Une Bee sur les terres des Raramuri Part V : mon cœur fait boum !

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Je vous avais quittés au CP2 de mon aventure mexicaine, laissant planer un peu de suspense quant à la suite de mon aventure.

Nous nous étions arrêtés avec Delphine et Benoît après 56 kilomètres de course, soit 13 heures 30 minutes d’efforts.

Nous avions prévu de nous restaurer et de nous reposer pendant une bonne heure et de repartir à 21h30 pour profiter de la fraîcheur de la nuit pendant la portion qui s’annonçait des plus difficiles : des sentiers étroits en dévers à flanc de montagne avec une vue vertigineuse sur le rio en contrebas.

Jean-François avait bien insisté lors du briefing : « Vigilance extrême sur cette portion ! Christelle, c’est l’endroit où tu risques d’être sujette au vertige, n’hésite pas à le faire à quatre pattes ! Si vous tombez, rien ne peut vous rattraper. C’est dangereux !»

Inutile de vous dire que la Bee a eu des sueurs froides après un tel discours !

Entre le pont suspendu du départ et les sentiers vertigineux jusqu’au CP2, je ne voyais pas ce que je pouvais vivre de plus coriace !

Et pourtant, je n’étais pas au bout de mes surprises et de mes frayeurs…

Quand la Bee change d’optique

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Alors que je venais de finir mon riz au lait aux framboises lyophilisé – plat digne d’un dessert trois étoiles dans de telles conditions – j’ai demandé à Charlotte, l’une de nos kinés de choc sur la course, si elle pouvait soulager mes mollets qui s’étaient durcis à cause des descentes.

J’ai découvert qu’elle avait des doigts de fée, puisqu’en un rien de temps, mes muscles endoloris ont été soulagés.

Catherine est ensuite arrivée, dépitée et déconcertée : elle souffrait d’une insolation et de crampes. et songeait à abandonner. Elle a alors décidé d’aller s’allonger.

Mais alors que nous nous apprêtions à partir, un doute s’est installé dans mon esprit : avais-je vraiment envie de courir de nuit ? Étais-je à ma place avec le duo de choc formé par Delphine et Benoît ? Qu’attendais-je exactement de ce périple ?

J’avais passé un super début de course avec eux, ouvrant tantôt la route sur les sentiers, tantôt suivant l’un ou l’autre en me laissant porter.

Nous avions adopté un rythme dynamique dans une bonne ambiance, alors pourquoi hésiter alors que j’étais prête à repartir ?

Un déclic !

J’étais venue au Mexique pour faire une course, certes, mais aussi pour vivre une aventure humaine et jouir de chaque chose.

Il était hors de question de ne pas profiter des paysages, des personnes : nous avions longuement discuté avec Émilie dans l’avion et à l’hôtel et semblions avoir le même état d’esprit.

Je suis connue pour mon côté cash et j’ai donc annoncé soudainement à Delphine et Benoît que je souhaitais attendre Émilie, me reposer et repartir avec elle dans la nuit.

Compréhensifs, ils sont repartis immédiatement.

J’ai attendu Émilie qui est arrivée plus tard, seule.

Le binôme infernal était constitué…

Des nerfs mis à rude épreuve

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Après une courte nuit – bien trop courte – à même le sol parmi les araignées et au milieu des ronflements démentiels d’un ambulancier mexicain, nous avons repris la route pour la partie du périple la plus exigeante.

Après avoir bien positionné nos frontales sur nos têtes, nous avons repris en sens inverse le chemin périlleux qui nous avaient menées jusqu’à cette école de Guahueyvo.

26 kilomètres seulement nous séparaient de Churo, le CP3, mais j’ai vécu les 26 kilomètres les plus éprouvants de toute ma vie !

Un étrange petit indien, Lolo, d’une quarantaine d’années, nous a accompagnées sur cette difficile partie : un genre de Raramuri balai, si vous préférez !

Comme il a dû rire intérieurement en me voyant glisser sur les sentiers, poussant des petits cris, avec ma jupette déchirée !

Tantôt droite dans mes baskets, tantôt sur les fesses, j’ai avalé les kilomètres, rongeant mon frein lors des portions vertigineuses.

Mais le plus dur n’allait pas être les sentiers à pic dominant le vide, mais la descente de la forêt de cactus.

Imaginez d’immenses cactus plantés sur une côte à pic dans un canyon : vous avez le toboggan le plus vertigineux au grand désespoir de la Bee.

L’alternative ?

Tu tombes et tu te rattrapes à un cactus en t’empalant dessus, ou tu arrives sain et sauf après avoir récité cent « Ave pater » et 400 « Ave Maria ».

À ce moment là, Jacques Dutronc a du souci à se faire : pour me donner du courage, j’entonne la célèbre chanson « Les cactus », faisant esquisser un sourire à Lolo.

Je descends en même temps sur les fesses – que je serre d’ailleurs très fort -, agrandissant mon trou – est-ce possible ?- déjà énorme sur la jupette.

Une descente vertigineuse qui semble sans fin : le cauchemar !

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Soudain, en contrebas, un pont : LE pont !

Qui veut la mort de la Bee ? Ce cauchemar ne s’arrêtera donc jamais ?

J’arrive enfin sur du plat, Émilie m’attend : je me sens épuisée nerveusement.

Elle m’annonce que l’épreuve du pont arrive – on se croirait dans un jeu familial de la TV, genre « Fort Boyard » !

Étrangement, je ne me sens pas trop mal, boostée par le précédent challenge relevé : la fatigue nerveuse a-t-elle anesthésié ma perception du danger ?

Nous escaladons un gros bloc de béton à l’aide de câbles maintenant le pont, et à peine ai-je le temps de dire « ouf ! » que nous nous retrouvons sur des planches branlantes : de vrais Indiana Jones au féminin !

J’applique tant bien que mal les consignes de ma sophrologue Morgane – ah ! Les ponts virtuels me reviennent en mémoire ! – et l’exercice se passe plutôt bien, puisque nous évoluons assez rapidement sur cette balançoire tant redoutée.

J’arrive avec soulagement de l’autre côté du pont, encouragée par Émilie : je finis dans ses bras, épuisée mais heureuse.

À en croire le road book, nous venons d’effectuer la portion la plus difficile : nous reprenons donc notre route, confiantes…

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À suivre…

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Merci pour vos retours.

Une Bee sur les terres des Raramuri Part IV : seuls au monde !

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Mardi, je vous laissais sur votre faim, aux portes de la fameuse Barranca del Cobre : la Bee venait effectivement de franchir un premier pont suspendu, avant d’emprunter le « sentier touristique » partant de Divisadero et surplombant les canyons.

Nous avons cheminé avec légèreté sur cette promenade, sondant d’un oeil les vertigineux canyons dans lesquels nous allions descendre : notre terrain de jeu pour les quelques jours à venir.

Avez-vous déjà eu l’impression d’être face à un obstacle insurmontable ?

La première fois que j’ai vu le massif de la Chartreuse – en préparation de l’UT4M, un bloc minéral posé sur des prairies, je me souviens avoir dit à mon coach trail Nicolas : « Mais il est impossible d’accéder à ce sommet ! ».

Comme vous le savez, je suis Limousine et ai des origines bien terriennes : le milieu montagnard m’était jusqu’à l’année dernière inconnu.

Je disais détester la montagne parce qu’elle me faisait peur, parce que j’avais le vertige et que dans mon esprit, on montait presque en escaladant pendant les courses.

J’ai découvert cet univers avec un amoureux de la nature et après avoir fait tout un travail sur mon vertige que j’ai d’ailleurs poursuivi pour l’Ultra Run Raramuri : mon expérience sur l’UT4M a été une vraie révélation.

Je me suis rendu compte qu’on ne descend pas en rappel sur les trails et qu’on ne fait pas de l’alpinisme, qu’on se le dise !

Ouf, parce que je ne me sens pas encore vraiment prête pour cela comme vous vous en doutez.

Mais mon expérience dans cette Baranca dépassait véritablement tout ce que j’avais pu imaginer…

Un quatuor déterminé

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Si les douze premiers kilomètres nous ont semblé plutôt aisés, Jean-François nous avait prévenus de ne pas trop nous emballer : il est difficile pendant les 82 premiers kilomètres de courir, d’autant plus que le parcours est hors-piste.

De notre point de départ, notre hôtel Lolita Cabanas, jusqu’au CP1 à Guitayvo, nous avions 35 kilomètres à parcourir : ils nous ont permis de prendre la mesure de ce qui nous attendait…

Dans l’euphorie du départ, la Bee s’est senti pousser des ailes jusqu’au parking du téléphérique, mais en quittant la piste, elle a vite pris conscience de ce qui l’attendait : après un terrain sablonneux, le parcours s’est vite transformé en amas de rochers – un remake des 25 bosses de Fontainebleau, mais avec beaucoup beaucoup plus de bosses ! – et nous avons abordé une montée de plus de 10 kilomètres, très difficile.

Des groupes se sont créés spontanément : nous avons formé un quatuor infernal, Delphine, Benoît, Bertrand et moi, alternant course sur les portions de descentes et à peu près plates, et marche rapide dans les rochers et les montées.

Notre bonne humeur et notre excitation nous ont permis de cheminer en plein cagnard sans trop souffrir dans un premier temps.

Par forte chaleur, la principale difficulté réside dans l’hydratation : pendant le Half Marathon des Sables de Fuerteventura, j’avais pris conscience de l’importance de boire quelques gorgées régulièrement, sans attendre la sensation de soif.

La chaleur étant assez accablante, j’ai sagement respecté un écart d’une dizaine de minutes entre chaque gorgée. J’avais pris 2,5 litres d’eau ce qui me paraissait amplement suffisant.

L’une des difficultés de l’Ultra Run Raramuri réside dans le fait que les CP sont très éloignés les uns des autres : en s’hydratant correctement, il est donc difficile de les atteindre sans avoir rechargé ses gourdes dans des points d’eau indiqués sur le roadbook.

