassurée !

Je me rends confiante vers le retrait du dossard : je porterai le numéro 4108.

Il ne me reste plus qu’à activer ma puce pour commencer l’aventure et à récupérer mon sac de bienvenue : mention spéciale aux tongs collector « I love UT4M » très girly qui ne peuvent que plaire à une Bee ! Le stress est alors évacué.

Je ne sais pas pour vous, mais c’est surtout l’aspect logistique d’une course qui m’angoisse : l’hébergement, le réveil, le matériel, la navette, etc.

J’ai découvert qu’une de mes cousines habitait à Saint-Nazaire-les-Eymes, à 500 mètres du départ ! Une aubaine !

L’hébergement était tout trouvé et cela m’a surtout permis de voir les courageux traileurs engagés sur les challenges en continu courir sous la pluie et les orages : respect !

Il ne me restait plus qu’à invoquer le Dieu Râ pour changer cette épouvantable météo et surtout sécher les roches de la montagne pendant la nuit…

À l’assaut de Chamechaude !

départ

J’ai plutôt bien dormi, insouciante, pensant que l’obstacle majeur serait contourné.

Après un petit déjeuner frugal et une discussion matinale débridée avec ma cousine – eh oui, la Bee est bavarde à n’importe quelle heure ! – j’ai ouvert les volets : point de pluie, mais un temps assez nuageux.

J’ai rejoint le départ où j’ai retrouvé Nicolas qui après quelques photos m’a annoncé que le parcours ne serait finalement pas modifié.

L’angoisse est revenue instantanément, mais plus le temps de faire demi-tour, ni l’envie d’ailleurs : je n’avais pas fait toute cette préparation pour rien !

Après un brief succinct, confirmant l’ascension vers Chamechaude, le départ est donné.

Vous dire que j’ai été à l’aise sur le parcours ? J’ai surtout évité de réfléchir, me concentrant sur l’aventure que je vivais et les paysages extraordinaires qui s’offraient à moi.

J’ai aussi eu la chance pendant la première heure de course de partager des moments avec des trublions qui à mon avis travaillent sur « Rires et chansons » : blagues triviales, humour potache, humour noir m’ont fait oublier les précipices et le sol glissant.

Puis pendant les deux heures suivantes de montée, un véritable combat a commencé avec moi-même : après le Col de la Faïta, sous la brume, les singles sont devenus plus glissants.

Ce passage sur les crêtes a marqué le début d’un calvaire.

Pour ne pas céder aux sirènes de ma phobie, j’ai songé à des choses positives : la fierté qu’aurait mon fils si je franchissais la ligne d’arrivée, ma propre satisfaction après tant de préparation, ma guérison après une grave maladie, le plaisir et l’équilibre que m’apporte le sport dans ma vie, les moments de partage que je peux avoir grâce au trail et l’assurance que cela m’a donné…

Je n’ai ainsi plus fait attention aux précipices et au temps passé jusqu’au Habert de Chamechaude : l’équipe de bénévoles m’a alors accueillie avec une telle chaleur que je suis repartie affronter MON obstacle regonflée à bloc.

L’ascension s’est révélée difficile, car le terrain était vraiment très glissant et après plusieurs heures de montée, chaque pas devient compliqué.

Un autre point m’a déstabilisée : sur une partie de la montée, on croisait des coureurs – les premiers – qui redescendaient, or le sentier était très étroit ! Certains croisements ont été assez délicats.

Mais le pire restait à venir : la descente boueuse après les crêtes !

Le vertige s’est invité justement à ce moment : ma vue s’est troublée, j’ai cru que j’allais m’évanouir, mais un autre coureur qui m’a doublée m’a ouvert la voie.

Quelques glissades et vomissements plus loin liés à l’appréhension – cette descente m’a retourné le ventre, la deuxième partie de course a commencé, mais bien moins compliquée pour ma part.

J’ai redécouvert avec beaucoup de plaisir les sentiers empruntés avec Nicolas lors de mon week-end choc.

Mais surtout j’ai eu la surprise de voir ma famille au niveau du Fort Saint-Eynard, notamment mon Loulou qui a fait quelques mètres avec moi : cela m’a complètement reboostée !

La partie allant du Fort jusqu’à la Bastille m’a paru extrêmement rapide.

J’ai en revanche éprouvé une certaine déception en constatant que le parcours avait été modifié en arrivant à Grenoble : nous avons emprunté des quais interminables au lieu de passer dans les rues commerçantes de la ville.

Certes, il n’était pas question d’y faire du shopping, mais Nicolas m’avait vanté la ferveur avec laquelle les passants encourageaient les coureurs proches de l’arrivée.

Personne sur les quais et surtout un parcours rallongé de deux kilomètres, or chacun le sait, il est difficile de gérer les kilomètres auxquels on ne s’attendait pas sur une telle course.

Mais le point d’orgue a bien sûr été mon arrivée dans la salle.

Je l’ai savourée comme aucune autre : applaudie par les autres coureurs, mais surtout soutenue par les miens qui savaient sa valeur, elle a été riche en émotions…

Un pur moment de bonheur…

Mes impressions de Bee d’après course

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Comme je l’ai ajouté à la célèbre maxime de César, « amavi » : j’ai adoré !

Quelle belle aventure dans un cadre magnifique !

Je n’ai pas tout donné pour être sûre d’arriver, mais j’ai pris un plaisir incommensurable : l’ambiance état exceptionnelle, le parcours extrêmement bien balisé, les paysages somptueux.

Malgré un épisode vomitif désagréable, j’ai vécu sereinement ma course, profitant de chaque instant.

Je retournerai certainement faire un point avec l’hypnothérapeute les jours prochains pour voir où j’en suis.

J’ai bien sûr souffert, mes cuisses ont piqué, les côtes sont raides : certains coureurs qui ont fait des courses célèbres autour du Mont Blanc estiment ces challenges plus costauds, même si l’on ne peut véritablement comparer les trails entre eux. Outre le dénivelé et la distance, les divers terrains ajoutent de la difficulté.

Mais la palme revient aux bénévoles et à l’organisation : on sent une réelle osmose et une ferveur impressionnante.

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Sébastien, le président, ne laisse rien au hasard et est entouré d’un staff tout aussi perfectionniste. Je ferai très bientôt son portrait sur ce blog.

Aucun faux pas à signaler sur l’ensemble de la course.

Après de telles épreuves, la célèbre phrase « Après l’effort, le réconfort » prend tout son sens : des équipes de kiné, des systèmes de récupération (Life + et cryo)… sont à la disposition des coureurs sur le village.

Mais surtout, l’ambiance est à la fête : toute la salle s’est levée pour accueillir le dernier finisher et les joelettes.

Tout le monde s’est ensuite réuni autour d’un buffet gargantuesque et d’une soirée dansante.

Malgré la fatigue, j’ai été impressionnée par le nombre de personnes qui sont restées et qui ont dansé, même avec des jambes raides !

L’UT4M est donc certes un challenge relevé pour lequel il faut un entraînement bien spécifique, mais c’est aussi une ambiance très singulière et une belle aventure humaine faite de rencontres de passionnés...

Mais cela fera l’objet d’un autre article…

En attendant, place à la récup avant mes nouveaux challenges !

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