On est bien loin du confort de la plupart des courses où l’eau est disponible dans des ravitaillements fort rapprochés !

J’ai découvert l’utilisation des pastilles Micropur qui donnent un goût de piscine fort chlorée à tes bidons et à ton eau, mais qui sont indispensables au regard des eaux croupies – je n’ose repenser à ce trou d’eau avec une bouse dans lequel j’ai dû recharger !- qui constituent les seules réserves.

Nous avons parcouru de magnifiques paysages, dont cette fabuleuse arche rocheuse sur la photo…

Si beaux que la Bee contemplatrice que je suis a laissé très vite son esprit rêvasser : erreur fatale !

J’ai appris malgré moi que sur une course en hors-piste de cette teneur, une erreur d’attention peut être fatale : vers le vingtième kilomètre, mon pied, dans une descente, a heurté un énorme rocher, engendrant une douleur intense et lancinante.

Un cri de douleur ! Un échange de regards ! Delphine a compris que l’incident est sérieux. Je ne dis rien – par fierté ? Orgueil ? – mais je comprends et je sens à ce moment là que ma course a des chances d’être compromise.

Delphine ne dit rien, mais a le même ressenti : elle m’avouera plus tard avoir préféré se taire pour ne pas en rajouter, je l’en remercie d’ailleurs.

Avez-vous remarqué, dans certaines situations, comme nous sommes bons donneurs de leçons ?

Lorsque mon fils, intrépide, jouait au cascadeur dans les premières années de sa vie et prenait d’impressionnants gadins, je contenais mon anxiété en n’accordant en apparence que peu d’importance à ses petits accidents, alors qu’au fond de moi, je bouillais d’inquiétude : parfois, il se relevait et faisait abstraction du bobo, parfois il fallait appeler le 15 !

La stratégie de Delphine, digne de celles que je pratiquais avec mon chérubin, a bien marché : tout le monde a repris la course, sans rien dire.

Que faire ? Je n’allais tout de même pas rendre les armes au début d’une si merveilleuse aventure ?

J’ai essayé de bouger mon orteil tout en courant, une douleur insupportable traversait mon pied : fracture ? Non, ma souffrance semblait plutôt venir de l’ongle.

Mon côté Bee girly s’est alors réveillé : zut ! J’étais quitte à avoir un ongle noir dans le meilleur des cas, ou un orteil à vif.

Adieu les pieds de Bee sexy sur la plage cet été ! Il allait falloir user de ruses.

J’ai chassé mes idées négatives en me concentrant sur le parcours et les paysages aux alentours : une nature à la fois hostile et intrigante, sauvage, avec un sol jonché de roches coupantes.

Mais le paradis se mérite et il nous restait quelques kilomètres avant de l’atteindre…

Un premier CP ombragé

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Nous sommes parvenus sous une chaleur écrasante au CP1 de Cuitayvo, après avoir longé un immense plateau.

Les Indiennes présentes nous ont proposé un verre de coca, de la viande séchée et des pots de soupe déshydratée.

Nos comportements sont parfois surprenants lors de telles aventures : on ôte ses barrières, on bouleverse ses convictions, on se révèle.

Je ne bois jamais de coca, par goût et parce que cette boisson est liée à un souvenir traumatisant.

Mais avec cette chaleur et mon ventre gargouillant depuis plusieurs heures, j’ai suivi mon intuition : quel bonheur de sentir la fraîcheur de cette multitude de petites bulles !

Sujette en temps normal aux problèmes d’intestins sur les ultras, j’ai l’impression que d’avoir bu quelques verres pendant la course a eu un effet bénéfique. J’ai aussi pris un pot de soupe déshydratée, plus pour m’alimenter que par goût.

Puis je suis allée voir les petits indiens qui jouaient sous les arbres de ce CP : une conversation muette par gestes, quelques échanges de regards empreints d’une curiosité réciproque. Une photo !

Nous n’avons pas fait une trop longue pause, car nous avions un objectif commun très clair en tête : lorsque Jean-François nous avait détaillé le roadbook quelques jours plus tôt, un point avait retenu toute notre attention.

Nous devions en effet nous rendre au fond d’un canyon où serpentait un magnifique rio, aux eaux pures et limpides et nous avions pour ambition d’y arriver avant la tombée de la nuit, d’autant plus qu’il fallait le traverser à l’aide d’une corde sur environ 300 mètres.

Jean-Pierre Giorgi qui avait fait la course l’année précédente m’avait fait rêver en évoquant ce passage : mon imagination avait immédiatement replongé dans les classiques étudiés au lycée avec le mythe du bon sauvage.

Imaginez le privilège de se retrouver dans un tel endroit, au milieu – ou plutôt au fond – de nulle part, foulé seulement par une poignée d’hommes !

Deux journalistes, venues faire un reportage sur la course, Emma et Fabienne, ont décidé de nous accompagner entre les 2 CP, mais chargées de leur matériel, nous les distançons assez rapidement.

21 kilomètres nous séparaient du CP2 que nous comptions atteindre vers 21 heures.

Nous avons foulé un superbe parcours, très technique et très glissant, en descente.

Une fois de plus, pas question de laisser son esprit divaguer : un deuxième heurt dans un rocher m’a rappelée à l’ordre et a amplifié ma douleur à l’orteil déjà bien présente.

La chaleur me tape sur le système, je bois plus de gorgées espérant rapidement atteindre le paradis tant attendu pour faire des réserves.

Mais si à maintes reprises on en a entendu le doux ruissellement, nous ne l’avons atteint que tardivement.

Je trébuche plus fréquemment et sens la déshydratation poindre : je n’ai plus d’eau et pas le moindre point indiqué aux alentours par le roadbook.

Delphine me donne une petite gourde : est-ce la douleur ou la chaleur qui m’ont fait perdre la notion du temps ?

Alors que je m’interroge sur ma gestion de l’eau, Delphine m’appelle : elle vient de trouver notre championne, Catherine, en larmes, en contrebas du sentier.

Cette dernière, dépitée, nous explique qu’elle a eu un coup de chaud, une insolation et qu’elle ne sait si elle va poursuivre l’aventure.

Nous la motivons pour qu’elle vienne avec nous jusqu’au rio qui est proche : nous sommes tous pressés d’arriver à ce paradis…

Au coeur du paradis

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Enfin, nous l’atteignons et il est à la hauteur de mes espérances : imaginez un sable blanc, sans traces, baigné par le clapotis du rio, parsemé de quelques rochers. Une nature vierge.

Cette image restera longtemps gravée dans ma mémoire et donnera certainement lieu à bien des séances de méditation.

Nous nous arrêtons et j’en profite pour étancher ma soif : j’étais au bord de la déshydratation et ce cours d’eau salvateur, le rio Urique, m’a comblée.

Il est malheureusement trop tard pour songer à se baigner – un de mes délires de Bee déjantée – car nous allons reprendre de l’altitude pour aller jusqu’au CP2 et les nuits sont fraîches, mais nous nous consolons en nous disant que la traversée du rio avec la corde nous servira de séance de cryothérapie.

Bertrand enfile ses aquashoes – un moment mémorable qui lui a valu quelques boutades – alors que le reste de la troupe décide de garder ses chaussures : intérieurement, je me dis que la fraîcheur de l’eau peut avoir un effet anesthésiant sur ma douleur.

Je profite pleinement de cette traversée, semblable à une exploratrice des temps modernes qui découvrirait une terre inconnue.

L’eau qui m’arrive à mi-cuisse réconforte et apaise mes muscles endoloris.

Pour mon pied, c’est une autre histoire !

Catherine me demande de l’aider à remettre ses chaussures, ses crampes lui génèrent des douleurs insupportables. Je lui donne les derniers cachets de mon tube de Sporténine.

Puis nous décidons d’avancer avec Delphine et Benoît, comme la nuit descend peu à peu dans le canyon : nous allumons nos frontales pour gravir une longue montée très éprouvante de 8 kilomètres.

La fatigue se fait sentir, les pauses sont plus rapprochées : nous essayons avec Delphine d’alterner pour la reconnaissance du sentier.

Nous nous perdons un peu mais finissons par apercevoir les lumières du village : elles nous semblent proches, mais les apparences sont trompeuses.

Je suis éreintée et n’ai qu’une hâte : manger.

Je me rends compte que la configuration du parcours a changé : nous évoluons sur des singles fort étroits et même si je ne distingue pas grand chose, je sens que le vide est proche.

Quelques kilomètres plus loin, nous distinguons la silhouette et la voix de Charlotte, une des charmantes étudiantes kinésithérapeutes sur la course, qui vient nous accueillir.

Il est 20h15 et nous décidons avec Benoît et Delphine de faire une pause d’une heure avant de repartir et de courir à la fraîche.

Mais les choses ne vont pas totalement se passer comme prévu…

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Suite à venir…

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Une Bee sur les terres des Raramuri Part III : un départ sur les chapeaux de roues !

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Dans la partie précédente, je vous contais ma rencontre avec les Raramuri et mes préparatifs pour la course. Je reviendrai d’ailleurs bientôt avec davantage de précisions sur le contenu de mon sac et mes incontournables gourmandises, grigris, etc.

La journée du 23 avril a été consacrée à un brief, à une rencontre dans le vif du sujet avec les Raramuri, à une cérémonie de remise des dossards, mais aussi à du repos : il faut bien récupérer après un tel voyage – 8 heures de décalage horaire laissent des traces ! – sans compter le fait de devoir s’acclimater à l’altitude et aux températures !

Mais lors de cette veille de course, mon côté Bee épicurienne rejaillit : j’ai envie d’en profiter !

La pile est en marche et l’idée d’une sieste ressourçante s’évanouit bien vite pour laisser place à une marche active avec Mimi pour se rendre au bar de Divisadero, à une dizaine de kilomètres de notre hôtel.

Mais ce que je ne sais pas encore, c’est que cette sortie aux allures touristiques et aux apparences légères va me faire glisser d’emblée dans une situation cauchemardesque…

Un pont c’est tout !

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Après avoir chantonné et déliré sur la route sablonneuse menant à Divisadero, évité quelques meutes de chiens, photographié sous tous les angles une station de gare du fameux El Chepe, nous sommes allées prendre un pot avec Mimi pour nous détendre et avons retrouvé Sander et Mehidy au bar, qui avaient eu la même idée.

Mais au moment de partir, nous avons voulu reconnaître un bout du parcours, tranquillement, tout en rentrant à l’hôtel.

Je ne savais alors pas que ce retour allait me confronter à ma plus grande terreur : le vide !

Un pont suspendu se trouvait effectivement sur notre chemin, dominant un précipice vertigineux – je ne pense pas exagérer en disant cela, puisque tout le monde a avoué par la suite n’avoir pas été rassuré.

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Excédée et en proie à une terreur profonde, je maudis ouvertement Jean-François qui n’a pas fait état de ce pont dans son roadbook, mais Sander et Mehidy me réconfortent en me disant qu’il est possible de le contourner.

Rassurée, je prends sur moi et mets en place les techniques de respiration apprises lors de mes séances de sophrologie avec Morgane : je crée ma bulle et tente de trouver une certaine sérénité.

Mais avant de comprendre quoi que ce soit, Mehidy me tend la main et m’entraîne sur le pont de la mort, au-dessus d’un vide aspirant.

Mes jambes flageolent, mon petit coeur de Bee bat la chamade, menaçant de crever ma cage thoracique, je me concentre sur ma respiration et sur la voix rassurante de Mehidy qui tente de détourner mon esprit vers d’autres sources d’intérêt.

Suis-je en train de lui broyer la main comme j’ai pu le faire avec le bras de Nicolas, inconsciemment, lors de ma reconnaissance de l’UT4M à Chamechaude, l’année précédente ?

En situation de vertige, je ne maîtrise rien, je perds pied : un genre de syndrome de la Tourette mêlé soit d’agressivité – relative quand même – soit de dérision.

Imaginez un cocktail détonant avec des conséquences difficiles à maîtriser…

Je respire profondément, sens les plaques du pont qui bougent, me promets de recompter chacun des doigts de Mehidy si je sors vivante de ce passage et de lui payer, s’il le faut, une greffe pour ceux qui seraient manquants au bout du compte…

Mais je touche, avant même d’envisager le pire, la terre ferme.

Je l’ai fait ! I did it ! Un moment grisant…

Moi qui n’étais pas capable de monter sur une chaise, un an et demi auparavant, je viens de franchir un précipice !

Je n’ai qu’une hâte : raconter cet exploit personnel à Jean-François qui me félicite et me réconforte en me disant que le pont mentionné entre le CP2 et le CP3 n’a rien à voir…

Forte de cette nouvelle expérience, je me sens pousser des ailes et me dis que la partie est déjà un peu gagnée.

Mais un pont peut en cacher un autre, et l’euphorie de ma récente victoire personnelle cède place à la panique et aux cauchemars pendant la nuit : je n’ai pas peur des kilomètres, mais imaginons que j’abandonne à cause d’un simple pont ? Ce pont que j’imagine depuis plusieurs semaines tenant entre deux cordes et n’offrant un passage pas plus large que l’un de mes pieds ?

Je ne peux trouver un sommeil serein, trop excitée à l’idée de prendre le départ d’une telle aventure, mais gardant aussi en tête qu’il me faudra passer plusieurs obstacles qui mettront mes nerfs à rude épreuve.

Un départ retardé…

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Au petit matin, je me lève avec cette impression qui ne me quitte pas depuis plusieurs semaines : celle d’être éreintée après avoir franchi une multitude de ponts et de précipices !

Combien mon esprit aura souffert dans mes cauchemars, et que mes jambes auront gambadé !

Avant de rejoindre le groupe dans la salle du petit-déjeuner, je fais mes derniers choix, sans sourciller : tant pis pour la doudoune, elle m’attendra sagement à l’hôtel, si je parviens à franchir la ligne d’arrivée !

L’amplitude thermique risque d’être dure à gérer, mais je préfère prendre le risque d’avoir un peu froid – au pire je me dis que je courrai la nuit au frais et réduirai le rythme en journée – plutôt que de trop me charger.

Avec Mimi, nous profitons en totale décontraction – du moins apparente – de ce dernier petit-déjeuner des condamnées à partir à l’aventure : nous nous régalons de pinoletas faites maison – ce sont de petites galettes de maïs qui sont la spécialité de Chihuahua – de pancakes et de toasts grillés.

Je bois bien évidemment la potion verte de mon partenaire Boa Mon Jus pour faire le plein d’énergie.

Derniers instants dans notre monde moderne et civilisé – un bien grand mot me direz-vous quand on pense à toutes les atrocités qui y sont perpétrées !

Jean-François nous apprend alors que la course va être retardée d’une heure.

Étrangement, cela ne m’affole pas : on sera bien assez tôt dans l’arène, alors autant tourner un peu dans nos cages avant.

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Je croise les Raramuri vêtus de leur genre de pagne et de leurs tuniques colorées : je prends alors conscience qu’un challenge hors du commun se prépare.

Nous allons courir contre de véritables extraterrestres chaussés de bouts de pneus – certes, il s’agira de Michelin pour certains ! – ou de sandales de plage et vêtus de simples bouts de tissus, qui vont nous pulvériser sportivement, nous qui arborerons des chaussures aux amortis dernière génération, des vêtements ultra techniques et qui transporterons le parfait petit matériel du traileur endurci, pour effectuer le parcours en doublant leur temps !

La situation me paraît tout à coup des plus cocasses, cherchez l’erreur !

Mais il n’est plus temps de laisser son esprit divaguer : le jour vient de se lever sur Divisadero, il est bientôt 7 heures et nous devons gagner le départ.

Une folle ambiance s’empare alors du groupe : émotion, embrassades, rires, stress, excitation s’entremêlent sur cette ligne de départ… jusqu’au top qui nous permet de voir nos adversaires colorés partir sur un rythme effréné, avant de ne devenir que de minuscules points à l’horizon…

En route pour les canyons !

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Quelques kilomètres nous séparent de la Barranca del cobre et nous commençons notre périple sur une route large, au milieu d’habitations.

Nous courons tranquillement pour nous mettre en jambes : seule Catherine, vêtue de sa petite jupette, s’est détachée du groupe, collant aux jupons longs des Raramurettes.

Les conversations vont bon train et les groupes se forment peu à peu, jusqu’à la fameuse ambulance de Divisadero que nous devons contourner et qui nous permet de voir l’avancée de la course.

Nous apercevons enfin la somptueuse Barranca, minérale, qui semble nous lancer un appel : l’aventure est à nos pieds, nous ne l’avons encore jamais foulée d’aussi près.

Je n’ai alors qu’une obsession en tête : le pont de la veille !

Il faut absolument que j’accroche le groupe et que je ne me retrouve pas seule à franchir ce premier obstacle éprouvant.

Delphine chemine à mes côtés et perçoit certainement mon appréhension en me disant que nous serons plusieurs et que ce ne sera pas plus dur que la veille.

Mais mes entrailles et mon esprit ont imprimé ce souvenir traumatisant et me rappellent à l’ordre.

Je me concentre sur ma respiration et des visualisations positives à l’approche de l’obstacle, mais une main familière vient chercher la mienne pour me guider et me rassurer : Mehidy a une fois de plus pris les devants et le premier pont, bien qu’impressionnant et marquant l’entrée dans les canyons, ne devient alors plus qu’une formalité…

L’aventure peut commencer dans la Barranca…

À suivre…

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Je vous remercie par avance…

 

 

 

Une Bee sur les terres des Raramuri Part II : Roadbook et installation

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Dans la première partie de mon récit, je vous ai laissés à bord du célèbre train El Chepe dans lequel nous avons passé des moments conviviaux entre coureurs, organisateurs, kinésithérapeutes et journalistes.

Interviews, photos, conversations débridées allaient bon train.

Mais j’ai surtout découvert un peu mon double dans le genre déjanté et j’avoue que cela m’a plutôt plu : avant l’ultra, je ne connaissais aucun des membres de notre équipe de Globe Trotteuses.

J’avais juste rencontré Delphine à une session running avec la boutique KM42 à Paris et nous avions ensuite partagé une sortie à la station de trail de Bures-sur-Yvette avec son compagnon Benoît : je savais donc que l’ambiance serait bonne sur la course, car nous étions dans la même attitude positive, fans d’aventure.

Le petit-déjeuner à bord du train nous a permis de faire connaissance avec Emilie et Catherine et d’évoquer nos visions et notre façon d’aborder la course.

Étant novice sur de telles distances, j’ai apprécié de pouvoir échanger avec des championnes de la discipline et d’avoir leurs conseils.

Mais je me suis aussi vite aperçue que nous avions un peu les mêmes délires avec Émilie. Je ne me doutais pas alors que mon aventure allait devenir « notre aventure » et que nous allions passer des moments aussi déjantés.

Un seul point à bord est venu me rappeler que nous ne partions pas en colonie de vacances, mais bel et bien pour un ultra trail réputé extrêmement difficile de 190 kilomètres et 10 000 de D+ : le roadbook distribué par Jean-François…

Un roadbook qui annonce la couleur

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La lecture du roadbook m’a immédiatement plongée dans une réalité : la montée à bord de El Chepe m’avait transportée dans un autre univers et à une autre époque, me faisant vivre un rêve éveillé.

Celui d’une petite fille qui partageait avec ses parents devant le petit écran ses désirs d’évasion et sa curiosité.

Mais il allait falloir prochainement passer aux choses sérieuses : l’ultra trail !

La Bee à ce moment là a eu comme un coup de sang !

J’ai alors évoqué avec certains membres du groupe mon principal point faible pour notre discipline, sur lequel je travaille depuis près d’un an : mon vertige.

En lisant quelques paragraphes concernant des passages de la course, je pense m’être en effet décomposée, voire liquéfiée : « traversée du rio sur un pont suspendu », « très longue montée éprouvante », « parcours hors-piste de 82 kilomètres avec 5 500 m de D+ »…

OK, je savais bien que je ne m’étais pas engagée pour une sortie au Club Med, mais le fait de visualiser ces mots a eu un effet choc dans mon esprit.

Allez, on rassemble ses sens ! On respire comme Morgane, ma sophrologue, me l’a si bien appris lors de nos séances, on ne laisse pas l’appréhension envahir son petit corps de Bee, il sera bien assez tôt une fois que l’on sera sur place.

J’interroge – une nouvelle fois, le pauvre ! – Jean-François sur la difficulté du parcours pour une Bee sujette au vertige et novice dans ce genre de challenge.

Il m’assure que je suis capable de surmonter ma phobie et qu’à part un passage ou deux – mon Dieu ! Mais c’est déjà suffisant pour que je reste tétanisée pendant des heures ou que je sois aspirée dans un gouffre sans fond ! – je devrais m’en sortir.

J’essaye de faire bonne figure pour masquer mon anxiété et m’en sors comme à mon habitude par une pirouette humoristique, mais au fond de mon être, mes tripes sont chamboulées.

Lorsque Fabienne et Emma, les deux charmantes journalistes de la chaîne qui diffusera notre aventure, viennent me trouver pour m’interroger sur mes motivations, je ne peux cacher mon appréhension.

Mais que suis-je venue faire dans cette aventure ? N’aurait-il pas été plus simple d’aller me tester dans une contrée moins lointaine, et pourquoi pas de trouver un endroit comme l’an dernier en France dans la Tour Eiffel – un grand moment de fierté quand j’ai dit à mon fils que nous pourrions aller ensemble au deuxième étage ! – ou encore sur le massif de la Chartreuse lors de l’UT4M ?

Non, je n’ai rien trouvé de mieux que d’aller m’engager sur un challenge qui me paraît d’un coup titanesque et dans lequel j’ai embarqué sponsors, famille et amis !

C’est bien là le côté tête brûlé de la Bee, mais que voulez-vous, j’aime l’aventure, les challenges, me retrouver en pleine nature et me confronter à mes démons, me dépasser, me dire que je suis vivante et que j’ai échappé à des situations tellement critiques que rien ne peut à présent m’ébranler.

Alors ce ne sont pas deux ou trois ponts suspendus et passages étroits au-dessus du vide qui vont m’effrayer… Quoique…

Découverte de la Barranca et installation

 

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Après 8 heures de train, nous avons enfin atteint Divisadero, le point de départ de notre course, qui culmine à 2 400 mètres.

À peine arrivés, nous n’avons eu d’yeux que pour elle, cette fameuse Barranca del Cobre, qui nous est apparue dans son immensité, minérale : des monts à perte de vue et des canyons.

Happée par ce paysage irréel, j’ai immédiatement ressenti une sorte de malaise – ou peut-être était-ce lié à l’altitude : j’avais en face de moi les fameuses montagnes auxquelles j’allais devoir me confronter !

On ne peut que rester sans voix devant un tel panorama, mais passé l’effet de surprise, j’ai immédiatement cherché – parfois je me demande si je ne suis pas dingue ! – dans ces amas gigantesques de pierres la trace de ponts de singe et autres…

En vain, bien évidemment, même si j’apprendrai plus tard que près de moi se trouvait l’un d’eux qui constituait dès le début de la course mon premier obstacle mental.

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Nous avons ensuite mangé dans un magnifique restaurant qui surplombe la Barranca avant d’aller faire un petit tour de marché : des femmes avec leurs enfants vendaient en effet certains articles locaux, comme des paniers, des bijoux, des sacs et autres pour les touristes.

Une fois nos emplettes faites, nous avons gagné l’auberge dans laquelle nous avons été hébergés : Jean-François avait trouvé plus judicieux cette année d’aller dans cet endroit pour que nous partagions quelques instants de notre quotidien avec les indiens, et j’avoue que la formule m’a immédiatement séduite, même si je trouvais absolument fabuleux le premier hôtel où nous avions mangé, surplombant les canyons.

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L’endroit était simple et sans prétention, mais chaleureux et efficace pour ce genre d’événement.

Après un repas du soir typiquement mexicain – soupe, purée de haricots et viande – nous sommes allés nous coucher avec des images extraordinaires dans notre esprit…

Une rencontre du troisième type

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Mais le plus incroyable restait à venir : nous avions une journée pour préparer nos sacs, avoir un brief et nous reposer, le décalage horaire n’aidant pas.

Mais nous avons choisi avec Émilie – que j’appellerai désormais Mimi pour plus de facilité et parce que j’affectionne ce surnom – d’aller à pied jusqu’à l’hôtel de la veille pour y boire un verre et surtout, avoir du WIFI pour donner des nouvelles à nos proches.

Nous y avons retrouvé d’autres coureurs, mais surtout, une belle surprise nous attendait à notre départ : des indiens Raramuri étaient en effet déjà arrivés pour la course – Jean-François avait été les chercher dans leurs villages avec les journalistes.

Avez-vous déjà eu l’impression d’être déconnecté temporellement ? De devenir un personnage d’une quelconque fiction ?

C’est exactement ce qui m’est arrivé en apercevant le célèbre Arnulfo dont il est énormément question dans Born to run. Eh bien ce héros, dont la photo célèbre illustre la couverture du livre, prenait vie devant moi, au bord des mythiques canyons : un rêve éveillé !

Comment ne pas être humble et intimidée devant une telle personne !

Je me suis focalisée sur ses pieds et sur les sandales – huarachi – qu’il portait.

Après deux ou trois sourires échangés, nous sommes parties avec Mimi nous préparer pour le début de notre aventure…

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À suivre…

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Une Bee sur les terres des Raramuri. Part I : en route pour Divisadero !

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Il y a une semaine, je franchissais la mythique ligne de la troisième édition de l’Ultra Run Raramuri au Mexique, après 190 km de course dans les Barrancas del Cobre – plus exactement plus de 200, vous comprendrez bientôt pourquoi ! – et un dénivelé positif de 10 000 mètres, un genre de Diagonale des Fous rallongée – sans les ravitaillements et le nombre d’inscrits – selon les dires de certains ultra runners que je côtoie et qui maîtrisent le sujet.

Une expérience magique, profonde, intérieure, qui a marqué ma vie de Bee, m’invitant à la contemplation, au dépassement de soi, à faire des rencontres extraordinaires, très riches humainement : une véritable introspection !

Je vous avais déjà présenté cette course dans un précédent article dont voici le lien, mais j’étais alors bien loin de me douter de ce qui m’attendait…

Jamais je n’ai ressenti une telle émotion en franchissant une ligne d’arrivée, jamais une aventure ne m’a paru aussi belle, ne m’a autant fait vibrer, donné des frissons, poussée dans mes retranchements.

Il faut dire que j’avais mis la barre très haut en m’engageant sur un tel challenge – une Bee phobique du vide dans des canyons avec des points culminants à 2400 m ! – dont l’évocation du D+ donne à elle seule le vertige !

Je vous propose de vous dévoiler au fur et à mesure des semaines quelques épisodes marquants de ce périple dont l’organisateur aime rappeler, à juste titre, le côté aventurier tout autant que sportif.

Mais effectuons aujourd’hui un petit bond dans le temps, au moment où la Bee s’apprêtait à prendre l’avion en direction de Mexico, à l’aéroport de Roissy…

Un vol sans encombres

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Quand on s’engage sur une telle course, il faut observer quelques paramètres non négligeables : le décalage horaire, le climat du pays et l’altitude.

Ces trois points m’effrayaient un peu, car étant une petite dormeuse et l’excitation étant à son comble depuis quelques jours, je me voyais arriver sans avoir dormi une seule heure avec une tête de Bee décalquée : des circonstances peu productives pour aborder un tel challenge.

Mais finalement, mes appréhensions ont vite été chassées, car parmi les quelques films proposés par la compagnie aérienne, certains ont eu un effet soporifique plutôt intéressant.

Parler de sommeil récupérateur serait un bien grand mot, mais j’ai pris ce qui était bon à prendre.

Nous avions tous réservé le même vol et avons pu commencer à faire connaissance jusqu’à Mexico : nous avons décollé à 11h10 et sommes arrivés à 15h51 heure locale, avec 8 heures de décalage horaire.

Nous étions huit participants internationaux et non plus 9, Benoît Girondel ayant renoncé à prendre part à la course – à mon grand regret ! – au dernier moment.

Une journaliste et une caméraman d’une chaîne bien connue nous ont accompagnés dans ce périple : surprise ! Vous pourrez découvrir en même temps que nous le reportage qu’elles ont consacré à notre course dans le courant du mois de mai !

Deux jeunes kinésithérapeutes d’une école de Rennes, dans le cadre de leur stage,  étaient aussi de la partie : Charlotte et Tiphaine, mais j’aurais bientôt l’occasion de vous reparler de ces deux jeunes femmes aux doigts de fée… et de fer ! Le père d’une traileuse de notre équipe était aussi présent.

Une escale de deux heures nous a permis de rompre la glace autour d’un premier pot, avant de prendre un vol local de la compagnie AeroMexico pour Los Mochis, qui a été une aventure à lui seul : âmes sensibles s’abstenir !

Un train mythique, El Chepe !

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Nous sommes arrivés à 20h16 à Los Mochis, une ville qui borde l’Océan Pacifique, où nous attendaient Jean-François Tantin, l’organisateur de la course, et son fidèle bras droit Romain.

J’avais pris mon maillot Speedo dans l’idée d’aller piquer une petite tête en arrivant dans le Pacifique, mais mes délires de Bee déjantée ont été bien vite réfrénés : la plage était assez loin de l’hôtel, les 17 heures de transports avaient un peu calmé la Bee, et surtout, nous avions un rendez-vous exceptionnel qui me fait encore monter les larmes aux yeux rien qu’en y pensant.

Nous devions prendre le lendemain matin, à 6 heures, le mythique train El Chepe qui relie le Pacifique à Chihuahua : 8 heures de trajet avant de gagner notre destination, la ville de Divisadero, qui culmine à 2400 mètres.

Hors de question pour la Bee de ne pas jouir de ce privilège unique !

Enfant, j’avais découvert ce train avec mes parents lors d’une émission intitulée « Des trains pas comme les autres » : combien de fois ai-je rêvé de voyager à bord de ces mythiques transports dont les noms seuls étaient une invitation au voyage…

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Inutile de vous préciser que le lendemain, à 6 heures, la Bee débordait d’énergie et avait des étoiles dans les yeux au moment de monter dans ce superbe train prêt à arpenter canyons, viaducs et tunnels.

Transition mexicaine

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Monter dans un tel train, c’est comme emprunter la porte temporelle d’un film d’anticipation : vous vous sentez immédiatement propulsés dans le passé, dans un genre d’espace où le temps semble s’être arrêté.

Près de 40 tunnels, des multitudes de viaducs, des paysages somptueux et variés, notre périple a pris des allures de séries, me rappelant indéniablement mon enfance devant « Les Mystères de l’Ouest ».

Mais si les paysages à l’extérieur étaient somptueux, ce qui se passait à l’intérieur ne l’était pas moins.

Nous avons vécu un grand moment de convivialité lié à un paramètre international qui fédère tous les individus : la nourriture.

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Quel bonheur de pouvoir commencer sa journée dans un tel train autour d’une table chargée de mets plus appétissants les uns que les autres !

On en oublierait presque le challenge qui nous attend et qui pointe pourtant bien le bout de son nez entre deux discussions légères autour de purée de haricots et de tartines beurrées.

Mais une fois nos estomacs repus, nos discussions se sont bien vite orientées vers les plats lyophilisés que nous avions tous pris pour nous redonner de l’énergie pendant la course.

De fil en aiguille, après ce petit-déjeuner gargantuesque, Jean-François nous a distribué le roadbook de la course : le ton était déjà donné…

Je ne me suis tout de même pas laissé submerger par l’appréhension à ce moment-là, préférant jouir de chaque instant du voyage : la Bee est épicurienne et ne cède aucune place aux éléments toxiques qui pourraient lui gâcher son présent.

J’ai préféré laisser mon esprit s’échapper dans les collines, profiter des images colorées offertes à chacun de nos arrêts, discuter avec mes comparses de nos vies et de la vie en général…

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La suite de mon aventure à venir…

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Sophie Laborde, créatrice de philtres naturels pour sportifs

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Depuis plusieurs mois, je poste des photos sur mon compte Instagram avec Sophie Laborde, dirigeante de la société « Oh! mon Jus » et il m’arrive bien souvent de la mentionner.

Si Sophie est l’un de mes gros sponsors sur l’Ultra Run Raramuri au Mexique, c’est avant tout une belle rencontre, il y a plus d’un an, alors que je tâtonnais encore pour introduire dans mon alimentation de sportive des choses naturelles et efficaces pour pallier une fatigue engendrée par de gros problèmes de santé.

Cette rencontre a réellement changé ma vision de sportive et mon quotidien : j’étais alors une adepte des green smoothies, mais j’ai découvert la pratique du juicing et tous les bienfaits des jus verts grâce à l’association judicieuse de légumes, fruits et super aliments.

Sophie est en effet une véritable magicienne de la santé naturelle !

Sa baguette magique ? Son extracteur !

Ses ingrédients ? Tout ce qui est vert, bio, naturel, sain et gourmand.

Mais si elle est capable de vous concocter un véritable philtre à base de légumes et de fruits pour vous apporter dynamisme et hydratation, elle a plus d’une corde à son arc pour nous accompagner dans nos quotidiens de sportifs.

Jugez-en par vous-même en la découvrant à travers cette interview orchestrée par la Bee…

Une interview pétillante…

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Sophie, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Toulousaine, j’ai 45 ans et je vis entre Strasbourg, Paris et l’île de Ré. J’aime partager mes meilleures recettes de jus de légumes sur mon site www.ohmonjus.com et les faire déguster à celles et ceux qui décident de vivre la belle expérience des séjours de jeûne-détox que j’anime sur l’île de Ré. J’accompagne des sportives et des sportifs (marathon, trail, cyclisme…)  dans leur phase de préparation et de récupération sur les aspects de la nutrition et des rituels de bien-être – entrainements à jeun, jeûne intermittent, recettes de jus de légumes spécifiques. Riche de mes expériences et de mes enseignements en naturopathie et nutrition, je propose des consultations en naturopathie sur Paris et l’île de Ré.

 

Comment est née l’idée de créer « Oh! mon Jus » ?

Je voulais répondre à la question : comment retrouver sa vitalité originelle ?

Ma réponse est simple :

– une alimentation composée à 70% de légumes et fruits (crus, cuits à croquer, en smoothie, en jus)

– jeûner

– et rester en mouvement (sport, marche dynamique en allant au bureau, faire son ménage avec énergie…).

C’est donc assez naturellement que j’ai décidé de proposer des séjours de jeûne-détox en douceur avec des  jus de légumes et des randonnées quotidiennes sur l’île de Ré.

Afin d’accompagner celles et ceux qui m’interrogeaient, j’ai aussi décidé de commercialiser les deux modèles d’extracteurs que j’utilise moi-même : en fait, la meilleure façon d’augmenter la part de légumes crus dans ses apports alimentaires, c’est de les consommer sous forme de jus fraîchement pressés (en plus des crudités, des légumes crus et des fruits à croquer).

 

 

Comment recommandes-tu d’intégrer les jus au quotidien ?

Au départ, c’est la tête qui dit : « Bon il faut que je me fasse un bon jus », et rapidement c’est le corps qui le réclame.

Donc je conseille de boire un jus idéalement tous les jours en complément du petit déjeuner, ou mieux, 15 minutes avant le déjeuner.

Mais ce que j’observe, c’est plus un rythme de 1 jus tous les deux jours, et plus souvent le week-end.

Cela doit rester un grand plaisir de le préparer et de le consommer.

Choisir ses ingrédients, jouer avec les couleurs, les saveurs, les textures, c’est comme composer un tableau végétal (terme emprunté au grand chef de cuisine monsieur Alain Passard chez qui j’ai appris à mieux connaître les légumes et les herbes aromatiques en cuisine, dans son restaurant « l’Arpège » et dans ses jardins potagers).

Prendre le temps de presser chaque végétal choisi, ajouter quelques oléagineux pour assurer une bonne assimilation des vitamines et s’émerveiller des couleurs superbes qu’il est possible d’obtenir, il est là aussi le plaisir de faire soi-même.

Cette concentration de micro-nutriments soutient notre immunité (je reçois tellement de témoignages de personnes qui passent un hiver sans rhume depuis qu’ils ont adopté ce rituel bien-être), favorise le nettoyage de certains organes (le foie, les reins…) et nous apporte à chaque prise un regain de vitalité. Pour répondre simplement, il n’y a pas de règle, c’est à chacune et chacun d’être à l’écoute de ses ressentis afin de trouver la meilleure façon d’intégrer les jus de légumes dans son alimentation.

 

Tu préfères un extracteur horizontal ou vertical ?

J’ai longtemps utilisé seulement mon Juissen 2, l’extracteur de jus vertical le plus « compact-solide-performant-simple d’utilisation ».

Comme de nombreux professionnels s’adressent à moi pour des idées de recettes de jus pour leur carte, ils m’ont sollicitée pour du matériel professionnel et c’est sur un modèle horizontal que mon choix s’est porté : l’Angel 7500, connu pour être le meilleur extracteur professionnel du marché. Donc pour un usage professionnel, je recommande l’horizontal, et pour un usage familial, le vertical qui est très compact et plus simple d’utilisation.

 

Avec quels types de partenaires travailles-tu ?

Mes partenaires qui recommandent les services et produits « Oh! mon Jus » sont des professionnels de santé (osthéopathes, homéopathes, naturopathes…), des coach sportifs ou coach de vie, des blogueuses pro (comme la Beerunneuse) et quelques magasins bio indépendants.

Je travaille même avec deux pharmacies qui ont décidé de proposer des alternatives naturelles.

Ces partenaires me permettent de croiser et de satisfaire plus de clients dont les attentes sont communes : retrouver sa vitalité originelle.

 

Tu proposes également des séjours de jeûne-détox sur l’Île de Ré, peux-tu nous en dire un peu plus ?

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J’accompagne celles et ceux qui souhaitent faire une vraie pause douceur, prendre le temps de respirer et de se régénérer.

J’accueille des groupes de maximum 10 personnes dans une maison à Sainte-Marie de Ré, posée à quelques pas de l’océan.

Le programme est simple : des jus de légumes fraîchement pressés, des séances de yoga, de stretching, de méditation, des randonnées sur l’île de Ré, des massages ainsi que des ateliers-conférences pour s’initier à l’art de prendre soin de soi.

Les participantes et participants se sentent plus légers, sur le plan physique et émotionnel aussi, ils retrouvent leur vitalité originelle et, pour certains d’entre eux, se débarrassent de certaines pathologies (hypertension, diabète, mauvais cholestérol).Je vous incite d’ailleurs à aller lire leurs témoignages.

Le plus épatant, c’est qu’ils repartent tous avec la furieuse envie de prendre des jus fraîchement pressés le plus souvent possible et de poursuivre les bienfaits du jeûne par une pratique plus régulière tout au long de l’année comme le jeûne hebdomadaire – 1 jour de jeûne par semaine – ou le jeûne intermittent – 16h de jeûne et des prises alimentaires sur une plage horaire de 8h.

 

Qui vient participer à ces séjours ?

Ce sont majoritairement des femmes, mais de plus en plus de sportifs viennent faire un séjour pour nettoyer leur corps en profondeur, favoriser une bonne réparation des tissus très intensément sollicités et parfois abîmés par les entraînements, les compétitions ».

J’accompagne aussi beaucoup de femmes très actives, qui sont sous pression (famille, job, amis…) et qui ont envie d’être enfin chouchoutée pendant une semaine.

Puis il y a aussi toutes ces personnes qui prennent conscience du lien entre leur état de santé et le temps qu’elles consacrent à prendre soin d’elles-même. C’est à partir de 35/40 ans qu’elles viennent trouver ce chemin en séjour de jeûne-détox.

 

Quel est ton jus vert préféré du moment et ses vertus ?

En fait, j’ai du mal à choisir entre deux jus verts :

  • Brocoli, fenouil, graines germées Alfalfa, orange, citron bergamote, noix de cajou et gingembre. Il a une couleur vert tendre et il me permet de profiter des derniers citrons bergamote, avec sa saveur si douce et gourmande. Il est gorgé d’antioxydants, de minéraux et de vitamine C.
  • Céleri branche, mandarine, citron vert, gingembre, le jus des sportifs que je recommande pendant l’effort en le diluant dans sa gourde, ou juste après l’effort. Ce jus permet de bien gérer l’hydratation, du fait de la concentration de sodium organique dans le jus de céleri (maintien du calcium en solution et fluidité du sang). Très riche en vitamine B9, le jus de céleri s’associe au fer et ensemble ils permettent la formation des globules rouges.

 

Si tu devais résumer « Oh ! mon Jus » en trois mots…

Joie, vitalité et douceur.

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Merci Sophie pour ces réponses et ces conseils précieux, mais aussi pour m’accompagner dans mon aventure mexicaine lors de laquelle il ne faudra pas que je manque de jus.

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SiRun au Ritz, l’invitation à un voyage sensoriel

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Quand la Bee reçoit une jolie invitation pour participer à un événement nocturne, dans un lieu aussi prestigieux que le Ritz, elle ne peut qu’accepter, surtout qu’elle n’y a jamais mis une aile – j’ai eu sur le coup l’impression d’avoir été invitée dans l’univers des Contes des mille et une nuits.

Mais lorsqu’il s’agit en plus d’une marque pour laquelle elle a eu un véritable coup de coeur quand elle a commencé son blog – je vous invite d’ailleurs à relire l’article que j’avais écrit pour l’occasion : cliquez ici elle est comblée.

La marque SiRun présentait en effet sa collection ce lundi 19 mars à une vingtaine de journalistes et blogueuses.

Un véritable privilège, car pour être en adéquation avec l’esprit de sa marque, sa créatrice, Sichen Wang, avait tout mis en oeuvre : un cadre paisible, une collection confortable et colorée, un cours de yoga orchestré par la sublime Aria Crescendo, un buffet raffiné et un discours fort élaboré.

Retour sur une soirée qui n’a pas manqué de panache…

Une soirée sans fausse note

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Pour présenter sa collection colorée, la sublime Sichen Wang avait choisi pour cadre le superbe spa du Ritz Club.

Je n’avais jamais eu l’occasion de rentrer dans ce somptueux et mythique palace, mais je ne pensais pas y vivre un baptême aussi inoubliable.

Nous avons gagné le spa qui se situe en sous-sol, puis les vestiaires dans lesquels nous avons trouvé une tenue de la marque SiRun qui nous était destinée : la thématique était le bleu, pour faire écho au somptueux bassin du spa.

Chacune d’entre nous a pu tester une tenu différente.

Je possède déjà plusieurs vêtements de la collection, car je suis séduite par la marque depuis que je l’ai découverte au Salon du running 2016 : j’apprécie le confort et le fait que les tenues se démarquent des autres par leurs coloris, mais je trouve aussi qu’elles subliment nos silhouettes et permettent une certaine polyvalence, le fameux athleisure prôné par SiRun.

Après avoir écouté un discours de la créatrice évoquant Baudelaire et sa fameuse Invitation au voyage, nous avons pris connaissance des lieux : un cadre raffiné parfait pour lâcher prise.

Tout semble avoir été pensé pour inciter à la détente : les matériaux, le splendide bassin et les lumières légèrement tamisées.

On a beau dire, le cadre apaisant favorise l’évasion : je n’ai pas l’occasion de fréquenter d’aussi jolies salles de sport ou spas, alors croyez-moi, en Bee épicurienne, j’ai goûté chaque instant.

Un voyage sensoriel

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Pour nous faire tester le confort et la qualité de ses tenues, la créatrice nous a proposé un cours de yoga qui nous a permis de découvrir une nouveauté de la collection SiRun : de superbes tapis légers et tout doux pour pratiquer sereinement et en toute sécurité le yoga.

Mais nous n’avons pas pratiqué un type de yoga calme, car le cours était orchestré par une jeune femme que je suis depuis longtemps sur les réseaux : la sublime Aria Crescendo.

Est-il encore besoin de la présenter ?

Aria a plusieurs cordes à son arc : musicienne, danseuse, coach, elle a ouvert son studio de yoga à Boulogne, « Healthy Warriors », où elle propose des cours dynamiques qu’elle a elle-même conçus et qui sont réputés dans la capitale.

Aussi était-ce un pur bonheur de pouvoir enchaîner des postures sous sa houlette : chien tête en bas, posture du cobra, du guerrier et bien d’autres qui nous ont donné du fil à retordre, nous amenant parfois à sortir de notre zone de confort.

Pour ma part, je n’avais jamais réussi à accomplir une posture sur la tête et miraculeusement, mes appréhensions se sont évanouies : est-ce le cadre paisible, l’ambiance détendue, ou simplement le fait de me sentir bien et de vouloir marquer le coup ?

Le point d’orgue de la séance a certainement été le moment où Aria, accompagnée de son ukulélé, a entonné un harmonieux chant : je crois qu’à ce moment, bercée par ces notes et reprenant les couplets, j’ai voyagé dans des contrées inexplorées…

Mes impressions de Bee

On n’a pas tous les jours l’occasion de vivre un tel événement et en y repensant, j’ai encore des étoiles dans les yeux : merci à la marque qui nous a tout particulièrement bichonnées.

Tester d’aussi jolis vêtements dans un cadre si raffiné reste exceptionnel.

Le cours de yoga dynamique d’Aria m’a permis de me rendre compte de leur tenue : j’avais un ensemble tee-shirt avec brassière intégrée, le débardeur Coralie, que j’ai oublié pendant la séance, tant il est ajusté.

J’apprécie particulièrement son dos bénitier qui met en valeur une jolie brassière et les épaules.

Lors de ma posture sur la tête, si le tissu du tee-shirt a glissé, la brassière est bien restée en place, ce qui est appréciable dans ce genre de situation.

Je portais également le short assorti, conçu lui aussi dans une matière fort agréable et qui m’a assuré un excellent maintien pendant le cours.

Pour ceux qui en douteraient et qui n’auraient pas vu circuler le cliché sur les réseaux sociaux, je vous en donne immédiatement la preuve.

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Mention spéciale au nouveau venu de la marque : le tapis de yoga souple et antidérapant qui est incroyablement doux et facile à transporter.

Si vous souhaitez réagir à cet article, si vous connaissez la marque et voulez faire part de votre expérience, ou encore si vous voulez apporter un commentaire, n’hésitez pas à le faire via ce blog ou sur ma page Facebook Beerunneuse ou mon compte Instagram.

 

 

 

 

Tout savoir sur la cryothérapie : une interview exclusive qui va vous réconcilier avec le froid

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Alors que nous sommes en plein coeur de la saison froide, je vous propose de faire encore descendre de quelques degrés la température en abordant un thème qui m’intéresse particulièrement : la cryothérapie.

Depuis le début de ma préparation pour l’Ultra Run Raramuri, je vous parle souvent de mes partenaires grâce auxquels je vais pouvoir vivre cette fabuleuse aventure.

Parmi eux, Vincent et Guillaume, deux kinésithérapeutes qui officient à Franconville dans leur cabinet Cryocare, ont décidé de m’accompagner dans ma préparation : je fais des séances de cryothérapie avec eux depuis plus d’un an – j’avais déjà écrit un article sur le sujet sur mon blog que vous pouvez retrouver en cliquant sur ce lien, mais ponctuellement, pour des douleurs liées à un accident de voiture, ou après de gros challenges en récupération.

J’étais ravie lorsqu’ils m’ont proposé d’intégrer des séances dans ma préparation, pour optimiser mes temps de récupération et réduire la fatigue : je vais pouvoir tester cette pratique pendant plusieurs semaines et voir réellement les bienfaits sur du long terme.

C’est aussi l’occasion de vous présenter ces deux professionnels ainsi qu’une pratique qui ne manque pas de susciter des interrogations.

Vincent a chaleureusement accepté de répondre à mes questions après une de mes séances givrées…

Un entretien qui va faire fondre quelques préjugés…

Vincent, peux-tu présenter Cryocare et l’équipe en quelques mots ?

L’aventure a commencé il y a cinq ans, alors que nous étions à la recherche de clés thérapeutiques supplémentaires à nos pratiques en kinésithérapie pour soigner certaines pathologies, notamment rhumatismales.

La cryothérapie se pratiquait déjà énormément à l’étranger. Avec Guillaume, nous avons alors créé Cryocare et avons été les pionniers dans le coin.

Quelles personnes peuvent pratiquer la cryothérapie ? Y a-t-il des contre-indications ?

Tout le monde quasiment peut faire des séances de cryothérapie, il n’y a pas de limite d’âge. Il faut bien sûr être en bonne santé. On se limite toutefois aux personnes majeures, n’ayant pas encore de retours très précis sur les mineurs pour lesquels se pose le problème de la croissance.

À la base, cette pratique a été créée par un rhumatologue, puis médiatisée et détournée par le sport de haut niveau.

Les contre-indications ? Il ne faut pas avoir d’antécédents cardiovasculaires ou être enceinte, ce sont les deux principales. Après chaque cas doit être étudié.

Quel type de personnes accueillez-vous essentiellement à Cryocare ?

60% des personnes qui viennent au cabinet sont des sportifs de haut niveau et amateurs : ils viennent préparer leurs challenges, ou on les voit en récupération. Nous accueillons beaucoup de boxeurs, de pratiquants de crossfit, des footballeurs et des coureurs.

40% viennent pour des pathologies : fibromyalgies, troubles du sommeil, sclérose en plaques, douleurs chroniques et inflammatoires…

Quels sont les bienfaits de la cryothérapie ?

Ils sont multiples, mais l’intérêt majeur est le côté anti-inflammatoire : on observe effectivement une diminution des douleurs, ce qui est intéressant pour certaines pathologies.

La cryothérapie permet aussi l’accélération du fonctionnement interne, donc une récupération active. Elle engendre la sécrétion des mêmes hormones que celles utilisées pour le traitement de la dépression, une autre façon de voir la vie en rose si vous préférez.

La pratique de la cryothérapie est-elle dangereuse ?

Non, si les séances sont bien encadrées : il faut prendre le temps, comme je l’ai dit précédemment, de voir quels sont les antécédents des personnes susceptibles de rentrer dans la cabine.

Mais si les séances sont réalisées dans les règles, avec un temps déterminé et une fréquence calibrée, ce n’est que du positif ! Il n’y a pas de danger, ni d’effets secondaires.

Quelles précautions faut-il prendre avant une séance ?

Certaines zones se refroidissent plus vite que d’autres : elles souffrent en premier d’un problème de circulation. C’est pour cette raison que nous fournissons des gants et des chaussettes à nos patients, pour couvrir les extrémités. Ils sont également vêtus de leurs sous-vêtements, mais pas plus :  pour que la séance soit efficace, la peau doit être en contact direct avec le froid.

Certains runners souffrent du fameux syndrome de Raynaud et angoissent à l’idée de se plonger dans un caisson gelé. La pratique est-elle déconseillée ?

Non, il suffit juste de le signaler : on leur fournit une paire de gants supplémentaire afin de pallier ce désagrément.

(NB : j’ai ce syndrome et n’ai jamais eu de soucis depuis que je fais de la cryothérapie).

La séance est-elle plus efficace si on descend à une température très basse ?

Absolument pas. Chaque organisme est différent et ne réagit pas de la même manière. Nous le prenons en compte et adaptons en fonction la température.

À quel rythme faut-il pratiquer la cryothérapie pour en tirer des bénéfices ? Y a-t-il des moments plus judicieux que d’autres

On effectue encore des recherches pour élaborer des protocoles fiables.

Mais on connaît déjà trois grands items sur la manière de l’utiliser. Tout dépend en fait des objectifs que l’on s’est fixés :

 – pour une récupération efficace, il faut choisir le bon moment, suivant l’activité (dans le cas de gain musculaire, le timing n’est pas le même). On peut alors faire une séance ponctuelle, au plus près de l’effort.

 – si on a un pépin physique (traumatisme par exemple), il est bon de faire trois séances rapprochées pendant trois jours d’affilé. Une étude a été faite chez des rugbymen démontrant qu’au bout de trois jours, le taux d’anti-inflammatoires chute.

 – dans le cadre de pathologies chroniques, on préconise un protocole plus intense et contraignant de 10 à 15 jours, avec une à deux séances quotidiennes. Un certain bien-être est alors garanti sur plusieurs mois. Plus la fréquence augmente, plus l’effet est durable.

Quels atouts spécifiques peut avoir la cryothérapie dans nos pratiques de sportifs ?

Il faut bien distinguer deux éléments importants :

  • en phase préparatoire, la cryothérapie permet d’enchaîner plus facilement les entraînements : elle réduit la fatigue, produit un sommeil de qualité et limite les risques de blessures. D’un point de vue global, elle agit sur la fatigabilité, sur ce qu’on peut appeler « l’usure »du sportif.

 

  • en phase de récupération, elle est également intéressante, car une séance permet de gagner environ trois jours au niveau physiologique (élimination de déchets intramusculaires).

En quoi des séances de cryothérapie peuvent-elles être utiles dans la préparation de mon ultra trail et à quel moment avez-vous choisi de les caler ?

Il est important d’établir un planning assez précis : les séances sont ainsi calées en fonction de la charge des entraînements. Il ne faut pas casser les moments de surcompensation, et optimiser les moments de récupération : pour avoir un effet maximum, on a donc décidé de glisser tes séances dans les fenêtres de récupération.

Certaines personnes sont frileuses et redoutent cette pratique. Qu’auriez-vous à leur dire pour les motiver ?

Il ne faut pas redouter le froid de la machine qui est particulier, car l’appareil sèche l’air. Il n’y a pas de courant d’air, et le ressenti n’a pas de réelle relation avec la température affichée.

Il s’agit d’un froid superficiel qu’on injecte sur la peau : la température interne du corps ne change absolument pas, comme l’a démontré une étude de l’INSEP.

Vous ne pouvez être transie de froid comme cela arrive parfois en hiver.

Témoignage de Fanny, adepte de crossfit

cabine cryo

Alors que je réalisais cette interview, j’ai eu la chance de recueillir les impressions d’une jeune femme qui venait faire sa toute première séance : comme c’était le cas pour beaucoup d’entre nous, elle appréhendait fortement cette séance, de ne pas supporter le froid.

Mais ayant des personnes de sa box qui en avaient vanté les bienfaits, elle s’est laissé tenter.

Voici ses propos : « J’ai trouvé que les trois minutes étaient passées vite, comme le kiné s’entretient avec nous pendant la séance. Bon, le froid produit une sensation de picotements, surtout sur les cuisses. J’attends de voir la suite, mais je reviendrai certainement avec moins d’appréhension. »

J’espère que cet article vous aura fourni quelques réponses. Il sera bientôt complété par d’autres informations.

Sachez qu’une séance dans ce cabinet coûte 40 euros, mais qu’il existe des forfaits pour avoir des tarifs plus intéressants.

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Si vous souhaitez réagir, poser des questions, ou faire part de votre expérience, n’hésitez pas à le faire via ce blog, ma page Facebook Beerunneuse, ou mon compte Instagram Beerunneuse.

Je transmettrai vos questions à mes deux partenaires de choc qui ne manqueront pas d’y répondre par mon intermédiaire.

 

 

Prologue : « Une Bee sur les terres des Raramuri »

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En écrivant le titre de cet article, j’ai l’impression de rédiger une nouvelle fiction, et pourtant, si tout se passe bien, le rêve devrait bientôt devenir réalité…

Tout a commencé il y a plusieurs mois, alors que je préparais le Half Marathon des Sables de Fuerteventura : un coup de fil improbable, celui de l’organisateur de l’Ultra Run Raramuri, Jean-François Tantin, qui me faisait part de son envie de me voir intégrer une équipe féminine sur sa course.

Un véritable choc pour une Bee qui s’apprêtait à courir son premier ultra par étapes !

J’ai préféré attendre de voir comment se passait mon aventure canarienne avant de me décider, même si le livre « Born to run » que j’avais dévoré me faisait de l’oeil sur mon étagère.

La suite, vous la connaissez, car vous avez suivi mon blog avec attention : je suis rentrée de Fuerteventura enchantée, des étoiles dans les yeux, avec un bon classement et surtout, avec la ferme envie d’en découdre dans les canyons mexicains.

Vous êtes plusieurs à m’avoir demandé quelques précisions sur cette course et à présent que l’aventure commence à prendre forme, je vais vous la présenter dans ses grandes lignes…

En route pour l’aventure !

sommet d'un champ de sable

Lors du Half Marathon des Sables, j’avais eu l’occasion de discuter avec des traileurs qui m’avaient dit que je repartirais certainement, car ils sentaient que j’avais le goût de l’aventure.

Ils ne s’étaient pas trompés : à mon retour, l’envie de reprendre mon sac à dos s’est très vite fait sentir, d’aller découvrir de vastes horizons.

Si certains rêvent de vacances au soleil étendus sur un transat, la Bee, pour sa part, rêve de parcourir de grandes étendues, de découvrir de nouveaux pays : mes vacances ressemblent à mon quotidien, je ne tiens pas en place !

Je ne suis encore jamais allée au Mexique et cette destination m’a toujours attirée : certainement ma passion pour les civilisations antiques et la mythologie.

Certes, il ne sera pas question de faire du tourisme – du moins en partie, mais nous aurons le privilège de nous rendre sur des territoires peu fréquentés, loin des plages bruyantes de la péninsule du Yucatan ou de la capitale bouillonnante, Mexico : la course a en effet lieu dans l’État de Chihuahua, dans la zone des canyons “Cañon del Cobre”, faisant partie de la chaîne de montagnes “Sierra Madre Occidental”, la sierra Tarahumara, au milieu des populations indigènes Tarahumaras (nom traduit en espagnol de la communauté indigène locale, les coureurs Rarámuri).

train chepe

Mais un autre point m’a tout de suite fait rêver : quand j’étais petite, je regardais avec mes parents une émission sur les trains mythiques qui parcourent le monde, « Des trains pas comme les autres ».

Or il se trouve que pour nous rendre sur le point de départ, Divisadero, nous allons emprunter depuis Los Mochis, ville de la côte Pacifique, le célèbre train « El Chepe » qui va jusqu »à Chihuahua.

Ce trajet, qui durera 8 heures, ne va pas manquer de me rappeler ces doux moments, et risque à lui seul d’émerveiller mon âme de Bee.

Un challenge à taille humaine

Pour vivre cette belle aventure, nous serons seulement 9 coureurs internationaux privilégiés à nous élancer sur les sentiers mexicains, du 21 au 30 avril 2018 : on est donc bien loin des courses où des milliers de runners prennent le départ, et j’avoue que ce côté intime me plaît particulièrement.

Je fuis un peu les grosses manifestations, aimant et recherchant la tranquillité de la nature, contemplant le moindre recoin de paysage et m’émerveillant devant chaque rencontre avec un animal – enfin tout dépend lesquels !

Je ferai partie d’une équipe de jeunes femmes expérimentées, avec un palmarès impressionnant : les Globe Trotteuses. À l’occasion de la course, nous avons d’ailleurs créé une page Facebook, « 4 traileuses chez les Raramuri », sur laquelle vous pourrez suivre nos aventures.

D’autres traileurs aguerris feront partie de l’aventure, dont Benoît Girondel, vainqueur en octobre dernier de la Diagonale des fous.

Parmi ces champions, je serai un peu la « bleue », la petite novice, car je n’ai encore jamais couru une aussi longue distance avec autant de dénivelé : 190 kilomètres pour plus de 10000 D+ en moins de 96 heures.

À chaque fois que j’écris ces chiffres, je ne réalise pas l’ampleur du challenge – peut-être vaut-il d’ailleurs mieux rester dans cette douce insouciance – voyant le caractère exceptionnel d’une telle aventure.

Mais je sais en revanche que je vais mettre toutes les chances de mon côté pour arriver au bout de ce fabuleux périple, et surtout vivre à 200% l’aventure.

Mon unique objectif ? Prendre du plaisir et franchir la ligne d’arrivée…

Des rencontres inoubliables

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Mais le point d’orgue de cette fabuleuse aventure sera certainement la rencontre avec un peuple indigène incroyable, les Tarahumaras, qui occupe ces canyons quasiment inaccessibles depuis plus de cinq siècles, résistant à notre civilisation pour préserver la leur.

Nous serons confrontés à quelques-uns de ces Raramuri, nom par lequel ils se désignent et qui signifie « ceux qui ont les pieds légers ».

Le plus incroyable ? C’est que contrairement à nous, ils n’ont pas des baskets issues des dernières technologies : ils courent avec des sandales, les Huaraches, découpées dans des morceaux de pneu !

Dans les éditions précédentes, ils ont toujours remporté la course en une vingtaine d’heures, alors que le meilleur international la finissait en plus de 50 heures !

Ce sont donc des coureurs hyper endurants, puisqu’ils peuvent courir près de 100 km par jour, et agiles.

« En matière de très longues distances, rien ni personne ne peut battre un coureur tarahumara – ni un cheval de course, ni un guépard, ni un marathonien olympique », écrit Christopher McDougall dans son best-seller « Born to run » en 2009.

Certaines femmes Raramuri seront de la partie et ont la particularité de courir… en robes longues !

Ok, je sais ce que vous allez dire, « La Bee court bien en jupette », mais il y a fort à parier que même avec ce handicap, je serai bien loin derrière.

Mes réflexions de Bee

Comme vous pouvez vous en douter, je suis bien sûr excitée mais aussi stressée à l’idée de partir pour une telle aventure.

Il va falloir gérer plusieurs aspects :

  • mon vertige : si depuis l’UT4M il y a une nette amélioration, j’ai pu me rendre compte qu’il subsistait quelques appréhensions. Or dans des canyons de ce type, traversés parfois par des ponts, il n’y a pas de place pour cette phobie du vide. Je fais donc une entière confiance à mon hypnothérapeute pour m’aider à braver ce problème.
  • l’alimentation : j’ai pu me rendre compte de mes erreurs sur le Half Marathon des Sables et vais essayer de les corriger en partie. Je vais notamment tester tous mes plats lyophilisés avant de partir et surtout emporter des aliments plaisir, car cela m’a manqué.
  • le sommeil : contrairement au HMDS, nous n’avons pas de bivouac sur cette course, juste des points de contrôle. L’idée de dormir seule au milieu de nulle part et de gérer mon temps de sommeil m’angoisse un peu, mais je vais faire comme j’ai l’habitude : écouter mes sensations.
  • la préparation physique : comme je suis assez novice, c’est un point assez délicat. Comment trouver le juste milieu dans son plan pour faire suffisamment de volume sans se blesser ? J’ai la chance d’être plutôt bien entourée et pourrai suivre les conseils du coach trail de mon club, ceux d’un ami coach en PPG, et ceux d’autres coaches divers dont je vous parlerai. J’ai également un excellent partenaire en cryothérapie.
  • la préparation mentale : j’y reviendrai plus longuement très bientôt. Je dois rencontrer quelques personnes qui vont me donner des conseils. La méditation et le yoga vont aussi jouer un énorme rôle.

Comme vous vous en doutez, je partagerai avec beaucoup d’enthousiasme cette aventure avec vous et n’en laisserai pas filer une seule miette…

Si vous souhaitez réagir à ce premier volet, vous pouvez le faire en laissant un commentaire sur ce blog ou sur mes pages Instagram et Facebook.

« Fit body workout », un programme sportif complet à la carte

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Vous n’avez pas le temps de vous rendre dans une salle de sport, de chausser vos baskets, car vous devez rester à la maison pour garder le petit dernier ou vos horaires professionnels ne vous le permettent pas ?

Vous n’aimez pas l’idée d’aller vous exhiber dans des cours collectifs où vous avez l’impression que tout le monde se focalise sur vos imperfections ?

Vous aimeriez bien vous inscrire dans la petite salle de sport non loin de chez vous, mais les horaires des cours qui vous intéressent ne correspondent pas avec votre planning ?

La solution ? Ce serait bien évidemment d’avoir un coach à domicile, rien que pour vous, mais cela suppose un coût et vous n’êtes pas sûre d’avoir la motivation nécessaire dans la durée.

Réjouissez-vous !

Le nouveau programme « Fit body workout » ne vous propose pas un coach, mais cinq ! Tout cela sans bouger de chez vous et en variant les activités.

Cela vous interpelle, n’est-ce pas ?

Retour sur un concept novateur qui pourrait très vite séduire une bonne partie de la population…

Une palette complète d’activités

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                   Le professeur de sophrologie

« Fit body workout » est le troisième programme créé par le coach Sébastien et son équipe, afin de proposer des cours de sport en ligne interactifs et ludiques.

Si les premières éditions avaient déjà bien marché, celle-ci a encore été améliorée : la proposition est plus large car vous bénéficiez non pas d’un coach, mais de cinq coachs rien que pour vous !

Alors, heureuse ?

Qui dit cinq coachs, dit cinq activités : sur un planning en ligne, vous pourrez choisir entre des cours de sophrologie, de yoga, de musculation, de gainage ou de hiit – pour ceux qui ne connaissent pas ce terme, il s’agit de high intensity interval training, un genre d’entraînement de fractionné de haute intensité si vous préférez.

Il n’y a pas besoin de matériel spécifique pour les cours, juste d’une connexion internet qui vous permet de suivre le programme que vous souhaitez, à l’heure que vous voulez.

Vous n’aurez plus aucune excuse lors de vos déplacements ou en vacances pour ne pas faire de sport !

Quant aux mamans qui sont accaparées par leur progéniture, elles trouveront certainement pendant la sieste un moment pour faire un peu d’activité.

Informations utiles

Les coachs affichent la promesse sur leur site de tout changer en seulement huit semaines.

Vous vous demandez certainement combien coûte ce coaching sur-mesure ?

39 euros seulement pour 8 semaines, pour sept cours par semaine !

Un prix imbattable pour ce genre de prestation !

Le programme sera lancé officiellement le 22 janvier 2018.

Un partenaire nutrition est venu s’ajouter à la petite équipe : Foodvisor, une application qui vous permet de connaître la composition de votre assiette en la photographiant.

Elle permet de suivre l’alimentation, de prendre en photo votre assiette, de vous créer un profil et d’avoir des recommandations et des conseils.

Du sport, de la nourriture, du bien-être et du lâcher prise, tous les ingrédients semblent réunis pour concrétiser la promesse de tout changer en 8 semaines.

Mes impressions de Bee

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Se muscler, faire du gainage et du yoga est essentiel dans la vie d’une Bee adepte des ultra trails : ces activités permettent d’éviter un grand nombre de blessures.

J’ai eu l’occasion d’avoir un échantillon des cours prodigués par chacun des coachs et je n’ai pas été déçue : dynamisme, dépassement de soi, bonne humeur, exigences, lâcher-prise et bien-être sont au rendez-vous.

On a envie d’aller au-delà de ses limites grâce à la bienveillance et au professionnalisme des coachs.

Mention spéciale au coach sophrologue – une discipline que je connais un peu moins bien – qui a réussi en à peine quelques minutes à emmener mon esprit sur un lac avec un bateau, ce qui est un exploit quand on connaît ma nature de Bee « pile électrique » : un moment de pur bien-être…

Je n’ai pas encore assez de recul pour juger de la qualité du programme, mais je trouve le principe très intéressant : pouvoir choisir son cours et son horaire est une option non négligeable qui peut changer la vie de bien des gens et les inciter à se dépenser, sans avoir recours à des prétextes douteux.

Prêts pour 8 semaines de challenges ?

Si vous souhaitez vous inscrire et suivre ce programme, sachez que j’ai une bonne nouvelle pour vous : par le biais de ce blog, vous bénéficierez d’une réduction en utilisant le code promotionnel « beerunfbw ».

Vos huit semaines vous reviendront à 29 euros au lieu de 39 !

Vous n’avez à présent plus aucun prétexte pour ne pas vous inscrire.

Rendez-vous sur http://www.fitbodyworkout

Si vous souhaitez réagir à cet article, demander des renseignement ou autre, vous pouvez laisser un commentaire sur ce blog ou sur ma page Beerunneuse et mon compte Instagram du même nom.

Bon programme à tous !